Mardi 10 décembre 2013 2 10 /12 /Déc /2013 13:14

Alors ? Passé le choc de la découverte de la demoiselle dans « LE FILET », qui diable est Rossana Podestà ? Tout ce que l’on peut dire à coup sûr, c'est que c'est une actrice italienne des années 50 et 60, qui tourna une petite cinquantaine de films, essentiellement des coproductions et qui ne fit pas la carrière qu'elle méritait.

Née en 1934 en Lybie et toujours de ce monde à l’heure où sont écrites ces lignes, la bellissima Rossanà débute très jeune et n’a que 19 ans quand elle crève l’écran dans le film mexicain « LE FILET ». Elle incarne ensuite Nausicaa dans « ULYSSE » aux côtés de Kirk Douglas, tient le rôle-titre de la superproduction « HÉLÈNE DE TROIE » réalisé par rien moins que Robert Wise, elle reste dans le péplum international avec « SODOME ET GOMORRHE » d’Aldrich.

PODESTA

Après quelques succès mineurs comme « 7 HOMMES EN OR » et « LA VIERGE DE NÜREMBERG », sa carrière décline dans les seventies avec des comédies bas-de-gamme comme « CE COCHON DE PAOLO » ou « ELLES SONT DINGUES, CES NÉNETTES » (je n’invente rien !) et elle finit même par jouer la déesse Hera dans le « HERCULE » avec Lou Ferrigno.

Tout cela pour dire que le rôle de sa vie demeure très probablement – nous n’avons pas tout vu ! – la sublime et sauvage ‘Rossanà’ dans « LE FILET ». Et c'est très bien ainsi.

 

Post publié en juin 2012, réactualisé en hommage à Rossana Podesta qui vient de mourir, à l'âge de 79 ans. RIP.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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Samedi 23 novembre 2013 6 23 /11 /Nov /2013 08:57

MORT POURRI (1)Plusieurs choses placent « MORT D’UN POURRI » au-dessus du lot dans la filmo du Delon des seventies : le scénario policier sous-tendu d’un discours au vitriol sur les mœurs politiques et un casting d’une incroyable richesse dans lequel l’acteur-producteur s’intègre MORT POURRIcomme simple protagoniste, sans être le seul et unique centre d’intérêt.

Dévastateur, nihiliste, le dialogue de Michel Audiard fonce tête baissée dans le « tous pourris », mais certaines envolées sont époustouflantes d’aigre lucidité et de nombreuses répliques prennent aujourd'hui une troublante résonnance. L’aspect ‘polar’ lui, est très bien soutenu par un « mcguffin » simple et efficace : un journal contenant des preuves contre des élus corrompus. Le reste n’est qu’une course-poursuite bien filmée par Georges Lautner, émaillée de face à faces savoureux entre le héros intègre (enfin… tout est relatif) et la crème de la saloperie des hautes sphères politiciennes et affairistes.

Mais ce qui séduit le plus dans ce film, c'est encore la relation Maurice Ronet-Alain Delon. Bouclant un rapport professionnel entamé dans « PLEIN SOLEIL », poursuivi dans « LESMORT POURRI (2) CENTURIONS » et « LA PISCINE », les deux comédiens se retrouvent une dernière fois. Des photos les montrent d'ailleurs dans des poses tirées de ces trois films, cristallisant leur passé commun. À nouveau, c'est Ronet qui incarne le dominant, le tireur de ficelles, le salaud flamboyant, le cynique charismatique, alors que Delon s’efface étrangement et joue les seconds. Fascinante relation qu’on a vue évoluer de film en film sur deux décades. Ronet a beau disparaître au bout d’une demi-heure, il laisse l’impression d’avoir été la tête d’affiche de « MORT D’UN POURRI ».

Autour des deux amis-Némésis, tous les seconds rôles sont tenus par des pointures comme Jean Bouise, Julien Guiomar, Michel Aumont, Daniel Ceccaldi (particulièrement savoureux), les personnages de femmes sont écrits avec une misogynie totale, typique de son époque : des salopes âpres au gain, des fiancées soumises ou des demoiselles en détresse. La MORT POURRI (3)femme de Ronet est d'ailleurs jouée par Stéphane Audran, reformant ainsi un couple chabrolien immédiatement crédible.

La cerise sur le gâteau est bien sûr la prestation inattendue de Klaus Kinski. Permanenté, efféminé, mielleux, il campe un « intermédiaire » de haut-vol. Sa grande scène dans le château à la fin du film est sidérante. Il faut l’avoir entendu dire de l’Audiard ! Il a les répliques les plus incendiaires, les plus violemment cyniques. Et quand il dit à un ministre : « Vous êtes une larve… Un étron », on frise l’extase.

Un peu trop long, parsemé de cascades en voiture d’un autre âge, trop esclave des « bons mots » à l’emporte-pièce de l’auteur, « MORT D’UN POURRI » n’en a pas moins étonnamment bien vieilli. Et qu’on soit d'accord ou non avec le pamphlet au lance-flammes d’Audiard, force est d’admettre que le jeu de massacre est amusant à sa façon.

 

Post publié en juin 2011, remis en actualité en hommage à Georges Lautner, décédé à l'âge de 87 ans. RIP.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : LES FILMS DE KLAUS KINSKI
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Mercredi 2 octobre 2013 3 02 /10 /Oct /2013 09:05

Beau garçon au physique typiquement italien, au charme simple, à la sympathie sans complication, Giuliano Gemma a débuté dans des petits rôles (« BEN-HUR », « LE GUÉPARD »), des péplums (« LES TITANS »), avant de percer dans le western italien, dans un emploi finalement assez rare de héros bon-teint, rasé de près et pétri de bonnes intentions.

Il revient de la guerre de Sécession dans « UN DOLLAR TROUÉ », infiltre un gang dans le rôle-titre de « UN PISTOLET POUR RINGO » (où il apparaît sous le pseudo Montgomery Wood !), il veut venger sa famille RETOUR RINGOmassacrée dans « LE RETOUR DE RINGO » (où pour compliquer encore les choses, son personnage s’appelle en réalité Montgomery Brown !), il est accusé à tort de meurtre dans « ADIÓS GRINGO », joue un ex-forçat se muant en vengeur dans « ARIZONA COLT », un lieutenant prisonnier de guerre dans « TROIS CAVALIERS POUR FORT YUMA », un évadé avide de revanche dans « LES LONGS JOURS DE LA VENGEANCE ».
Gemma trouve un de ses bons rôles dans « LE DERNIER JOUR DE LA COLÈRE », en homme à tout faire, méprisé de tous, auquel un vieux pistolero apprend à se battre. Son face à face avec Lee Van Cleef est impeccable.

Il joue un shérif poursuivi pour meurtre dans « WANTED – LA RECHERCHE »,  un hors-la-loi voulant se ranger des voitures dans « CIEL DE PLOMB », il est obligé de vivre avec son frère pendant trois mois, pour toucher 300.000 $ dans « LA CHEVAUCHÉE VERS L’OUEST », il est pris dans un complot pour tuer le président des U.S.A. dans « TEXAS », s’essaie à la franche comédie avec « MÉFIE-TOI BEN, CHARLIE VEUT TA PEAU », persiste en jouant un hors-la-loi dans « LE BLANC, LE JAUNE ET LE NOIR », retrouve l’emploi de ses débuts (l’ex-officier revenant de la guerre) dans « CALIFORNIA », et achève son long parcours dans l'Ouest italien, avec le rôle-titre de « TEX ET LE SEIGNEUR DES ABYSSES », où il endosse le costume du légendaire héros de BD transalpine, le Ranger Tex Willer.

 

Post initialement publié en septembre 2009, réactualisé en hommage à l'acteur décédé dans un accident de voiture à l'âge de 75 ans. RIP.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : LES ACTEURS WESTERN - Communauté : WESTERN MOVIES
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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 11:34

C'est aujourd'hui le 4ème anniversaire de la création de « WWW », des changements se sont opérés. Avec ses plus de 5000 articles, ses innombrables liens internes et externes, son nombre limité de rubriques, le blog est devenu une « usine à gaz » pas facile à manœuvrer. D’autant qu'il est plein comme un œuf et qu'il arrivera dans quelques mois au bout de la mémoire qui lui est généreusement allouée par Overblog. La plateforme étant elle-même en pleine mutation, il va bientôt falloir basculer « WWW » vers la nouvelle configuration.

Tout cela pour vous dire, chers et fidèles visiteurs, que les nouveautés cessent de paraître sur le blog du West. Il ne ferme évidemment pas ses portes, il existera toujours avec sa « banque de données » considérable. Les visiteurs pourront continuer à faire des tours, à laisser des messages, je viendrai y répondre régulièrement.

Votre serviteur ne prend pas sa retraite pour autant. Il a déjà lancé un nouveau site sur les mêmes thématiques à consulter sur la plateforme Wordpress. Un site plus « léger » à gérer, plus ludique aussi. La preuve ? Il s’appelle « BLOGDUWEST2 » ! Et vous pouvez dores et déjà y jeter un coup d'œil. Il n’en est qu’à ses débuts.


En espérant vous y voir nombreux et très bientôt, je vous souhaite un excellent week-end. Et merci à tous pour votre fidélité et pour la bonne humeur de vos messages.

 

On se retrouve à cette adresse :

 

http://blogduwest2.wordpress.com

Par Fred Jay Walk - Publié dans : ACTU DU BLOG - Communauté : WESTERN MOVIES
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Dimanche 16 juin 2013 7 16 /06 /Juin /2013 06:09

Faith Domergue est une actrice des années 50, à la personnalité intrigante, au physique inhabituel et « exotique », qui a tourné une petite cinquantaine de films et téléfilms.

On s’en souvient dans des westerns comme « DUEL SANS MERCI », en savante dans « LES SURVIVANTS DE L’INFINI » et « LE MONSTRE VIENT DE LA MER », en femme fatale déséquilibrée dans « VOYAGE SANS RETOUR » qui demeure le rôle de sa vie. À la fin de sa carrière, elle tourna beaucoup en Italie.

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 89 ans. Happy birthday, Faith.

DOMERGUE

Par Fred Jay Walk - Publié dans : HAPPY BIRTHDAY
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Samedi 15 juin 2013 6 15 /06 /Juin /2013 05:58

À l’honneur sur « WWW » depuis quelque temps, Alberto Sordi fut une des vedettes les plus populaires du grand cinéma italien. Il débuta en 1937 dans un rôle de… lion et acheva son parcours 50 ans et 150 films plus tard.

Génie du comique triste, fanfaron grandiose et mesquin, trivial et pathétique, il a créé un archétype du petit bourgeois romain suffisant et égoïste d’une profondeur souvent surprenante. De « LA GRANDE GUERRE » à « UN BOURGEOIS TOUT PETIT, PETIT » en passant par « MAFIOSO » ou « UNE VIE DIFFICILE », sa filmo n’a pas fini de révéler ses trésors.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 93 ans. Happy birthday, Alberto.

SORDI

Par Fred Jay Walk - Publié dans : HAPPY BIRTHDAY
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Vendredi 14 juin 2013 5 14 /06 /Juin /2013 06:16

BOOM (1)Réalisé par Vittorio De Sica qu’on n’attendait pas forcément dans ce registre-là, « IL BOOM » est une fable réaliste d’une acidité et d’une méchanceté absolument terrifiantes, qui part d’un sujet de comédie noire et s’achève quasiment en drame métaphysique.

Parce qu'il s’est marié bien au-dessus de ses moyens, Alberto Sordi se voit ruiné et couvertBOOM de dettes. Les amis de sa femme ne voyant en lui qu’un « prolo » parvenu, refusent de lui prêter de l’argent. Alors il accepte de vendre un œil à un richissime promoteur. Et dès que le deal et signé et que les lires recommencent à affluer, il récupère sa femme, ses amis, son statut social. Maintenant, encore faut-il aller jusqu'au bout… Jusqu'à la table d’opération.

Le rire est grinçant depuis la première scène et à mesure que le scénario progresse, il se coince dans la gorge. Épousant la sombre virulence du film, Alberto Sordi compose un personnage plus subtil que d’habitude, pauvre clown pathétique et fou d’amour, qui n’a rien à vendre que son propre corps pour avoir le droit de côtoyer les riches et pour mériter une femme qui ne l’aime que florissant. L’acteur connaît des moments extraordinaires, comme sa crise de panique à la clinique ou son pétage de plombs lors de sa propre ‘party’.

Les auteurs se passent royalement de grands discours et esquivent même la politique, pourtant « IL BOOM » ne parle que de ça : de la cruauté d’un monde où les puissants se nourrissent des faibles. Un demi-siècle plus tard, c'est toujours – et plus que jamais – d’actualité. À ne surtout pas visionner un jour de déprime, donc…

Par Fred Jay Walk - Publié dans : CINEMAS DE PARTOUT ET D'AILLEURS
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Vendredi 14 juin 2013 5 14 /06 /Juin /2013 06:12

Des films sur l’IRA, on en a vu beaucoup. Des sérieux, des thrillers à l’américaine, des quasi-documentaires, des « films d’auteur », le thème a été traité à toutes les sauces.

« SHADOW DANCER » ne révolutionne rien et provoque d’emblée une certaine lassitude :SHADOWDANCER on a déjà vu bien des fois ces décors lugubres, ces pubs enfumés, ces personnages ambigus. Qu’a-t-il de neuf pour éveiller l’attention émoussée ? À vrai dire, pas grand-chose. La photo désaturée est tristounette, le rythme inutilement lent, les personnages s’avèrent tellement opaques qu'ils en deviennent fantomatiques.

À bien y regarder, si on suit le film avec un relatif intérêt, c'est d’abord pour la jeune et étrange Andrea Riseborough, dont l’intériorité et la maturité de jeu impressionnent. Dans ce personnage fermé à double-tour sur lui-même, dévasté par la culpabilité, fort et friable, elle fait preuve d’une présence épatante et justifie toute l’entreprise. Face à elle, le fiable Clive Owen adopte un sous-jeu payant à la longue, mais guère palpitant. Et on déplore une fois de plus que Gillian Anderson en soit réduite à jouer les utilités dans un petit rôle sans le moindre gros-plan.

Quelques séquences surnagent comme l’arrestation de ‘Collette’ ou la presque exécution dans une cave par ses propres frères d’armes, la fin surprend vraiment par sa dureté implacable. Mais « SHADOW DANCER » laisse sur une sensation mitigée de déjà-vu (pour reprendre l’expression de nos amis anglo-saxons) et de sinistrose.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : MADE IN UK
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Jeudi 13 juin 2013 4 13 /06 /Juin /2013 06:32

NOS HEROS (1)Écrit par le fameux tandem Age-Scarpelli, « NOS HÉROS RÉUSSIRONT-ILS À RETROUVER LEUR AMI MYSTÉRIEUSEMENT DISPARU EN AFRIQUE ? » (ouf !) est une sorte de ‘road movie’ picaresque et initiatique, confrontant un bourgeois romain aux rêves exotiques, à la rude réalité d’une Afrique bordélique et dangereuse, bien loin des images d’Épinal coloniales. Le petit clin d’œil à Conrad et à son « AU CŒUR DES TÉNÈBRES » n’a évidemment rien d’innocent.NOS HEROS

À la recherche de son beau-frère disparu depuis trois ans, Alberto Sordi entraîne son comptable souffre-douleur (Bernard Blier) avec lui dans un périple incertain, oscillant entre le drame et la farce la plus débridée. Présenté au début, comme une caricature d’homme pressé, imbu de lui-même, véritable Tartarin de Tarascon verbeux et insupportable, Sordi va s’humaniser progressivement et se laisser gagner par le pays non pas tel qu'il le fantasmait, mais tel qu'il est réellement. Au fil de sa quête, il croisera NOS HEROS (2)des prêtres et des mercenaires français, une folle allemande aux allures de fantôme, une tribu primitive, un escroc portugais et finalement, son fameux « beauf » (Nino Manfredi), devenu une espèce de sorcier blanc.

C'est long, un peu inégal, la mise en scène se repose trop sur le zoom et la BO atrocement datée est soûlante, les effets de montage sont trop voyants, mais il règne dans ce film une petite musique singulière, généreuse et bouffonne qui n’appartient qu’à lui. Ettore Scola ne fait jamais la morale : si Sordi déplore la façon ignoble dont les colons portugais traitent les Africains, il ne réalise pas qu'il traite lui-même son pauvre comptable en esclave. De même, s’il fait tout pour ramener Manfredi en Italie, il a accompli un tel parcours, qu'il en vient à douter du bien-fondé de son projet initial.

Un bien curieux film donc, pas totalement convaincant, mais truffé de moments magnifiques, de traits d’humour fulgurants, d’échanges de répliques hilarants entre Blier et Sordi et – cerise sur le gâteau – d’instants d’émotion fugaces qui laissent songeur après le mot « fin ».

Par Fred Jay Walk - Publié dans : CINEMAS DE PARTOUT ET D'AILLEURS
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Jeudi 13 juin 2013 4 13 /06 /Juin /2013 05:50

À ses débuts en Angleterre, Malcolm McDowell impose sa présence, faite de violence et de dérision dans des personnages forts tels l’étudiant révolté de « IF… », un rôle qu'il reprend dans « LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES », le loubard « reprogrammé » dans « ORANGE MÉCANIQUE » qui demeure le rôle de sa vie et l’a d’ailleurs marqué au point de gêner sa carrière. On le revoit en bretteur dans « ROYAL FLASH », en évadé dans « DEUX HOMMES EN FUITE ».

Puis il se consacre à une carrière plus internationale et enchaîne avec un certain manque total de discernement, rôles de détraqués et de sadiques avec un inégal bonheur. Il est parfait en H.G. Wells doux et courtois (un contremploi, s’il en fût !) parachuté dans le futur dans « C’ÉTAIT DEMAIN », épouvantable en Nazi portant un slip à croix gammée dans « PASSEUR D’HOMMES » ou dans le terrible rôle-titre de « CALIGULA » qui lui coûta cher en terme de vedettariat.

MCDOWELL

On revoit McDowell en homme-chat incestueux dans « LA FÉLINE », en officier sadique dans « TONNERRE DE FEU », dans le rôle du Dr. Schweitzer dans « LIGHT IN THE JUNGLE », en mac dans « LA SURPRISE ». Il pousse le vice jusqu'à tuer le capitaine Kirk dans « STAR TREK : GÉNÉRATIONS » et à pourrir la vie à « MR. MAGOO ». Il est un flic sud-africain sadique dans « BOPHA ! », un mage dans le terrible « LES VISITEURS EN AMÉRIQUE » et un caïd psychopathe dans « GANGSTER N°1 », un chorégraphe dans « COMPANY », un serial killer russe particulièrement glauque dans « EVILENKO ». Il est affligeant en ex-savant devenu despote dans « DOOMSDAY », et reprend le rôle du flic créé par Donald Pleasence dans le remake de « HALLOWEEN » et sa sequel.

Il apparaît non-mentionné au générique de « HIDALGO » en riche alcoolique et joue son propre rôle dans une scène de « THE PLAYER » où il menace Tim Robbins.

À la TV, Malcolm McDowell reparaît en gigolo gay dans « MA COLLECTION », d'après Pinter, en nazi dans « THE LITTLE RIDERS », en vampire timide dans « LES CONTES DE LA CRYPTE », en mari jaloux dans « DANGEROUS INDISCRETION ». Il reprend le rôle créé par Ricardo Montalban, dans une nouvelle mouture de « L’ÎLE FANTASTIQUE », joue le professeur dans la série « PEARL », tient un rôle semi-récurrent dans « THE MENTALIST ».

Aujourd'hui, il va atteindre les 230 films à son palmarès et fête ses 70 ans. Happy birthday, Malcolm.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : HAPPY BIRTHDAY
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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 06:22

VITELLONI (1)Dans « I VITELLONI », il y a tout ce qu’on adore dans le grand cinéma italien et particulièrement dans l’œuvre du Fellini « première manière ». Un mélange de satire sociale, de pathétique, de comique ‘borderline’, des changements de ton abrupts, des bouffées d’émotion inattendues, des personnages à multiples facettes parfois esquissés plutôt qu’expliqués. 

Le scénario en forme de chronique provinciale suit quelques mois de la vie d’une bande de copains chômeurs et oisifs, ancrés dans une enfance qui – ils ont tous la trentaine – aVITELLONI tendance à s'éloigner de plus en plus. Oui, ils ont dû être drôles et truculents ces vieux ados. Mais aujourd'hui, ils ne sont plus que pitoyables et désespérants, comme s’ils avaient laissé passer le train de l’âge adulte et se retrouvaient sur le quai, comme des imbéciles dont personne n’a plus besoin.

Des séquences comme la virée sordide avec le vieux cabotin (implicitement) homosexuel ou le carnaval de passage en ville sont felliniennes en diable, mais servent surtout à dénuder l’âme perdue des protagonistes et spécialement d’Alberto Sordi, fils-à-maman, triste boute-en-train qui ne fait plus rire grand-monde. C'est du grand art et l’acteur une fois de plus, marche sur le fil de la comédie et du mélodrame. À ses côtés, Franco Fabrizi est excellent en bellâtre infidèle et immature soudainement confronté aux réalités de l’existence. Jusqu'aux plus petits rôles, le casting est miraculeux.

Le film réussit le prodige d’être tout à la fois et dans le même temps cafardeux à mourir et joyeux, généreux et cruel. À la fin, il abandonne ses personnages dans leur routine, ne laissant guère d’espoir quant à leur futur, hormis peut-être celui de Franco Interlenghi qui se décide à quitter la région, laissant derrière lui cet enfant pauvre avec lequel il entretenait une étrange relation amicale.

 

À NOTER : le film fut exploité en France sous le titre « LES INUTILES », à peu près oublié aujourd'hui, l’œuvre étant plutôt connue comme « LES VITELLONI ».

Par Fred Jay Walk - Publié dans : CINEMAS DE PARTOUT ET D'AILLEURS
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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 06:14

CHEYENNE windsor« THE MUTTON PUNCHER » est un épisode de la 3ème saison de la série « CHEYENNE », où notre héros Clint Walker se voit déchiré entre deux bosses : son vieux copain Robert J. Wilke, un sympathique « rascal » prêt à toutes les arnaques pour le garderCHEYENNE windsor (1) à son service et Marie Windsor, une éleveuse de moutons qui le trouve fort à son goût, avant de jeter son dévolu sur Wilke.

Le film est amusant, résolument tourné vers la comédie et il s’achève même en grosse farce avec un mariage forcé lors duquel ‘Cheyenne’ joue les cupidons. Ce n’est pas un des plus beaux fleurons de la série, mais on y retrouve l’antagonisme viscéral entre les ‘cow men’ et les ‘sheep men’ et on a le plaisir de voir enfin Wilke dans un rôle un peu plus fouillé que de coutume. C'est toujours une fripouille, mais il ne manque pas de charme.

Quant à Marie Windsor, égérie des séries B, elle déborde de vie dans un personnage haut-en-couleurs de ‘tough girl’ au cœur d’artichaut. Walker lui n’a qu’un rôle plutôt passif et compte les points, tout en se prenant pas mal de coups sur la tête.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : TV : séries, téléfilms, miniséries - Communauté : WESTERN MOVIES
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Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 06:41

John Bromfield est un jeune premier costaud des années 50, qui tourna quelques films pour le cinéma avant de devenir vedette à la TV avec deux séries : « THE SHERIFF OF COCHISE » et « U.S. MARSHAL » où il tenait le même rôle  de flic en stetson, le marshal ‘Frank Morgan’.

Au grand écran, on l’aperçoit en flic dans « RACCROCHEZ, C'EST UNE ERREUR », en cowboy dans « LES FURIES », en plongeur dans « LA REVANCHE DE LA CRÉATURE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 91 ans. Happy birthday, John.

BROMFIELD

Par Fred Jay Walk - Publié dans : HAPPY BIRTHDAY
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Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 06:30

SOUPCONS« SOUPÇONS » est le premier des quatre films qu’Alfred Hitchcock tourna avec Cary Grant en vedette. Réminiscent par bien des aspects de « REBECCA » que le réalisateur tourna l’année précédente avec la même Joan Fontaine dans un rôle assez similaire de femme effacée épousant un homme dont elle ne sait rien, ce suspense en vase clos, situé en Angleterre n’est bâti que sur des sensations fugaces, une parano grandissante de l’héroïne.

Ce qui accroche immédiatement, c'est le portrait que fait Grant de ce parasite-gigolo-velléitaire séduisant et éminemment sympathique, qui rend folles toutes les femmes qu'il croise. Par de subtils changements d’expression, des regards qui s’assombrissent, une voix qui se fait subitement plus cassante, l’acteur laisse soupçonner que sous la façade de l’oisif mondain se cache un prédateur prêt à tuer père et mère pour préserver son train de vie. Le spectateur l’observe à travers les yeux de Joan Fontaine, dont on voit la confiance s’effriter, qui prend chaque indice pour une preuve à charge et qui voit son prince charmant se métamorphoser en Landru. A-t-elle raison ? Délire-t-elle ? C'est tout le sujet de ce suspense SOUPCONS (1)psychologique finement mené et surtout idéalement casté.

La forme a pas mal vieilli, qu'il s’agisse des décors de studio, des transparences lors des scènes en voiture, ou même du scénario qui s’achève abruptement en queue de poisson. Mais il demeure des séquences anthologiques comme cette célébrissime montée d’escalier où Grant apporte un verre de lait qu’on imagine empoisonné à sa femme : l'homme n’est qu’une silhouette en ombre chinoise, seul le lait paraît fluorescent dans la pénombre. Et les apparitions délectables de Nigel Bruce – le meilleur Dr. Watson de l’Histoire – en « beauf » jovial mais pas très fin. Peut-être pas le meilleur Hitchcock, mais une jolie étude de la paranoïa ordinaire.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : LES FILMS DE CARY GRANT
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Lundi 10 juin 2013 1 10 /06 /Juin /2013 15:26

CHEYENNE matheson (1)« HOME IS THE BRAVE » est un épisode étonnamment mature et sérieux de la 4ème saison de la série « CHEYENNE ». Certes la signature du grand Richard Matheson au scénario est gage de qualité, mais on ne s’attend pas à trouver un sujet d’une telle intensité et un traitement d’une aussi cruelle lucidité dans un ‘show’ de ce genre.CHEYENNE matheson

Tout le monde se souvient du début des « 7 MERCENAIRES » sorti la même année : les habitants d’un village refusent d’enterrer un Indien au cimetière local. Deux pistoleros vont prendre sur eux de s’opposer aux racistes et de conduire le cercueil.

Eh bien ici, c'est quasiment la même chose : Clint Walker est payé par l’U.S. Army pour ramener le corps d’un héros de guerre dans sa ville natale, mais les notables ne veulent pas en entendre parler. Le mort était un métis haï de tous ! Cheyenne va s'adresser à son père, l’ivrogne du village, à sa veuve démunie, au docteur pas très téméraire… En vain. La cavalerie viendra finalement récupérer le corps pour l’enterrer ailleurs, avec d’autres héros morts au champ d’honneur.

Pas de ‘guest’ notable dans l’épisode, mais un ton grave et solennel et une étude du racisme ordinaire sans concession. Étonnant.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : TV : séries, téléfilms, miniséries - Communauté : WESTERN MOVIES
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