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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:12

Sur le papier, l’idée de faire orchestrer le comeback de Schwarzie au cinéma par le réalisateur coréen du terrifiant « J'AI RENCONTRÉ LE DIABLE », paraît géniale. Qu’en plus, le scénario westernien au possible évoque à la fois « RIO BRAVO » et « COP LAND », ne peut que réjouir le cinéphile. À l’arrivée, qu’a-t-on ? Un film d’action confiné destiné à un public très jeune (ou resté très jeune !), mélange de grosse comédie et de baston cartoonesque.

« LE DERNIER REMPART » n’a rien d’antipathique, d’autant qu’on sent la patte duLAST STAND réalisateur et de son compatriote chef-opérateur, dans un découpage moins hystérique que les habituels blockbusters U.S. et une image stylée. Mais le scénario pèche par manque d’enjeux et par des personnages caricaturaux sans la moindre épaisseur humaine. Le sujet ? Un caïd mexicain de la drogue s’évade dans une Grosse-Voiture-Qui-Va-Super-Vite et doit regagner le Mexique en traversant une petite ville paumée. Sa bande l’attend là-bas et installe un pont pour qu'il traverse un canyon (sic !). Le shérif Arnold et ses adjoints vont le stopper au nez et à la barbe du FBI.

Tout cela est bien gentil, la ville est – comme par hasard ! – complètement déserte, toute la population étant partie fêter on ne sait quoi, on ne sait où, ce qui simplifie la gestion de la figuration, Luis Gúzman et Johnny Knoxville se croient dans « The A-Team », Peter Stormare en pilotage automatique joue un homme-de-main sadique, Forest Whitaker grimace comme jamais en FBI atrabilaire et les rôles féminins sont inexistants. Reste Arnold… Il a vieilli, c'est clair. Il est ridé, alourdi, moins vif, mais c'est une icône et on a plaisir à le revoir un flingue à la main. Il a droit à un ou deux ‘one liners’ rigolos et son accent teuton ne s’est pas arrangé avec les années.

En résumé, c'est puéril, sous-écrit, plutôt joliment filmé, ça fait beaucoup de bruit, ça casse du bois, de la taule, on peut s’irriter de l’apologie éhontée des armes à feu. Alors qu’on s’attendait à un polar ‘hard boiled’ façon « KILL THE GRINGO », on n’a au bout du compte qu’un gros cartoon qui brasse tellement d’influences et de clins d’œil, qu'il en perd toute substance. Welcome back quand même, Arnold.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 06:44

GAMMA (1)Second film réalisé par Paul Newman, « DE L’INFLUENCE DES RAYONS GAMMA SUR LE COMPORTEMENT DES MARGUERITES » est l’adaptation d’une pièce de théâtre et cela se ressent par une surabondance de dialogue et par l’effacement de la mise en scène tout au service de ses actrices : Joanne Woodward, Nell Potts (respectivement épouse et fille du réalisateur) et Roberta Wallach (fille d’Eli et d'Anne Jackson).

Dès ses premières scènes, le film fait penser à ceux que John Cassavetes tourna avec Gena Rowlands. C'est le portrait impitoyable d’une maniaco-dépressive odieuse et pathétique, moulin à paroles égotique, mauvaise mère, « foldingue » GAMMA (2)moquée par tout le quartier, qui fait vivre ses deux filles dans un gourbi infâme de crasse et les embarrasse en public. Si la facture est plus soignée, la démarche des deux auteurs est la même. C'est un cinéma exigeant, parfois ingrat, entièrement focalisé sur la performance d’une grande comédienneGAMMA lâchée en roue-libre. À ce jeu-là, Woodward est exceptionnelle. Sans aucune concession à l’humanité ou à l’émotion, elle tient son rôle jusqu'au bout, jusqu'à l’écœurement, jusqu'au dégoût. Le regard que portent sur leur mère les deux fillettes à la fin, est d’une terrible cruauté. Sur ce terrain, Newman se montre encore plus dur que Cassavetes qui laissait malgré tout filtrer une certaine chaleur, un embryon d’empathie pour ses « femmes sous influence ».

Le film par sa forme même, n’est pas toujours passionnant et finit même par soûler, quand la voix de crécelle ininterrompue de Woodward devient insupportable. Mais quelques plans laissent filtrer une émotion terrible : le visage de cette vieille dame muette à la merci d’une étrangère, le discours de Nell Potts sur l'estrade de son école, la scène où Roberta Wallach imite sa mère dans un sketch devant toute sa classe…

Le titre, le thème de cette mère élevant seule ses deux filles, tout laisse à imaginer une comédie dramatique lacrymale. On en est vraiment loin ! Cette œuvre âpre et sans complaisance laisse sur un vrai malaise.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 08:49

BOOTHILL BRD

La nouvelle inespérée et totalement inattendue vient de tomber : « SHOWDOWN AT BOOTHILL » va sortir en juin aux U.S.A. ! Le western avec Charles Bronson en vedette et John Carradine,BOOTHILL2 inédit en France, introuvable depuis une antédiluvienne édition VHS il y a 25 ans en Pan & Scan, va connaître une exhumation en grande pompe.

Non seulement il sera disponible en DVD ce qui est déjà très bien, mais aussi en Blu-ray ! Et tout cela grâce aux édition Olive, qui rééditent régulièrement de vieux titres Paramount, alors que ce western fut jadis distribué par la 20Th Century-Fox. 

 Après des décennies d’invisibilité, cette série B de 1958 sans grands moyens, mais très bien écrite, offre au jeune Bronson de 36 ans un rôle de ‘bounty hunter’ renfrogné et complexé par sa petite taille. On le verra même jouer les amoureux romantiques !

C'est dire que « WWW » attend avec impatience de (re)voir enfin ce petit bijou méconnu dans de bonnes conditions.

Olive nous a habitués à des DVD et Blu-ray très austères, dépourvus du moindre sous-titre, même anglais. Celui-ci ne dérogera sûrement pas à la règle. Quant à la jaquette, elle est lointainement inspirée de l'affiche originale.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 06:28

Disons-le tout net, il faut un certain temps, un assez long temps même, pour se laisser embarquer par « L’ODYSSÉE DE PI » et succomber – in extremis – à sa magie. Au début, on croit à un film pour enfants en bas âge, une gentille fable écolo et mystique. Puis le ton légèrement « Amélie Poulain » de la voix ‘off’ irrite et joue sur les nerfs. Sans parler des F/X et des effets 3-D incessants. Le « tout-numérique » empêche d’y croire, de s’émouvoir, d’avoirPI peur. On sait, on sent que tout est faux, que le tigre n’est qu’une créature faite de pixels, même si le résultat est remarquable.

En fait c'est très lentement, très progressivement, qu’on est entraîné dans l’univers du film et l’émotion survient enfin vers la fin, quand on comprend que la finalité de tout cela est très « fordienne » : une fois encore, l'homme a choisi « d’imprimer la légende ». Parce qu'elle est poétique, exemplaire, qu'elle fait rêver, contrairement à la sordide et tristounette réalité. Il y avait deux versions à l’histoire de Pi et on est finalement heureux que les auteurs aient opté pour celle-là. Et l’émotion bien réelle qui nous saisit après les dernières images, rachète les longueurs, les redites, les lourdeurs.

C'est en connaissance de cause qu'il faut donc voir « L’ODYSSÉE DE PI », qui contient çà et là des scènes impressionnantes comme le naufrage, comme quelques face à face avec le tigre sur le radeau ou comme cette étrange séquence sur la mangrove envahie de suricates. Dommage qu'il soit si difficile d’oublier que tout cela fut tourné en studio, devant des fonds verts et finalisé à l’ordinateur. Cela ne sera jamais aussi fort que le réel, le « dur ».

Le cast est impeccable, même si l’apparition de Depardieu en cuistot insalubre et raciste tombe comme un cheveu (gras) sur la soupe. Heureusement, ça ne dure pas longtemps !

Alors, bon film ou pas bon film ? Les deux, mon général…

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 06:08

Il n’est pas impossible mais tout de même très difficile d’avoir une opinion bien tranchée sur « THE IMPOSSIBLE », et encore moins d’exprimer clairement les réserves qu'il suscite après coup.

À travers l’histoire (vraie) d’une famille, le scénario relate le tsunami qui ravagea la ThaïlandeIMPOSSIBLE en optant pour une narration « réaliste », quasi-documentaire, sans rajouter de péripétie hollywoodienne. Tout est misé sur l’émotion brute, la volonté de survivre à tout prix, l’amour pour ses proches, le refus obstiné de mourir ou d’abandonner. Tout cela est édifiant et forcément émouvant, aussi suit-on le film sans ennui et dans un état de stress permanent.

Ce n’est qu’après le mot « fin », qu’on se demande un peu à quoi tout cela a rimé ? Prendre autant de peine pour recréer une catastrophe naturelle, pour décrire par le menu la souffrance physique et morale des rescapés, d'accord. Mais dans quel but ? Il n’y a pas vraiment de leçon à tirer de cette reconstitution, la famille en question est sympathique et désespérément « normale » et s’ils s’en sortent c'est par chance plus qu’autre chose. Seul le fils aîné joué par l’excellent Tom Holland a un parcours intéressant, passant du morveux égoïste au samaritain héroïque. Bien sûr, Naomi Watts joue parfaitement la douleur et l’abnégation, Ewan McGregor a une ou deux scènes bouleversantes (le coup de fil à ses parents « cueillera » le cœur le plus endurci) et même le court caméo de Géraldine Chaplin fait mouche. Mais à quoi bon ?

À chacun de se faire une opinion, donc, selon son humeur du moment. Dans la colonne des points indiscutables, les F/X sont extraordinaires, le tsunami lui-même est impressionnant, le travail sur la bande-son d’une formidable minutie et les stars sont totalement impliquées. On reste malgré tout sur la sensation que Clint Eastwood avait déjà traité tout cela en seulement quelques minutes hallucinantes dans son pourtant moyen « AU-DELÀ ».

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 05:55

Allez ! La sortie en Blu-ray le 5 juin prochain de « LA GRANDE ÉVASION » vaut bien une série de visuels du classique de John Sturges à travers les âges et les contrées.

ESCAPE BLU

Si les affiches U.S. et françaises sont basées sur un même schéma plutôt sage, avouons que l’italienne montrant les visages en pénombre est franchement belle. La japonaise (une réédition) affiche les faciès de nos acteurs préférés et nous est donc immédiatement sympathique. Quant à l’allemande – la dernière – met en vedette un Bronson moustachu avant l’heure et McQueen et le symbole puissant d’une chaîne brisée. Pour tous les goûts, autrement dit. Vivement juin !

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 06:44

Grand vainqueur des Oscars 2013, « ARGO » est-il à la hauteur de ces honneurs ? Oui, dans le sens qu'il maîtrise complètement son sujet et sa technique, qu'il se concentre pour créer un suspense qui va crescendo jusqu'à l’insupportable et qu'il parvient à passionner pour une histoire somme toute parfaitement anecdotique, toute à la gloire de la généralement décriéeARGO CIA.

Le scénario – tiré de faits réels légèrement dramatisés – fait penser à un mélange de « MIDNIGHT EXPRESS » pour l’angoisse de l’étranger cerné, seul contre tous en terre inconnue et de « DES HOMMES D’INFLUENCE » pour l’intervention d’Hollywood dans une affaire d’État. Alors que le montage de ce film fictif inventé pour « exfiltrer » des otages en Iran aurait pu générer de l’humour, Ben Affleck a choisi un ton ultra-sérieux, presque monacal pour traiter son récit. Les scènes de rues, d’émeutes, de violence, sont tout à fait angoissantes et d’un réalisme à faire frémir et on sent que John Goodman et Alan Arkin (génial en vieux renard hollywoodien) contiennent leur propension à la comédie.

Tout cela donne un film palpitant et tendu comme une corde à piano, dont le seul défaut est justement de paraître trop « in control ». Pas un dérapage, pas une fausse note, pas vraiment de surprise. Jusque dans le ‘climax’ final à l’aéroport, tellement bien agencé et monté, qu'il en devient un peu artificiel, tout en demeurant efficace à 100%.

En tant qu’acteur, Affleck a rarement été plus charismatique qu’en « exfiltreur » impassible, planqué derrière une pilosité à la Chuck Norris. Tous les seconds rôles sont impeccables, en particulier Bob Gunton et Philip Baker Hall en représentants du gouvernement, décrits comme « les vieux du Muppet Show ».

À noter le bref caméo de la revenante Adrienne Barbeau, en « sorcière galactique ».

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 13:11

Suivant la récente sortie en Blu-ray du classique-culte « APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA » en France, voici que les excellentes éditions Wild Side, semblant répondre à la supplique de « WWW », s'apprêtent à éditer dans les mois qui viennent le méconnu, sous-estimé et méprisé « TUEUR D’ÉLITE » de Sam Peckinpah.

KILLER ELITE

Non seulement il s’agit d’une exclusivité mondiale (le DVD U.S. aujourd'hui épuisé était affreux et en 4/3), mais en plus on annonce un ‘director’s cut’ !

Du bonheur en perspective donc, pour les amateurs de ‘Bloody Sam’ et avec un peu de chance, une redécouverte de ce film imparfait et délirant.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:23

Remise en actualité d'un post originellement paru en mars 2011, pour coïncider avec la sortie du film en DVD en France.

 

« LE CHEVALIER DU ROI » est une grosse pâtisserie médiévale hollywoodienne des années 50. Autrement dit, un cinéma complètement révolu, tombé en désuétude et en passe d’être oublié.

CHEVALIER ROI (1)

Ce qui épate le plus dans ce film, c'est tout ce qu'il arrive à raconter dans le modeste temps de 96 minutes ! Alors qu’aujourd'hui le moindre remake de « ROBIN DES BOIS » frise les 2 H 30, Rudolph Maté compresse allègrement des secrets de famille, des complots de cour, des histoires d’amour (une double, en l’occurrence !), des tournois sanglants et parvientCHEVALIER ROI même à y introduire des temps de pause. C'était vraiment une autre façon de raconter.

Naïf, simpliste et kitsch à souhait, « LE CHEVALIER DU ROI » vaut d’être vu, car c'est un des premiers films en CinémaScope, que les couleurs sont splendides, les décors imaginatifs. Et bien sûr, il y a Janet Leigh. Un film avec Janet Leigh vaut toujours d’être vu. Ça ne se discute pas. Tony Curtis, juvénile et acrobate émérite, est moyennement crédible en jouvenceau moyenâgeux, avec sa gouaille naturelle et son accent du Bronx, mais il dégage une belle énergie et se dépense sans compter, apparemment très peu doublé pour les cascades. Patrick O’Neal joue un félon dans la tradition de Basil Rathbone, Dan O’Herlihy compose un intéressant prince héritier se faisant délibérément passer pour un ivrogne inoffensif. Mais c'est Torin Thatcher qui pique la vedette à tout le monde dans un rôle de maître d’armes borgne et ronchon à la capitaine Haddock.

Pas le genre de film à donner la migraine donc, mais c'est plutôt un compliment. Et la bataille finale dans la cour du château est extrêmement bien réglée. Il y a dû y avoir quelques séjours à l’hôpital aux frais des assurances !

 

À NOTER : le film vient de sortir en UK dans une très belle copie en Blu-ray, qui redonne à l’image tout son lustre d’origine.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:46

RAWHIDE 5 (1)Paramount U.S.A. continue de sortir au compte-gouttes les huit saisons de la série TV « RAWHIDE ».

Voici que sort aujourd'hui la 5ème, tournée en 1963 et qui s’avère être une plutôt bonne surprise après la 4ème saison techniquement catastrophique sortie il y a quelques mois. RAWHIDE 5Sans atteindre la qualité des trois premières, celle-ci a une vraie tenue, qui n’a heureusement plus rien à voir avec l’image floue, moirée, baveuse et pire qu’un cauchemar en VHS de la précédente.

Ce qu’on remarque au premier coup d’œil, c'est le subit mûrissement de Clint Eastwood, qui à 33 ans offre un visage plus marqué, une expression moins juvénile. Son ‘Rowdy Yates’, « l’idiot des plaines » comme il le surnommait lui-même, a clairement pris de la bouteille et son rôle semble d'ailleurs plus présent au fil des épisodes. Il faut dire qu’un an plus tard, il allait tourner son premier ‘spaghetti western’ avec Sergio Leone !

Quelques ‘guest stars’ de prestige dans cette saison : Claude Rains, Lon Chaney, Jr., Susan Oliver, John Ireland, Keenan Wynn, Claude Akins, Harry Dean Stanton, James Whitmore, Jeanne Cooper, Dan Duryea, Robert Loggia, Cesar Romero, etc.

Encore trois saisons à espérer donc, mais surtout l’envie qu’un jour, prise d’une irrépressible conscience professionnelle, la Paramount pense à rééditer une nouvelle mouture remastérisée et plus décente de cette 4ème saison sinistrée.

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