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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 06:09

Faith Domergue est une actrice des années 50, à la personnalité intrigante, au physique inhabituel et « exotique », qui a tourné une petite cinquantaine de films et téléfilms.

On s’en souvient dans des westerns comme « DUEL SANS MERCI », en savante dans « LES SURVIVANTS DE L’INFINI » et « LE MONSTRE VIENT DE LA MER », en femme fatale déséquilibrée dans « VOYAGE SANS RETOUR » qui demeure le rôle de sa vie. À la fin de sa carrière, elle tourna beaucoup en Italie.

Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 89 ans. Happy birthday, Faith.

DOMERGUE

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 05:58

À l’honneur sur « WWW » depuis quelque temps, Alberto Sordi fut une des vedettes les plus populaires du grand cinéma italien. Il débuta en 1937 dans un rôle de… lion et acheva son parcours 50 ans et 150 films plus tard.

Génie du comique triste, fanfaron grandiose et mesquin, trivial et pathétique, il a créé un archétype du petit bourgeois romain suffisant et égoïste d’une profondeur souvent surprenante. De « LA GRANDE GUERRE » à « UN BOURGEOIS TOUT PETIT, PETIT » en passant par « MAFIOSO » ou « UNE VIE DIFFICILE », sa filmo n’a pas fini de révéler ses trésors.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 93 ans. Happy birthday, Alberto.

SORDI

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:16

BOOM (1)Réalisé par Vittorio De Sica qu’on n’attendait pas forcément dans ce registre-là, « IL BOOM » est une fable réaliste d’une acidité et d’une méchanceté absolument terrifiantes, qui part d’un sujet de comédie noire et s’achève quasiment en drame métaphysique.

Parce qu'il s’est marié bien au-dessus de ses moyens, Alberto Sordi se voit ruiné et couvertBOOM de dettes. Les amis de sa femme ne voyant en lui qu’un « prolo » parvenu, refusent de lui prêter de l’argent. Alors il accepte de vendre un œil à un richissime promoteur. Et dès que le deal et signé et que les lires recommencent à affluer, il récupère sa femme, ses amis, son statut social. Maintenant, encore faut-il aller jusqu'au bout… Jusqu'à la table d’opération.

Le rire est grinçant depuis la première scène et à mesure que le scénario progresse, il se coince dans la gorge. Épousant la sombre virulence du film, Alberto Sordi compose un personnage plus subtil que d’habitude, pauvre clown pathétique et fou d’amour, qui n’a rien à vendre que son propre corps pour avoir le droit de côtoyer les riches et pour mériter une femme qui ne l’aime que florissant. L’acteur connaît des moments extraordinaires, comme sa crise de panique à la clinique ou son pétage de plombs lors de sa propre ‘party’.

Les auteurs se passent royalement de grands discours et esquivent même la politique, pourtant « IL BOOM » ne parle que de ça : de la cruauté d’un monde où les puissants se nourrissent des faibles. Un demi-siècle plus tard, c'est toujours – et plus que jamais – d’actualité. À ne surtout pas visionner un jour de déprime, donc…

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 06:12

Des films sur l’IRA, on en a vu beaucoup. Des sérieux, des thrillers à l’américaine, des quasi-documentaires, des « films d’auteur », le thème a été traité à toutes les sauces.

« SHADOW DANCER » ne révolutionne rien et provoque d’emblée une certaine lassitude :SHADOWDANCER on a déjà vu bien des fois ces décors lugubres, ces pubs enfumés, ces personnages ambigus. Qu’a-t-il de neuf pour éveiller l’attention émoussée ? À vrai dire, pas grand-chose. La photo désaturée est tristounette, le rythme inutilement lent, les personnages s’avèrent tellement opaques qu'ils en deviennent fantomatiques.

À bien y regarder, si on suit le film avec un relatif intérêt, c'est d’abord pour la jeune et étrange Andrea Riseborough, dont l’intériorité et la maturité de jeu impressionnent. Dans ce personnage fermé à double-tour sur lui-même, dévasté par la culpabilité, fort et friable, elle fait preuve d’une présence épatante et justifie toute l’entreprise. Face à elle, le fiable Clive Owen adopte un sous-jeu payant à la longue, mais guère palpitant. Et on déplore une fois de plus que Gillian Anderson en soit réduite à jouer les utilités dans un petit rôle sans le moindre gros-plan.

Quelques séquences surnagent comme l’arrestation de ‘Collette’ ou la presque exécution dans une cave par ses propres frères d’armes, la fin surprend vraiment par sa dureté implacable. Mais « SHADOW DANCER » laisse sur une sensation mitigée de déjà-vu (pour reprendre l’expression de nos amis anglo-saxons) et de sinistrose.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:32

NOS HEROS (1)Écrit par le fameux tandem Age-Scarpelli, « NOS HÉROS RÉUSSIRONT-ILS À RETROUVER LEUR AMI MYSTÉRIEUSEMENT DISPARU EN AFRIQUE ? » (ouf !) est une sorte de ‘road movie’ picaresque et initiatique, confrontant un bourgeois romain aux rêves exotiques, à la rude réalité d’une Afrique bordélique et dangereuse, bien loin des images d’Épinal coloniales. Le petit clin d’œil à Conrad et à son « AU CŒUR DES TÉNÈBRES » n’a évidemment rien d’innocent.NOS HEROS

À la recherche de son beau-frère disparu depuis trois ans, Alberto Sordi entraîne son comptable souffre-douleur (Bernard Blier) avec lui dans un périple incertain, oscillant entre le drame et la farce la plus débridée. Présenté au début, comme une caricature d’homme pressé, imbu de lui-même, véritable Tartarin de Tarascon verbeux et insupportable, Sordi va s’humaniser progressivement et se laisser gagner par le pays non pas tel qu'il le fantasmait, mais tel qu'il est réellement. Au fil de sa quête, il croisera NOS HEROS (2)des prêtres et des mercenaires français, une folle allemande aux allures de fantôme, une tribu primitive, un escroc portugais et finalement, son fameux « beauf » (Nino Manfredi), devenu une espèce de sorcier blanc.

C'est long, un peu inégal, la mise en scène se repose trop sur le zoom et la BO atrocement datée est soûlante, les effets de montage sont trop voyants, mais il règne dans ce film une petite musique singulière, généreuse et bouffonne qui n’appartient qu’à lui. Ettore Scola ne fait jamais la morale : si Sordi déplore la façon ignoble dont les colons portugais traitent les Africains, il ne réalise pas qu'il traite lui-même son pauvre comptable en esclave. De même, s’il fait tout pour ramener Manfredi en Italie, il a accompli un tel parcours, qu'il en vient à douter du bien-fondé de son projet initial.

Un bien curieux film donc, pas totalement convaincant, mais truffé de moments magnifiques, de traits d’humour fulgurants, d’échanges de répliques hilarants entre Blier et Sordi et – cerise sur le gâteau – d’instants d’émotion fugaces qui laissent songeur après le mot « fin ».

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 05:50

À ses débuts en Angleterre, Malcolm McDowell impose sa présence, faite de violence et de dérision dans des personnages forts tels l’étudiant révolté de « IF… », un rôle qu'il reprend dans « LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES », le loubard « reprogrammé » dans « ORANGE MÉCANIQUE » qui demeure le rôle de sa vie et l’a d’ailleurs marqué au point de gêner sa carrière. On le revoit en bretteur dans « ROYAL FLASH », en évadé dans « DEUX HOMMES EN FUITE ».

Puis il se consacre à une carrière plus internationale et enchaîne avec un certain manque total de discernement, rôles de détraqués et de sadiques avec un inégal bonheur. Il est parfait en H.G. Wells doux et courtois (un contremploi, s’il en fût !) parachuté dans le futur dans « C’ÉTAIT DEMAIN », épouvantable en Nazi portant un slip à croix gammée dans « PASSEUR D’HOMMES » ou dans le terrible rôle-titre de « CALIGULA » qui lui coûta cher en terme de vedettariat.

MCDOWELL

On revoit McDowell en homme-chat incestueux dans « LA FÉLINE », en officier sadique dans « TONNERRE DE FEU », dans le rôle du Dr. Schweitzer dans « LIGHT IN THE JUNGLE », en mac dans « LA SURPRISE ». Il pousse le vice jusqu'à tuer le capitaine Kirk dans « STAR TREK : GÉNÉRATIONS » et à pourrir la vie à « MR. MAGOO ». Il est un flic sud-africain sadique dans « BOPHA ! », un mage dans le terrible « LES VISITEURS EN AMÉRIQUE » et un caïd psychopathe dans « GANGSTER N°1 », un chorégraphe dans « COMPANY », un serial killer russe particulièrement glauque dans « EVILENKO ». Il est affligeant en ex-savant devenu despote dans « DOOMSDAY », et reprend le rôle du flic créé par Donald Pleasence dans le remake de « HALLOWEEN » et sa sequel.

Il apparaît non-mentionné au générique de « HIDALGO » en riche alcoolique et joue son propre rôle dans une scène de « THE PLAYER » où il menace Tim Robbins.

À la TV, Malcolm McDowell reparaît en gigolo gay dans « MA COLLECTION », d'après Pinter, en nazi dans « THE LITTLE RIDERS », en vampire timide dans « LES CONTES DE LA CRYPTE », en mari jaloux dans « DANGEROUS INDISCRETION ». Il reprend le rôle créé par Ricardo Montalban, dans une nouvelle mouture de « L’ÎLE FANTASTIQUE », joue le professeur dans la série « PEARL », tient un rôle semi-récurrent dans « THE MENTALIST ».

Aujourd'hui, il va atteindre les 230 films à son palmarès et fête ses 70 ans. Happy birthday, Malcolm.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 06:22

VITELLONI (1)Dans « I VITELLONI », il y a tout ce qu’on adore dans le grand cinéma italien et particulièrement dans l’œuvre du Fellini « première manière ». Un mélange de satire sociale, de pathétique, de comique ‘borderline’, des changements de ton abrupts, des bouffées d’émotion inattendues, des personnages à multiples facettes parfois esquissés plutôt qu’expliqués. 

Le scénario en forme de chronique provinciale suit quelques mois de la vie d’une bande de copains chômeurs et oisifs, ancrés dans une enfance qui – ils ont tous la trentaine – aVITELLONI tendance à s'éloigner de plus en plus. Oui, ils ont dû être drôles et truculents ces vieux ados. Mais aujourd'hui, ils ne sont plus que pitoyables et désespérants, comme s’ils avaient laissé passer le train de l’âge adulte et se retrouvaient sur le quai, comme des imbéciles dont personne n’a plus besoin.

Des séquences comme la virée sordide avec le vieux cabotin (implicitement) homosexuel ou le carnaval de passage en ville sont felliniennes en diable, mais servent surtout à dénuder l’âme perdue des protagonistes et spécialement d’Alberto Sordi, fils-à-maman, triste boute-en-train qui ne fait plus rire grand-monde. C'est du grand art et l’acteur une fois de plus, marche sur le fil de la comédie et du mélodrame. À ses côtés, Franco Fabrizi est excellent en bellâtre infidèle et immature soudainement confronté aux réalités de l’existence. Jusqu'aux plus petits rôles, le casting est miraculeux.

Le film réussit le prodige d’être tout à la fois et dans le même temps cafardeux à mourir et joyeux, généreux et cruel. À la fin, il abandonne ses personnages dans leur routine, ne laissant guère d’espoir quant à leur futur, hormis peut-être celui de Franco Interlenghi qui se décide à quitter la région, laissant derrière lui cet enfant pauvre avec lequel il entretenait une étrange relation amicale.

 

À NOTER : le film fut exploité en France sous le titre « LES INUTILES », à peu près oublié aujourd'hui, l’œuvre étant plutôt connue comme « LES VITELLONI ».

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 06:14

CHEYENNE windsor« THE MUTTON PUNCHER » est un épisode de la 3ème saison de la série « CHEYENNE », où notre héros Clint Walker se voit déchiré entre deux bosses : son vieux copain Robert J. Wilke, un sympathique « rascal » prêt à toutes les arnaques pour le garderCHEYENNE windsor (1) à son service et Marie Windsor, une éleveuse de moutons qui le trouve fort à son goût, avant de jeter son dévolu sur Wilke.

Le film est amusant, résolument tourné vers la comédie et il s’achève même en grosse farce avec un mariage forcé lors duquel ‘Cheyenne’ joue les cupidons. Ce n’est pas un des plus beaux fleurons de la série, mais on y retrouve l’antagonisme viscéral entre les ‘cow men’ et les ‘sheep men’ et on a le plaisir de voir enfin Wilke dans un rôle un peu plus fouillé que de coutume. C'est toujours une fripouille, mais il ne manque pas de charme.

Quant à Marie Windsor, égérie des séries B, elle déborde de vie dans un personnage haut-en-couleurs de ‘tough girl’ au cœur d’artichaut. Walker lui n’a qu’un rôle plutôt passif et compte les points, tout en se prenant pas mal de coups sur la tête.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 06:41

John Bromfield est un jeune premier costaud des années 50, qui tourna quelques films pour le cinéma avant de devenir vedette à la TV avec deux séries : « THE SHERIFF OF COCHISE » et « U.S. MARSHAL » où il tenait le même rôle  de flic en stetson, le marshal ‘Frank Morgan’.

Au grand écran, on l’aperçoit en flic dans « RACCROCHEZ, C'EST UNE ERREUR », en cowboy dans « LES FURIES », en plongeur dans « LA REVANCHE DE LA CRÉATURE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 91 ans. Happy birthday, John.

BROMFIELD

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 06:30

SOUPCONS« SOUPÇONS » est le premier des quatre films qu’Alfred Hitchcock tourna avec Cary Grant en vedette. Réminiscent par bien des aspects de « REBECCA » que le réalisateur tourna l’année précédente avec la même Joan Fontaine dans un rôle assez similaire de femme effacée épousant un homme dont elle ne sait rien, ce suspense en vase clos, situé en Angleterre n’est bâti que sur des sensations fugaces, une parano grandissante de l’héroïne.

Ce qui accroche immédiatement, c'est le portrait que fait Grant de ce parasite-gigolo-velléitaire séduisant et éminemment sympathique, qui rend folles toutes les femmes qu'il croise. Par de subtils changements d’expression, des regards qui s’assombrissent, une voix qui se fait subitement plus cassante, l’acteur laisse soupçonner que sous la façade de l’oisif mondain se cache un prédateur prêt à tuer père et mère pour préserver son train de vie. Le spectateur l’observe à travers les yeux de Joan Fontaine, dont on voit la confiance s’effriter, qui prend chaque indice pour une preuve à charge et qui voit son prince charmant se métamorphoser en Landru. A-t-elle raison ? Délire-t-elle ? C'est tout le sujet de ce suspense SOUPCONS (1)psychologique finement mené et surtout idéalement casté.

La forme a pas mal vieilli, qu'il s’agisse des décors de studio, des transparences lors des scènes en voiture, ou même du scénario qui s’achève abruptement en queue de poisson. Mais il demeure des séquences anthologiques comme cette célébrissime montée d’escalier où Grant apporte un verre de lait qu’on imagine empoisonné à sa femme : l'homme n’est qu’une silhouette en ombre chinoise, seul le lait paraît fluorescent dans la pénombre. Et les apparitions délectables de Nigel Bruce – le meilleur Dr. Watson de l’Histoire – en « beauf » jovial mais pas très fin. Peut-être pas le meilleur Hitchcock, mais une jolie étude de la paranoïa ordinaire.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CARY GRANT
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