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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 05:51

SEXY BEASTProduit dans la mouvance alors très à la mode des « tarantineries » à l'Anglaise, « SEXY BEAST » a très bien passé l’épreuve des ans et maintient une formidable tension et un suspense croissant avec des éléments extrêmement simples et linéaires.

Ray Winstone est un ex-braqueur retiré en Espagne, relancé par ses anciens bosses qui veulent le mettre sur un gros coup. Ben Kingsley lui rend donc visite dans sa villa de rêve,SEXY BEAST (2) mais étant un parfait psychopathe, les choses tournent mal.

Peu avare en effets de mise en scène de tous genres, en musiques surmixées, en flash-backs intempestifs, le film doit beaucoup de son impact à Kingsley, terrifiant à chacune de ses apparitions. Véritable serpent à sonnette incontrôlable, capable du pire, fou à lier, il sème la terreur sans presque rien faire, avec une présence à l’écran SEXY BEAST (1)insensée. C'est probablement un de ses tout meilleurs rôles. Il électrise le film tout entier. Winstone est également excellent dans la demi-teinte et Ian McShane complète le tableau en caïd glacial et inquiétant.

On sent par moments l’influence des « AFFRANCHIS » dans la violence d’un passage à tabac, dans des travellings au steadycam suivant des comédiens de dos, dans la façon elliptique de filmer un étonnant braquage sous-marin. Mais « SEXY BEAST » trouve son originalité dans l’histoire d’amour sous-jacente, à peine esquissée entre Winstone et sa femme, ex-star du porno – la belle Amanda Redman – qui humanise l’ensemble et lui donne un cœur. Un film au charme discret mais persistant, qui a très bien vieilli.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 06:21

Avec sa silhouette imposante, son œil torve, son rire tonitruant dont il usait et abusait, Robert Middleton a tourné une centaine de films et téléfilms à partir du début des fifties, le plus souvent dans des rôles de ‘bad guys’ particulièrement brutaux.

Il est un des évadés dans « LA MAISON DES OTAGES », le voisin hilare dans « LA LOI DU SEIGNEUR », il tourne beaucoup de westerns comme « JICOP LE PROSCRIT » ou « LE SHÉRIF », joue un rancher mexicain dans « LE TRÉSOR DES 7 COLLINES » et apparaît même dans « LES ANGES MANGENT AUSSI DES FAYOTS » !

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 102 ans. Happy birthday, Bob.

MIDDLETON

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 06:01

Dans la droite lignée thématique de « RÉPULSION » de Polanski et de films de fantômes japonais comme « DARK WATER », « BABYCALL » parvient à renouveler le genre par son traitement austère. Entre le drame psychologique intimiste et le film d’horreur traditionnel, le scénario nous fait voir le monde à travers le regard d’une jeune femme perturbée et paranoïaque, obsédée par son enfant qu'elle couve et surprotège jusqu'à l’étouffement.BABYCALL

Mais par touches extrêmement subtiles et rigoureuses, l’auteur insinue de petits dérapages, puis de vraies plongées dans un monde parallèle qui progressivement nous font douter de la raison de l’héroïne et de la réalité de ce qu’on nous montre. Sans rien inventer, le film parvient à demeurer intrigant, déstabilisant et surtout – bonheur pour l’amateur blasé ! – totalement imprévisible. La mise en scène sobre, effacée, dépourvue de tout artifice participe de cette immersion qui finit par être suffocante. L’explication finale réussit même le prodige de n’être pas (trop) lourdingue et redondante.

Grand plaisir enfin, de retrouver Noomi Rapace telle qu'elle nous avait tant plu dans « MILLÉNIUM », avant d’être accaparée et aseptisée par Hollywood. Elle est ici exceptionnelle en femme battue, frêle et traumatisée, couvant en silence des volcans de démence qui n’attendent qu’une étincelle pour entrer en éruption. C'est par la seule intensité de son visage qu’on se laisse peu à peu happer par le récit et qu’on oublie ses repères. Magnifique performance d’actrice qui est le cœur de toute l’entreprise. À ses côtés, Kristoffer Joner est également remarquable en petit vendeur introverti et solitaire.

N’en disons pas trop sur « BABYCALL », un film maîtrisé et intelligent, d’une formidable portée émotionnelle, qui gagne certainement à être revu en en connaissant l’issue.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 06:28

MY 6 (1)Charles Bronson fut un des « 7 MERCENAIRES » et un des « 12 SALOPARDS », mais dans « MES 6 FORÇATS » tourné en 1952, il était bel et bien forçat, ce qui n'a rien d'étonnant en soi, mais hélas pas un de ceux mentionnésMY 6 2 dans le titre.

Dans cette inoffensive semi-comédie vaguement documentaire sur l’univers carcéral réalisée par l’argentin Hugo Fregonese, Bronson fait une quasi-figuration muette, hormis dans une courte séquence où le gentil psy œuvrant pour réformer le système pénitentiaire, vient faire passer un test à quelques prisonniers. Il commence par leur demander d’écrire des renseignements personnels sur un papier, « rien de spécifique ». À quoi Bronson, manifestement pas très futé, lui rétorque d'une voix de canard : « Euh… Ça veut dire quoi ‘spéficique’, doc ? ». Son voisin de banc – de caractère taquin – lui répond alors : « C'est un océan, Jocko ! ». Rires gras et bousculade virile.  

Ensuite, Bronson demande s’il peut utiliser son propre stylo pour remplir le formulaire. Et puis… Ça dégénère en bagarre générale.

On revoit le jeune ‘Charley’ çà et là au cours du film, à l’arrière-plan, aux côtés du caïd Gilbert Roland, il participe même à la tentative d’évasion au côté de John Marley et c'est à peu près tout.

MY 6

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 06:06

Millie Perkins fut très émouvante à ses débuts dans le rôle-titre du « JOURNAL D’ANNE FRANK » mais n’a jamais retrouvé de telle opportunité à l’âge adulte. Elle est pour Monte Hellman, l’aventurière énigmatique de « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM » et la fille de fermier taciturne dans « L’OURAGAN DE LA VENGEANCE ».

Elle est une mère célibataire abrutie de travail dans « COMME UN CHIEN ENRAGÉ » et ne fait que passer en maman du héros dans une scène d’hôpital de « WALL STREET ». Millie Perkins est touchante dans le rôle de la survivante de la famille juive détruite par le KKK dans « L’HÉRITAGE DE LA HAINE » et joue la mater familias dans « ADIEU CUBA ». Sa dernière apparition à l’écran date déjà de plusieurs années : quelques épisodes du ‘soap’ « LES FEUX DE L’AMOUR » !

Aujourd'hui, elle fête ses 75 ans. Happy birthday, Millie.

MPERKINS

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 06:47

Installé à Rome après une petite carrière U.S. souvent dans les productions Corman, Frank Wolff apparaît dans bon nombre de séries B internationales dans les sixties.

Il est cowboy dans « THE WILD AND THE INNOCENT », joue l’Arménien de « AMERICA ! AMERICA ! », un G.I. dans « SKI TROOP ATTACK », Praximède dans « ATLAS », un sergent dans « SITUATION DÉSESPÉRÉE… MAIS PAS SÉRIEUSE », le gendre de Mussolini dans « LE PROCÈS DE VÉRONE », un militaire israélien dans « JUDITH », un Cro-Magnon dans « QUAND LES FEMMES AVAIENT UNE QUEUE », un capitaine mexicain dans « PANCHO VILLA », le mari encombrant dans « SIN ». Son rôle le plus important demeure ‘Pisciotta’ le compagnon d’armes de « SALVATORE GIULIANO ».

WOLFF

Wolff apparaît dans plusieurs ‘spaghetti westerns’ : le shérif vantard dans « LE GRAND SILENCE », le bad guy de « DIEU PARDONNE… MOI PAS », le hors-la-loi truculent dans « LE FOSSOYEUR », le gardien de bagne de « TUEZ-LES TOUS ET REVENEZ SEUL », le pilleur de banques de « JE VAIS, JE TIRE ET JE REVIENS ».

Il restera surtout identifié au rôle de ‘Brett McBain’ dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », fermier Irlandais rouquin massacré avec toute sa famille par Henry Fonda. Rôle bref, mais dont on parle pendant tout le film.

À la TV, on l’aperçoit en bandit dans « RAWHIDE » et en homme de main dans « LES INCORRUPTIBLES », en soldat dans « TWILIGHT ZONE ».

S’il ne s’était pas donné la mort à l’âge de 43 ans, il aurait fêté aujourd'hui ses 85 printemps. Happy birthday, Frank. 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 06:15

En 1966, la même année où il tournait son second western en Italie avec Sergio Leone, Lee Van Cleef apparut en guest star dans « QUARTER PAST ELEVEN », un épisode de la série TV comique « LAREDO ».

Il y jouait ‘Big Mike Kelly’, un tueur tout de noir vêtu, qui avait un compte à régler avec le chef des rangers. Un rôle qu'il avait déjà joué des dizaines de fois par le passé. À part que cette fois-ci, c'est légèrement différent !

LAREDO lvc

LAREDO lvc (1)

D’abord, le réalisateur Irving Moore utilise la nouvelle image de Lee, pour tourner le duel à la façon ‘spaghetti western’ (du moins revu et corrigé par les Américains), ensuite le ‘cattivo’ ne mord pas la poussière. En fait, les trois héros de la série, Peter Brown, William Smith et Neville Brand vont tout faire pour le distraire et briser sa concentration, ce qui fait que Van Cleef n’ira pas au bout du duel et déguerpira la queue entre les jambes, à la grande stupeur de son adversaire.

Tout cela n’a rien de génial bien sûr, mais c'est la première fois que Lee Van Cleef était utilisé en tant qu’icône du western italien sur son sol natal. L’extrême gros-plan de ses yeux est là pour en témoigner ! Ce ne sera pas la dernière…

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 08:14

Le décès de Jeanne Cooper, star du ‘soap’ « LES FEUX DE L’AMOUR » a été très relayé par la presse et le web. Et ce triste évènement a eu une conséquence inattendue sur « WWW » puisque le blog a connu sa journée-record de fréquentation depuis sa création il y a maintenant bientôt quatre ans. et uniquement due aux visiteurs intéressés par les posts consacrés à la comédienne.

JCOOPER RECORD

C'est ainsi qu’hier, le Blog du West a connu pas moins de… 180% d’augmentation de fréquentation ! 1437 visiteurs ont consulté 3334 pages. C'est un bel hommage à Miss Cooper dont « WWW » propose à travers ses films des années 50 et 60, une image antérieure et plus séduisante que celle qui l’a rendue célèbre mondialement avec le personnage de ‘Katherine Chancellor’.

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 06:28

BOURGEOIS (1)En pleine mouvance de films de ‘vigilantes’ venue des U.S.A., Mario Monicelli décide d’en donner sa propre lecture, sans les artifices du polar et en autopsiant à fond le mythe du « justicier » tant adulé des foules.BOURGEOIS

« UN BOURGEOIS TOUT PETIT, PETIT » est une pure merveille d’intelligence, de férocité et de noirceur, qui nous prend d’abord gentiment par la main pendant une bonne moitié de son métrage en nous brossant un portrait de petit fonctionnaire borné, Alberto Sordi, qui ne rêve que d’une chose : voir son fiston adoré lui succéder au ministère. Pour cela, il est prêt à tout : lécher toutes les bottes, avaler des couleuvres, devenir franc-maçon si on le lui demande, n'importe quoi pour voir l’héritier suivre ses médiocres traces. Mais un jour, celui-ci prend une balle perdue lors d’un braquage et la vie d’Alberto va basculer.

La seconde moitié du film est d’une noirceur suffocante, atroce, sans une lueur d’espoir. Et si le pauvre père éploré se venge effectivement d’un des voyous de façon assez horrible et détaillée sans pitié pour le spectateur, les auteurs ne nous feront pas l’aumône de nous montrer Sordi en ‘vigilante’. Il le deviendra certainement, mais après le mot ‘FINE’. Pas de vengeance cathartique, pas de fusillades sanglantes, pas « d’entertainment », autrement dit. Pour Monicelli, un justicier ne peut être qu’un pauvre type qui a perdu la raison et n’a BOURGEOIS (2)trouvé que le meurtre pour combler le grand vide qu’est devenue son existence.

Sordi est absolument magistral, passant de la veulerie comique, de la vantardise ridicule à la pure tragédie. Ce qu'il fait dans la seconde partie du film est probablement ce qu'il a accompli de plus fort dans sa carrière. Face à lui, Shelley Winters est étonnamment crédible en épouse soumise, superstitieuse et finalement catatonique. Et une mention à l’excellent Romolo Valli en supérieur hiérarchique qui passe une bonne partie de son temps à gratter ses pellicules qu'il recueille dans un tiroir de son bureau.

Le grand cinéma italien a (presque) toujours été un savant dosage de comédie satirique aux limites du clownesque et de constat social âpre et sans concession. Ce film dur, cruel et magnifiquement intelligent en est un bel exemple. Une grosse baffe !

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 05:46

Dimitri Tiomkin est un des grands noms de la musique de films hollywoodienne. Il signa pas moins de 120 partitions au cours de sa longue carrière, la plupart de grosses productions. Parmi ses œuvres les plus mémorables : « LA VIE EST BELLE », « DUEL AU SOLEIL », « LA RIVIÈRE ROUGE », « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », « ALAMO » ou encore « LES CANONS DE NAVARONE ». Beau palmarès…

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 119 ans. Happy birthday, Dimitri.

TIOMKIN

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