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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 17:27

« RANCHO BRAVO » (oui, vraiment bravo au titre français, qui n’a strictement rien à voir avec le film !) est un des nombreux westerns « familiaux » tournés par Andrew V. McLaglen à la fin des années 60, réutilisant les acteurs et techniciens vieillissants de son maître John Ford, pour des films le plus souvent jolis à regarder, mais singulièrement insignifiants.

Celui-ci est plus bizarre qu’insignifiant, car l’enjeu principal est l’implantation au Texas, d’une race bovine venue d’Angleterre. Pas sûr que cela passionne tout le monde !

Le scénario fait tous les efforts nécessaires pour tenter de capter l’intérêt : méchants convoitant le taureau, bétail en panique, bagarres à répétition, histoires d’amour compliquées, et même un bovidé répondant quand on lui siffle « God save the Queen ». Mission pas tout à fait remplie, car l’ennui pointe souvent son nez, et l’humour pachydermique des dialogues n’aide en rien. Alors on se console avec les belles images ripolinées de William Clothier, et un casting de premier choix, tirant ses dernières cartouches dans le genre : Jimmy Stewart, qui fait bien plus âgé que ses 58 ans, ne lésine pas sur le cabotinage et les mimiques, un peu à la façon d’un Fernandel en France. Maureen O’Hara ressert son vieux numéro de maîtresse-femme qui n’a pas froid aux yeux, et retrouve Brian Keith, son partenaire de « NEW MEXICO ».

Celui-ci, couvert de postiches, et braillant ses répliques avec un ahurissant accent écossais, semble échappé d’un autre film. La jeune génération est représentée par Juliet Mills et Don Galloway, futur adjoint de « L'HOMME DE FER » de la série TV. Et pour le plaisir, on retrouve des vétérans du western comme Jack Elam, très méchant qui assure trois bagarres d’affilée avec Stewart, Ben Johnson ou Harry Carey, Jr.


Le film oscille entre comédie et mélo, s’enlise un peu dans le décor très curieux d’un fort enneigé en plein Texas, peuplé de « serfs » mexicains, soumis à leur patron écossais, et finit par une happy end pas vraiment surprenante, et un gros-plan de la vraie vedette et raison d’être de tout le projet : un bœuf sans corne à tête blanche.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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Patrick 12/11/2012 15:35

Il y a des films que l'on regarde jusqu'au bout sans trop rechigner mais une fois que le mot FIN s'affiche on a le sentiment d'avoir perdu son temps devant un film sans grand intérêt et c'est le
cas avec Rancho Bravo réalisé par Andrew V. McLaglen qui bien qu'ayant tourné de bons films a aussi sa dose d'oeuvres insipides dont fait partie Rancho Bravo.

lemmy 10/04/2010 00:40


J'hésitais à me commander ce film, mais ta mention des "serfs mexicains" et ta description de Brian Keith m'en a donné le goût...


Fred Jay Walk 10/04/2010 09:44



La vache, Brian Keith et ses moumoutes rouquines, Jack Elam, les serfs mexicains... Que demande le peuple ?



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