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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 17:22

Sans la signature du grand Robert Wise, il n’y aurait honnêtement pas beaucoup de raisons de se passionner pour « DESTINATION GOBI », un petit film d’aventures militaires situéGOBI (1) pendant la WW2.

Un officier de marine et une bande de météorologues de l’armée traversent le désert (de Gobi, vous l’aurez probablement deviné), poursuivis par les ‘Japs’ et aidés par une tribu mongole dont le chef est assez peu fiable. C'est d'ailleurs le personnage le plus intéressant du film : une allure de brute bornée, cachant un fin stratège et un leader charismatique. Pour le reste, c'est de la pure routine : un Richard Widmark autoritaire et guère étouffé par le sens de l’humour, quelques jeunes acteurs sympathiques comme Earl Holliman ou Martin Milner en « bleusailles » courageux et l’inévitable Rodolfo Acosta en guerrier mongol rêvant d’être calife à la place du calife.

On regrette que – bien qu'il fut produit l’année de l’avènement du CinémaScope – le film ait été tourné en format carré. Car malgré de magnifiques couleurs, les paysages désertiques auraient pu être mieux valorisés.

Mais malgré la minceur de l’anecdote, malgré des protagonistes taillés dans l’étoffe usée dont on fait les clichés, « DESTINATION GOBI » se laisse regarder sans ennui, au gré des trahisons, des voltefaces des alliés locaux, formant la première « cavalerie mongole de l’U.S. Army ». Pas vraiment de quoi remplir un long-métrage certes, mais Wise fait preuve d’un métier à toute épreuve et d’un vrai sens du rythme.

GOBI

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:21

TRAP (1)Dès les premiers plans de « DANS LA SOURICIÈRE » on est en terrain connu : celui de « LES INCONNUS DANS LA VILLE » ou « UN HOMME EST PASSÉ », de ces westerns TRAPdésertiques où les voitures remplacent les chevaux, mais qui grouillent malgré tout de shérifs, de hors-la-loi et de justiciers.

Court, nerveux, allant droit au but, le film crée une réelle tension dès l’ouverture et ne relâche jamais la pression,TRAP (2) maintenant la psychologie au minimum et révélant les caractères des protagonistes dans le feu de l’action. L’intérêt ne faiblit jamais, d’autant que Richard Widmark est parfaitement à sa place en avocat obligé de revenir dans sa ville natale, d’affronter son passé et de négocier l’arrivée d’un caïd de la mafia en fuite, pour lequel il travaille malgré lui. Le postulat mis en place, l’action commence et du huis clos dans le bled perdu, le film évolue en road movie, puis s’achève en film d’action des plus honorables.

On étouffe à la vue de ses personnages constamment enTRAP (3) sueur, qu’on voit peiner dans la rocaille, au milieu de la fournaise du désert et on compatit aux malheurs de cette famille détruite par un mensonge.

Torturé mais solide, entêté et vulnérable, Widmark est vraiment excellent, épaulé par Earl Holliman jouant son jeune frère loser et alcoolique et par l’irremplaçable Lee J. Cobb, parfait en mafieux goguenard et tentateur. Sans oublier – comment le pourrait-on ? – la bellissime et sexy (c'est un faible mot) Tina Louise, déchirée entre les deux frères ennemis.

Un peu mieux qu’une série B, pas suffisamment ambitieux pour égaler le chef-d’œuvre de John Sturges cité précédemment, « DANS LA SOURICIÈRE » n’en demeure pas moins un bon morceau de cinoche à l’ancienne, qui n’a d’autre souci que d’agripper le spectateur à la gorge pour ne plus le lâcher.

TRAP (4)

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:29

Dans le beau coffret DVD regroupant les meilleurs extraits de la mythique émission « CINÉMA CINÉMAS », réalisée par Claude Ventura dans les années 80, on trouve uneWIDMARK CINE interview de Richard Widmark, filmée sur le plateau de « CONTRE TOUTE ATTENTE » où il tenait un petit rôle.

L’entretien ne dure que quelques minutes, mais il est passionnant de voir à quel point il parvient à cerner la personnalité du bonhomme : il s’avoue largué, admet ne plus connaître personne sur les tournages qu’on lui propose et lorsqu’il s’agit de parler de « direction d’acteurs », Widmark devient sarcastique. Aucun réalisateur ne trouve grâce à ses yeux, hormis Kazan. Fuller est balayé avec un certain dédain (en gros, tout juste bon à être adulé par les Français !), Ford traité avec affection mais qualifié de « mauvais avec les acteurs ». On a même droit à ce fameux rire d’hyène qui rendit l’acteur célèbre et qui ouvre l’interview dans un extrait de « CARREFOUR DE LA MORT ».

Au fond, il était fidèle à lui-même, Richard…

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 07:18

TROUBLEZ MOI (1)« TROUBLEZ-MOI, CE SOIR » (titre français aussi inadéquat que l’original !) est un curieux petit suspense psychologique, au scénario excessivement simpliste et sans circonvolutions. On s’attend à des révélations fracassantes, voire à une chute mémorable, mais…non. Le film n’est que le portrait d’une pauvre fille sortie d’HP, instable et ‘borderline’ TROUBLEZ MOIà qui son oncle liftier dans un hôtel, confie – fort à propos ! – la garde d’une petite fille.

Richard Widmark, pilote de ligne largué par sa copine chanteuse dans l’hôtel (Anne Bancroft), va draguer la baby-sitter sexy et se retrouver bien embêté. Voilà, c'est à peu près tout. Ah ! Si. En le voyant si concerné par le sort de la malheureuse, Bancroft révisera son jugement sur le bonhomme !

Scénario faible donc, mais intéressant travail de la jeune Marilyn Monroe, qui n’était pas encore tout à fait devenue « Marilyn » et tient là un de ses tout premiers rôles principaux. Son jeu gauche et appliqué sert paradoxalement son personnage, car on sent les failles béantes de la personnalité de la jeune comédienne, qui épousent parfaitement les contours de cette déséquilibrée à la fois inquiétante et émouvante. Malgré des situations et des dialogues très convenus, Monroe laisse filtrer par instants une vraie névrose, comme dans ses scènes avec la gamine (horripilante, comme il se doit !) et dans ses moments de séduction compulsive avec Widmark. Celui-ci se débat avec un personnage mal défini et fort peu sympathique et Bancroft passe tout le film à chanter ‘on’ et ‘off’ caméra, puisque ses chansons sont retransmises par des haut-parleurs dans toutes les chambres de l’hôtel ! Elisha Cook, Jr. incarne le tonton pas bien futé de Marilyn, avec sa verve habituelle.

TROUBLEZ MOI (2)

En à peine 70 minutes, ce film étrange et comme inachevé, laisse la sensation frustrante d’un thème à demi exploité, mais il contient ce qui demeure un des rôles les plus intéressants de Marilyn Monroe, ici à mi-chemin entre la starlette de jadis et le mythe hollywoodien qu'elle n’allait pas tarder à devenir.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 16:42

DUEL DANS LA FORET (1)Il semblerait que « DUEL DANS LA FORÊT » ait été coréalisé officieusement par Joseph DUEL DANS LA FORETNewman et – non-mentionné au générique – le plus expérimenté Henry Hathaway. Ce qui expliquerait peut-être l’insignifiance des scènes intimistes et le dynamisme desDUEL DANS LA FORET (2) séquences de feu de forêt, dont l’aspect « sur le vif » et quasi-documentaire impressionnent encore aujourd'hui.

En fait, le film rappelle de façon frappante « OKINAWA », dont Richard Widmark était également la vedette deux ans plus tôt. À part que cette fois, ce ne sont pas les ‘japs’ les ennemis, mais les feux ravageant le Montana à intervalle régulier. Widmark qui jouait un officier drogué dans le DUEL DANS LA FORET (3)film de Lewis Milestone, a ici un rôle intéressant de pompier courageux, qui est l’unique survivant d’une mission dont il ressort partiellement amnésique. A-t-il fui en abandonnant ses hommes ? Lui-même est incapable d’en être sûr. Le fils d’une des victimes, Jeffrey Hunter, est de plus en plus persuadé que Widmark s’est conduit comme un lâche et le poursuit de sa haine. Le face à face est intense et crédible, d’autant que Widmark ne fait rien pour rendre son personnage sympathique ou même attachant. On prendrait presque parti pour Hunter…

Les enjeux tiennent bien le coup, les images d’incendie sont souvent belles et les méthodes archaïques des pompiers creusant des tranchées et dynamitant des arbres, forcent l’admiration. Richard Boone joue le chefDUEL DANS LA FORET (4) d’équipe bourru qui ne sourit qu’à… son raton-laveur. Parmi les petits rôles, on reconnaît (à condition de bien chercher !) les tout jeunes Richard Crenna, qui apparaît dans une séquence et meurt dans les dix premières minutes et Charles Bronson qu’on aperçoit fugitivement dans le grand incendie qui clôture le film et dans quelques plans muets. Le seul rôle féminin est l'épouse de Widmark, qui passe toutes ses scènes chez elle à passer l'aspirateur et à répondre au téléphone. 

« LA TOUR INFERNALE » et « BACKDRAFT » ont depuis fait oublier ce film de 1952, mais à l’époque, pas de trucage numérique : on sent bien que le danger était bien réel et que les acteurs (et leurs doublures-cascades !) étaient vraiment en contact avec les flammes. C'est ce qui fait aujourd'hui tout le prix de « DUEL DANS LA FORÊT ».

 

À NOTER : le film est récemment sorti en DVD en Espagne, sous le titre « CIELO ROJO DE MONTANA » qui est la traduction littérale du titre original, dans une copie correcte, sans sous-titres.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 17:05

SURSIS (2)Sorti de « L’OR SE BARRE » considéré comme un classique du ‘caper’ anglo-saxon, le réalisateur anglais Peter Collinson n’a pas réussi grand-chose dans sa carrière, malgré de belles opportunités et l’occasion de travailler avec des stars américaines.

« LE SURSIS » fait partie de ces improbables coproductions fréquentes dans les années 70, surfant sur la popularité des films d’espionnage. Entièrement tourné en Israël, le film fait penser à « SCORPIO » sorti trois ans plus tôt : un vieil espion de la CIA et son disciple, des règlements de comptes crapuleux entre l'Agency et le KGB, des extérieurs pittoresques et… Gayle Hunicutt dans un rôle similaire de traîtresse qui connaît exactement le même sort. Mais autant le film de Winner s’améliore avec les années, autant ce « SURSIS » a-t-il pris un coup de vieux phénoménal. On dirait que le scénario a été écrit en fonction des repérages. La caméra deSURSIS Collinson nous fait visiter Jérusalem de long en large et même en travers, aucun site touristique ne nous est épargné. Le dialogue a beau empiler les clins d’œil aux classiques de Bogart, on est bien loin de « CASABLANCA ». Sans même parler d’une BO qui est un supplice pour les tympans.

Alors pourquoi voir « LE SURSIS » ? Parce qu’on aime Richard Widmark, d’abord. Il est ici SURSIS (3)tout à fait au bord de changer d’emploi et de jouer les vieillards. Mais il subsiste encore dans sa silhouette et sur son visage parcheminé les vestiges de l’aventurier des fifties qu'il fut jadis. Et cela fait toujours plaisir de le retrouver dans n'importe quoi. Ou presque. Face à lui, Oliver Reed ventru, rubicond (trop de bronzette entre les prises ?) et absolument pas dirigé, joue les agents doubles avec une évidente mauvaise volonté, mais leur face à face est parfois savoureux. Vladeck Shaybal joue un méchant espion efféminé qui semble sorti tout droit des « BARBOUZES » de Lautner.

Il n’y a donc pas grand-chose à recommander dans « LE SURSIS », hormis sa visite guidée en Israël et une ou deux scènes où l’étrange triangle amoureux formé par les trois stars, laisse entrevoir le film que cela aurait pu (dû) être. Avec un autre réalisateur, peut-être ? Tel quel, on frise l’amateurisme.

SURSIS (1)

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:32

À la fin de « POLICE SUR LA VILLE », le polar tourné en 1968 par Don Siegel, le lieutenantMADIGAN Dan Madigan incarné par Richard Widmark ne finissait pas le film en excellente santé. C'est même le moins que l’on puisse dire.

Ce qui n’empêcha pas des producteurs de TV, quatre ans plus tard, de le ressusciter pour une série portant le même titre que le long-métrage en v.o. : « MADIGAN ».

Tournée à New York et dans divers pays d’Europe, la série était plutôt une collection, sur le modèle des « COLUMBO ». Des films de 1 H 30 (pubs comprises) au budget confortable. L’aventure ne dura que six épisodes qui furent diffusés en France mais sont aujourd'hui complètement introuvables.

Parmi les comédiens apparus en ‘guests’ : Ronny Cox, Murray Hamilton, Tony Lo Bianco, Cab Calloway, Charles Durning, l’anglaise Fiona Lewis, Peter Vaughan, Rossano Brazzi, Raf Vallone et Charles Cioffi.

Alex March, Jack Smight et Boris Sagal réalisèrent des épisodes et la BO était signée – excusez du peu ! – Quincy Jones.

Le Dan Madigan de cette brève série n’était pas exactement le même personnage que dans le film original, mais on serait bien content de revoir un jour le visage parcheminé de Mr Widmark avec son imper et son chapeau déjà démodé à l’époque.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 16:59

ROAD HOUSE (1)« LA FEMME AUX CIGARETTES » (titre français complètement fantaisiste !) est un ‘film noir’ de la bonne époque, qui brasse tellement de clichés et d’archétypes, qu'il en devient une sorte de standard du genre.

Les deux premiers tiers, un peu poussifs, décrivent une histoire d’amour entre une chanteuse blasée et le gérant d’un bowling-restaurant. Leur amour est contrarié par leROAD HOUSE (2) patron de celui-ci, un ami d’enfance névrosé qui par jalousie, va le faire condamner pour vol. La dernière partie – de loin la plus intéressante – montre la confrontation, dans une cabane perdue dans la forêt, des protagonistes. Le drame se dénouant dans le décor embrumé magnifiquement photographié et évoquant « LES CHASSES DU COMTE ZAROFF » ou « KING KONG ».

Mais au fond, derrière son sujet ressassé et mélodramatique, on sent que ce qui a intéressé Jean Negulesco dans ce film, c'est le portrait du ‘méchant’ et son interprète Richard Widmark. Fils à papa gâté et capricieux, il s’éprend passionnément d’une femme qui ne l’aime pas et quand il est repoussé, bascule dans la folie. Le demi-sel frimeur et collant se transforme alors en pervers manipulateur, en obsédé sadique que rien ne pourra stopper, hormis la mort. Déchaîné, Widmark n’a jamais autant laissé fuser son abominable rire de hyène qui finit par vriller les nerfs. « Un jour, je ferai s’étrangler ce rire dans sa gorge », grogne Cornel Wilde, exaspéré. On le comprend !

À la fin, comme King Kong, ce ne seront pas les balles qui tueront « la bête », mais bien la belle…

ROAD HOUSE

Autour de Widmark, Ida Lupino prête son étrange visage à un personnage plutôt moderne, même si elle se révèle une chanteuse disons... très moyenne (il est d'ailleurs dit plusieurs fois dans le dialogue qu'elle n’a pas de voix !). Celeste Holm est très bien en « bonne copine » et Wilde paraît toujours un peu falot.

À revoir ce film ou « CARREFOUR DE LA MORT », on se dit que Widmark a eu bien du mérite d’échapper aux emplois de salopards : il faisait ça si bien !

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 16:53

COURSE SOLEIL (1)Imaginons Ernest Hemingway largué par sa femme qui s’exile au fin fond du Mexique pour COURSE SOLEILpêcher l’espadon, picoler et pleurer sur son sort. Imaginons une jolie reporter qui vient l’y rejoindre incognito pour faire un papier. Après un accident d’avion, ils se retrouveraient en pleine jungle, dans un repaire d’ex-nazis (et de dobermanns) qui se mettraient à les traquerCOURSE SOLEIL (3) comme dans « LES CHASSES DU COMTE ZAROFF ».

Eh bien, aussi incroyable que cela paraisse, inutile d’imaginer plus avant : ce film existe ! Il s’agit de « LA COURSE AU SOLEIL » une production anglaise avec deux icônes du ‘ film noir’ U.S. : Richard Widmark et Jane Greer.

Le scénario met un temps fou à se mettre en branle et la traque elle-même – qui constitue la raison d’être de l’aventure – ne survient qu’à la dernière demi-heure. Malgré cela, le film n’est pas ennuyeux grâce à sa magnifique photo en SuperScope (plus haut que le CinémaScope, plus étroit que le 1.85 : 1.), la beauté des paysages de jungle et au COURSE SOLEIL (2)côté « pulp » de l’histoire. Il faut bien sûr avaler quelques tunnels de bavardages et des scènes d’amour convenues, mais le jeu en vaut la chandelle.

Widmark en pleine forme, n’a jamais été plus séduisant et dynamique. Il arrive même à être presque crédible en écrivain. Le personnage de Jane Greer est écrit avec une misogynie d’époque : de traîtresse elle se transforme en boulet pendant la poursuite ! Trevor Howard et Peter Van Eyck jouent des méchants de répertoire. Le premier finit d'une façon très ingénieuse et jamais vue à l'écran... 

Film d’aventures sans aucune prétention, mais très joliment exécuté, « LA COURSE AU SOLEIL » est une plaisante découverte.

 

À NOTER : le film est récemment sorti en Angleterre chez Optimum dans une magnifique copie au format respecté mais sans aucun sous-titre.

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 12:57

TIME LIMIT (1)Réalisé par le comédien Karl Malden d'après une pièce théâtrale, « LA CHUTE DES HÉROS » est un huis clos au sujet potentiellement fort : pourquoi un officier U.S. a-t-il TIME LIMITtrahi lors de sa détention dans un camp de prisonniers coréen ? Est-il réellement un lâche ? Quel noir secret dissimule-t-il ? Le déroulement est hélas, tiré par les cheveux et le suspense ne tient en fait que par un seul et unique artifice : le refus obstinéTIME LIMIT (2) de l'accusé de parler, même au péril de sa vie sans que l’on sache très bien pourquoi. La résolution laisse perplexe et dépité : tout ça pour ça ?

Reste que les comédiens valent malgré tout le voyage : Richard Widmark toujours impeccable en uniforme que ce soit chez Kazan ou Fuller, dans un rôle d'avocat militaire humain et scrupuleux annonçant celui de « JUGEMENT À NÜREMBERG », Richard Basehart excellent en accusé caractériel, le savoureux Martin Balsam en sergent TIME LIMIT (3)sans gêne et surtout Dolores Michaels, qui compose un personnage attachant de secrétaire discrète mais plus futée que la plupart des mâles présents autour d'elle. Une petite pointe de féminisme des plus inattendues dans un produit de cette époque.

« LA CHUTE DES HÉROS » ressemble tout de même beaucoup à un téléfilm, le sujet en demeure anecdotique et sans réelle portée et les flash-backs mal amenés, n'apportent rien au débat. Ce qu'on aurait imaginé des conditions de détention aurait certainement été bien pire que ce que l'on nous montre là. Sur le thème du lavage de cerveau, « UN CRIME DANS LA TÊTE » supplantera aisément ce film dans les mémoires.

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