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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 08:57

MORT POURRI (1)Plusieurs choses placent « MORT D’UN POURRI » au-dessus du lot dans la filmo du Delon des seventies : le scénario policier sous-tendu d’un discours au vitriol sur les mœurs politiques et un casting d’une incroyable richesse dans lequel l’acteur-producteur s’intègre MORT POURRIcomme simple protagoniste, sans être le seul et unique centre d’intérêt.

Dévastateur, nihiliste, le dialogue de Michel Audiard fonce tête baissée dans le « tous pourris », mais certaines envolées sont époustouflantes d’aigre lucidité et de nombreuses répliques prennent aujourd'hui une troublante résonnance. L’aspect ‘polar’ lui, est très bien soutenu par un « mcguffin » simple et efficace : un journal contenant des preuves contre des élus corrompus. Le reste n’est qu’une course-poursuite bien filmée par Georges Lautner, émaillée de face à faces savoureux entre le héros intègre (enfin… tout est relatif) et la crème de la saloperie des hautes sphères politiciennes et affairistes.

Mais ce qui séduit le plus dans ce film, c'est encore la relation Maurice Ronet-Alain Delon. Bouclant un rapport professionnel entamé dans « PLEIN SOLEIL », poursuivi dans « LESMORT POURRI (2) CENTURIONS » et « LA PISCINE », les deux comédiens se retrouvent une dernière fois. Des photos les montrent d'ailleurs dans des poses tirées de ces trois films, cristallisant leur passé commun. À nouveau, c'est Ronet qui incarne le dominant, le tireur de ficelles, le salaud flamboyant, le cynique charismatique, alors que Delon s’efface étrangement et joue les seconds. Fascinante relation qu’on a vue évoluer de film en film sur deux décades. Ronet a beau disparaître au bout d’une demi-heure, il laisse l’impression d’avoir été la tête d’affiche de « MORT D’UN POURRI ».

Autour des deux amis-Némésis, tous les seconds rôles sont tenus par des pointures comme Jean Bouise, Julien Guiomar, Michel Aumont, Daniel Ceccaldi (particulièrement savoureux), les personnages de femmes sont écrits avec une misogynie totale, typique de son époque : des salopes âpres au gain, des fiancées soumises ou des demoiselles en détresse. La MORT POURRI (3)femme de Ronet est d'ailleurs jouée par Stéphane Audran, reformant ainsi un couple chabrolien immédiatement crédible.

La cerise sur le gâteau est bien sûr la prestation inattendue de Klaus Kinski. Permanenté, efféminé, mielleux, il campe un « intermédiaire » de haut-vol. Sa grande scène dans le château à la fin du film est sidérante. Il faut l’avoir entendu dire de l’Audiard ! Il a les répliques les plus incendiaires, les plus violemment cyniques. Et quand il dit à un ministre : « Vous êtes une larve… Un étron », on frise l’extase.

Un peu trop long, parsemé de cascades en voiture d’un autre âge, trop esclave des « bons mots » à l’emporte-pièce de l’auteur, « MORT D’UN POURRI » n’en a pas moins étonnamment bien vieilli. Et qu’on soit d'accord ou non avec le pamphlet au lance-flammes d’Audiard, force est d’admettre que le jeu de massacre est amusant à sa façon.

 

Post publié en juin 2011, remis en actualité en hommage à Georges Lautner, décédé à l'âge de 87 ans. RIP.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 06:16

Revoir « MADAME CLAUDE » aujourd'hui, c'est comme retrouver un vieil exemplaire du magazine « LUI » dans un grenier, tout corné et jauni. Érotique, plus vraiment, mais on peut y trouver un charme désuet et un peu ridicule assez touchant.MME CLAUDE

Le scénario d’André Brunelin, qui signa les intéressants « LA TRAQUE » et « LE DÉSERT DES TARTARES » mêle des éléments « policiers » inspirés de faits réels à des séquences purement « de charme » et le mélange ne se fait pas très harmonieusement. C'est même le moins qu’on puisse dire ! Il y a un vague discours sur les relations entre prostitution de luxe et hautes sphères du pouvoir, mais c'est noyé dans une terrible approximation générale : nullité de la post-synchro de non-acteurs comme Dayle Haddon ou Murray Head (épouvantable en paparazzo maître-chanteur), musique d’ascenseur hululée par Jane Birkin, scènes érotiques à mourir de rire et voyeurisme tous-publics.

Il faut reconnaître à Just Jaeckin le tour-de-force d’avoir réuni un tel casting pour un tel pudding : Françoise Fabian, belle, digne et glacée dans le rôle-titre ou Maurice Ronet en virtuose chaud-lapin semblent échappés d’un autre film. Klaus Kinski gominé et en nœud-pap’ joue les milliardaires partouzeurs avec une sorte d’exaspération douloureuse. Sa grande scène où il demande à une « fille » de déniaiser son fiston joué par Pascal Greggory, vaut son pesant de cacahuètes. Le vétéran Robert Webber apparaît brièvement en barbouze U.S. Le seul à faire un travail à peu près honorable est encore le toujours fiable François Perrot dans un rôle presque intéressant de flic blasé et tireur de ficelles.

MME CLAUDE (1)

Seul intérêt à jeter un coup d’œil à « MADAME CLAUDE », de belles filles filiformes, des décors kitsch à souhait et une distribution surqualifiée venue s’offrir des vacances de luxe sûrement très grassement rémunérées. Comment leur en vouloir ?

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 06:01

« PLEASE KILL MR. KINSKI » dure 9 minutes, il est filmé comme un vilain home movie amateur, il se résume à deux plans d’un monsieur barbu en train de parler à la caméra et d’extraits de ‘making of’ d’un film complètement oublié intitulé « FOU À TUER ».

Et pourtant… Tourné en 1999, soit 13 ans après les évènements, ce petit court-métrage est à mourir de rire. D’abord et surtout parce que le « monsieur barbu » est David Schmoeller, réalisateur de séries B très drôle et sympathique et que sa façon de raconter son tournage apocalyptique avec Klaus Kinski est hilarante.

KILL KK

Il faut voir avec quel savoir-faire Schmoeller décrit comment l’acteur a d’abord refusé qu'il dise « action ! » pour lancer le tournage des plans. Le malheureux a donc dit « Klaus » à la place, mais bientôt, Kinski a exigé qu'il ne dise… rien. Il jouerait quand il se sentirait prêt. Ensuite, il lui interdit de dire « Coupez ! ».

Un coproducteur italien se proposa de tuer Kinski pour toucher l’argent des assurances et l’équipe elle-même ne cessait de demander au jeune réalisateur complètement dépassé de « tuer Mr. Kinski ». Une ambiance chaleureuse et fraternelle dont on capte des bribes dans de brefs (trop brefs !) extraits.

À noter que le film s’achève tout de même par un ‘twist’ assez touchant, quand le monsieur barbu finit malgré tout par avouer son admiration pour sa monstrueuse star. À voir.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 05:52

COPLAN (2)Si on devait donner un exemple de film méritant l’appellation de « curiosité », « COPLAN SAUVE SA PEAU » serait un choix idéal. Premier film du critique/cinéphile Yves Boisset, d'après un roman populaire, c'est un cocktail ahurissant d’éléments qui n’auraient jamais dû se mélanger.

Tourné en Turquie – et on peut dire que le voyage est largement amorti ! – c'est uneCOPLAN (1) espèce d’avatar européen de 007, dans lequel on peut deviner des hommages à « CASABLANCA », « FREAKS », « LES CHASSES DU COMTE ZAROFF » et quelques autres classiques du 7ème Art. C'est COPLANtotalement kitsch et décomplexé, on ne sait jamais si le dialogue emphatique et ampoulé doit être pris au premier degré (sans doute pas !), si tous les acteurs jouent dans le même film. Et quels acteurs ! Autour du fade Claudio Brook, sorte de sosie de Peter Coyote sous tranxène, Boisset a réuni rien moins que Bernard Blier jouant un taxidermiste-agent secret (sic !) un ‘fat man’ à la Sidney Greenstreet dans les films de Bogart, Klaus Kinski qui apparaît dans trois courtes séquences en sculpteur efféminé COPLAN (3)toujours torse-nu, qui s’excite sur une de ses propres statues sous l’œil médusé du héros, deux acteurs « à voix » du cinéma français : Jean Servais et surtout Jean Topart savoureux en flic turc inquiétant. Sans oublier des pin-ups habituées aux copros plus ou moins dénudées.

Le spectacle est assez ahurissant et désarmant. On passe un temps fou à marcher dans de magnifiques décors naturels, à visiter le pays en touristes, on sourit devant cette sympathique bouillabaisse d’influences visuelles, allant du serial aux ‘fumetti’ italiens et on aimerait dire qu’on tient là un film-culte. Mais c'est franchement trop long et le pauvre Brook est un bien piètre espion. Mais c'est à voir malgré tout, parce que c'est définitivement unique en son genre !

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 18:10

ANDROID (2)« ANDROÏDE » s’inscrit dans la dernière partie de la carrière de Klaus Kinski, qui s’était installé à Hollywood et y avait tourné quelques séries B et un ou deux films à peu près dignes d’intérêt. Celui-ci est une tentative de film de SF avec un budget squelettique et un ANDROIDscénario pouvant à peine remplir 26 minutes. Les décors sont tellement ‘cheap’ qu'ils feraient passer ceux de « COSMOSANDROID (3) 1999 » pour le nouveau Ridley Scott.

Écrit par son acteur principal, Don Opper, « ANDROÏDE » est une bouillie d’influences et d’hommages, allant de Fritz Lang à « BLADE RUNNER » en passant par le mythe de Frankenstein. D'ailleurs, l’ami Klaus y trouve un rôle de savant fou et libidineux (ben oui…) très proche de ceux qu'il tenait dans ses séries Z italiennes du genre « LE AMANTI DEL MOSTRO » de joyeuse mémoire. Vêtu d’une abominable veste bleue-cobalt, il marche les mains dans les poches, l’air perpétuellement irrité, recoiffant sa frange blonde d’un mouvement dramatique. Il n’a ANDROID (1)pas grand-chose d’autre à faire, hormis une dernière séquence où il ne peut s’empêcher de peloter ardemment l’androïde femelle qu'il vient de créer lui-même ! Un grand « Klaus moment » qui s’achève par une décapitation révélant (SPOILER !) qu'il n’est autre qu’un robot lui aussi.

C'est donc avec une certaine compassion qu’on regardera ce gentil nanar à la limite de l’amateurisme, avec ses acteurs épouvantables, ses maquettes risibles et ses F/X bricolés. La bataille à coups de pistolets-laser vaut vraiment son pesant de cacahuètes. On devine par instants subliminaux qu'il y avait peut-être matière à développer une histoire intéressante sur ces bases, mais il y a un cinéma qui ne peut pas se faire sans un minimum d’argent. Et là, il est probable que Kinski s’était déjà octroyé les trois-quarts de la cagnotte en guise de cachet.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 18:44

INDISCHE (2)« DAS INDISCHE TUCH » (litt. : « L’ÉCHARPE INDIENNE ») est un des nombreux polars allemands inspirés de l’œuvre d’Edgar Wallace, tournés par Klaus Kinski dans les années 60, INDISCHEjusqu'à son départ pour l’Italie. Celui-ci est un ‘whodunit’ à la Agatha Christie : à la mort d’un lord dans son château, ses probables héritiers sont réunis pour la lecture du testament. Ils vont être étranglésINDISCHE (1) les uns après les autres à l’aide d’une écharpe transformée en corde meurtrière. Qui est l’assassin ? Bonne question. Le problème est qu’après les trois premiers meurtres de plus en plus routiniers et prévisibles jusqu'au moindre détail, on s’en fiche royalement.

La seule et unique raison de revoir aujourd'hui un tel film est bien sûr la présence de Kinski. Pour une fois, on le voit assez longtemps, même si c'est souvent à l’arrière-plan. Il joue le fils bâtard et héroïnomane du défunt qu’on soupçonne évidemment dès qu’on le voit. L’acteur affiche un sourire narquois et nous sert quelques tics faciaux dont il a fait sa spécialité lors de sa crise de manque. Le reste du temps, il sculpte une grosse tête en plâtre et il finit par torturer la jeune première – oui, quand même, c'est Kinski ! – à l’aide d’une mygale bien velue.

INDISCHE (3)

S’il est toujours amusant de retrouver Klaus dans ses œuvres, le reste du casting est désolant : qu'il s’agisse du comique Eddi Arent en majordome impassible, de l’exorbité Hans Klarin qui semble vouloir rivaliser avec Kinski sur son terrain ou du fade Heinz Drache en notaire-flic-héros, c'est d’un ennui absolu.

Ne parlons même pas de la BO atrocement sixties et hors-sujet, de l’humour éléphantesque ! « DAS INDISCHE TUCH » n’est à réserver qu’à une frange très réduite et ciblée de la population : le complétiste compulsif et masochiste de Klaus Kinski. J'ai honte…

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 12:26

CHACUN POUR SOI (1)

Mise en actualité d'un post édité en mars 2011, afin de coller à la sortie française du DVD.

 

Le scénario de « CHACUN POUR SOI » est une variation sur le thème du « TRÉSOR DE LA SIERRA MADRE ». À savoir la fièvre de l’or et ses conséquences sur l’âme humaine.

Sous ses dehors de ‘spaghetti western’, le film de Giorgio Capitani va bien plus loin qu’unCHACUN POUR SOI simple film de genre et une fois le quatuor d’associés-ennemis lancés à la recherche de la mine, l’aventure se résume à une pièce de théâtre à ciel ouvert, une étude CHACUN POUR SOI (2)étouffante sur l’avidité, l’obsession et la paranoïa.

« CHACUN POUR SOI » pousse le bouchon très loin, puisque tous ses personnages sans exception sont de tristes individus, allant du pathétique au répugnant. À peine pourra-t-on ressentir quelque empathie pour Gilbert Roland, pistolero malade mais élégant. Et encore ! Van Heflin, l’autre vétéran américain du casting, joue à contremploi un prospecteur tanné par le soleil, un ivrogne braillard et matois, jamais attachant. George CHACUN POUR SOI (3)Hilton est ambigu à souhait en bellâtre formant un couple des plus étranges avec « le blond », serial killer de l'Ouest déguisé en prêtre, vicieux et efféminé, qui le domine complètement. Avec une telle description, facile de deviner qui tient ce rôle : Klaus Kinski, dans une de ses meilleures apparitions dans le genre. Relativement sobre, le teint blême, il campe cet assassin reptilien avec une sorte de morgue rentrée, mais nous offre un ‘Klaus moment’ comme on les aime, lors d’un déluge de pluie où il se roule parterre en hurlant de rire. On se croirait dans « L’EXORCISTE » ! Il ajoute au film un grain de folie et de machiavélisme bienvenu.

CHACUN POUR SOI (4)

Le film est bien construit en trois actes distincts. C'est une sorte d’aller-retour en enfer rigoureusement mené, qui ne cède pas aux tics habituels du western italien et se concentre sur l’évolution des personnages. Un vraiment beau travail, si l’on excepte des coups de zoom très vilains et une BO lancinante et trop invasive. Mais bon... C'est d'époque !

 

À NOTER : le film est récemment sorti en DVD en Allemagne sous le titre « DAS GOLD VON SAM COOPER », dans une belle copie 16/9 en langues allemande, italienne et anglaise, recomposée à partir d’éléments disparates, puisque le générique est en… français et que des séquences ont été réintroduites uniquement sous-titrées en italien.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 17:55

BATARD (2)« LE BÂTARD » ne définit pas ici une baguette de pain, mais c'est une drôle de bouillabaisse. Coproduction italo-franco-allemande tournée au Nouveau-Mexique, ce polar qui aimerait tant se faire passer pour un film américain, est plombé par un scénario BATARD (1)anémique où on reconnaît pourtant les prémices de l’excellent « REVENGE » de Tony Scott.

Comment deux icônes du ‘spaghetti western’ comme Giuliano Gemma et Klaus Kinski se sont retrouvés à jouer les rejetons de Rita Hayworth, c'est toute la magie des montages financiers internationaux si fréquents dans les sixties. Gemma joue un braqueur sans pitié qui se fait voler son butin par son chef de bande de frère (Klaus, évidemment) qui vaBATARD (3) jusqu'à lui mutiler la main pour l’empêcher d’utiliser une arme. À l’instar d’Eastwood dans « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS », le héros diminué va se requinquer avant d’entamer sa vengeance. On est donc plus proche du western que du pur ‘film noir’ et on retrouve d'ailleurs avec plaisir les bruitages si familiers de coups de poing et de détonations, entendus dans tous les westerns italiens de l’époque.

Kinski apparaît relativement peu en malfrat efféminé et doucereux, toujours fourré dans les jupes de sa mère. Gemma manque un peu de profondeur pour être vraiment crédible en ange exterminateur. Si Margaret Lee et Claudine Auger sont aussi belles que superficielles dans des emplois-cliché, l’ex-Gilda fait un peu pitié dans ce rôle de pochtronne accro au whisky et quelques gros-plans sont particulièrement impitoyables. Très démythifiant…

BATARD

On s’ennuie pas mal, on sourit à la chanson récurrente à la « GOLDFINGER » chantée en anglais par… Nicole Croisille, on soupire devant la conclusion complètement bâclée où tout se résout par un tremblement de terre opportun, et on se dit que le générique de ce « BÂTARD » est beaucoup plus attractif que le film lui-même. Il ne faut jamais oublier qu’une bouillabaisse pour être digeste, doit être préparée avec des produits frais !

 

À NOTER : la fameuse chanson s’intitule « LOVE AND MONEY », ce qui sera également le titre d’un film américain que tournera Kinski bien des années plus tard.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 19:17

MANO NUTRE (2)« LA MANO CHE NUTRE LA MORTE » (litt. : « LA MAIN QUI NOURRIT LA MORT ») est une de ces sublimes arnaques dont seuls étaient capables nos amis italiens. Tourné en MANO NUTRE (1)même temps que « LE AMANTI DEL MOSTRO », dans les mêmes décors, avec le même casting, les mêmes accessoires, la même équipe, utilisant carrément des plans de son film-jumeau, cet incroyable nanar nous entraîne dans les bas-fondsMANO NUTRE (3) de l’escroquerie à deux balles.

Le scénario – ou ce qui en tient lieu – est entièrement pompé sur « LES YEUX SANS VISAGE ». Klaus Kinski, qui joue un professeur ‘Nijinski’, assassine des jeunes femmes pour prélever des morceaux de leurs corps et les greffer à la fille de son mentor décédé. Sœur d’une des disparues, l’héroïne démasque le criminel.

La photo est d’une laideur indescriptible, la mise en scène n’est qu’un enchaînement de coups de zoom nauséeux, les acteurs dépassent l’entendement : comment ne pas s’écrouler de rire devant l’assistant bossu et boiteux de Kinski (qui ne s’appelle pas Igor, mais presque !) avec sa tête de charcutier napolitain ? Comment ne pas s’étouffer d’hilarité en voyant la séquence de lesbianisme la plus inutile et mal filmée de mémoire de voyeur ? Et comment ne pas imaginer les problèmes rencontrés pendant le tournage, quand on s’aperçoit que Kinski est remplacé par MANO NUTREune doublure (qui ne lui ressemble absolument pas) pendant les scènes de chirurgie ‘gore’ et pitoyables ?

Le premier film était lamentable, celui-ci est affligeant, mais au moins les producteurs en ont eu deux pour le prix d’un. Et on les en félicite ! À voir donc pour l’amateur pervers de bizarreries sur pellicule et pour le fan de Klaus, qui déambule l’air irrité et impatient, sanglé dans un costume trop serré, dans un rôle de savant fou qu'il joue distraitement sans même faire l’aumône d’une grimace ou d’une crise de démence. Le seul gros-plan de ses yeux fous est piqué dans « LE AMANTI DEL MOSTRO » !

Il n’y a pas à dire, on savait rigoler en 1974, en Italie…

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 18:37

ZINKER (1)Dans les années 60 en Allemagne, une série de films inspirés des romans d’Edgar Wallace connut un énorme succès public. Censés se dérouler à Londres, les films mettaient en scène ZINKERdes criminels mégalos, des savants fous, des gangsters, tous confrontés à Scotland Yard pour des histoires abracadabrantes se résumant le plus souvent à des ‘whodunits’ sans intérêt.

« L’ÉNIGME DU SERPENT NOIR » fait partie de cette collection et n’offre d’attrait aujourd'hui que par la présence de Klaus Kinski, qui apparut régulièrement dans ces productions en second rôle et faux-suspect.ZINKER (2)

Alors qu’un tueur commet des meurtres en laissant sur ses victimes la trace d’un serpent venimeux, Kinski campe un dénommé ‘Krischna’ qui nourrit les animaux d’un zoo et entretient une relation trouble avec les serpents. L’œil fou, la pommette agitée de tics, Klaus commet un meurtre (à peu près inexplicable, d'ailleurs !) au début du film, il fait un câlin à un boa couché sur son lit – c'est Kinski, quand même ! – et fait deux ou trois autres apparitions sibyllines sans prononcer une ligne de dialogue. Que faisait-il dans cette histoire ? Aucune idée. Mais c'est toujours sympathique de le retrouver et de le voir escalader une tortue géante à quatre pattes (sic !). À noter que l’acteur aura à nouveau un mamba noir pour partenaire bien des années plus tard dans le plus réussi « VENIN », cette fois réellement tourné en Angleterre.

ZINKER (3)

Passées les cinq minutes de présence de Kinski à l’écran, on doit se contenter de comédiens teutons imbuvables, tout particulièrement le rigolo de service Eddi Arent, jouant un reporter farfelu avec la finesse d’un comique troupier. Techniquement parlant, c'est très rudimentaire : du CinémaScope noir & blanc plutôt moche, des coups de zoom hideux, une BO soûlante, et une curiosité (elle aussi inexplicable) : un générique présentant des lettres en couleurs sur fond noir ! Pourquoi ? Pas idée…

Alors, rien à retenir ? Si : un meurtre absolument horrible. Celui d’une souris blanche bouffée vivante par un python. Et sans trucage ! Une horreur…

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