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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 06:14

CHEYENNE windsor« THE MUTTON PUNCHER » est un épisode de la 3ème saison de la série « CHEYENNE », où notre héros Clint Walker se voit déchiré entre deux bosses : son vieux copain Robert J. Wilke, un sympathique « rascal » prêt à toutes les arnaques pour le garderCHEYENNE windsor (1) à son service et Marie Windsor, une éleveuse de moutons qui le trouve fort à son goût, avant de jeter son dévolu sur Wilke.

Le film est amusant, résolument tourné vers la comédie et il s’achève même en grosse farce avec un mariage forcé lors duquel ‘Cheyenne’ joue les cupidons. Ce n’est pas un des plus beaux fleurons de la série, mais on y retrouve l’antagonisme viscéral entre les ‘cow men’ et les ‘sheep men’ et on a le plaisir de voir enfin Wilke dans un rôle un peu plus fouillé que de coutume. C'est toujours une fripouille, mais il ne manque pas de charme.

Quant à Marie Windsor, égérie des séries B, elle déborde de vie dans un personnage haut-en-couleurs de ‘tough girl’ au cœur d’artichaut. Walker lui n’a qu’un rôle plutôt passif et compte les points, tout en se prenant pas mal de coups sur la tête.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 15:26

CHEYENNE matheson (1)« HOME IS THE BRAVE » est un épisode étonnamment mature et sérieux de la 4ème saison de la série « CHEYENNE ». Certes la signature du grand Richard Matheson au scénario est gage de qualité, mais on ne s’attend pas à trouver un sujet d’une telle intensité et un traitement d’une aussi cruelle lucidité dans un ‘show’ de ce genre.CHEYENNE matheson

Tout le monde se souvient du début des « 7 MERCENAIRES » sorti la même année : les habitants d’un village refusent d’enterrer un Indien au cimetière local. Deux pistoleros vont prendre sur eux de s’opposer aux racistes et de conduire le cercueil.

Eh bien ici, c'est quasiment la même chose : Clint Walker est payé par l’U.S. Army pour ramener le corps d’un héros de guerre dans sa ville natale, mais les notables ne veulent pas en entendre parler. Le mort était un métis haï de tous ! Cheyenne va s'adresser à son père, l’ivrogne du village, à sa veuve démunie, au docteur pas très téméraire… En vain. La cavalerie viendra finalement récupérer le corps pour l’enterrer ailleurs, avec d’autres héros morts au champ d’honneur.

Pas de ‘guest’ notable dans l’épisode, mais un ton grave et solennel et une étude du racisme ordinaire sans concession. Étonnant.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 06:21

Écrit par Stirling Silliphant, réalisé par Elliot Silverstein, « ...AND THE CAT JUMPED OVER THE MOON » est un épisode de la 2ème saison de la série « ROUTE 66 » dont l’ambiance n’est pas sans évoquer le film « LE TEMPS DU CHÂTIMENT », de John Frankenheimer.

Nos deux héros rendent visite à un éducateur de la ‘Hell’s kitchen’ à New York, qui sortit George Maharis de la délinquance. Mais le brave homme relève le défi d’un gang de « sauvageons » et se tue en tombant d’un immeuble. Nos deux amis vont alors tenter de sauver un jeune couple du quartier, harcelé par le chef des loubards, un psychopathe incontrôlable.

ROUTE66 caan

Rapide et bien écrit, le film se focalise surtout sur les acrobaties périlleuses de la bande au-dessus des toits, mais il décrit une réalité (voyous occupant les halls d’immeubles et les cages d’escalier) encore valide aujourd'hui.

Le principal intérêt vient de ses deux jeunes ‘guests’ très marqués par l'Actors Studio et James Dean : Martin Sheen immonde à souhait en leader ricanant à la voix de fausset et aux yeux fous et James Caan (Jimmy, au générique) qui joue son prédécesseur cherchant à se ranger des voitures. Leur affrontement vertigineux à la fin, très honnêtement mis en scène, constitue le morceau de bravoure. 

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 06:14

CHEYENNE acosta‘Cheyenne Bodie’ a pas mal roulé sa bosse, il a même participé à la révolution mexicaine et sauvé la vie de Juarez ! Dans « THE REBELLION », un épisode de la 4ème saison de la série « CHEYENNE », Clint Walker se retrouve embrigadé par un vieil ami, Rodolfo Acosta, un ‘bandido’ devenu général. Mais  celui-ci a gardé ses vieilles habitudes de voleur et se voit remis en question par Joe De Santis, un intellectuel idéaliste qui veut se débarrasser de lui. Déchiré entre les deux, Cheyenne va devoir nager en eaux troubles avant de prendre parti contre son ex-copain.

Truffé d’extraits de longs-métrages bien intégrés (en gros, tous les plans avec de  la figuration !), l’épisode tient bien la route, même s’il est essentiellement constitué de dialogues et paraît un peu cérébral dans le cadre de la série. Mais le cast est excellent, avec outre les acteurs déjà cités, la belle Faith Domergue, John Marley en sergent qui retourne sa veste et Frank DeKova, qui compose un excellent Juarez lugubre et iconique.

Un des intérêts de ces téléfilms est d’offrir à des acteurs de second plan généralement confinés à des quasi-silhouettes au cinéma, des rôles importants. Ainsi, Acosta fait-il ici une prestation pleine d’autorité et de finesse dans un rôle très fouillé.

CHEYENNE acosta (1)

À noter pour l’anecdote, que l’ami Clint Walker porte dans une séquence un « poncho » mexicain, quelques années avant un autre Clint, qui en fera sa marque de fabrique.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:00

WYATT (1)« WYATT EARP BECOMES A MARSHALL » est le pilote de la série à succès « THE LIFE AND LEGEND OF WYATT EARP », une des innombrables sagas westerniennes à avoir investi la TV américaine dans les années 50.

S’inspirant lointainement des aventures du célèbre marshall, les scénarios évoquent les ‘dime novels’ qui ont bâti la légende des pistoleros du vieil Ouest. Dans ce film de 26 minutes réalisé par Lewis Foster, un jeune Wyatt de 24 ans est convoqué par un vieux shérif pour l’aider à faire régner l’ordre dans sa ville sous le joug d’une bande de cowboys et de joueurs. D’abord réticent, Earp voit mourir son ami et accroche son étoile à sa chemise.

WYATT

Simple et direct, l’épisode présente Bat Masterson comme un jeune ‘sidekick’ tête brûlée et montre les notables de la ville – maire, juge, commerçant – comme des corrompus ou des pleutres. Dans le rôle-titre, Hugh O’Brian grimace pas mal et prend des poses, incarnant Earp comme un tireur d’élite calme et réticent à tuer. Mais étant encore dans ce film un simple chasseur de bisons récemment promu ‘lawman’, il n’a pas encore tous les attributs du célèbre héros qu’on connaît sous les traits d’Henry Fonda, James Garner, Kurt Russell ou Kevin Costner. Autour de lui, on reconnaît quelques têtes connues comme Denver Pyle en méchant de service et Dabbs Greer en adjoint ripou.

À suivre, donc…

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:23

« MURDER FOR CREDIT » est un bel épisode de la série « JOHNNY STACCATO » réalisé par John Cassavetes lui-même (sa toute première réalisation, en fait), qui réunit de grandes icônes du ‘film noir’ des années 40 et 50 comme Charles McGraw, le très ridé Eduardo Ciannelli et le jeune et efflanqué Martin Landau, autour d’un scénario basé sur l’usurpation.STACCATO landau (1)

McGraw joue un musicien de jazz un peu « has-been », qui prépare un comeback grâce à une magnifique partition. Mais il engage Cassavetes parce qu'il a récemment échappé à des tentatives d’assassinat. Le privé-pianiste va enquêter chez l'ex-femme de McGraw qui le hait toujours aussi violemment, mais quand celui-ci succombe à un empoisonnement, Staccato comprend que le coupable n’est autre que Landau, jeune compositeur qui s’est fait déposséder de son œuvre par le vieux requin.

Une histoire simple et linéaire, qui vaut surtout pour les scènes entre Cassavetes et Marilyn Clark où on sent déjà la griffe de directeur d’acteurs du réalisateur et pour la confrontation finale, pendant laquelle Landau est très touchant, partagé entre la peur d’être arrêté et le désir d’être reconnu.

STACCATO landau

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 06:32

« POINT OF ENTRY » est un épisode de la série « STONEY BURKE » situé à la frontière mexicaine où notre héros et sa petite troupe vont disputer un rodéo.STONEY smith (1)

Là-bas, Jack Lord rencontre une mystérieuse Autrichienne un peu paumée, campée par Antoinette Bower qui l’entraîne dans une sombre histoire d’assassinat au fusil à lunette. Deux flics, un mexicain (Cesare Danova) et un ‘gringo’ (William Smith) croient d’abord à un crime politique, mais une fois le tireur capturé, il s’avère que ce n’est finalement qu’une histoire de cœur qui a mal tourné. Et le pauvre ‘Stoney’ retournera à ses chevaux avec du vague à l’âme.

On sent que les auteurs ont eu du mal à intégrer le héros récurrent dans cette histoire tirée par les cheveux. D'ailleurs, Lord est surtout témoin passif et semble se demander ce qu'il fait là. Son acolyte Warren Oates ne fait que passer avec un sombrero ridicule sur la tête. L’intérêt principal de l’épisode réside dans le tandem de policiers : Danova en capitaine élégant et ironique et Smith en jeunot fonceur et pas commode. Stefan Gierasch est intrigant en ‘hitman’ accro au tabac.

Par ailleurs, les extérieurs frontaliers et la photo font parfois penser à l’ambiance de « LA SOIF DU MAL » de Welles… Bonne référence !

STONEY smith

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 05:53

Avec sa 4ème et avant-dernière saison, la série « BREAKING BAD » continue de monter en puissance et d’explorer toutes les facettes du Mal, avec cette terrible acuité mêlée d’humour noir, cette violence viscérale mixée à un impressionnant sens de l’observation et une grande connaissance de l’âme humaine.

Ces 13 épisodes sont dominés par le personnage de ‘Gus Fring’, le caïd de la drogue joué par Giancarlo Esposito. Personnage opaque, effrayant, imprévisible, policé, dont on découvreBBAD4 progressivement le passé et les failles. Une terrible menace pour notre ami ‘Walter White’, qui l’obligera à assumer de façon plus définitive son « dark side » pour pouvoir l’affronter.

Ici, on se voit se déliter la relation entre White et son disciple ‘Jesse’, on assiste à des affrontements quasi-freudiens dont la violence laisse pantois. Une fois encore, on ne peut que tirer son chapeau aux comédiens Bryan Cranston et Aaron Paul, tellement parfaits, tellement « dedans », qu’on ne se rend même plus compte à quel point leur travail est exceptionnel. On y croit, c'est tout.

Alors que cette étrange amitié part en morceaux, le jeune homme se lie au « nettoyeur » joué par Jonathan Banks, laissant Walter seul avec ses démons. Le dernier plan du dernier épisode en forme de ‘twist’ nous laisse entrevoir à quel point le gentil professeur de la 1ère saison n’est plus qu’un lointain souvenir. L'homme est devenu un prédateur dangereux, un squale parmi les squales. Juste plus intelligent.

Belle gestion des seconds rôles également, avec la déchéance puis la résurrection du beau-frère de la DEA devenu handicapé, l’épouse parfaite qui goûte aux joies de l’illégalité. Sans oublier les ‘guests’, parmi lesquelles deux vétérans de « SCARFACE » : Mark Margolis en ex-trafiquant tétraplégique et Steven Bauer en boss du cartel mexicain absolument terrifiant.

De la très grande télévision contemporaine.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 06:09

Dans la 3ème saison de « BREAKING BAD », le personnage de ‘Walt White’ gravit pas mal d’échelons dans la criminalité assumée et passe de l’amateurisme éclairé au professionnalisme industriel. Mais plus les enjeux augmentent, plus le danger et les dommages collatéraux deviennent énormes. Finies, les « demi-mesures » pour paraphraser le titre d’un des épisodes.

Outre la passionnante mutation du personnage campé magistralement par Bryan Cranston et celle plus erratique de son co-équipier Aaron Paul, cette saison se focalise sur une galerie deBB3 « méchants » (oui évidemment, tout est relatif !) à faire froid dans le dos : il y a ces jumeaux mexicains au crâne rasé, aussi sensibles qu’un tandem de terminators, qui effectuent leurs contrats à la hache, il y a aussi ce « nettoyeur » implacable mais courtois, génialement interprété par l’inquiétant Jonathan Banks. Mais surtout, celui qui pique la vedette à tout le monde : Giancarlo Esposito, époustouflant dans un rôle de boss du trafic de dope, un monstre de froideur, soigneusement caché derrière un masque impassible d’honnête commerçant et de citoyen modèle. Ses face à face avec Cranston font penser à un combat de scorpions, aussi calculateurs, intelligents et dangereux l’un que l’autre. Chacun à sa façon.

Magnifique portrait du flic de la DEA également, proposé par l’excellent Dean Norris, qui se fissure d’épisode en épisode jusqu'à l’effondrement moral et physique. Seul petit bémol, le personnage de l’épouse de Walt dont l’évolution ne convainc – et ne passionne – guère. Et le scénario de l’épisode « FLY », huis clos excessivement bavard et introspectif, qui tourne étonnamment en rond.

Mais cela demeure de l’exceptionnelle télévision. Et l’occasion unique de voir Danny ‘Machete’ Trejo décapité… à la machette !

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 06:46

Après la formidable « mise en jambes » de la 1ère saison, « BREAKING BAD » monte nettement en puissance avec cette seconde saison, beaucoup plus copieuse en volume et en contenu.

Au fil des épisodes, toujours bâtis sur le même principe (culotté) d’une seule et même idée exploitée à fond, on assiste à la métamorphose par touches subtiles de notre « héros ». On le voit sombrer dans les tréfonds du désespoir, puis retrouver foi en la vie, on le voit s’enfoncer dans ses mensonges comme dans un marécage de sables mouvants. Bryan Cranston estBRK B2 époustouflant de finesse dans ce personnage à facettes, dont on se demande s’il évolue par la force des circonstances ou s’il a toujours été ce cerveau criminel au fond de lui, sans pouvoir exprimer sa vraie nature. Il ne reste déjà que quelques bribes du gentil professeur de chimie et des scènes comme la soûlerie où il affronte son beau-frère et celle où il chasse des dealers de son « territoire » laissent augurer de ce que sera la suite.

C'est comme toujours extrêmement bien réalisé et monté, tous les personnages ont une existence propre et ne sont jamais manichéens. Ainsi, le jeune Aaron Paul est-il aussi désespérant d’amateurisme et d’infantilisme qu'il est attachant, voire émouvant. Cette saison voit aussi débarquer Bob Odenkirk dans un rôle flamboyant d’avocat corrompu et joyeusement cynique, qui s’installe en quelques plans seulement comme un personnage central. À noter parmi les ‘guests’, la trop brève présence de Danny ‘Machete’ Trejo dans un rôle de « balance » surnommé ‘Tortuga’, dont la tête finit collée sur le dos d’une tortue qui… Mais il faut le voir pour le croire !

En un mot comme en cent, une 2ème saison magistrale, qui se permet le luxe de faire réfléchir tout en ne cessant jamais d’être distrayante et diaboliquement intelligente. La morale de ces épisodes ? Que chaque action a ses conséquences ? Et que celles-ci peuvent être dantesques, comme le démontre l’épilogue.

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