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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:37

KINSKI culte (2)Acteur-culte de tout amateur de cinéma ‘bis’ qui se respecte, le Polonais Klaus Kinski a tout expérimenté, du polar allemand au ‘spaghetti western’ de 3ème zone, en passant par le roman-photo à deux sous. Il impose dans les seventies son style convulsif dans des rôles àKINSKI culte (1) la Peter Lorre où la grimace démoniaque, la menace doucereuse, la perversion libidineuse, le narcissisme masochiste, finissent par lui donner un style unique et souvent fascinant.

Dans une filmo de plus de 150 titres, on peut retenir KINSKI cultel’officier nazi dans une séquence de « LE TEMPS D’AIMER, LE TEMPS DE MOURIR », le fugitif malade dans « TRAHISON SUR COMMANDE », un très grand nombre de pervers et de faux-suspects dans les thrillers anglo-allemands tirés de l’œuvre d’Edgar Wallace. Puis ses rôle s’étoffent progressivement : le bossu plein de tics de « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », le prisonnier rebelle dans le wagon de « DR. JIVAGO », le moine dynamiteur de « EL CHUNCHO », le braqueur nerveux dans « LE CARNAVAL DES TRUANDS », le chasseur de primes cynique dans « LE GRAND SILENCE », le marquis de Sade de « JUSTINE, LES INFORTUNES DE LA VERTU », le tueur gay de « CHACUN POUR SOI », le chef de bande sadique de « PRIEZ LES MORTS, TUEZ LES VIVANTS ».

Sa collaboration agitée avec Werner Herzog lui offre ses meilleurs rôles : le conquistador suicidaire de « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » (définitivement son chef-d’œuvre), le KINSKI culte (3)vampire souffreteux de « NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT », le pauvre soldat « WOYZECK », l’aventurier utopiste « FITZCARRALDO », l’esclavagiste hystérique de « COBRA VERDE », interprétation hors-contrôle qui marque le début de la fin pour l’acteur.

Il est hallucinant dans le rôle de Karl-Heinz Zimmer, l’acteur de « L’IMPORTANT, C’EST D’AIMER » où il est à la fois pathétique et répulsif. Suivra une période française peu emballante d’où se détachent son rôle d’éminence grise dans « MORT D’UN POURRI » (où il dit du Audiard !) et une ribambelle d’improbables films d’auteur et même quelques curiosités érotisantes.

Kinski n’apparaît qu’au début de « UN GÉNIE, DEUX ASSOCIÉS, UNE CLOCHE » en pistoléro ridiculisé.

Au début des eighties, Kinski s’installe aux U.S.A. et y tourne des séries B : il est un amant de maman Freud dans « THE SECRET DIARY OF SIGMUND FREUD », un psy dans « SCHIZOÏDE », un savant constructeur de robots dans « ANDROÏDE », un autre savantKINSKI culte (4) bouffé par les aliens dans « CRÉATURE ». Il est le sexologue roué de « BUDDY, BUDDY », le milliardaire ripou de « LOVE & MONEY », il apparaît dans un plan du « SOLDAT » en espion russe. Il étonne en chef des services secrets… israéliens dans « LA PETITE FILLE AU TAMBOUR », où il fait preuve d’un humour inaccoutumé et se montre réjouissant en propriétaire voyeur d’un immeuble dans le crapoteux « FOU À TUER ».

Huit ans après la mort de l’acteur, Werner Herzog lui consacre un documentaire joliment intitulé « ENNEMIS INTIMES », où il en ressort paradoxalement que le plus ravagé des deux n’était pas forcément celui qu’on croit.

Kinski écrit diverses moutures de ses sulfureux souvenirs : « CREVER POUR VIVRE » en France, « ALL I NEED IS LOVE » puis « KINKSI UNCUT » aux U.S.A., de plus en plus délirants et pornographiques. Il réalise lui-même « PAGANINI » qui entraînera KINSKI culte (6)plus ou moins sa fin tragique et solitaire. Film-monstre, délirant de mégalo galopante, bourré d’effets qui se télescopent, de ralentis, l’objet ressemble indéniablement à Kinski. Un peu trop, hélas…

À noter qu’il apparaît dans le documentaire « BURDEN OF DREAMS », consacré au tournage de « FITZCARRALDO » et réputé plus intéressant que le film lui-même et qu’un court-métrage (tourné pendant « FOU À TUER ») « PLEASE, KILL MR. KINSKI » lui est consacré.

À la TV, il est un chef d’orchestre dans un « VOYAGEUR », le voyageur du temps mal intentionné qui écume l’Ouest dans « TIMESTALKERS ». On appréciera au second degré son ahurissant numéro dans « LA BELLE ET LA BÊTE », surtout lorsqu’il se métamorphose en prince charmant…

En un mot comme en cent : irremplaçable !

KINSKI culte (5)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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commentaires

Kinskiklaus 30/03/2011 22:00


Moi je ne l'aime pas. Sa tête ne me revient pas!!! Il me faisait peur lorsque j'étais gosse. Humour bien entendu, mais y a un fond de vérité, son visage m'effrayait lorsque je l'ai vu la première
fois. Ses yeux surtout je crois, et au niveau expressif, mon bon Klaus ne faisait pas les choses à moitié. Personnellement, ma première cassette visionnée avec lui fut "TIMESTALKERS", avec William
Devane (lui aussi un acteur avec une "gueule", revu avec plaisir dans le SPACE COWBOYS de Clint). Je n'ai jamais revu ce film ou telefilm plutot, mais le fait est que ma découverte de Kinski vient
de là et que j'en garde bien entendu un bon souvenir. Je suis un peu étonné que LA FEMME ENFANT ne figure pas dans ton post Fred. L'as tu déjà vu? Pour moi, c'est un excellent film, Kinski y est
expressif dans un rôle muet (oui, ça existe) et il fait parti de ses bons films.


Fred Jay Walk 31/03/2011 07:30



Il fallait faire un choix et le film de Raphaëlle Billetdoux (vu il y a longtemps) ne fait pas partie des priorités dans la carrière de KK. Pour être vraiment exhaustif, il faudrait un
blog qui lui soit entièrement consacré !



lemmy 30/03/2011 00:24


Que dire ? Gloire à ce comédien hors-normes au talent démesuré.


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