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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 06:05

PRIDE YANKEES« VAINQUEUR DU DESTIN » est un des rôles les plus populaires de Gary Cooper aux U.S.A., celui du joueur de baseball Lou Gehrig qui connut une carrière fulgurante avant de mourir prématurément à l’âge de 37 ans.

Qu'est-ce qu’une telle hagiographie béate peut bien évoquer auprès d’un public non-PRIDE YANKEES (1)américain ? Pas grand-chose, il faut bien le reconnaître. D’autant que le scénario est une suite d’images d’Épinal, de saynètes édifiantes sur la vie familiale et maritale du champion, entrecoupées de matches (heureusement et étonnamment pas trop longs). Bêtifiant, très certainement édulcoré, le film est par contre très beau à regarder, le noir & blanc de Rudolph Maté est magnifique et les décors sont bien choisis. Et puis il y a ‘Coop’. Car, qu’on connaisse le vrai Gehrig ou pas, il est de toute façon très clair que l’acteur ne l’incarne pas vraiment. Cooper joue Cooper en train de jouer Gehrig. Nuance essentielle ! C'est un festival de mimiques familières, de battements de cils timides, de sourires enfantins qu’on retrouve avec un plaisir toujours égal. L'homme a un tel métier, un charisme si naturel, qu'il parvient à être presque plausible au début du film en étudiant de 18 ans, alors qu'il en a déjà 42. Dans le dernier quart du film, Cooper délaisse ses tics et ses trucs et se montre émouvant et sincère. Son célèbre discours final au Yankee Stadium est saisissant.

Teresa Wright est un brin irritante dans le rôle de sa parfaite épouse, minaudant sans retenue. On reconnaît des partenaires familiers de Cooper comme Walter Brennan en attaché de presse et Dan Duryea en journaleux teigneux. La grosse Elsa Janssen et le petit Ludwig Stössel jouant les parents Gehrig semblent échappés d’un dessin de Dubout.

PRIDE YANKEES (2)

Ce ‘biopic’ ripoliné et tout de même un peu trop aseptisé (l'homme n’a strictement AUCUN défaut ! C'est un saint, un samaritain), se laisse suivre sans déplaisir. Oui décidément, pour nous faire avaler un pudding pareil, ‘Coop’ avait vraiment du génie !

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 09:09

Produit par Ernst Lubitsch et réalisé par Frank Borzage, « DÉSIR » est un film surprenant, d’autant plus que son titre laissait supposer qu’on allait assister à un film stylisé et érotisant à la « CŒURS BRÛLÉS », la précédente collaboration entre Marlène Dietrich et Gary Cooper. Mais le nom du producteur change évidemment la donne et l’humour s’est immiscé dans l’aventure.

DESIR (2)

Le film commence par une arnaque parisienne, aussi ingénieuse que désopilante, qui voit Marlène repartir avec un collier de perles inestimable. En chemin pour l’Espagne, elle croise ‘Coop’, un touriste américain en goguette qui tombe fou amoureux d'elle et lui colle auxDESIR (1) basques. Le dernier tiers du scénario est un marivaudage à huis clos dans une villa espagnole. « DÉSIR » est truffé de moments délectables, d’échanges de répliques pleines d’esprit, de sensualité sous-jacente. Ainsi la scène où croyant la belle endormie, Cooper lui déclare sa flamme, est à la fois amusante et touchante.

Comme souvent, c'est l'homme – et en l’occurrence ‘Coop’ – qui joue « l’objet du désir ». La femme, même fatale, se retrouve en prédatrice tombant finalement dans son propre piège. Dietrich est d'ailleurs plus animée et chaleureuse que d’habitude dans un personnage ambigu. Quant à Cooper, nageant comme un poisson dans l’eau, il joue les nigauds mal dégrossis mais dotés d’un vrai bon sens, avec une DESIRaisance qui n’appartient qu’à lui. Il laisse clairement la vedette à sa partenaire, avec une certaine élégance détachée. Parmi les seconds rôles, on aperçoit Akim Tamiroff, jouant un flic embarrassé, le temps d’une séquence.

Un film de vacances, décontracté, prenant son temps, oscillant adroitement entre la pure comédie « à la Lubitsch » et le polar mondain, avec la menace constituée par les complices de Marlène et la police rôdant autour de la voleuse.

À noter, pour le visiteur de « WWW » que le tout premier plan du film est la façade de l’usine à Detroit où travaille Cooper. Nous en reproduisons l’image, qui se passe de commentaires !

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 17:34

10 NORTH (1)Quel drôle de film que « 10, RUE FRÉDÉRICK » ! Enfin – quel drôle de film avec Gary Cooper, pour être plus précis. Car en soi, c'est un ‘soap’ d’une extrême banalité, contant la lente déchéance d’un brave type riche, mené par le bout du nez par sa femme ambitieuse 10 NORTHqui le pousse à devenir… président des U.S.A. Manipulé par les politicards locaux, il échoue piteusement avant même d’avoir essayé et après une liaison avec une jeune femme deux fois plus jeune que lui, il sombre dans l’alcool.

C'est donc très bizarre de voir ‘Coop’ ainsi « décoopérisé ». À10 NORTH (2) 57 ans, le cowboy en fait facilement dix de plus, il est perclus, un peu gauche, ses traits sont tirés, ses yeux tristes. On n’aurait jamais imaginé le voir jouer un personnage aussi terne et pathétique, un ‘loser’ que son fils décrit comme « un gentleman dans un monde qui n’a plus besoin de gentlemen ». Cela démontre au moins l’étendue de son registre qui fut souvent remise en question, mais a-t-on vraiment envie de le voir dans cet emploi ? Pas sûr. Car malgré le format CinémaScope – très mal utilisé – le film s’apparente à un 10 NORTH (3)feuilleton télé à la « PEYTON PLACE » et après un premier tiers intrigant, s’enlise dans un méli-mélo sentimental d’une absolue désuétude. Les jeunes premières sont jolies et plutôt bonnes comédiennes, on reconnaît Stuart Whitman en trompettiste veule, mais c'est Geraldine Fitzgerald qui tient le rôle le plus intéressant : l’épouse arriviste et sans cœur du pauvre Coop. Elle au moins, ne passe pas son temps à pleurnicher !

Un film d’une autre époque qui ne présente d’intérêt aujourd'hui que pour voir Gary Cooper dans un VRAI contremploi : un homme faible, sans caractère, sans charisme, tout ce qu'il n’a jamais été au cours de sa carrière. Une sorte d’exploit, en soi…

 

À NOTER : l’affiche U.S. visiblement démunie par ce contremploi, montre Cooper accomplissant le seul et unique geste à peu près « viril » de tout le film (et encore, il se fait mal à la main !) : un coup de poing à un des politiciens qui l’ont grugé.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:23

DR WASSELL (1)On peut reprocher beaucoup de choses au cinéma de Cecil B. DeMille, mais pas de la jouer petit-bras. Qu'il traite de la Bible, du Far-West ou de la guerre, le réalisateur y met les DR WASSELL (3)moyens et aime à s’étaler dans des durées extravagantes, des séquences impossibles à tourner. L'homme fait dans le copieux, quitte parfois à frôler le bourratif.

C'est un peu le cas de « L’ODYSSÉE DU DOCTEUR WASSELL », un biopic exaltant l’héroïsme des combattants U.S. à l’Étranger au cœur de la WW2, au travers du destin d’un brave médecin de campagne engagé dans laDR WASSELL Navy. D’abord chercheur, il s’occupe des blessés à Java. C'est son parcours, traînant des invalides derrière lui jusqu'en Australie, que retrace ce gros morceau de cinéma en TechniColor. Tout y passe : l’épisode « Gary Cooper » en flash-back, où notre héros élève des porcs en Arkansas, la love story avec une belle infirmière, les scènes de combat à la « SERGENT YORK ». Il se passe vraiment beaucoup de choses en deux heures et le scénario fait des pieds et des mains pour rendre tout cela palpitant, quitte à délayer artificiellement des informations ou à DR WASSELL (2)sombrer dans le sentimentalisme hollywoodien sans vergogne.

Mais il y a ‘Coop’. Un ‘Coop’ au sommet de sa forme, filiforme et bronzé, le sourire timide, l’œil clair. Il symbolise totalement ce héros « All-American » auquel tous les soldats voulaient ressembler. Il ne fait rien ici qu'il n’ait déjà fait ailleurs, mais sa présence illumine le film et fait oublier le cabotinage du ‘comic relief’ de service, Renny McEvoy insupportable et la fadeur des jeunes premières Laraine Day ou Signe Hasso.

Tout empreint d’un ultra-patriotisme de circonstances, d’un ton cocardier parfois irritant, « L’ODYSSÉE DU DOCTEUR WASSELL » vaut d’être vu pour l’excellence de ses scènes d’action et les mimiques familières d’un Gary Cooper omniprésent.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 16:11

SOIR DE NOCES« SOIR DE NOCES » commence comme une comédie de mœurs new-yorkaise dans laquelle Gary Cooper joue un romancier mondain et alcoolique au bout du rouleau. Fauché, il est forcé de s’exiler avec sa femme tout aussi fantasque, dans une ferme familiale duSOIR DE NOCES (3) Massachussetts, au sein d’une communauté polonaise.

Là, il tombe amoureux d’une jeune femme promise à un rustaud qu'elle n’aime pas. La comédie se teinte tout doucement d’émotion. En retrouvant le goût d’écrire, ‘Coop’ SOIR DE NOCES (2)s’attache de plus en plus à Manya sans tenir compte des us et coutumes du pays. Et contre toute attente, le film s’achève dans la tragédie et une dernière scène qui n’est pas sans évoquer « PETER IBBETSON ».

C'est donc un très curieux film que signe King Vidor, un peu hétéroclite, oscillant entre la caricature et le mélodrame. Il évite pourtant le manichéisme en brossant des portraits de femmes intéressants, surtout pour l’époque : ainsi l’épouse du romancier n’est-elle pas qu’une SOIR DE NOCES (1)écervelée et un repoussoir. Elle a de l’humour, de la joie de vivre et du bon sens. Les femmes « polacks » soumises et réduites en esclavage sont décrites avec un œil étonnamment féministe.

Cooper très à l’aise, fait bon usage de ses maniérismes et de sa gaucherie naturels, accentuant le côté « poisson hors de l’eau » de son personnage. Son duo avec l’émouvante Anna Sten fonctionne parfaitement, malgré le jeu un peu trop appuyé de celle-ci. Parmi les seconds rôles, Ralph Bellamy est inattendu en fiancé mal dégrossi de l’héroïne et on aperçoit Walter Brennan, jeune mais déjà vieux, en facteur pittoresque.

Une œuvre atypique, donc, qui s’inscrit bien dans la filmo éclectique de Gary Cooper tel qu’en lui-même, toujours il change.

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:45

DEVIL DEEP (2)« LE DÉMON DU SOUS-MARIN » est un drôle, un très drôle de film. Situé dans une base de sous-marin en Afrique du Nord, le film commence dans une ambiance arabico-hollywoodienne qui rappelle « LES CŒURS BRÛLÉS » de Von Sternberg, tourné deux ansDEVIL DEEP plus tôt. Impression bien sûr renforcée par la présence de Gary Cooper et par le personnage joué par Tallulah Bankhead qui aurait parfaitement pu être incarné par Marlène Dietrich. Ensuite, le film se finit en suspense claustro à bord du sous-marin échoué.

Mais de toute façon, ni Cooper, ni Bankhead ne sont les centres d’intérêt du scénario. C'est Charles Laughton qui a accaparé l’attention des auteurs. Gros baigneur bouffi et fou à lier, il passe le film à loucher en se malaxant les joues, signe de troubles mentaux certains. Malade de jalousie, il pourrit la vie de sa femme, soupçonne chaque officier d’être son amant. Il faut dire que le premier n’est autre que Cary Grant qui disparaît après un quart-d’heure de présence et l’autre ‘Coop’. Pas vraiment les plus moches ! L’acteur anglais cabotine à outrance, jusqu'au délire parfois, chaque expression est outrée, chaque intention surlignée. Sa mort par noyade, hurlant de rire en buvant la tasse est un grand moment d’hystérie pure.

Si Bankhead est intrigante avec son air blasé et sa personnalité de « fleur du pavé », Cooper paraît très mal à l'aise. Il ne sait que faire de ses longs bras, affiche un air gêné, semble avoir du mal à soutenir les regards. Il n’a aucune scène avec son rival de cinéma Cary Grant (normal, il joue son successeur à bord), ce qui nous prive d’un face à face demeuré inédit.

Étrange donc, mais pas désagréable, grâce à une photo magnifique de Charles Lang, une utilisation originale du très gros-plan et à des scènes d’action très bien réglées à la fin, lors de l’accident et du sauvetage de l’équipage.

DEVIL DEEP (1)

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 18:23

« LE SOUFFLE SAUVAGE », c'est l’exemple-type du film qui avait tout pour lui et n’arrive – on ne sait par quelle alchimie – jamais à prendre vie. Par manque chronique d’originalité, SOUFFLE SAUVAGEpeut-être ? Ça commence exactement comme « LE TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE », on a ensuite droit à un épisode nitro sorti du « SALAIRE DE LA PEUR » et pour finir le scénario se concentre sur un triangle amoureux des plus improbables.

L’ambiance mexicaine est plutôt bien restituée, mais la chanson de Dimitri Tiomkin (cherchant sans doute à capitaliser sur le succès du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », sorti un an plus tôt) est très agaçante et Gary Cooper semble bien fatigué et hors du coup. Perclus et les traits tirés, il se laisse piquer la vedette par Anthony Quinn, le seul à composer un personnage à peu près intéressant : un nouveau-riche extraverti et vulgaire, exploitant le pétrole, un lâche qui se cache sous des dehors de macho et entretient avec sa femme – qui se trouve être l’ex de ‘Coop’ – des relations explosives et bestiales. C'est Barbara Stanwyck qui joue ce rôle de garce malveillante et sensuelle, un emploi qu'elle connaît par cœur. Ses retrouvailles avec Cooper ne retrouvent guère la magie d’antan. Comme dirait Danny Glover dans « L’ARME FATALE » : ils sont « too old for this shit ».

SOUFFLE SAUVAGE (1)

Cooper paraît physiquement trop fragile pour tenir ce genre de film sur les épaules. De plus son duo avec Ward Bond ne fonctionne pas très bien non plus, la balourdise de l’acteur-fétiche de Ford n’étant pas complémentaire du jeu tout en retrait de Cooper.

Quelques attaques de ‘bandidos’ en sombrero, des puits de pétrole qui explosent, un Quinn en roue-libre suffisent à tenir le spectateur éveillé. Mais de justesse…

 

À NOTER : le film est trouvable en Italie sous le titre « BALLATA SELVAGGIA », mais dans une copie absolument affreuse.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 16:31

MADAME ET SON COWBOYLe ‘pitch’ de « MADAME ET SON COWBOY » est contenu tout entier dans son titre. L’idée est simplissime : utiliser l’image de Gary Cooper en caricature de lui-même et l’opposer à une lady de la Haute Société. Le choc de deux mondes, un amour improbable sinon impossible, une love story à deux cents.

Même en aimant beaucoup ‘Coop’ on aurait du mal à lui trouver énormément d’excuses à avoir tourné ce film. Son rôle de grand dadais légèrement crétin, il l’a déjà joué des dizaines de fois et des séquences comme celle – interminable – où il mime une vie familiale dans les fondations de sa maison en construction sont d’une complaisance inimaginable.

Pour faire bonne mesure, on lui donne même une scène où en tant que ‘common man’, il se retrouve à une tablée de grands bourgeois condescendants et leur fait la morale. On dirait une séquence sortie d’un mauvais Capra ! Visiblement très conscient de sa propre image, Cooper en joue et s’en amuse avec décontraction et trouve une partenaire séduisante en Merle Oberon, dont le jeu expressif et spontané lui correspond bien. Parmi des seconds rôles tous plus cabotins les uns que les autres, Walter Brennan joue les cowboys de rodéo avec force grimaces et gloussements.

« MADAME ET SON COWBOY » est ce qu’on appelle un « véhicule » pour sa star principale, une production écrite pour et à travers lui, et n’existant que pour flatter son public de base. Fort heureusement, ‘Coop’ n’en a pas tourné beaucoup.

MADAME ET SON COWBOY (1)

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 19:50

ONE SUNDAY AFTERNOON (2)« ONE SUNDAY AFTERNOON » est un charmant petit film (à peine plus d’une heure), une fable naïve et extrêmement simple sur la vie d’un Casanova de province joué par Gary Cooper.

Devenu dentiste quadragénaire et porté sur la bouteille, il se remémore dans un long flash-ONE SUNDAY AFTERNOONback ses années de jeunesse : amoureux d’une blonde élégante (Fay Wray, la fiancée de King Kong), il se la fait souffler par son meilleur copain qui l’épouse. Par dépit, ‘Coop’ se marie le même jour avec une jeune femme folle de lui depuis l’enfance, mais qui ne l’intéresse pas. Amer et envieux, Coop passera sa vie à regretter cette femme idéalisée qui lui a échappé et à négliger sa délicieuse épouse. Jusqu'à ce que la vie le remette en présence de Fay Wray et qu'il réalise enfin qu'il a eu beaucoup de chance.

C'est aussi bête que ça, mais le film a beau être désuet et poussiéreux, il n’en contient pas moins une séquence étonnante où l’ancien copain devenu un puant nouveau-riche, vient voir Cooper chez lui pour lui proposer de devenir un mouchard à l’intérieur de son usine. Le ton devient alors beaucoup moins léger et la réalité reprend ses droits, allant jusqu'à envoyer notre héros en prison.

Le film bénéficie d’une excellente prestation de Cooper, qui passe du pochetron grisonnant qu'il est devenu, au benêt « chéri de ces dames » qu'il fut dans les retours en arrière. À la fois comique et grave, caricatural et subitement poignant, l’acteur fait preuve d’une réelle maestria et aide à accepter les brusques changements de ‘mood’ du film et ses aspects par trop théâtraux. Si Fay Wray n’a pas grand-chose à faire, c'est la ravissante Frances Fuller qui a le rôle le plus intéressant. Son couple avec Coop est vraiment attachant.

Film oublié, peu connu, « ONE SUNDAY AFTERNOON » ne fait pas partie des œuvres incontournables de la filmo de Gary Cooper, mais il vaut le coup d’œil, car mine de rien, on se laisse prendre peu à peu par le récit.

ONE SUNDAY AFTERNOON (1)

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:48

C'EST POUR TOUJOURS« C'EST POUR TOUJOURS » est le premier des sept films que Gary Cooper tournera sous la direction de Henry Hathaway, mais certes pas leur meilleur. Il s’agit en fait d’unC'EST POUR TOUJOURS (2) véhicule pour la petite Shirley Temple. Selon qu’on considère qu'elle représentait le summum de « l’adorabilitude » hollywoodienne ou la plus horripilante des cabotines en socquettes, on appréciera (ou pas) le film en fonction.

Pourtant le rôle de ‘Coop’ est assez original : c'est un escroc et gentleman-cambrioleur irresponsable et amoral, qui se retrouve affublé d'une fillette élevée par la famille de sa défunte épouse. Face à l’assaut de mièvrerie de l’enfant et aux ultimatums répétés d’une fiancée (Carole Lombard) aspirant à la respectabilité, le sympathique aigrefin va tâcher de se réformer.

C'est très joliment filmé, les décors et la photo sont splendides, Cooper a rarement été plus séduisant, mais le scénario est bancal et pour tout dire très ennuyeux. Les changements de ton ne sont absolument pas amenés et déroutent plus qu’autre chose, comme la transformation du vieil escroc anglais très ‘smart’ en papy flingueur par exemple. La happy end, trop manifestement rajoutée a posteriori laisse sur une sensation de bâclage.

C'EST POUR TOUJOURS (1)

Carole Lombard hérite d’un rôle où elle ne peut jamais exprimer sa fantaisie et son charme. C'est un éteignoir pénible et moralisateur qui passe le film à se plaindre. La petite Temple minaude, grimace, fait des mines, chante et danse avec un métier consommé. À six ans ! Heureusement, Cooper a ses bons moments et donne une certaine gravité à son personnage superficiel. Il est excellent lors de sa première rencontre avec sa fille par exemple. Et, fermement dirigé, il ne ressort que parcimonieusement sa panoplie de maniérismes.

À voir pour le complétiste coopérien donc, en sachant à quoi on s’expose. Il faut avoir une bonne tolérance aux sucreries…

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