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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 06:28

« RUN OF THE CAT » est un excellent épisode de la 4ème saison de la série « LA GRANDE VALLÉE », réalisé par Bernard McEveety. Et il est à marquer d’une pierre blanche puisqu’il illustre la rencontre d’un membre de la famille de « BONANZA » avec celle des Barkley, par la présence en ‘guest star’ de Pernell Roberts, ex-interprète du personnage d’Adam dans la légendaire série familiale.

Attaqué par un puma, Peter Breck en reste blessé et traumatisé. Pour surmonter ses peurs, il exige d’accompagner Roberts, le chasseur professionnel engagé par son frère, pour tuer le fauve. D’abord rivaux, les deux hommes vont apprendre à s’apprécier. L’épisode est bien mené, psychologiquement intéressant, d’autant que le chasseur est un personnage intrigant : élégant et classieux, il aime la culture chinoise et le bon vin, s’exprime dans un langage châtié. Le film prend un chemin de traverse inattendu quand les deux hommes s'arrêtent dans une cabane où vit un ex-hors-la-loi recherché et une pauvre fille qu'il a « gagnée » lors d’un poker.

À la fin, Breck se retrouvera face à face avec le félin…

BIG VALLEY roberts

Barbara Stanwyck apparaît peu, comme le reste de la famille, mais l’épisode offre un bon parfum de ‘buddy movie’ à la sauce « MOBY DICK » du Far-West et passionne de bout en bout.

À noter une bagarre dans la cabane entre le chasseur et le ‘bad guy’ où les cascadeurs sont tellement visibles, qu’on a tout loisir de se rendre compte que celui doublant Roberts n’est même pas barbu !

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 18:40

« LADIES THEY TALK ABOUT » est une variante du ‘film de prison’ cher à la Warner dans LADIESles années 30, puisqu’il met en scène un pénitencier de femmes ou tout du moins, une aile de Saint-Quentin. Le scénario se concentre sur l’une de ces détenues, une ‘gangster moll’, une braqueuse de banques dure-à-cuire, arrêtée et condamnée à deux ans de prison, à cause du témoignage d’un prédicateur amoureux d'elle.

À vrai dire, le film n’est intéressant que par la présence de Barbara Stanwyck qui incarne avec un aplomb extraordinaire ce petit bout de femme qui marche comme un docker, mâche du chewing-gum et ment comme elle respire. Son œil ironique, ses manières de fille des rues et son art du double-jeu font du personnage de ‘Nan’ une héroïne complexe et ambiguë, face à un partenaire sans intérêt.

Les seconds rôles féminins par contre, sont amusants, comme cette vieille taularde ex-maquerelle truculente ou cette gardienne promenant un cacatoès sur son épaule.

Simpliste et linéaire, ce petit film d’à peine heure et des poussières se laisse regarder pour sa vedette féminine, dont la faculté à se glisser dans toutes sortes de milieux et de situations était vraiment surprenante.

LADIES (1)

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:57

WILDER (2)Un ‘tycoon’ décide soudainement de retrouver le fils qu'il abandonna à la naissance vingt ans plus tôt, pour combler sa solitude et la vieillesse qu'il sent venir. Mais il va se confronter à la directrice du centre d’adoption et à l’image qu'il renvoie de lui-même, pasWILDER (1) toujours reluisante.

« PASSÉ PERDU » présente tous les symptômes du mélo hollywoodien traditionnel et ne laisse pas grand espoir dans une révélation. Sans en être une, le film est une excellente surprise, bâtie sur un scénario rigoureux et sans pathos (ou presque) et une fin mature et intelligente, en tout cas en ce qui concerne les relations entre l'homme et son fils.

Mais ce qui fait de « PASSÉ PERDU » un spectacle étonnamment intéressant, voire émouvant, c'est la prestation de James Cagney. Habité de la première à la dernière image par cette fantastique énergie qui l’a toujours caractérisé, il compose un personnage mi-odieux mi-touchant, un être humain en trois dimensions qu’on voit évoluer sous nos WILDERyeux, tiraillé par ses démons intérieurs, hanté par sa mauvaise conscience, poussé par son ambition aveugle. Difficile de lâcher l’écran des yeux tant qu'il est à l’image ! Face à lui, Walter Pidgeon est également remarquable en avocat cynique mais lucide et Barbara Stanwyck s’acquitte au mieux de son rôle de sainte-femme auréolée de bonté et d’abnégation, même si ce n’était pas exactement son emploi. C'est même une litote !

À voir donc en priorité pour Cagney, un acteur aujourd'hui un peu oublié, mais qui fait partie des stars indémodables de l’Âge d’Or d’Hollywood qu’on a l’impression de redécouvrir à chaque film qu’on visionne. La séquence des retrouvailles avec le fils au bowling tirerait les larmes à un morceau de silex…

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 17:53

Faut-il l’aimer la divine Barbara Stanwyck, pour s’avaler cul-sec un mélodrame aussi ahurissant que « ADIEU POUR TOUJOURS » !ALWAYS GOODBYE

Elle joue ici une fille-mère qui est sauvée du suicide par un brave médecin. Elle donne son fils à l’adoption et devient une reine de la mode à New York. Cinq ans plus tard, elle tombe par hasard – et ce ne sera pas le dernier de ce scénario ! – sur l'ex-bébé, devenu un horrible petit cabotin hollywoodien tout en grimaces. Notre héroïne va tout faire pour épouser le père adoptif (veuf, ça tombe bien), même si c'est le médecin qu'elle aime.

Il faut admettre que c'est joliment filmé et photographié, que les décors de studio sont de bon goût et que ‘the Queen’ est bien mise en valeur. Elle a quelques excellentes scènes et parvient à donner une certaine épaisseur à ce rôle impossible. À côté de cela, il faut se goinfrer Cesar Romero, insupportable en comte italien dragueur et virevoltant, le très fatigué Herbert Marshall, qui traverse le film comme un spectre somnambule. Ça, plus le moutard à la voix suraiguë, c'est quand même beaucoup !

Mais bon… Cela ne dure pas très longtemps, c'est parfois amusant au second degré et Miss Stanwyck était vraiment très séduisante. Un cinéma complètement désuet à voir d’un œil d’archéologue patient et curieux.

ALWAYS GOODBYE (1)

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 17:21

Les stars féminines d’un certain âge comme Bette Davis, Joan Crawford ou Olivia De Havilland, ont toujours adoré ce genre de films où elles se retrouvaient seules contre tous, TEMOIN MEURTRE (1)traquées, en péril et roulaient des yeux en se prenant la tête dans les mains, accompagnées par de tonitruantes musiques symphoniques accentuant chacune de leurs mimiques.

Barbara Stanwyck n’échappe pas à la règle avec « TÉMOIN DE CE MEURTRE », où – comme dans « FENÊTRE SUR COUR » – elle assiste à un meurtre par la fenêtre de l’immeuble d’en face. Mais personne ne la croit et l’assassin commence à la menacer.

Ce petit suspense platement réalisé tient pourtant en haleine, par sa rapidité, par la vulnérabilité de l’héroïne qui passe peu à peu pour folle et finit même à l’asile pendant quelques jours. Heureusement, le flic de service est tombé amoureux d'elle et l’aidera à coincer le méchant, un ex-nazi particulièrement givré et nietzschéen (sic !).

Le scénario est simpliste mais bien bâti, Miss Stanwyck fait toujours preuve de cette présence concrète et sans affèterie qui la rend crédible dans n'importe quelle situation. Elle porte le film sur les épaules, face à deux revenants du « ÈVE » de Mankiewicz : Gary Merrill en enquêteur mou du genou mais chaleureux et surtout George Sanders assez inquiétant en meurtrier faux-jeton qui se met à aboyer l’allemand comme Hitler quand il s’énerve. À noter la courte figuration de Claude Akins, dans un rôle de flic en uniforme.

TEMOIN MEURTRE

Un modeste suspense correctement empaqueté, caractérisé par quelques plans « à effet » de visages en clair-obscur menaçant et une poursuite finale dans un immeuble en construction, plutôt efficace et franchement hitchcockienne.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 18:14

Épisode de la 4ème saison de « LA GRANDE VALLÉE », « HELL HATH NO FURY » réalisé par Virgil Vogel, abonné à cette série, vaut d’être vu pour Carol Lynley, égérie des sixties et inoubliable interprète de Preminger pour « BUNNY LAKE A DISPARU ».

Endossant un rôle plus ou moins calqué sur le personnage authentique de ‘Belle Starr’, elle mène une bande de hors-la-loi composée de ses trois frères à moitié débiles. Après l’attaque d’une diligence, elle tombe folle amoureuse de Lee Majors qu'elle a détroussé et se met en tête de l’épouser. Mais celui-ci, bien que troublé par le culot de la jeune femme, ne partage pas ses sentiments.

BIG VALLEY lynley

Avec son accent sudiste, son cran, son imprévisibilité, Lynley crée une ‘bandida’ formidable, à la limite de la comédie, mais capable de se métamorphoser en dangereuse psychopathe, quand Majors repousse ses avances. Elle a un très beau face à face avec Barbara Stanwyck à laquelle elle tient tête sans faillir. Ce qui n’était pas donné à la première venue !

Parmi les seconds rôles, on aperçoit Rayford Barnes jouant un des frères. Un bon épisode qui met parfaitement en valeur la personnalité à la fois solaire et instable de la très jolie Miss Lynley.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 16:20

PLEASE LADY (1)Agacé par une journaliste qui l’a attaqué dans un article, le pilote de course Clark Gable lui balance une baffe bien sentie, puis il la prend vigoureusement dans ses bras et lui roule d’autorité un patin : « Pour moi, vous n’êtes qu’une gonzesse comme les autres », lâche-t-il en partant. Elle en reste toute chose !

Un peu plus tard, complètement énamourée, Barbara Stanwyck – car c'est d'elle qu'il s’agit PLEASE LADY– dîne avec lui au restaurant et lui dit : « Vous êtes un sacré type ! ». Tout à fait conscient de l’être, Gable ne cherche pas à le nier et lui adresse un clin d’œil complice. Oui, « POUR PLAIRE À SA BELLE » est une sorte de monument filmique au mâle américain des fifties : un macho pratiquant un sport à haut-risque, fumant clope sur clope et draguant toutes les filles à sa portée. Le jeu kistchissime de Gable finit de rendre le filmPLEASE LADY (2) aussi ridicule que délectable au 30ème degré : il faut l’avoir vu jouer du sourcil, plisser un œil (un seul, c'est plus viril) et sourire de contentement de lui-même. Face à lui, Miss Stanwyck retrouve son emploi de reporter sans scrupule de « L'HOMME DE LA RUE » et – handicapée par une coiffure particulièrement disgracieuse – a du mal à exister face à son partenaire beaucoup plus avantagé par le montage, entre deux séquences de courses automobiles sans doute excitantes il y a 60 ans, mais qui prêtent aujourd'hui à sourire.

Rien à sauver alors, de cette œuvrette désuète écrite comme un roman-photo ? À la rigueur une séquence où il vient la voir chez elle par surprise et lui parle au téléphone, depuis le vestibule. Elle le croit à Indianapolis et ferme les yeux en imaginant qu'il l’embrasse… L’expression du visage de Stanwyck quand il lui donne réellement le baiser vaut presque à elle seule qu’on s’inflige le film. Presque…

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 16:57

« SEARCH FOR A DEAD MAN » est le second épisode de la série « LES INCORRUPTIBLES » auquel participa Barbara Stanwyck en tant que ‘special guest star’, dans le rôle du lieutenant Aggie Stewart, du Bureau des Personnes Disparues de Chicago. Et il semble probable qu'elle aurait continué à apparaître en personnage semi-récurrent, si la série avait dépassé sa 4ème saison.

INCOS stanwyck2

Ici, un cadavre anonyme est retrouvé dans la rivière. Aggie enquête pour l’identifier et remonte difficilement la piste. C'est peu à peu qu'elle s’aperçoit qu'elle travaille sur le même dossier qu’Eliot Ness, sur la trace d’un chargement de whisky d’un million de dollars en provenance du Canada. Le mort est en effet un gros caïd victime d’un infarctus, dont le jeune frère couvre le décès pour encaisser l’argent de la livraison.

Ce n’est pas le meilleur scénario des « INCORRUPTIBLES » et Ness sert vraiment de faire-valoir à Miss Stanwyck. Elle peaufine son personnage d’enquêtrice calme et douce, mais au caractère bien trempé et a un joli face à face avec Sheree North, qui apparaît dans une unique séquence, en maîtresse du mort. On aperçoit quelques « tronches » familières comme Tom Reese en boxeur lessivé et Ed Asner, jouant toujours le bras-droit de Stanwyck.

Le fan attentif de la série pourra noter dans cette dernière saison, un petit relâchement dans les scénarios et également dans la photo, moins travaillée que dans les trois premières.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 12:05

INCOS stanwyck« ELEGY » est un des deux épisodes de la série « LES INCORRUPTIBLES », que Barbara Stanwyck tourna en ‘guest star’ dans le rôle du lieutenant Aggie Stewart du Bureau des Personnes Disparues de Chicago. Elle est d'ailleurs la vraie héroïne du téléfilm, Eliot Ness étant relégué à jouer les utilités de temps à autres. Mais quoi, on n’accueille pas la ‘Queen’ tous les jours !

Réalisé par Robert Butler, l’épisode montre le racketteur John Larch apprenant qu'il n’a plus que quelques semaines à vivre. Sa fille qu'il n’a pas vue depuis dix ans a disparu, aussi demande-t-il à Ness de la retrouver en échange de documents inestimables sur la mafia. Ness se tourne alors vers Miss Stanwyck. Le scénario suit la laborieuse enquête de terrain qui va l’amener dans les bas-fonds. La jeune femme est en effet devenue une « traînée » usée avant l’âge.

INCOS stanwyck (1)

Le film ne fait pas partie des meilleurs de la série, mais contient quelques moments d’émotion tout à fait inattendus, dus à l’époustouflante maîtrise de Stanwyck. Alors qu’on ne sait rien du passé de son personnage, qu'elle n’est censée être là que pour enquêter, interroger, fouiner, elle laisse filtrer des indices infimes par des yeux qui s’embuent à un moment inattendu, une voix qui se brise au milieu d’une phrase. Toute une histoire humaine qui se dessine en non-dits et en creux. Du Grand Art !

À ses côtés, de solides acteurs comme Ed Asner en co-équipier, Larch excellent et Peggy Ann Garner formidable en vieille gamine fanée et à la dérive. Son face à face avec Stanwyck dans une cafeteria vaut à lui seul qu’on voie l’épisode.

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 18:43

Le plus bizarre finalement, dans ce film déjà bizarre est encore d’y trouver la signature de Frank Capra ! « LA GRANDE MURAILLE » est un mélodrame situé pendant la guerre civile chinoise, dans une belle atmosphère d’exotisme hollywoodien à la Von Sternberg. Le scénario BITTER TEA (1)se focalise sur la confrontation entre une jeune Américaine venue à Shanghai pour épouser un missionnaire, avec un général chinois cruel et despotique qui tombe fou amoureux d'elle, au point de la séquestrer dans son palais.

Méprisante et raciste au début (elle va jusqu'à le traiter de « porc jaune » !) Barbara Stanwyck finit par succomber à la lune de printemps et à l’appel des sens. Elle craque complètement pour le bel asiatique – incarné par un acteur danois, il est vrai ! – et en vient à faire des rêves érotiques pas piqués des vers. Leur relation sado-maso, faite d’attraction-répulsion, de haine et de désir, s’achèvera dans une séquence d’un romantisme fou qui verra l’occidentale revêtir la tenue traditionnelle de la femme soumise et le général se donner la mort alors même qu'il vient de gagner le cœur de sa belle !

C'est extrêmement bien réalisé, en particulier les scènes de foule et de bataille au début, la photo est d’une beauté renversante, le montage rapide et étonnamment moderne et les seconds rôles sont bien campés, particulièrement celui du « renégat » américain servant de conseiller au général, et joué avec ambiguïté par Walter Connolly. Quant à Miss Stanwyck, c'est un des rôles où elle apparaît la plus ravissante et fragile, malgré une force de caractère qui transpire malgré tout. Sa scène finale, la montrant s’habillant et se maquillant comme pour aller au bûcher, est absolument magnifique, tout en frisant le ridicule.

BITTER TEA

Difficile de reconnaître le style de Capra dans cette « GRANDE MURAILLE », donc. Le seul véritable indice demeure le goût et le talent aveuglants avec lesquels cette curieuse soupe chinoise est cuisinée.

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