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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 05:29

En 1939, William Holden a 21 ans. Il a été figurant dans un film, avant de se voir catapulté tête d’affiche dans « L’ESCLAVE AUX MAINS D’OR », dans un rôle de violoniste-boxeur où il affiche un visage bien lisse de pâtre grec. Son premier plan à l’écran le voit entrer sans frapper dans le bureau d’un manager de boxe en train d’embrasser Barbara Stanwyck.

HOLDEN h & g (1)

42 ans et 70 films plus tard, boucané par la vie au grand air, abimé par les alcools forts, ‘Bill’ apparaît en réalisateur désabusé et suicidaire dans le caustique « S.O.B. ».  Dans l’ultime plan de sa carrière, Holden est au gouvernail d’un bateau et offre des funérailles vikings à son ami producteur.

HOLDEN h & g

On a beau être physionomiste, il est TRÈS difficile d’imaginer qu'il s’agit du même homme !

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 09:39

Aujourd'hui réalisateur, Tony Bill débuta comme comédien dans les sixties.

Il fut soldat et/ou officier dans « LA DERNIÈRE BAGARRE » et « UN CHÂTEAU EN ENFER » ou encore « DESTINATION ZEBRA : STATION POLAIRE », joue un ‘native’ dans « L’INDIEN », un candide parmi les requins dans la minisérie « INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE ».

Il fête aujourd'hui ses 72 ans. Happy birthday, Tony.

TBILL

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 07:36

ONEGIN (1)Pour être parfaitement honnête, un film réalisé par la sœur de Ralph Fiennes, d'après un roman de Pouchkine, cela peut inciter à la méfiance. Aussi « ONEGIN » (ça se prononce ‘Oniéguine’) a-t-il longtemps – très longtemps ! – sommeillé sur une étagère de « WWW », ONEGINjusqu'à se faire complètement oublier.

Aujourd'hui, il est temps de faire son mea culpa. Haut et fort. Car « ONEGIN » est un très beau film. L’histoire simple et dépouillée d’un mauvais timing amoureux dans la Russie des Tsars. Martha Fiennes vient de la pub, ce qui explique en partie son incroyable maîtrise du cadre, sa maestria dans l’utilisation tant galvaudée du ralenti et son goût infaillible pour les beaux extérieurs et les ambiances fugaces d’aube naissante ou de crépuscule. Car ce qui accroche le plus dans ce film lent et sensuel, c'est l’atmosphère créée avec minutie, depuis la précision des décors, jusqu'au mixage d’une rare subtilité. La séquence du duel par exemple, plongée dans la brume, au pied d’un moulin, est d’une beauté hypnotisante.

Ralph Fiennes est excellent en dandy poseur et blasé, qui laisse passer l’amour de sa vie par aveuglement. Sa métamorphose dans la seconde partie du film, en homme usé, comme desséché, est saisissante. Face à lui, Liv Tyler, d’une rare photogénie, apporte une belle émotion brute à son personnage d’amoureuse candide et entière. Parmi les excellents seconds rôles, on reconnaît Lena Headey, future reine de la série « GAME OF THRONES », en sœur aînée futile.

ONEGIN (2)

« ONEGIN » est un de ces films qu'il faut ressentir, plutôt que regarder. Car si l’anecdote demeure banale, la mise en images fait 90% de l’intérêt du film. Et pour peu qu’on se laisse envoûter, on en ressort ému et troublé. Dommage que Martha Fiennes n’ait pas persisté dans le long-métrage…

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 18:10

En 1985, Viggo Mortensen a 27 ans, il pète de santé et il tourne son premier film : « WITNESS : TÉMOIN SOUS SURVEILLANCE ». Pas n'importe quoi, donc.

Il y joue ‘Moïse’, le jeune frère d’Alexander Godunov. Ils campent des Amish qui recueillent Harrison Ford dans leur communauté. Vous avez vu le film plusieurs fois et vous n’avez jamais repéré Viggo ? Normal… On l’entrevoit dans quelques plans, essentiellement dans la scène où les Amish bâtissent une maison.

MORTENSEN dur

Et la photo ci-dessus constitue son apport le plus visible au film.

Qui aurait cru que quelques années plus tard et pas mal de  kilos en moins…

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 11:11

« LOVE THY NEIGHBOR » est un épisode de la 6ème saison de la série western « GUNSMOKE », notable pour plusieurs raisons : d’abord, il est réalisé par Dennis Weaver, l’interprète de ‘Chester’, le shérif-adjoint boiteux et surtout, il peut s’enorgueillir d’un cast de ‘guest stars’ assez étonnant : Jack Elam, Warren Oates, Harry Dean Stanton et Jeannette Nolan. Pas mal !

Le scénario est très ingénieux. Parce qu’un vieillard gâteux offre un sac de patates à un jeune homme, le voisinage s’enflamme, les jalousies et rancœurs ressurgissent et ce qui n’aurait dû être qu’un banal évènement à la ferme, devient le prétexte d’un véritable massacre. Tout le monde se met à tirer sur tout le monde, les pères et les fils meurent, le marshal Dillon lui-même doit faire le coup de feu et tout ça… pour un sac de pommes de terre !

GUNSMOKE oates

Elam est parfait en plouc borné et alcoolique, qui laisse par pure avarice, mourir son fils de la gangrène, Stanton et Oates – qui se retrouveront souvent dans les films de Monte Hellman dans les années à venir – jouent des ennemis jurés, aussi emportés qu’imbéciles.

Une sympathique petite fable bâtie sur le principe de l’engrenage, sur l’absurdité de la vengeance, portée par des acteurs qu’on aime.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 07:27

Après les deux premiers films de la ‘franchise’ « [REC] », Jaume Balagueró laisse tomber le « found footage » pour revenir à une forme de narration plus traditionnelle, tout en gardant un élément-clé : le huis clos dans un immeuble.

« MALVEILLANCE » est le portrait intime d’un psychopathe absolu, incapable de trouver le MALVEILLANCEbonheur, à part dans le malheur des autres. Gardien d’immeuble à Barcelone, il entreprend donc de pourrir la vie d’une des locataires, une jeune femme souriante et solaire qu'il va détruire progressivement, étape par étape, dans un crescendo de perversion et de violence psychologique et même physique. Luis Tosar – qui accuse une lointaine ressemblance avec un jeune Sean Connery – incarne ce malade mental particulièrement nocif, avec une authenticité troublante. Le système narratif, nous oblige à l’identification avec lui, même si l’individu inquiète et répugne. Cette dualité donne tout son sel au film et plonge dans une vision schizophrénique très déstabilisante.

Sobrement filmé, très bien interprété, « MALVEILLANCE » manque un peu de rythme et de matière, pour transcender vraiment son matériau. C'est un suspense glauque et suffocant, mais sans réelle surprise. On pense parfois à la série B américaine « FOU À TUER », où un Klaus Kinski en roue-libre assurait le spectacle. Ici, point de second degré ou de mauvais goût assumé, Balagueró suit une implacable logique jusqu'au dénouement, avec sérieux et rigueur, quitte à laisser une partie du public sur le carreau. Car malgré les apparences, ce n’est pas un film d’horreur, mais un drame psychologique à la Joseph Losey, juste un peu plus extrême.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 17:20

MALONELe scénario du western « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » a servi de matrice à bien des remakes déguisés, qu'ils fassent partie du même genre ou du polar. « MALONE, UN TUEUR EN ENFER » est un de ceux-là. Et loin d’être un des pires.

Pure série B dans la grande tradition des seventies, même s’il fut produit avec une bonne MALONE (2)dizaine d’années de retard, le film est fort bien troussé, joliment photographié dans de magnifiques extérieurs de l’Oregon, les séquences d’action sont impeccables et Burt Reynolds, dans son ‘mood’ sombre et taiseux adopté pendantMALONE (3) cette période, fait preuve d’un charisme à toute épreuve dans un rôle de ‘hitman’ de la CIA, rangé des voitures et qui se retrouve par hasard dans un coin paumé, à défendre de pauvres gens maltraités par un milliardaire cherchant à les expulser. Le flingueur se transforme donc en défenseur de la veuve et de l’orphelin, jusqu'au ‘showdown’ final qui ne déçoit pas les attentes.

Bien sûr, pour apprécier ce genre de film, il faut en accepter les conventions et les invraisemblances : Malone met cinq jours (cinq, c'est bien précisé !) à se remettre d’une balle dans le ventre, qui – vu la taille de l’impact – a dû lui arracher le foie, la moitié du système digestif et probablement plusieurs côtes. Après une petite semaine de repos, le voilà tout fringant, prêt à coucher avec sa collègue Lauren Hutton et à dégommer une petite armée de mercenaires armés jusqu'aux dents à lui tout seul. Ce qui est sympathique dans « MALONE », ce sont les relations entre le tueur et la jeune fille chez qui il habite quelque temps. Une ado qui tombe amoureuse du viril étranger, comme ‘Joey’ fut fasciné par ‘Shane’. Quand elle apprend que la voiture de Malone date de 1969, elle s’exclame : « Elle est plus vieille que moi ! », ce à quoi Burt lui répond : « J'ai MALONE (1)des chaussettes, qui sont plus vieilles que toi ». Il y a quelques répliques assez drôles dans ce style. « Dans cinq ans, je serai plus vieille », dit-elle pendant ses adieux au héros. « Moi aussi », rétorque-t-il. C'est simple, mais ça fonctionne très bien, grâce au charme de la jeune mais excellente Cynthia Gibb.

Parmi les « trognes » bien choisies pour jouer les méchants, on retrouve Cliff Robertson en facho mégalomane et « patriote » calqué sur le général Burt Lancaster dans « 7 JOURS EN MAI ». Il a même une casquette identique !  On n’est certes pas dans le haut-de-gamme, mais « MALONE » est un des véhicules les plus réussis de la mauvaise période de Reynolds, qui commençait effectivement là, sa descente aux enfers du vedettariat.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT REYNOLDS
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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 08:41

DERNIERE CIBLEAaaahhh !!! Ça faisait longtemps ! « WWW » est heureux de vous annoncer l’existence d’un film de Charles Bronson inédit et complètement inconnu au bataillon : « DERNIÈRE CIBLE ».

Qu'est-ce à dire ? À première vue, Charley a son look et sa coiffure des seventies, il semble jouer un tueur à fusil à lunette, qui doit exécuter un contrat à New York et sous la pluie. « MISSION DE HAUTE SÉCURITÉ », est-il indiqué en haut de la jaquette du DVD. Hmmm… Serait-il donc alors un espion de la CIA chargé d’abattre un dictateur ? À New York… Sous la pluie… Apparemment, il joue tout seul dans ce film et aucun réalisateur n'en assume la paternité.

Et puis à y regarder de plus près, on se souvient que la photo de l’acteur-fétiche du blog est tirée de « CITÉ DE LA VIOLENCE » et tout en bas, en petit, on aperçoit une autre phrase d’accroche : « UNE PROTECTION RAPPROCHÉE ». L'indication est discrète, mais fait preuve d'une certaine honnêteté.

Ah ! D'accord… C'est tout simplement une édition « parallèle » et en v.f. uniquement du navrant « PROTECTION RAPPROCHÉE » de Peter Hunt, où Bronson jouait un bodyguard à Washington. Et pas sous la pluie.

Fausse alerte…

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 07:37

Woody Allen tourne un film par an, avec une régularité de métronome. Depuis 1998, son œuvre déçoit les plus fidèles de ses admirateurs qui désespèrent de voir revenir un jour l’auteur de « ANNIE HALL » ou « UNE AUTRE FEMME ».

« MARIS ET FEMMES » est un de ses derniers grands films. Et aussi le dernier qu'il tourna avec Mia Farrow, après 15 ans de collaboration. Ce qui n’est guère étonnant au vu du portrait qu'il trace d'elle à travers son rôle. L’émerveillement des premiers opus, les MARIScompositions finement ciselées, les scénarios écrits autour d'elle, tout cela est bien fini. Son personnage de « passive-agressive » est décrit avec une cruauté, une désillusion terribles. Désillusion qui déteint d'ailleurs sur l’ensemble du film.

Les relations hommes-femmes ont hanté toute la filmo de Woody Allen. Mais c'est la première fois qu'il fait preuve d’une telle amertume. Dans « MARIS ET FEMMES », les couples restent ensemble parce que c'est pratique et confortable, par peur de la solitude. Ils vivent sur des « arrangements » permanents, dans une ronronnante médiocrité. Et quand ils ont l’opportunité de refaire leur vie avec des femmes plus jeunes, ils se dégonflent lamentablement après un simple « baiser volé ».

Les femmes sont montrées comme des hystériques cérébrales, frigides, insupportables, les hommes comme des lâches inconséquents et infantiles. C'est parfois drôle, grâce au rythme du dialogue, au talent des comédiens, mais le tout laisse un arrière-goût extrêmement déprimant.

Film de ‘midlife crisis’ par excellence, « MARIS ET FEMMES » doit beaucoup à ses interprètes : Judy Davis, géniale en femme abandonnée, constamment à cran, cassante. La scène où elle doit sortir à l’Opéra avec un collègue est un pur délice ! Sydney Pollack est également formidable de veulerie assumée. Le couple formé par Allen et Farrow met presque mal à l'aise, tant la réalité paraît transpirer dans la fiction. Un jeune Liam Neeson apparaît en soupirant maladroit.

Curieusement réalisé en caméra à l’épaule, dans un style délibérément « sale » : coupes dans le plan, décadrages, son parfois inaudible, rythmé par des interviews face caméra des protagonistes nullement justifiées (un ‘gimmick’ emprunté à Bergman), « MARIS ET FEMMES » est un film qui donne à réfléchir, qui touchera certainement la corde sensible d’une partie du public, mais dont on n’est pas obligé d’aimer le pessimisme foncier.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 16:59

MAN ON FIRE (2)Tony Scott, qui vient de nous quitter, passait pour un bon faiseur de ‘blockbuster’', un ex-fils de pub surdoué pour l’image, soignant davantage le contenant que le contenu de ses MAN ON FIRE (1)films. Ce n’était pas tout à fait erroné et il n’a jamais atteint la notoriété de son frère aîné Ridley. Pourtant, s’il est un film et un seul, qui pourrait remettre ces affirmations en question, c'est bien « MAN ON FIRE ».

Basé sur un scénario en béton de Brian Helgeland, ce thriller est un véritable bijou dans son genre. Sans rien renier de ses excès et de son goût de la luxuriance visuelle, Scott signe un de ces films rarissimes qu’on peut revoir régulièrement, comme s’ils n’avaient pas révélé tous leurs secrets. Sec,MAN ON FIRE (4) rapide, sans une once de graisse, « MAN ON FIRE » prend néanmoins le temps d’installer ses personnages, de fouiller leurs relations, leur passé, avant de « libérer l’enfer » dans une seconde moitié apocalyptique, qui renvoie tous les films de ‘vigilantes’ à leurs chères études. Outre une maîtrise époustouflante du tournage à multiples caméras, une maestria dans la façon de trafiquer les images, de télescoper le montage, à la limite du compréhensible, Scott dirige magnifiquement son duo d’acteurs : Denzel Washington, épaissi, comme anesthésié par le remords et la tentation du suicide, compose un personnage d’une belle épaisseur humaine. Quant à la petite Dakota Fanning, alors en plein dans ses « années magiques », elle est d’une maturité presque dérangeante. Leur histoire d’amitié est totalement émouvante et crédible et justifie les MAN ON FIREdébordements de violence de la partie « vendetta ». Et il fallait qu'elles soient fortes leurs scènes ensemble, pour accepter une bombe enfoncée dans le rectum d’un ripou, des mains arrachées au fusil à pompe, des doigts coupés au couteau et cautérisés à l’allume-cigare, etc.

Baignant dans une ambiance mexicaine que le réalisateur connaît bien depuis son beau « REVENGE », « MAN ON FIRE » est un Grand-8 d’émotions diverses, allant du mélodrame à l’ultra- violence, saupoudré d’une pointe de religion et hanté par la Grande Faucheuse.

Autour de ses stars, Scott a réuni le gratin des acteurs U.S. : Christopher Walken en vieux pote retiré des voitures, Mickey Rourke en avocat pourri jusqu'à l’os, Giancarlo Giannini en flic ambigu et les belles Radha Mitchell et Rachel Ticotin, excellente en journaliste alliée à ‘Creasy’ dans sa croisade sanglante.

MAN ON FIRE (3)

Sous ses dehors de film d’action très seventies à la « ROLLING THUNDER », derrière son incessante pyrotechnie, le film dégage un charme étrange, une étincelle de vie et d’émotion brutes, qu'il serait difficile de nier.

En apprenant le suicide de Tony Scott, on ne peut qu’être extrêmement troublé par la fin de ‘Creasy’, dont le passage du monde des vivants à celui des morts, se fera… sur un pont. Perturbant…

 

À NOTER : le film est en fait la seconde adaptation du roman de A.J. Quinnell, après « MAN ON FIRE » (1987), réalisé par Élie Chouraqui, avec un cast (déjà) américain composé entre autres de Scott Glenn et Jade Malle.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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