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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 06:28

PRINCE VInspiré de la belle BD classique d’Hal Foster, « PRINCE VAILLANT » est une fantaisie médiévale hollywoodienne qui a pas mal d’atouts dans sa manche pour passer l’épreuve des ans : la solide poigne d’Henry Hathaway d’abord, l’emploi du tout récent CinémaScope, un casting de jeunes premiers prometteurs, d’acteurs « classieux » et de vétérans duPRINCE V (2) western et un scénario qui tient étonnamment bien la route.

Paysages et décors sont magnifiques sans céder au kitsch risible, l’action est rapide, sans temps-mort, à peine regrettera-t-on l’absence quasi-totale de gros-plans, qui flatte les extérieurs et les scènes de bataille, mais finit par être frustrante, surtout dans un film où les sublimes Janet Leigh et Debra Paget jouent des sœurs ! D'ailleurs, on notera que la première se fait déjà kidnapper par de vilains Vikings, quatre ans avant le chef-d’œuvre de Richard Fleischer.

Malgré ses jupettes et sa perruque à la Louise Brooks, Robert Wagner est une parfaite incarnation du héros de la bande-dessinée. Fougueux, juvénile, naïf, il compose un ‘Valiant’ tout ce qu'il y a de conforme à l’image qu’on s’en faisait. Certainement pas évident à jouer PRINCE V (3)au premier degré ! Sterling Hayden joue un chevalier de la Table Ronde sympathique et truculent, James Mason lui, a un sourire tellement « félon » dès sa première apparition et une barbiche noire si bien taillée, que ce n’est pas « spoiler » que de révéler que c'est lui, le traître. De toute façon, il a un accent anglais : dans ce genre de film, les Anglais sont TOUJOURS des traîtres ! Victor McLaglen (méconnaissable sous ses postiches), le boxeur Primo Carnera et Neville Brand (quasi-invisible) sont assez croquignolets en Vikings avec fourrures et casques à cornes.

Le plus grand compliment qu’on puisse adresser au savoir-faire de cet artisan infatigable que fut Hathaway, est de reconnaître qu’on a beau sourire et trouver tout cela légèrement simplet, on ne décroche pas une seconde et qu’on attend impatiemment le duel final dans la salle de Camelot, entre le jeune héros et le vil usurpateur. Et qu’on n’est pas déçu !

PRINCE V (1)

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 06:23

Quand Tom Cruise ôte sa chemise, les femmes sont tellement troublées qu'elles le supplient de se rhabiller. Quand Tom Cruise affronte cinq adversaires, il les envoie tous à l’hôpital. Quand Tom Cruise enquête, il se souvient du moindre détail avec une mémoire photographique. Quand Tom Cruise conduit une voiture… etc. etc.

« JACK REACHER » démarre pourtant bien et laisse espérer un thriller-du-complot à la Sydney Pollack ou Alan Pakula des seventies. Mais la présence de la star le ramène vite à ce qu'il est au bout du compte : un one-man-show du p’tit Tom dont la dernière partieJACK R sombre dans la BD infantile, avec le bon vieux Robert Duvall en ‘sidekick’ à la capitaine Haddock.

Dommage, parce que le point de départ pas spécialement original (plusieurs meurtres apparemment « gratuits » qui ne le sont peut-être pas autant que cela) est intrigant, la présence de la belle Rosamund Pike (qu’on a connue plus à l’aise), de Richard Jenkins et surtout celle incongrue de Werner Herzog en figure méphistophélique, laissaient espérer de quelque chose de plus ambitieux. Car ne nous y trompons pas : sous son énorme budget, ses séquences d’action chiadées, « JACK REACHER » n’est qu’un Steven Seagal ou un Jason Statham de luxe, entièrement dédié à la gloire de son acteur principal. Si on adore Cruise, tout va bien, c'est même le Nirvana. Si on a des réserves, c'est une autre histoire…

C'est donc un polar qui ne tient pas vraiment ses promesses et laisse tomber ses pistes potentiellement intéressantes. Ainsi le ‘gimmick’ du méchant Herzog, qui veut obliger un homme à manger ses propres doigts comme il le fit lui-même en prison jadis, ne sert-il que de façon anecdotique, alors qu’on s’attendait à ce que notre héros soit confronté à l’épreuve. Mais on n’abime pas Tom, on ne blesse pas Tom, on ne décoiffe pas Tom…

C'est le savoir-faire du réalisateur qui sauve les meubles, grâce à une longue mais belle poursuite en voiture, une bonne utilisation des extérieurs. Même si on préfèrera se souvenir de son film précédent « WAY OF THE GUN » (douze ans, déjà !) autrement plus personnel. Bref : fans de Tom, ignorez ce post blasphématoire, vous allez atteindre l’extase !

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:34

Hannes Messemer est un acteur allemand des années 50 et 60, qui tourna beaucoup de coproductions internationales. Son rôle le plus célèbre demeure celui du commandant du camp de prisonniers dans « LA GRANDE ÉVASION » auquel il parvenait à donner une certaine profondeur.

On le voit en évadé dans « 12 HEURES D’HORLOGE », en médecin dans « L’ESPION », en général dans « PARIS BRÛLE-T-IL ? » et « LE DOSSIER ODESSA ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 89 ans. Happy birthday, Hannes.

MESSEMER

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:00

BADGE 373

Pourquoi « BADGE 373 » s’intitule-t-il « POLICE CONNECTION » en v.f. ? C'est très simple : le scénario s’inspire, comme le film de William Friedkin de la vie du policier Eddie Egan. Celui-ci fut d’abord incarné par Gene Hackman et deux ans plus tard, il l’est par Robert Duvall, même si le personnage ne porte pas le même patronyme. Ceci dit, les deux films ne combattent pas dans la même catégorie.

Par sa facture, son utilisation du son direct, sa photo « sale », sa BO, « POLICEBADGE 373 (1) CONNECTION » ressemble esthétiquement aux séries télé des seventies du style « KOJAK » ou « BARETTA ». Mais on sent dès les premières scènes une volonté de réalisme, un refus du spectaculaire ou du pathos. Même la longue poursuite en bus est filmée façon reportage, sans cascades extravagantes.

Sur presque deux heures, l’histoire de ce flic suspendu, enquêtant sur la mort de son ancien co-équipier mêlé à un trafic d’armes avec des gangsters portoricains, peut sembler longuette et parfois soporifique. Mais le film vaut d’être vu pour la prestation hors du commun de Duvall. Si Hackman avait proposé une image « pittoresque » et hautement efficace de son ‘Popeye Doyle’, Duvall donne de son ‘Eddie Ryan’ une interprétation beaucoup moins oscarisable : flic de terrain bedonnant, taiseux, sans charme, sans humour, sans affect, il n’existe que pour son job et ira jusqu'à sacrifier la femme qu'il aime à son obsession. Avec une rigueur sans faille, Duvall immergé dans son personnage, le montre tel qu'il est : un besogneux méchant comme une teigne, parfois irresponsable, loin d’être aussi sympathique qu’un héros de polar se doit de l’être. À ses côtés, d’excellents seconds rôles comme Verna Bloom en fille simple et malmenée, Henry Darrow en caïd lettré et le véritable Eddie Egan en commissaire le cul entre deux chaises.

Typique de son époque, tiraillé entre son look télévisuel et ses velléités de sérieux dans le discours et le traitement des protagonistes, « POLICE CONNECTION » a incontestablement vieilli, il tire à la ligne, mais l’admirateur de Duvall ne le manquera pour rien au monde.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 06:46

Après la formidable « mise en jambes » de la 1ère saison, « BREAKING BAD » monte nettement en puissance avec cette seconde saison, beaucoup plus copieuse en volume et en contenu.

Au fil des épisodes, toujours bâtis sur le même principe (culotté) d’une seule et même idée exploitée à fond, on assiste à la métamorphose par touches subtiles de notre « héros ». On le voit sombrer dans les tréfonds du désespoir, puis retrouver foi en la vie, on le voit s’enfoncer dans ses mensonges comme dans un marécage de sables mouvants. Bryan Cranston estBRK B2 époustouflant de finesse dans ce personnage à facettes, dont on se demande s’il évolue par la force des circonstances ou s’il a toujours été ce cerveau criminel au fond de lui, sans pouvoir exprimer sa vraie nature. Il ne reste déjà que quelques bribes du gentil professeur de chimie et des scènes comme la soûlerie où il affronte son beau-frère et celle où il chasse des dealers de son « territoire » laissent augurer de ce que sera la suite.

C'est comme toujours extrêmement bien réalisé et monté, tous les personnages ont une existence propre et ne sont jamais manichéens. Ainsi, le jeune Aaron Paul est-il aussi désespérant d’amateurisme et d’infantilisme qu'il est attachant, voire émouvant. Cette saison voit aussi débarquer Bob Odenkirk dans un rôle flamboyant d’avocat corrompu et joyeusement cynique, qui s’installe en quelques plans seulement comme un personnage central. À noter parmi les ‘guests’, la trop brève présence de Danny ‘Machete’ Trejo dans un rôle de « balance » surnommé ‘Tortuga’, dont la tête finit collée sur le dos d’une tortue qui… Mais il faut le voir pour le croire !

En un mot comme en cent, une 2ème saison magistrale, qui se permet le luxe de faire réfléchir tout en ne cessant jamais d’être distrayante et diaboliquement intelligente. La morale de ces épisodes ? Que chaque action a ses conséquences ? Et que celles-ci peuvent être dantesques, comme le démontre l’épilogue.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 05:50

Mare Winningham est une remarquable comédienne au jeu intense et versatile. Elle joue une grosse fille complexée dans « ST. ELMO'S FIRE », une résistante… française dans « CROSSING TO FREEDOM », une mère célibataire poursuivie par des tueurs dans « FATAL EXPOSURE ».

Elle apparaît dans « TURNER & HOOCH » en vétérinaire et « LE BAYOU » où elle s’est enlaidie à loisir pour jouer la bru abrutie par sa télé. Elle tente d’échapper à des missiles meurtriers dans « APPEL D’URGENCE » et excelle en star de la chanson dans « GEORGIA ».

Elle apparaît trois fois aux côtés de Kevin Costner : dans « WYATT EARP » en femme droguée du marshal, « À CHACUN SA GUERRE » où elle est une mère courage et la minisérie « HATFIELDS & McCOYS » où elle voit mourir tous ses fils.

WINNINGHAM

Mare Winningham est très active à la TV où on la voit en ado amoureuse de Glaser dans un « STARSKY & HUTCH », en fille de fermier dans « AMBER WAVES », puis de parents sourds-muets dans « LOVE IS NEVER SILENT ». Elle est le fruit des amours de Rachel Ward dans « LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR », apparaît en aveugle qui se bat pour adopter dans « EYE OF THE SPARROW », en fille du Midwest qui devient prostituée à New York dans « OFF THE MINNESOTA TRIP », en routarde dans « A FEW DAYS IN WEASEL CREEK », en condamnée à mort désireuse d’être exécutée dans « BETTER OFF DEAD », en mère SDF dans « GOD BLESS THE CHILD », dans le rôle-titre de l’aveugle sourde-muette dans « HELEN KELLER : THE MIRACLE CONTINUES », en institutrice libérale dans « SHE STOOD ALONE », en transplantée du cerveau dans « WHO IS JULIA ? », dans le rôle de l’épouse du gouverneur dans « GEORGE WALLACE » et celle de Dennis Quaid dans « EVERYTHING THAT RISES ». Elle est médium dans un « 6 FEET UNDER ».

Aujourd'hui, elle fête ses 54 ans. Happy birthday, Mare.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:57

DONAHUENous apprenons la mort, à l’âge de 84 ans de Patricia Donahue, actrice de télévision des années 50 et 60.

Elle apparaît dans plusieurs « RICHARD DIAMOND, PRIVATE DETECTIVE », dans un épisode de « MAN WITH A CAMERA », dans un « TWILIGHT ZONE ». Au cinéma, elle a un petit rôle dans le culte « CUTTER’S WAY ». R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 06:14

« LA BÊTE S’ÉVEILLE » est le premier des cinq films que Joseph Losey tourna avec Dirk Bogarde en vedette. C'est une sorte de huis clos à trois personnages, un triangle faisant se confronter un psy qui recueille chez lui le voyou qui l’a agressé dans la rue et la femme du SLEEPING TIGER (1)thérapeute qui tombe amoureuse de l’intrus. Situation potentiellement captivante, évidemment atténuée par la censure de l’époque. Car il paraît clair que le jeune homme séduit tour à tour le médecin lui-même et sa femme, se partageant probablement – c'est implicite – leurs faveurs.

C'est élégamment filmé et photographié, mais le casting pour intrigant qu'il soit, pose tout de même problème : Bogarde à 33 ans, n’incarne pas vraiment l’idée qu’on se fait immédiatement d’un délinquant juvénile hanté par son passé. Mais ce qu'il perd en dangerosité et en animalité, il le gagne en ambiguïté et en intelligence perverse. Face à lui, Alexander Knox, acteur particulièrement inexpressif et froid, ne parvient pas à donner vie et complexité à son rôle. Quant à Alexis Smith, transfuge du ‘film noir’ U.S., elle en fait des mégatonnes, roulant des yeux dégoulinants de rimmel et se mordant les poings à en faire verdir de jalousie Joan Crawford et Bette Davis réunies.

Si on sourit souvent à la description minutieuse de la psychanalyse subie par le « sauvageon » cravaté, si on rit même franchement à sa confession qui rappelle « LA GUÉRISON DES DALTON » de Goscinny, le film n’en demeure pas moins accrocheur et soigneusement confectionné. À condition d’être réceptif bien sûr et dans la perspective de la carrière si sinueuse et variée de son réalisateur.

SLEEPING TIGER

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 05:37

Tout le monde connaît ses tubes « If I Had A Hammer » ou « Lemmon Tree », mais si « WWW » tient à fêter les 76 ans de Trini López, c'est surtout parce qu'il fut un des « 12 SALOPARDS ». Le plus improbable, il faut bien le dire ! On raconte qu'il exigea une augmentation de son cachet en plein tournage et qu’en récompense, il fut tout simplement éliminé du film. Ce qui expliquerait pourquoi son ‘Jiminez’ se tue en atterrissant en France, sans même qu’on le voie à l’image.

Hormis ce rôle-culte, il n’a tourné que quelques téléfilms et le long-métrage « ANTONIO », sorte de version mexicaine du « CORNIAUD » avec Larry Hagman. Happy birthday.

LOPEZ

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:48

RAZZA (1)Fernando Di Leo a signé quelques polars italiens approximatifs mais parfois sympathiques, aussi est-on curieux de le voir s’aventurer dans le film « de mercenaires », s’inspirant directement du succès récent de « RAMBO 2 : LA MISSION ». Et… On a tort. La curiosité s’avérant parfois être un bien vilain défaut !RAZZA

« RAZZA VIOLENTA » (litt. : « RACE VIOLENTE ») est une série B extrêmement fauchée, qui démarre par la libération d’enfants pris en otages dans la jungle. Menés par un Henry Silva émacié, un groupe de commandos formés d’obscurs acteurs internationaux font ce que Stallone avait accompli avec les POW. Ça, c'est l’intro, ensuite un des hommes de Silva, campé par Woody Strode, vend son âme aux trafiquants de drogue cambodgiens et Harrison Muller, Jr. (?) un bellâtre permanenté et barbichu est missionné pour l’arrêter par Silva. Celui-ci, malgré sa première place au générique, reste sagement chez lui, n’apparaissant plus qu’au téléphone arborant lui aussi RAZZA (2)un superbe brushing estampillé ‘eighties’.

Tout cela est ennuyeux à mourir, pas même jouissif au 100ème degré, affreusement mal filmé et photographié, la BO lancinante n’aide certainement pas à rester éveillé et le petit épilogue drolatique consterne. Que retenir alors ? Rien. Hormis l’étonnement qu’on ne peut que ressentir devant la forme physique du cher Woody, qui joue encore les durs-à-cuire en treillis et arbore d’énormes muscles saillants à l’âge de… 70 ans !

Si on ne félicite pas le signore Di Leo et ses scénaristes, on est bien obligé de s’incliner devant Mr. Strode.

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