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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 06:07

Banal épisode de la série « THE TALL MAN », « THE BEST POLICY » n’est intéressant que parce qu'il confronte pour la première fois James Coburn à la légende de Pat Garrett & Billy the Kid, lui qui devait incarner l'homme de loi pour Sam Peckinpah et ensuite John Chisum dans « YOUNG GUNS 2 ». 

Ici, il joue un shérif qui accuse Garrett de corruption et le Kid de vol de bétail. En fait, il veut se débarrasser des deux amis pour prendre le pouvoir dans la région. Il pousse même la fiancée mexicaine de Pat à témoigner contre lui. Mais celle-ci ira trop loin : elle exige que Coburn l’épouse pour faire d'elle une femme respectable. C’en est évidemment trop et elle finira une balle dans le dos.

TALLMAN coburn

Ce modeste téléfilm de 26 minutes, fidèle au reste de la série, n’a rien de spécialement remarquable, le budget est minuscule, les décors riquiquis. Seul Coburn vaut le détour, surtout dans la scène où il avoue ses méfaits la corde au cou, tel Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ».

Anecdote : Barry Sullivan qui incarne Garrett dans la présente série, jouera Chisum face à Coburn dans le film de Peckinpah...

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JAMES COBURN
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 06:23

DEATH SMALL DOSES (2)Inspiré d’une série d’articles consacrés au trafic d’amphétamines chez les camionneurs, « DEATH IN SMALL DOSES » met longtemps à démarrer et se perd pendant deux bons tiers de sa durée dans un réalisme routinier et une volonté documentaire sans réel intérêt. Mais peu à peu, le polar s’immisce dans la narration, les personnages se font plus compliqués, certains révèlent des doubles visages et la fin est plutôt bien menée dans leDEATH SMALL DOSES (1) suspense.

Peter Graves tout jeunot et déjà imperturbable, joue un flic de la DEA qui infiltre une compagnie de routiers pour découvrir qui les fournit en drogues, provoquant ainsi des crises de démence et des morts par accident. Si l’acteur remplit bien son office, sans DEATH SMALL DOSES (3)une once de fantaisie, il est bien secondé par un Chuck Connors tout à fait inhabituel. Lâchant la bride à une exubérance qu’on ne lui connaissait pas, le grand Chuck joue un des chauffeurs, complètement ‘addict’, extrêmement agité et s’exprimant en argot « djeuns » (enfin – djeuns de 1957, s’entend…). On le voit rigoler sans arrêt de ses grandes dents blanches, danser le twist et le rock, puis péter un câble et se transformant en psychopathe écumant (là, on le reconnaît déjà davantage !). Ces deux futures icônes des séries TV valent qu’on jette un coup d’œil curieux au film. À leurs côtés, la très nulle Mala Powers campe une gentille veuve énamourée qu’un retournement de situation transforme en tout autre chose lors du dénouement.

C'est correctement rythmé et photographié, simpliste et moralisateur, mais cela se laisse regarder avec une bonne dose de nostalgie, même si sur un thème approchant on préfèrera revoir l’excellent film anglais « TRAIN D’ENFER ».

DEATH SMALL DOSES

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 05:58

L’avantage de mettre quelqu’un comme Raoul Walsh aux commandes d’une comédie policière, c'est qu'il va la diriger comme un film d’action ou un western. Donc,BIG BROWN (1) « EMPREINTES DIGITALES » (traduction quasi-littérale de « DE GRANDS YEUX BRUNS ») démarre sur les chapeaux de roue, enchaîne les séquences à vitesse Grand-V, les bonnes répliques crépitent, les acteurs jouent en perpétuel état d’urgence et malgré la minceur du scénario, on ne s’ennuie pas une seconde.

Bien sûr, le choix des deux vedettes est pour beaucoup – presque tout – dans le plaisir qu’on a à voir le film : Cary Grant est drôle et distancié en flic ventriloque (sic !) et obstiné même s’il n’est pas particulièrement doué et Joan Bennett est un véritable délice en manucure-journaliste (sic, aussi !) peroxydée, futée et à la langue bien pendue. Leur tandem fonctionne à plein régime et donne tout son sel à l’action. On pense parfois à Fresnay et Delair dans « L’ASSASSIN HABITE AU 21 » en beaucoup plus ‘glamour’. Mais l’esprit est le même et c'est un bon esprit !

BIG BROWN

Autour d’eux, un excellent casting où se distinguent Walter Pidgeon en gangster en col blanc, Lloyd Nolan en malfrat amoureux des belles fleurs et le jeune Henry Brandon en porte-flingue sans état d’âme.

Le film est bien réalisé, truffé d’idées visuelles, il se permet des ruptures de ton étonnantes (la mort d’un bébé tué par une balle perdue) et laisse un souvenir plaisant et enjoué.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CARY GRANT
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 05:51

Alan Arkin est un acteur de composition au physique protéiforme, dont les prestations sont le plus souvent d’une sobriété confinant à l’effacement, ce qui n’est pas forcément péjoratif.

Il est le tueur à lunettes noires de « SEULE DANS LA NUIT », il reprend le rôle-fétiche de Peter Sellers dans « INSPECTEUR CLOUSEAU », campe un sourd-muet dans « LE CŒUR EST UN CHASSEUR SOLITAIRE », un bidasse révolté dans « CATCH-22 », un flic dans « LES ANGES GARDIENS », incarne le « MAGICIEN DE LUBLIN », Freud dans « SHERLOCK HOLMES ATTAQUE L’ORIENT-EXPRESS », le père adoptif de « EDWARD AUX MAINS D’ARGENT », le mécano-mentor de « ROCKETEER », l’ex-flic dans « FAUX FRÈRES, VRAIS JUMEAUX », le juge de « L’IRRÉSISTIBLE NORTH », l’inspecteur têtu de « BIENVENUE À GATTACA », l’agent secret de « MOTHER NIGHT », le psy terrorisé dans « GROSSE POINTE BLANK », un prisonnier du ghetto dans « JAKOB LE MENTEUR », un gourou hollywoodien dans « COUPLE DE STARS », un papy graveleux dans « LITTLE MISS SUNSHINE », un espion du Mossad dans « MÜNICH », le chef dans « MAX LA MENACE », le producer dans « ARGO ».

ARKIN

Il fait deux fois équipe avec Peter Falk dans « NE TIREZ PAS SUR LE DENTISTE » et « BIG TROUBLE ».

Arkin fait une admirable composition dans « L’AFFAIRE GLENGARRY » en vendeur velléitaire et apparaît non-mentionné au générique, en chef de la police dans « QUAND HARRIET DÉCOUPE CHARLIE ».

Dans les seventies, Arkin réalise « PETITS MEURTRES SANS IMPORTANCE » dans lequel il s’est réservé un petit rôle de détective givré.

À la TV, il est le leader des déportés dans « LES ÉVADÉS DE SOBIBOR », un membre du gouvernement israélien dans « DOOMSDAY GUN », un vieux clown dans « FENÊTRE SUR TOILES », un directeur photo dans « AND STARRING PANCHO VILLA AS HIMSELF » et un joueur de baseball dans « COOPERSTOWN ».

Aujourd'hui, il fête ses 79 ans. Happy birthday, Alan.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 05:44

CHANSON PASSE (1)« LA CHANSON DU PASSÉ » est le dernier des trois films que tournèrent ensemble Irene Dunne et Cary Grant et, malgré la signature de George Stevens, on peut penser qu'il s’agit du pire !

Ce mélodrame de deux heures relate la relation d’un couple depuis leur rencontre jusqu'au quasi-divorce, via une série de flash-backs amenés par l’épouse qui écoute des disques dont chaque chanson la ramène à ses souvenirs. Si le début en forme de comédie romantiqueCHANSON PASSE peut séduire, le film s’égare rapidement dans des ruptures de ton impromptues (les séquences interminables avec le bébé virent au burlesque) et s’enlise dans du mélodrame franchement bizarroïde avec ces curieuses histoires d’adoption. Qu’a voulu raconter le film, exactement ? Qu’un couple ne peut fonctionner sans enfant ? Qu’à la mort d’un enfant, il suffit d’en adopter un autre pour que tout s’arrange ? La fin soi-disant ‘happy’, laisse sur un drôle de malaise. 

Et que dire des séquences « japonaises » tournées en studio avec des transparences ridicules ? Et de ce tremblement de terre involontairement hilarant ? Et du personnage joué par Edgar Buchanan, sorte de version mâle et « caucasienne » de la nounou de « AUTANT EN EMPORTE LE VENT » ?

Généralement sobre et effacé, hormis quelques dérapages incontrôlés, Grant semble s’ennuyer dans ce rôle de loser velléitaire, hormis dans la séquence où il supplie un juge de lui laisser la garde de sa petite fille, où il se montre étonnamment émouvant. Miss Dunne contient elle aussi sa propension au cabotinage, mais force sur le lacrymal.

« LA CHANSON DU PASSÉ » est un film pénible et empesé dont l’épilogue met mal à l'aise et laisse vaguement consterné.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 06:29

Ed Begley est un grand second rôle des années 50, spécialisé dans les personnages sanguins et coléreux mais souvent lâches.

Il fut le juré n°1 dans « 12 HOMMES EN COLÈRE », il organisait le braquage dans « LE COUP DE L'ESCALIER », joue un prêcheur dans « LES 5 HORS-LA-LOI », le rancher dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT ». Il se consacra surtout à la TV où il tourna de nombreuses ‘guests’. Son fils Ed, Jr. est également acteur et toujours actif.

Aujourd'hui, Ed Sr. aurait fêté ses 112 ans. Happy birthday, Ed.

BEGLEY

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 06:05

On a souvent tendance à croire que le premier 007 marque les vrais débuts de Sean Connery qui n’était jusque-là qu’un anonyme second couteau. C'est ignorer qu'il a fait une très belle carrière à la TV anglaise et trouvé d’excellents rôles en vedette, pendant cette période d’apprentissage.

ADVENTURE STORY

« ADVENTURE STORY » est l’un d’eux, tourné un an avant son premier James Bond. Écrit par le dramaturge Terrence Rattigan et réalisé par Karel Reisz, c'est un produit hybride entre le téléfilm et la captation théâtrale, qui retrace la vie de conquérant d’Alexandre le Grand, sans pratiquement jamais sortir de la tente du guerrier ou de ses ennemis. AprèsADVENTURE2 Richard Burton et avant Colin Farrell, Connery est un surprenant Alexandre, sorte de fils-à-papa miné par des traumas d’enfance, doutant de sa virilité, à la fois calculateur et naïf, véritable colosse aux pieds d’argile, qu’on voit s’effriter d’année en année sous le regard désolé et impuissant de ses compagnons d’armes.

S’il est passionnant de voir l’acteur à peine trentenaire, déjà en pleine possession de ses moyens, faisant preuve d’une incroyable présence physique, le film est surtout intéressant dans son parcours, en effet-miroir avec « L'HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI » où Connery jouait un aventurier qui finissait par croire qu'il était une réincarnation d’Alexandre et épousait une indigène nommée ‘Roxane’. Que le même comédien ait interprété ces deux personnages donne une résonnance supplémentaire aux deux œuvres. À découvrir.

 

À NOTER : le film est incorrectement référencé sur IMDB qui le présente comme une série TV en plusieurs épisodes dont le scénario raconterait l’histoire de deux aventuriers sur une île déserte (sic !). Bizarre…

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 07:19

MCQ 83

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 06:17

Norman Fell est un second rôle de TV des sixties, au regard globuleux de chien battu. Il fut le détective ‘Meyer Meyer’ dans la série « 87TH PRECINCT », joue le gangster interrogé au sauna par Marvin dans « À BOUT PORTANT », un capitaine dans « BULLITT », un collègue de Bronson dans « LE CERCLE NOIR », un malfrat dans « TUEZ CHARLEY VARRICK ! ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 89 ans. Happy birthday, Norman.

FELL

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 05:56

« DECISION AT GUNSIGHT » est un excellent épisode de la 2ème saison de la série western « CHEYENNE », bâti sur un remarquable scénario qui avait largement de quoi alimenter un long-métrage de cinéma.

Arrivant dans la petite ville de Gunsight, Clint Walker va voir Dub Taylor qui lui doit de l’argent. Celui-ci lui refile son étable et quitte précipitamment les lieux. Walker se rend compte alors que la ville est rackettée par John Carradine et ses ‘gunfighters’. Avec l’aide de Marie Windsor, l’ex-femme du filou, Walker va le battre sur son propre terrain, en rackettant à son tour les habitants !

CHEYENNE carradine

L’histoire est prenante, pleine de suspense et d’ironie, laissant même planer un doute sur l’honnêteté de Cheyenne (pas pour longtemps !). Les personnages sont bien croqués, en particulier le shérif plus fataliste que pleutre très bien campé par Patrick McVey et un des sbires de Carradine, joué par l’imposant Mike Lane qui fut le boxeur dans « PLUS DURE SERA LA CHUTE ». En voyou élégant, lettré mais finalement lâche et dégonflé, Carradine fait un numéro délectable face à un Clint Walker de plus en plus à l’aise dans ses bottes. Vraiment une exceptionnelle série.

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