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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:44

« WWW » tient aujourd'hui à rétablir une vérité. Charles Bronson a souvent été qualifié de ‘macho’. Or rien n’est plus faux ! S’il a passé une bonne partie de sa carrière à menacer des gens avec une arme ou à leur tirer carrément dessus, il n’a jamais fait aucune discrimination de sexe.

CB GIRLS

Il a pointé son arme sur Susan Cabot dans « MITRAILLETTE KELLY », voulait tuer sa femme au fusil dans « HAVE GUN – WILL TRAVEL », braque son Lüger sur Marlène Jobert dans « LE PASSAGER DE LA PLUIE », vise Jill Ireland dans « CITÉ DE LA VIOLENCE » (bon là, il va jusqu'à la tuer, mais c'est une exception !), braque son six-coups au lit sur Capucine dans « SOLEIL ROUGE » et menace fréquemment Lee Remick de mort dans « UN ESPION DE TROP ». Pour l’égalité des sexes, le Charley…

CB GIRLS (1)

CB GIRLS (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:12

Sur le papier, l’idée de faire orchestrer le comeback de Schwarzie au cinéma par le réalisateur coréen du terrifiant « J'AI RENCONTRÉ LE DIABLE », paraît géniale. Qu’en plus, le scénario westernien au possible évoque à la fois « RIO BRAVO » et « COP LAND », ne peut que réjouir le cinéphile. À l’arrivée, qu’a-t-on ? Un film d’action confiné destiné à un public très jeune (ou resté très jeune !), mélange de grosse comédie et de baston cartoonesque.

« LE DERNIER REMPART » n’a rien d’antipathique, d’autant qu’on sent la patte duLAST STAND réalisateur et de son compatriote chef-opérateur, dans un découpage moins hystérique que les habituels blockbusters U.S. et une image stylée. Mais le scénario pèche par manque d’enjeux et par des personnages caricaturaux sans la moindre épaisseur humaine. Le sujet ? Un caïd mexicain de la drogue s’évade dans une Grosse-Voiture-Qui-Va-Super-Vite et doit regagner le Mexique en traversant une petite ville paumée. Sa bande l’attend là-bas et installe un pont pour qu'il traverse un canyon (sic !). Le shérif Arnold et ses adjoints vont le stopper au nez et à la barbe du FBI.

Tout cela est bien gentil, la ville est – comme par hasard ! – complètement déserte, toute la population étant partie fêter on ne sait quoi, on ne sait où, ce qui simplifie la gestion de la figuration, Luis Gúzman et Johnny Knoxville se croient dans « The A-Team », Peter Stormare en pilotage automatique joue un homme-de-main sadique, Forest Whitaker grimace comme jamais en FBI atrabilaire et les rôles féminins sont inexistants. Reste Arnold… Il a vieilli, c'est clair. Il est ridé, alourdi, moins vif, mais c'est une icône et on a plaisir à le revoir un flingue à la main. Il a droit à un ou deux ‘one liners’ rigolos et son accent teuton ne s’est pas arrangé avec les années.

En résumé, c'est puéril, sous-écrit, plutôt joliment filmé, ça fait beaucoup de bruit, ça casse du bois, de la taule, on peut s’irriter de l’apologie éhontée des armes à feu. Alors qu’on s’attendait à un polar ‘hard boiled’ façon « KILL THE GRINGO », on n’a au bout du compte qu’un gros cartoon qui brasse tellement d’influences et de clins d’œil, qu'il en perd toute substance. Welcome back quand même, Arnold.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:17

Quand « HALLOWEEN II » démarre pile où le premier remake s’était achevé et qu'il nous amène à l’hôpital, comme dans la première sequel originale avec Jamie Lee Curtis, on se prépare à passer deux heures dans les lieux, à voir Michael Myers massacrer docteurs et infirmières au couteau de cuisine. Et c'est bien ainsi qu’on passe le premier quart d’heure. Hélas ! Après nous avoir fait le coup du « ce n’était qu’un rêve », Rob Zombie se lâcheH2 complètement et part dans un délire hors-contrôle, où se mêlent hard rock, slasher, visions oniriques à deux balles et séances de psy chez une Margot Kidder méconnaissable.

Car bien sûr, malgré sa balle dans la tête, Michael n’était pas mort et il revient le soir d’Halloween, traînant derrière lui le fantôme de sa maman vêtue de blanc avec son cheval de la même couleur et… le spectre de lui-même enfant, joué par un autre acteur que dans le n°1. Ce n’est pas très clair ? Non, effectivement. Mais ce n’est pas le pire. En fait, le plus difficile dans ce n°2, c'est de supporter les hurlements incessants et les « fuck ! » éraillés braillés par l’insupportable Scout-Taylor Compton qui partage l’affiche avec Malcolm McDowell. Celui-ci oublie totalement le personnage créé précédemment, pour en faire un mégalo narcissique et avide de publicité. C'est n'importe quoi !

Le pire est que – dans son ‘director’s cut’  en tout cas – le film dépasse les deux heures, qu'il ne s’y passe finalement pas grand-chose, qu’on ne tient éveillé que par la puissance du mixage à faire péter les enceintes. Plus qu’une suite, c'est une sorte de variation improvisée et « libre » sur le thème du serial killer inventé par Carpenter. Croisons les doigts, il n’y a pas eu de n°3 !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 06:16

À la base, on ne voit pas très bien la nécessité de produire un remake du classique de John Carpenter « LA NUIT DES MASQUES ». Ceci établi, Rob Zombie ne s’en sort pas trop mal en radicalisant le propos, en changeant de milieu (la ‘Middle class’ banlieusarde laisse place aux ‘White trash’) et en densifiant le personnage de Michael Myers, là où Carpenter en faisait un quasi-symbole fantomatique. Dans « HALLOWEEN », c'est un serial killer, un sociopathe fort comme un bœuf, un monstre à visage humain, mais pas un croque-mitaine désincarné.HALLOWEEN

Zombie respecte les fondamentaux : la BO et le masque du tueur sont les mêmes. Mais il multiplie les clins d’œil au cinéma des seventies, via un casting truffé de vieux acteurs qui ont illuminé le genre. L’humour vient d'ailleurs en grande part de ce casting : quel genre de ville aurait Brad Dourif comme shérif ? Malcolm McDowell comme psy ? Ou Danny Trejo comme infirmier ?

Le film roule tout seul jusqu'à l’évasion de l’hôpital psychiatrique et l’enfant incarnant Michael est même franchement angoissant. À partir de son arrivée dans sa ville natale, on retombe dans le schéma du film original et comme le remake n’a pas opté pour le formalisme de l’original, la pauvreté du scénario se fait alors gênante. On suit d’un œil de plus en plus indifférent une succession de meurtres à l’arme blanche, répétitifs et à peu près identiques les uns aux autres, on voit disparaître toute la distribution sous la lame du ‘boogeyman’ et comme l’héroïne n’a pas le charisme de Jamie Lee Curtis, la lassitude s’installe inexorablement. L’accumulation de séquences nocturnes n’aide pas non plus…

Un remake à demi-réussi, donc, loin d’être antipathique, mais qui – contrairement à celui de « MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE », par exemple, n’arrive pas à exister par lui-même et à faire oublier son modèle.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:39

Maurice Evans est un très distingué comédien anglais, qui se fit connaître grâce à ses rôles classiques sur la BBC.

Au cinéma, il a joué le prêtre dans « LE SEIGNEUR DE LA GUERRE », l’orang-outang ‘Zaius’ dans « LA PLANÈTE DES SINGES » et sa première sequel, le meilleur ami de Mia Farrow dans « LE BÉBÉ DE ROSEMARY » et le facétieux ‘oncle Maurice’ dans la sitcom « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 112 ans. Happy birthday, Maurice. 

EVANS

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:23

« MURDER FOR CREDIT » est un bel épisode de la série « JOHNNY STACCATO » réalisé par John Cassavetes lui-même (sa toute première réalisation, en fait), qui réunit de grandes icônes du ‘film noir’ des années 40 et 50 comme Charles McGraw, le très ridé Eduardo Ciannelli et le jeune et efflanqué Martin Landau, autour d’un scénario basé sur l’usurpation.STACCATO landau (1)

McGraw joue un musicien de jazz un peu « has-been », qui prépare un comeback grâce à une magnifique partition. Mais il engage Cassavetes parce qu'il a récemment échappé à des tentatives d’assassinat. Le privé-pianiste va enquêter chez l'ex-femme de McGraw qui le hait toujours aussi violemment, mais quand celui-ci succombe à un empoisonnement, Staccato comprend que le coupable n’est autre que Landau, jeune compositeur qui s’est fait déposséder de son œuvre par le vieux requin.

Une histoire simple et linéaire, qui vaut surtout pour les scènes entre Cassavetes et Marilyn Clark où on sent déjà la griffe de directeur d’acteurs du réalisateur et pour la confrontation finale, pendant laquelle Landau est très touchant, partagé entre la peur d’être arrêté et le désir d’être reconnu.

STACCATO landau

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 09:05

Nino Baragli, le plus grand monteur du cinéma italien, vient de mourir à l’âge de 88 ans.

BARAGLI

Il avait effectué la post-production de la plupart des Sergio Leone, dont « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » et « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE », mais dans une carrière de plus de 200 films commencée en 1950, on trouve aussi « LE BEL ANTONIO », « MAFIOSO », « DJANGO », plusieurs Pasolini, « CITÉ DE LA VIOLENCE », « GINGER ET FRED », parmi tant d’autres. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 08:45

L’actrice Jean Stapleton, extrêmement populaire aux U.S.A. pour son rôle de mère de famille lente d’esprit dans la longue sitcom « ALL IN THE FAMILY », vient de mourir à l’âge de 90 ans.

STAPLETON

Elle a surtout tourné pour la TV comme par exemple dans la courte série « BAGDAD CAFÉ » où elle reprenait le rôle de la touriste égarée. Au grand écran, on l’aperçoit en secrétaire dans « KLUTE », dans « VOUS AVEZ UN MESS@GE » et « À LA POURSUITE DU BONHEUR ». R.I.P.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 06:10

NONE (1)Unique film réalisé par Frank Sinatra, « L’ÎLE DES BRAVES » est une coproduction américano-japonaise, ce qui a déjà pour avantage de proposer une écriture nuancée et non-manichéenne de la WW2.

Le sujet anticipe sur « DUEL DANS LE PACIFIQUE » et « TROP TARD POUR LES HÉROS », mais le film n’en possède pas le ton acerbe et âpre. Pendant longtemps, Sinatra hésite entre la grosse comédie, le pamphlet anti-guerre et le pur mélo guerrier. Il n’arrive vraiment àNONE ses fins que lors des scènes entre le capitaine Clint Walker et son « jumeau » nippon, Tatsuya Mihashi : deux soldats nobles et loyaux, qui nouent une amitié mise à rude épreuve par leur isolement sur une île oubliée de tous et par leur sens du devoir. Pour le reste, ce sont des péripéties laborieuses, des personnages à peine esquissés et des conflits qui ne progressent pas.

De plus, la direction d’acteurs est assez flottante : NONE (2)Sinatra lui-même n’est pas au top de sa crédibilité en infirmier pochtron dans ce qui n’est étonnamment qu’un rôle secondaire de faire-valoir. Sans parler de l’épouvantable Tommy Sands en lieutenant braillard. Le grand Walker endosse un rôle à la John Wayne avec son effacement habituel et sa sempiternelle expression douloureuse et parmi les soldats, on reconnaît Brad Dexter – un pilier du « Rat Pack » – en sergent boxeur à cigare (un vrai cliché sur pattes !).

La photo exploite parfaitement les paysages de rêve de l’île, les intentions du scénario étaient bonnes et quelques séquences surnagent, mais « L’ÎLE DES BRAVES » succombe en fin de compte à son manque de rigueur (que viennent faire les deux ridicules flash-backs vers la fin, à part montrer de jolies jeunes femmes ?) et à un éparpillement des centres d’intérêt.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 06:10

Pour se moquer du cinéma français, les Américains ont l’habitude de dire qu’un film hexagonal, ce sont quelques personnes en train de discuter dans un appartement. Évidemment, c'est difficile de les contredire en voyant « LE PRÉNOM », qui n’est au fond que la « captation » légèrement élaborée d’un succès théâtral, dont le format Scope n’est justifié que par la nécessité de caser le maximum de personnages dans un même plan.PRENOM

Si on accepte le concept d’un film constitué à 98% d’échanges de répliques dans le décor d’une salle à manger et d’un living room, on peut trouver des satisfactions à la vision de la chose : un dialogue efficace et truffé de fines observations, une bonne montée de la tension entre les protagonistes et des numéros d’acteurs inégaux mais parfois intéressants. C'est Valérie Benguigui qui remporte haut-la-main ce concours de « voleurs de scènes », surtout grâce à une explosion cathartique à la fin, qui en dit long sur elle et sur la condition féminine en général. Chapeau bas à l’actrice et aussi aux dialoguistes pour ce bref mais formidable moment.

Que dire d’autre ? Que c'est un peu longuet, qu'il y a une grosse baisse de régime quand l’humour grinçant laisse place à l’émotion (grosso-modo quand le personnage de « Prune » occupe le devant de la scène) et qu’on aurait pu se passer de la matérialisation du rôle de la mère. Même si on aime Françoise Fabian, on aurait préféré l’imaginer, voire la fantasmer.

Thématiquement, la pièce est très proche de celle qui inspira « CARNAGE » de Polanski, cinématographiquement, on est dans la droite lignée du « DÎNER DE CONS » et « CUISINE ET DÉPENDANCES ». Selon l’humeur…

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