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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 07:00

VIRGINIEN johnson (1)« VISION OF BLINDNESS » est un excellent épisode de la 7ème saison de la série « LE VIRGINIEN », réalisé par Abner Biberman. Il est surtout notable pour enfin donner un rôle central à Sara Lane, généralement réduite à acheter des robes et à flirter avec les cowboys énamourés.

Après un accident de diligence, la nièce du ranch Shiloh devient aveugle. Elle est secourue par John Saxon, fraîchement sorti de prison,  dont elle tombe amoureuse. Mais Saxon ne rêve que d’une chose : se venger de ‘Trampas’ qui a abattu son jeune frère lors d’un hold-up. L’amour lui fera voir les choses autrement, mais son complice Ben Johnson achèvera cette belle rédemption dans le sang et les larmes.

VIRGINIEN johnson

La durée de long-métrage permet des vraies études de caractère. Et cet épisode offre à Saxon un joli rôle de ‘good bad guy’ dont il s’acquitte avec finesse. Le scénario offre d'ailleurs une intéressante réflexion sur la vengeance, plutôt originale dans un contexte westernien. Johnson prête sa « gueule » formidable à un personnage de hors-la-loi retors et pervers qui rappelle celui qu'il joua dans « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES ». À noter au passage qu'il se nomme ‘Jed Cooper’, qui est aussi le nom d’Eastwood dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT » tourné la même année, où Ben Johnson tenait également un rôle !

Un bon épisode donc, où le fan assidu notera avec amusement que James Drury a pris quelques kilos et semble un peu serré dans son éternelle chemise rouge et son gilet de cuir…

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 21:08

RECKONBRONSON« THE RECKONING » est un épisode de la 6ème saison de la série « LE VIRGINIEN » et le second dans lequel Charles Bronson a tenu la ‘guest star’ principale. Dans ce téléfilm réalisé par le vétéran du petit écran Charles S. Dubin, Bronson est le chef d’une bande de hors-la-loi installé dans une ferme au Mexique. Il fait kidnapper Sara Lane, la petite-fille du boss duRECK3 Virginien pour obliger celui-ci à passer la frontière. Bronson est sûr que notre héros l’a trahi six ans plus tôt et causé la mort de son jeune frère, lors d’un hold-up. Mais pour que Sara Lane aide Miriam Colón, la femme de Bronson, à accoucher, il doit garder le Virginien en vie. Jusqu'à la naissance… Ce dernier parviendra à s’évader et à démasquer le vrai coupable : un des hommes de Bronson qui ne l’a jamais quitté.

L’épisode est assez statique et plutôt lent, car basé sur l’attente. En 76 minutes, on a amplement le temps de sentir l’ennui des personnages, leur désœuvrement et le réalisateur s’attarde complaisamment sur Bronson, le faisant arpenter sa ferme de sa fameuse démarche de fauve, couper du bois (tiens !) ou sauter sans élan sur un buffet. Alors à quelques mois de son accès au vedettariat européen, Bronson joue ce chef de bande dominateur et macho avec une sorte d’exaspération tempérée par une vraie tendresse envers sa femme.

RECKONING (1)

Oui ‘Harge Talbot’ est obsédé par la vengeance, donc bien dans la lignée des grands rôles bronsoniens, mais il est aussi moyennement futé, puisqu’il a hébergé le traître pendant dans années sans jamais le soupçonner. L’acteur de 45 ans plane visiblement au-dessus du matériau qu'on lui donne à jouer. Il était grand temps d’arrêter ce genre de tournages ! Heureusement, Leone, Clément et quelques autres se bousculeraient bientôt au portillon.

Parmi les autres ‘guests’, on aperçoit le jeune Charles Grodin (connu pour « MIDNIGHT RUN ») et ce vieux Kenneth Tobey en shérif moustachu.

 

À NOTER : l’épisode fut diffusé à la TV française sous le titre « L'HOMME QUI NOUS A DONNÉS ». C'est ce film qui servit de matériau de base à l’escroquerie qu’est « IL ÉTAIT UNE FOIS… 2 SALOPARDS », monté avec un autre film de la série, avec Lee Marvin.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 17:05

« THE ANIMAL » est un épisode de la série « THE MEN FROM SHILOH », complètement déconnecté de son concept original puisque l’unique héros en est le cowboy Lee Majors et qu’on n’y voit ni Virginien, ni Stewart Granger, ni la ville de Medicine Bow.

Majors sauve la vie d’un jeune Indien sourd-muet traqué par une ‘posse’ qui le recherche pour meurtre. Traité d’animal par la population, le garçon va être lynché, mais Majors lutte pour qu'il ait un procès et se voit forcé de devenir son avocat. Avec l’aide de la nièce de la victime (Katherine Crawford), il va parvenir à faire acquitter l’accusé.

SHILOH connors

L’épisode est édifiant et plutôt plan-plan, mais Lee Majors a toujours eu une présence sympathique et on peut profiter d’un casting de ‘guest stars’ de premier choix, puisqu’on y retrouve quelques vétérans du western : Scott Brady en homme de main violent, le fordien Andy Devine en médecin, l’ex-Tonto Jay Silverheels et le toujours impressionnant Chuck Connors avec sa « gueule » taillée à la serpe en frère vengeur et haineux.

Tourné au début des seventies, ce téléfilm marque avec évidence l’anachronisme d’une série à bout de souffle, déjà désuète à l’heure où régnaient le ‘spaghetti western’ et son influence sur le genre aux U.S.A.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 12:03

« JUMP-UP » est un épisode sans intérêt particulier de la série « LE VIRGINIEN » (alors qu'elle avait été rebaptisée « THE MEN FROM SHILOH ») qui n’est vraiment notable que pour une seule et unique raison : c'est l’ultime épisode de cette exceptionnelle série western après neuf années d’existence. Rien n’indique qu'il n’y aura pas de suite, d'ailleurs. Et heureusement, le Virginien apparaît une minute dans l’épilogue, le temps d’une séquence avec Stewart Granger et Lee Majors.

SHILOH sterling

C'est ce dernier qui tient la vedette : il se rend dans la petite ville de Jump-Up, où il est accusé à tort d’avoir tué un joueur professionnel (thème récurrent de la série où tous les héros ont fini en taule un jour ou l’autre !) et se voit traqué par le potentat local et ses sbires. Il se réfugie dans une ferme avec une Indienne enceinte croisée par hasard et affronte ses poursuivants. Un scénario qui part en tous sens, des personnages sans épaisseur, hormis – bonne surprise ! – Jan Sterling, qui apparaît tard dans le film, mais lui redonne subitement de la vie et de l’authenticité : elle joue l’épouse du fermier, une femme d’abord rude et intolérante qui refuse d’aider l’Indienne à accoucher. En effet, sa fille fut tuée par les ‘Peaux-rouges’. Mais peu à peu, elle saura retrouver son humanité. Un très joli numéro d’actrice, tout en finesse et en expressions fugaces et touchantes.

De bons seconds rôles comme John McGiver ou John Astin cabotinent gaiment et ce bon Lee Majors fait ce qu'il sait faire le mieux : soulever le sourcil gauche.

Adieu au « VIRGINIEN » donc, sur les notes un brin inadaptées d’Ennio Morricone, dont la BO est agrémentée de coups de fouet !

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:29

« JENNY » est un épisode de la 9ème saison du « VIRGINIEN », alors rebaptisée « THE MEN FROM SHILOH » et il attire l’intérêt du cinéphile grâce à la présence comme ‘guest stars’ de vedettes des fifties comme Janet Leigh et John Ireland.

Notre ami James Drury retrouve par hasard une « ex » en détresse, la toujours belle Janet (notons que dans un épisode plus ancien, on apprenait qu'il était sorti avec Gena Rowlands, le veinard !) et prend la diligence avec elle. Mais des hors-la-loi attaquent celle-ci et assiègent les passagers dans le désert. Notre Virginien préféré apprend alors que son ancienne chérie est la femme d’un braqueur, qui voyage aussi avec eux, mais incognito et que les agresseurs veulent récupérer un butin enfoui depuis des années.

SHILOH leigh

Le suspense est mou et statique, les situations sans réelle progression dramatique, mais on est là pour voir Janet Leigh est celle-ci n’a rien perdu de sa beauté délicate et de l’expressivité de son visage. Face à elle, Ireland joue le chef des méchants, une brute bornée comme il en jouait souvent alors dans les ‘spaghetti westerns’. Notons la présence de la jeune Jo Ann Harris, la révélation de « LES PROIES », jouant ici une oie blanche pleine de peps.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 18:41

Pour sa 9ème et dernière saison, « LE VIRGINIEN » connaît un chambardement de fond en comble : d’abord, la série change carrément de titre pour s’intituler « THE MEN FROM SHILOH ». Ensuite, après une ribambelle de vieux acteurs américains, c'est un vieil acteur anglais qui rachète le ranch : Stewart Granger himself. La célébrissime musique du générique disparaît au profit de quelques notes signées… Ennio Morricone ! Et plus grave et fondamental que tout le reste, James Drury change de chemise et troque sa liquette rouge-sang et son gilet de cuir contre une tenue anodine. Sans parler de Doug McClure qui s’est laissé pousser la moustache. Bref, c'est la révolution à Medicine Bow !

SHILOH 1

« THE WEST vs. COLONEL MacKENZIE » est le pilote de ce ‘reboot’. Le scénario rappelle celui du « PIED-TENDRE », l’aventure de Lucky Luke : un ex-soldat anglais rachète Shiloh et débarque avec son fidèle ordonnance. Il se met aussitôt tout le monde à dos en enquêtant sur le lynchage d’un voisin qu'il croit innocent du vol de bétail dont on l’accusait. L’épisode tient entièrement sur les épaules d’un Granger encore en pleine forme, qui campe avec aplomb et humour ce meneur d’hommes obstiné et chaleureux. Il change agréablement des vieillards qui l’ont précédé dans le bureau de Lee J. Cobb ! Son duo avec l’excellent John McLiam jouant son dévoué factotum est une vraie réussite.

On pourra par contre regretter la réalisation sobre et soignée des saisons précédentes. Ici, le zoom règne en maître, la photo est sans finesse c'est à la tronçonneuse qu’on a effectué le montage, probablement pour faire « moderne ». À suivre…

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 16:38

« LEGACY OF HATE » est le premier épisode de la 5ème saison du « VIRGINIEN » et un passage difficile pour la série, puisqu’elle a vu son acteur principal Lee J. Cobb plier bagage et laisser la place à son successeur, le vétéran blanchi sous le harnais Charles Bickford. C'est d'ailleurs une partie du sujet de ce téléfilm que ce passage de relais, puisque les personnages récurrents que sont James Drury et Doug McClure se demandent même s’ils vont demeurer à Shiloh et donc… continuer la série.

VIRGINIEN van fleet

Cobb avait créé avec le juge Garth un personnage crédible et autoritaire, une figure imposante mais humaine autour de laquelle tournait toute la série, alors que le personnage-titre, le Virginien se contentait souvent d’un rôle périphérique, voire complètement absent. Sa disparation (il a vendu le ranch et est parti avec sa fille) laisse donc un trou béant que le rugueux et peu attachant Bickford a du mal à combler, d’autant plus que ses neveux et nièces – nouveaux personnages récurrents – sont particulièrement irritants. Afin de rendre le ‘new boss’ plus sympathique, le scénario le confronte à Jo Van Fleet qu'il retrouve après trente ans comme voisine. Celle-ci le rend responsable de la mort de son mari et jure de le ruiner et de l’expulser de la région. La grande comédienne de « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » est le grand plaisir de cet épisode de transition où l’on sent une équipe qui s’efforce de retrouver ses marques après un gros séisme.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 18:49

« RIDE TO DELPHI » est un épisode de la 5ème saison de « LE VIRGINIEN » qui attire l’attention de l’amateur pour deux excellentes raisons : Warren Oates et Angie Dickinson.

Il s’agit pourtant, et à notre grand dépit, d’un épisode particulièrement incolore. La série avait alors visiblement des difficultés à se remettre du départ de Lee J. Cobb. Le scénario banal et sans saveur, voit le Virginien accusé d’un meurtre et Angie en ex-prostituée heureusement mariée à un vieil homme qui ignore tout de son passé et que son beau-fils fait chanter.

VIRGINIEN dickinson

Dix ans après « RIO BRAVO », la belle comédienne n’a rien perdu de son charme étrange et joue toujours merveilleusement l’ambiguïté. Oates joue un vaurien voleur de bétail avec son inimitable rouerie et le vieux mari est campé par le vétéran Harold J. Stone. Notons un personnage de fermier noir flanqué de ses deux fils, qui détonne par son originalité et son humour.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:20

« THE MODOC KID », épisode de la 5ème saison du « VIRGINIEN » a pour principal intérêt d’offrir à Harrison Ford une mention « introducing » au générique-début. Le scénario est une prise d’otages à huis clos : Charles Bickford – nouveau propriétaire du ranch Shiloh – et ses petits-enfants sont agressés et séquestrés par des braqueurs en fuite. Si le cast est formidable : John Saxon, Paul Fix, Harry Carey, Jr., les récurrents habituels sont totalement absents, James Drury inclus.

VIRGINIEN ford

Rudimentaire, statique et sans rythme, la mise en scène d’Abner Biberman n’est pas à la hauteur des standards de la série. Le toujours énergétique Saxon retrouve Bickford six ans après « LE VENT DE LA PLAINE » pour un face à face parfois intéressant mais trop dilué et Ford grimace déjà beaucoup et affiche ses tics aujourd'hui trop familiers en plouc pistolero, un demi-siècle avant « COWBOYS ET ENVAHISSEURS ». Un intérêt purement complétiste pour le fan, disons…

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 17:14

Épisode de la 4ème saison de « LE VIRGINIEN », « MEN WITH GUNS » est une histoire mettant en vedettes Doug McClure et Randy Boone, sans que les autres personnages récurrents de la série n’apparaissent.

Parti acheter des chevaux chez un certain « colonel », Trampas débarque dans une petite ville peuplée d’émigrants, qui sont expulsés un à un et tués par le shérif et ses hommes. Quand le cowboy s’aperçoit que ces tueurs sont au service du colonel et qu'il tombe amoureux de Brenda Scott, la fille du leader pacifiste des villageois, il décide de motiver ces derniers à prendre les armes et à se défendre. Mais la violence, on le sait, a toujours un prix. Et on sait comment finissent les jeunes naïves qui veulent épouser les héros de séries télé... No future ! 

VIRGINIEN savalas

C'est un drôle d’épisode, centré sur sa ‘guest’ Telly Savalas. Barbichu et vêtu en dandy de l'Ouest, il campe ce despote émotif et inculte en s’amusant visiblement beaucoup. On le voit sangloter en écoutant la musique de son piano mécanique, apprendre par cœur le dictionnaire avec son fils et lâcher à tout bout de champ ce même rire dément qui sera sa signature dans « 12 SALOPARDS ». Il a quelques scènes avec McClure qui sera également son partenaire cette même année dans « BEAU GESTE, LE BAROUDEUR » au cinéma.

Le discours violence contre légalité n’est pas spécialement bien développé, par l’absurdité de la position du non-violent qui n’a en fait comme solution, que de se laisser tuer sans résister. Et comme les ‘men with guns’ arrivent tout de même à leurs fins, au prix de quelques sacrifices, on finit par se demander ce que voulaient dire exactement les auteurs !

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