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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:33

Si pour Charles Bronson, la question de la moustache est extrêmement simple (rien jusqu'en 1968 et ensuite moustache inamovible à de rares exceptions près), c'est tout à faitLEE MOUSTACHE (2) différent chez son compère – et autre mascotte principale de « WWW » – Lee Marvin.

Le gaillard est hirsute de nature. Ou du moins, il semble l’être. Car en fait, il n’a pas été si souvent moustachu ou barbu que cela à l’écran. Il est à peine mal rasé de quelques jours dans « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE » ou « L’EMPEREUR DU NORD », par exemple. Par contre, il aimait modifier son apparence capillaire à l’intérieur d’un même film : dans « OURAGAN SUR LE CAINE », « MONTE WALSH » et « DUEL DANS LE PACIFIQUE », barbe et moustaches vont et viennent au gré des séquences.

Par contre, quand Lee arborait des « bacchantes », on les voyait : celles de « DU SANG DANS LA POUSSIÈRE » ou « PAROLE D’HOMMES » sont franchement monstrueuses ! Ce qui rend encore plus déconcertante la pauvre ombre de poils blancs qu'il arbore dans « L'HOMME DU KLAN ».

Il n’hésitait pas non plus à se coller des postiches comme dans « CAT BALLOU » et pas mal de téléfilms.

On l’a vu carrément barbu dans « LA KERMESSE DE L’OUEST » et très mal rasé dans « L’ÉQUIPÉE SAUVAGE ».

Mais dans ses rôles les plus emblématiques – et à notre grande surprise – il était impeccablement rasé, que ce soit chez Aldrich, Siegel ou Boorman. On peut donc conclure, après ce survol rapide du problème, que Lee Marvin était le seul acteur qui semblait être mal rasé alors qu'il ne l’était pas.

LEE MOUSTACHE (1)

LEE MOUSTACHE (3)

LEE MOUSTACHE

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:44

ABOVEPilote d’une collection de polars anglais, « INSOUPÇONNABLE » est signé Lynda La Plante, auteur célébrée de la série « SUSPECT N°1 » avec Helen Mirren. Curieusement, on ne retrouve pas grand-chose dans ce nouvel opus, du réalisme extrême et de l’ambianceABOVE (1) oppressante de cette belle réussite télévisuelle.

Non pas que « INSOUPÇONNABLE » soit un échec, mais on s’étonne de la simplicité de sa narration, de l’invraisemblance fondamentale de son intrigue et du manque total de suspense. L’enquête se focalise sur un serial killer (un de plus !) qui s’attaque aux prostituées blondes d’un certain âge. Pas de fausse-piste, pas vraiment d’investigation, les soupçons se portent sur une vedette de l’écran, qui fut un enfant maltraité et se venge aujourd'hui de ses malheurs. Point-barre.

Tout cela est difficile à avaler, le scénario prend d’étranges et inutiles chemins de traverse (un petit aller-retour complètement oiseux en Espagne pour interroger un témoin) et la conclusion arrive platement sans qu’on n’ait jamais eu la sensation d’un réel danger ou de la possibilité d’une erreur judiciaire.

Alors pourquoi regarde-t-on tout de même ce téléfilm sans déplaisir ? Grâce à son tandem d’acteurs : la délicieuse Kelly Reilly, parfaite en fliquette novice au flair prometteur, qui tient le film à bout de bras malgré un rôle sous-écrit et le toujours fiable Ciarán Hinds en commissaire bougon mais séducteur.

En somme un sympathique téléfilm légèrement désuet, remis au goût du jour par quelques plans de nu et de ‘gore’ presque incongrus, mais qui tient malgré ses défauts et ses manques, le pari de susciter une curiosité et une attente sur une suite éventuelle. À suivre, donc.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 05:42

Richard Devon est un acteur de second plan des années 50, qui tourna essentiellement des polars et des westerns où son menaçant visage en lame de couteau faisait merveille. Son décès il y a deux ans, avait échappé au radar de ce blog qui s'en excuse. 

On se souvient de lui en rival de « MITRAILLETTE KELLY », en hors-la-loi dans « LES COMANCHEROS », en gangster assassiné dans « MAGNUM FORCE », en cardinal dans « LA SEPTIÈME PROPHÉTIE ». Mais il a surtout fait carrière comme ‘guest’ à la TV, presque toujours en ‘bad guy’.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 86 ans. Happy birthday, Richard.

DEVON

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 18:10

ANDROID (2)« ANDROÏDE » s’inscrit dans la dernière partie de la carrière de Klaus Kinski, qui s’était installé à Hollywood et y avait tourné quelques séries B et un ou deux films à peu près dignes d’intérêt. Celui-ci est une tentative de film de SF avec un budget squelettique et un ANDROIDscénario pouvant à peine remplir 26 minutes. Les décors sont tellement ‘cheap’ qu'ils feraient passer ceux de « COSMOSANDROID (3) 1999 » pour le nouveau Ridley Scott.

Écrit par son acteur principal, Don Opper, « ANDROÏDE » est une bouillie d’influences et d’hommages, allant de Fritz Lang à « BLADE RUNNER » en passant par le mythe de Frankenstein. D'ailleurs, l’ami Klaus y trouve un rôle de savant fou et libidineux (ben oui…) très proche de ceux qu'il tenait dans ses séries Z italiennes du genre « LE AMANTI DEL MOSTRO » de joyeuse mémoire. Vêtu d’une abominable veste bleue-cobalt, il marche les mains dans les poches, l’air perpétuellement irrité, recoiffant sa frange blonde d’un mouvement dramatique. Il n’a ANDROID (1)pas grand-chose d’autre à faire, hormis une dernière séquence où il ne peut s’empêcher de peloter ardemment l’androïde femelle qu'il vient de créer lui-même ! Un grand « Klaus moment » qui s’achève par une décapitation révélant (SPOILER !) qu'il n’est autre qu’un robot lui aussi.

C'est donc avec une certaine compassion qu’on regardera ce gentil nanar à la limite de l’amateurisme, avec ses acteurs épouvantables, ses maquettes risibles et ses F/X bricolés. La bataille à coups de pistolets-laser vaut vraiment son pesant de cacahuètes. On devine par instants subliminaux qu'il y avait peut-être matière à développer une histoire intéressante sur ces bases, mais il y a un cinéma qui ne peut pas se faire sans un minimum d’argent. Et là, il est probable que Kinski s’était déjà octroyé les trois-quarts de la cagnotte en guise de cachet.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 05:53

Il est et restera à jamais ‘Hoss’, le colossal fils Cartwright de la longue série western familiale « BONANZA ». Avec sa carrure de lutteur, sa bonne bouille, son chapeau démesuré, Dan Bloker a créé une silhouette qui l’a rendu immensément populaire.

Il a essentiellement tourné pour la TV et il est apparu au cinéma dans « LA FEMME EN CIMENT » et « T’ES PLUS DANS LA COURSE, PAPA ! ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 84 ans, si un sort injuste ne l’avait pas fauché à l’âge de 43 ans seulement. Son fils Dirk a repris le flambeau. Happy birthday, Hoss.

BLOKER

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 18:18

DESCENT (1)Qu'est-ce qu’un vrai grand film d’horreur ? Un film qui nous fait faire des cauchemars ou un film qui nous rappelle nos plus horribles fantasmes ? « THE DESCENT » parvient à DESCENTfaire les deux choses à la fois. Devenu en quelques années seulement un véritable classique du film de genre et une œuvre dont l’influence visuelle et thématique n’a pas fini de se faire sentir, ce chef-d’œuvre fait plus que supporter les multiples visionnages, il les rend indispensables.

Il existe quelques films tous genres confondus – et ils ne sont pas nombreux – qui ne révèlent jamais tout à fait leurs mystères et semblent attirer comme une flamme. « THE DESCENT » démarre très fort, très vite (l’accident déclencheur est absolument traumatisant) et s’installe pendant sa première moitié dans un suspense extrêmement physique, stressant, claustrophobique, lâchant ses héroïnes dans un gouffre où elles ne font que s’enfoncer jusqu'à la mort. Le vrai coup de génie est, qu’arrivé en son milieu, le scénario bifurque brutalement dans autre chose : l’horreur absolue. Des humanoïdes répugnants, blafards, visqueux comme des lombrics, hurlant comme des chauves-souris, qui grouillent dans les entrailles de la terre et dévorent hommes et bêtes.

‘Survival’ extrême, à la violence plus que graphique, « THE DESCENT » se permet même d’aspirer à plus. La chausse-trappe finale est en fait beaucoup plus qu’un simple ‘twist’DESCENT (2) gratuit, puisqu’on en vient à se demander si ‘Sarah’ n’a pas tout imaginé. Si elle n’a pas sombré dans un délire cathartique pour aller aux tréfonds d’elle-même, de sa peine, de son refus du réel, de son horreur personnelle et intime. Si ce gouffre sans fond n’est autre que son inconscient dévasté par le deuil.

C'est ce genre de questionnement qui fait les grands films et décidément, c'est bien ce qu’est « THE DESCENT ». Sans oublier un coup de chapeau collectif au casting essentiellement féminin, qui se donne à fond et n’est pas pour rien dans l’angoisse générée par cette course à la mort.

À noter qu’un n°2 a été produit quelque temps après, mais qu'il n’est nullement indispensable et ne possède en rien les qualités de ce superbe OVNI.

DESCENT (3)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 12:08

Une petite image dominicale, pour réchauffer le cœur des visiteurs de « WWW » en ces temps glacés. Une photo de sept des plus grands héros de la geste westernienne de celluloïd, prise pendant une séance de pose organisée par le studio, afin de fournir le service publicité en matériel pour la sortie des « 7 MERCENAIRES ».

sette7

C'est drôle mais, quand on a lu la biographie du réalisateur John Sturges « THE ESCAPE ARTIST », parcouru les ouvrages consacrés à tel ou tel acteur ou à l’ancien assistant Bob Relyea, il est difficile de contempler cette photo d’un œil complètement innocent : on sait que Yul jouait les empereurs et comptait bien être la seule star du film, on sait que Steve passait son temps à se moquer de Yul et le comparait à un goret, on sait que Horst était le chouchou de Sturges et qu'il était donc automatiquement détesté des autres, on sait que Charley gardait un œil vigilant sur les demoiselles, que Bob était un copain de lycée de Jimmy mais aimait bien parler d'art avec Yul, que Brad organisait d’interminables parties de poker et que Jimmy fumait d’étranges clopes mexicaines avec Steve.

Cela donne un petit charme en plus à cette image figée dans le temps et même un petit supplément d’âme. En observant bien ces sept visages familiers, on peut presque deviner leurs personnalités…

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 06:23

Le jeune public la connaît pour son rôle de ‘M’ dans la ‘franchise’ des 007, mais avec plus de cent films et téléfilms à son palmarès, Judi Dench avait déjà bien souvent prouvé qu'elle était une des plus grandes actrices anglaises de sa génération.

Elle fut un pilier des « dramatiques » de la BBC, a tourné plusieurs séries comme « A FINE ROMANCE », « À LA POURSUITE DE L’AMOUR » et surtout « AS TIME GOES BY » sur plusieurs années.

Au cinéma, elle rencontre tardivement le succès avec le rôle de la reine Victoria dans « MRS BROWN », elle apparaît en reine Elizabeth dans « SHAKESPEARE IN LOVE », se montre époustouflante dans « IRIS » et « CHRONIQUE D’UN SCANDALE ».

Aujourd'hui, la Dame aux yeux de chat fête ses 78 ans. Happy birthday, Mrs Dench.

DENCH

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 17:22

BLACK LEGION (1)Humphrey Bogart retrouve le réalisateur Archie Mayo qui l’avait révélé la même année dans « LA FORÊT PÉTRIFIÉE », pour « LA LÉGION NOIRE » un édifiant pamphlet contre les organisations secrètes inspirées du KKK.

On connaît ‘Bogie’ pour ses rôles de gangsters implacables ou d’antihéros cyniques, mais ici il s’essaie à un contremploi plutôt déroutant : il BLACK LEGIONjoue un pauvre type. Un ouvrier jaloux et influençable, un individu mesquin et pas bien malin, qui à la suite d’une déconvenue professionnelle s’engage dans la fameuse ‘Black Legion’ pour chasser les étrangers du pays. Le scénario dénonce franchement ce genre d’organisation en montrant les meneurs comme des business men uniquement intéressés par l’argent que leur rapportent les cotisations et l’achat obligatoire de tenues et d’armes à feu et les adhérents comme des lyncheurs abrutis d’alcool et de haine.

Bogart est l’un d’eux et c'est tout à son honneur d’avoir embrassé le personnage sans chercher à le rendre sympathique ou attachant. À peine peut-on se raccrocher à son revirement final au procès, mais il reste un minable sans caractère, ruminant ses rancœurs. Dans un casting de bons comédiens de l’époque, on reconnaît Henry Brandon futur spécialiste des rôles d’Indiens, en contremaître « polack » chassé manu militari de la ville par les imbéciles encagoulés.

BLACK LEGION (2)

Désuet dans sa forme, trop linéaire, le film tient néanmoins assez bien le coup et se laisse regarder, ne serait-ce que pour un Bogart peu soucieux de son image. Il retomba d'ailleurs dans les seconds rôles par la suite, pendant encore quelques années.

À noter une petite séquence très instructive, montrant l’envers du décor d’une émission de radio : des présentateurs et comédiens « bidonnant » un reportage sur le procès avec de fausses interviews et des commentaires emphatiques. Un vrai document !

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 08:42

Grand acteur de théâtre où il créa entre autres le rôle-titre de « MORT D’UN COMMIS VOYAGEUR » et second rôle prestigieux, Lee J. Cobb se fait une spécialité des personnages de fortes têtes gueulardes et insensibles, dont les plus beaux exemples sont le lieutenant de police de « BOOMERANG », le juré haineux de « 12 HOMMES EN COLÈRE » et les caïds démagos de « LES BAS-FONDS DE FRISCO » et « SUR LES QUAIS ». Encore très jeune, il joue un père grisonnant dans « L'ESCLAVE AUX MAINS D’OR ».

Il est enterré sous d’incroyables déguisements en bandit chinois chauve dans « LA MAIN GAUCHE DU SEIGNEUR », en vieux hors-la-loi dépravé dans « L’HOMME DE L’OUEST », en officier arabe dans « SIROCCO », en patriarche argentin dans « LES QUATRE CAVALIERS DE L’APOCALYPSE » et russe dans « LES FRÈRES KARAMAZOV » où il est « hénaurme ».

COBB

Il assume ses propres traits (hormis une discrète perruque) en docteur dans « LE CHANT DE BERNADETTE », en flic dans « GORILLA AT LARGE », en rédac-chef dans « APPELEZ NORD 777 », en juge dans « L'HOMME AU COMPLET GRIS », en clone d’Al Capone dans « TRAQUENARD », en shérif prudent dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST », en politicien israélien dans « EXODUS », en flic bourru dans « UN SHÉRIF À NEW YORK », en supérieur de l’espion James Coburn dans « NOTRE HOMME FLINT » et « F COMME FLINT », en riche rancher dans « L’HOMME DE LA LOI ».

Un de ses derniers rôles demeure un des meilleurs : le lieutenant Kinderman, brave flic cinéphile dans « L’EXORCISTE ».

À la fin de sa carrière, Cobb tourne quelques polars en Italie, comme « MARC LA GÂCHETTE ».

À la TV, son nom devient familier du grand public grâce à la série « LE VIRGINIEN » où il est le bougonnant juge Garth. On le voit également en avocat dans la série « THE YOUNG LAWYERS », en enquêteur des assurances dans le remake de « ASSURANCE SUR LA MORT », dans le rôle-titre de « DR. MAX », en bon médecin de Baltimore. Il a surtout retrouvé de magistrale façon son rôle-fétiche dans une captation de « MORT D’UN COMMIS VOYAGEUR ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 101 ans. Happy birthday, Lee.

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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