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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 06:54

NEVER SAY (2)Drôle de bouillabaisse que ce « NE DITES JAMAIS ADIEU », un mélodrame avec un Rock Hudson échappé d’un film de Douglas Sirk et inspiré d’une pièce de… Pirandello.

Un médecin retrouve sa femme allemande, disparue pendant sept ans. Les trois-quarts du scénario sont consacrés au flash-back de leur rencontre à Berlin, de leur mariage, de laNEVER SAY (1) naissance de leur fille, etc. Ensuite, il s’agit de ramener la fräulein au bercail et de la faire accepter par la gamine qui a toujours cru que sa mère était morte, alors qu'elle était prisonnière derrière le rideau de fer.

Autant le dire tout de suite, c'est hautement improbable, grandement ridicule et parfaitement idiot. Les personnages sont stupides et illogiques, compliquant à loisir des situations NEVER SAY (3)pourtant limpides, pour le seul plaisir d’arracher quelques larmes. Habitué aux ‘tearjearkers’, Hudson a rarement eu l’air aussi niais et emprunté que dans ce rôle de docteur énamouré mais fou de jalousie. Sa mollesse naturelle ne convient pas très bien au rôle ! Face à lui, Cornell Borchers sorte d’avatar teuton d’Ingrid Bergman, joue la pianiste objet de toutes les adorations. George Sanders promène sa morgue amusée en caricaturiste quelque peu collant. On reconnaît çà et là des seconds rôles comme le bon vieux Ray Collins, le tout jeune David Janssen en militaire chaud-lapin et même Clint Eastwood qui apparaît dans les premières minutes du film, en chercheur qui vient prévenir Hudson qu’on le demande au téléphone et lui souhaite ensuite bon voyage, avant de se plonger, l’air très concentré dans la contemplation d’une radio.

NEVER SAY

Le complétiste eastwoodien se devra donc de voir et de posséder ce pudding indigeste à la BO dégoulinante, qui entre deux sanglots, s’offre des saillies anticommunistes. Tant qu’à faire…

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 06:20

« THE PITCHWAGON » est un épisode de la 4ème saison de la série « RAWHIDE », notable pour la seule et unique rencontre sur un écran de deux icônes du western : Clint Eastwood (ici seul ‘wagonmaster’ en l’absence d’Eric Fleming) et l’inamovible cabotin Jack Elam.

À part ce micro-évènement, c'est un film plutôt raté et mal écrit centré sur Buddy Ebsen, un charlatan itinérant. Attaqué par les Indiens, il est sauvé par Clint, mais un des cowboys est tué. Pour envoyer de l’argent à sa veuve, Ebsen organise un concert en ville, avec sa femme retrouvée tout à fait par hasard sur la route (sic !) en compagnie de son nouvel amant, le toujours sinistre Hugh Marlowe.

RAWHIDE elam

Le scénario est mal fichu, tiré par les cheveux, s’attarde sur les gaffes débiles de ‘Mushy’ le cuistot demeuré, mais il permet au moins de voir le grand Clint en train de chanter une vieille balade western sur une scène de saloon, devant des admiratrices pâmées et un Elam plus grimaçant que jamais, dans un rôle de ‘gambler’ tout de noir vêtu au sourcil machiavélique. Il y a des spectacles dont on ne se rassasie jamais !

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 05:30

Épisode de la 5ème saison de la série « RAWHIDE », « INCIDENT OF THE MOUNTAIN MAN » apparaît essentiellement comme un écrin à la performance d’un grand second rôle des années 50 : l’imposant et rabelaisien Robert Middleton, vu dans bon nombre de westerns et de polars.

Il joue un ancien trappeur devenu ‘scout’, accusé de meurtre et sauvé du lynchage par Clint Eastwood. Celui-ci doit accompagner l'homme et sa fille métisse en ville pour qu'il soit jugé, mais ils prennent la fuite. ‘Rowdy’ se lance à leur poursuite et les rattrape, mais les Kiowas s’en mêlent. Si l’intrigue est faiblarde, le personnage de « l'homme des montagnes » est plutôt intéressant : perdu dans un monde de progrès qu'il ne comprend pas, voyant ses grands espaces se réduire de jour en jour, il choisira de mourir en héros plutôt que de renoncer à son mode de vie.

RAWHIDE middleton

Middleton est fait des tonnes, comme souvent, ponctuant toutes ses répliques d’un gros rire épais. Mais il a une belle présence. Face à lui, Eastwood comme d'habitude s’adapte aux situations : il est un grand nigaud emprunté devant son boss et cesse de jouer les idiots dès qu'il se retrouve seul face à d’autres partenaires. ‘Rowdy Yates’ est définitivement un personnage schizophrénique ! On reconnaît l’incontournable Robert J. Wilke, jouant un père éploré qui préfère lyncher avant de juger.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:30

« INCIDENT OF THE RELUCTANT BRIDEGROOM » est un épisode de la 5ème saison de « RAWHIDE », et un de ceux qui se sont aventurés dans la comédie. Ce n’était généralement pas le fort de cette série western et celui-ci ne déroge pas à la règle.

Parti faire des provisions en ville avec ‘Wishbone’, Clint Eastwood rencontre une fille dans un saloon, se soûle et se réveille le lendemain… marié. L’heureuse élue étant la girl friend du patron de l’estaminet, ils prennent la fuite et se réfugient parmi les cowboys du convoi. Par bonheur, le pasteur qui les avait unis était un escroc qui vient justement d’être enrôlé comme vacher.

RAWHIDE ruta lee

On le voit, tout cela ne vole pas très haut. Et c'est une fois encore le jeune Clint qui doit jouer les nigauds lents d’esprit. Il est d'ailleurs intéressant de noter que le rôle de ‘Rowdy’ évoluait selon la tonalité des épisodes, passant par tous les stades, de benêt ahuri au rebelle emporté, en passant par l’intolérance, l’héroïsme, mais toujours, toujours un œil concupiscent sur les dames. À ses côtés, l’exquise Ruta Lee a un parfait timing et s’avère drôle et sexy.

Dans les séquences censées se passer autour du bivouac, on remarque particulièrement la prise de son qui fait vraiment très « studio ».

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:59

« WWW » a déjà fait son ‘coming out’ il y a quelque temps à l’occasion de « INVICTUS ». Oui, c'est vrai, depuis son diptyque sur la WW2, les films de Clint Eastwood passionnent moins l’auteur de ces lignes. À l’exception peut-être de « GRAND TORINO » pour des raisons purement sentimentales.

Mais il est difficile de se débarrasser de plusieurs décennies d’addiction. Aussi avons-nous tout de même et malgré tout jeté un coup d’œil réticent à « J. EDGAR » son biopic sur le patron controversé du FBI, qui terrorisa tant de présidents des U.S.A. EDGAR

Que dire ? C'est moins désolant que les derniers opus. C'est esthétiquement du pur Clint : image sombre, bonne utilisation du format Scope, narration en mosaïque chronologique, etc. Mais au niveau du scénario, on reste complètement sur sa faim. À l’instar des films que tourna Oliver Stone sur Nixon et Bush, on s’attend à du vitriol et on n’a que de l’eau légèrement vinaigrée. Le casting de Leonardo DiCaprio fausse l’image de Hoover qui était un petit homme sans charme. En fait on ne cesse de penser à « AVIATOR » de Scorsese, où déjà l’acteur passait par tous les stades du vieillissement au latex et bataillait avec une mère dominatrice et une névrose du pouvoir.

Eastwood se garde bien de donner son point de vue sur l'homme. Un héros ? Un paranoïaque ? Un mytho ? Un grand Américain ? Un homosexuel ? Les questions sont posées, les réponses demeurent en suspens. À chacun de se faire son opinion. La dernière scène entre Edgar et son bras-droit, lorsqu’il est soudainement révélé que tout ce qu’on vient de voir est « la légende » que Hoover a préféré imprimer plutôt que la réalité, laisse une légère sensation d’arnaque.

C'est très lent, on a parfois l’impression que des moments-clés sont escamotés au profit de situations répétitives de moindre intérêt. De bons acteurs comme Judi Dench, Naomi Watts, Josh Lucas n’ont pas grand-chose à faire.

« J. EDGAR » est un ‘digest’, un survol de la vie d’un individu dangereux et tentaculaire, rendu ici étrangement simple, voire sympathique. Franchement, on préfèrerait un bon docu…

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 15:47

À la fin de la 5ème saison de « RAWHIDE », les cowboys de Gil Favor sont enfin arrivés à destination. Leur long voyage de cinq ans (censé n’avoir duré que six mois dans la série !) arrive à son terme dans l’épisode « ABILENE » où ils vendent le troupeau et s'apprêtent à faire la fête. Favor va acheter un ranch, retrouver sa famille, changer d’existence. Mais manque de chance, voilà nos héros confinés dans un petit hôtel à cause d’une épidémie de variole qui va tout chambouler.

« ABILENE » est un épisode curieusement âpre et amer de la série, qui remet en question les relations entre les personnages et jette une lumière réaliste sur le peu d’espoir qu’ont les vachers d'aspirer à une vie meilleure. ‘Rowdy’ saisit la première occasion pour rentrer dans le lard de son ex-boss, lui dit qu'il n’a jamais pu supporter son autoritarisme et finit même par lui mettre son poing dans la figure. Favor lui, empêche ses hommes de fuir et va jusqu'à les menacer de son fusil ! Bref, on est loin de Walt Disney et cette rudesse surprend dans ce qui est tout de même une série « familiale ». Quoi qu'il en soit, nos cowboys perdront de toute façon leur paie au poker et ruinés, devront se retrouver dans un an pour un nouveau convoi. Qu'ils se supportent ou non !

RAWHIDE totter

Bien réalisé et dialogué, l’épisode donne à Clint Eastwood une partition nouvelle pour Rowdy, celle d’un jeune imbécile irresponsable et ingrat qui a perdu toute naïveté et candeur. « Si vous me donnez à nouveau un ordre, j’enfoncerai si profondément mon poing dans votre gorge, que vous vous étoufferez avec ! », balance-t-il à son patron-mentor ! À ses côtés, l’excellente Audrey Totter qui rappelle étonnamment Jo Van Fleet, est une ‘gambling lady’ endurcie des plus crédibles et on reconnaît Bing Russell (père de Kurt) en méchant.

Drôle de façon de clore une saison de série et heureusement que « RAWHIDE » n’en est pas resté là, l’arrière-goût aurait été légèrement nauséeux.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:50

Épisode de la 5ème saison de la série « RAWHIDE », « INCIDENT OF THE HOSTAGES » est tout à fait étonnant, dans le sens qu'il prend le contrepied absolu des westerns de John Ford comme « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT » ou « LES DEUX CAVALIERS ».

Ici, les cowboys du convoi échangent trois enfants blancs élevés par les Apaches, contre du bétail et comptent les ramener à la civilisation. Cette fratrie émeut tout le monde, à commencer par Gil Favor qui s’attache à la fillette muette. Wishbone apprend à cuisiner au garçon et Rowdy, fidèle à lui-même, dragouille gentiment l’aînée. Jusqu'à ce que les Apaches surviennent pour récupérer le trio. Mais à la surprise générale, l’affrontement n’aura pas lieu, puisque les enfants décideront d’eux-mêmes de suivre les Indiens, qu'ils considèrent à présent comme leur vraie famille ! Conclusion assez stupéfiante pour ce genre de sujet, rarement vue (jamais ?) au grand écran.

RAWHIDE acosta

L’épisode permet d’entendre Clint Eastwood chanter « My Rowdy Ways » en s’accompagnant à la guitare. Le reste du temps, il adopte un style de jeu quasi-comique, accentuant l’aspect grand benêt de son personnage. On aperçoit Rodolfo Acosta au début du film, en Arapaho échangeant les enfants.

À noter que le chef Apache se nomme ‘Ulzana’ comme le personnage central de « FUREUR APACHE » de Robert Aldrich, tourné neuf ans plus tard.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 11:58

Clin d’œil complice à l’ami Clint, pour signaler une étrange coïncidence dans sa filmographie.

Plus de vingt ans avant « PALE RIDER », le western fantastique qu'il réalisa lui-même en 1985, un épisode de la 5ème saison de la série « RAWHIDE » dont il était un des acteurs, s’intitulait déjà « INCIDENT OF THE PALE RIDER ».

PALERIDER

Le film était réalisé par Christian Nyby et la ‘guest’ principale en était Albert Salmi. Un an plus tard, Eastwood partait pour l'Espagne, rejoindre Sergio Leone... 

That’s all, folks !

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 17:28

CORDE PRETEÀ mi-chemin entre « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » sorti quatre ans plus tôt et « RIO BRAVO » qui sera tourné deux ans plus tard, « LA CORDE EST PRÊTE » retrouve certaines situations du premier (le shérif seul contre tous, l’attente) et annonce plusieursCORDE PRETE (3) éléments du second (le prisonnier enfermé, le vieil adjoint bavard, le sherif’s office transformé en camp retranché).

Évidemment, le film n’est pas tout à fait du même tonneau. C'est une série B confinée à quelques décors, privilégiant la CORDE PRETE (1)psychologie à l’action. Le problème est que ce choix nécessite de bons comédiens, ce que ne sont certainement pas le transparent et peu sympathique John Agar et la navrante Mamie Van Doren. On a beaucoup de mal à ressentir la moindre empathie pour eux, d’autant que le méchant, Richard Boone est infiniment plus intéressant : tueur à gages raffiné et cultivé, à l’humour corrosif, il compose un personnage qui n’est pas sans annoncer – le sens moral en moins – le ‘Paladin’ de la série TV « HAVE GUN – WILL TRAVEL » qui fera sa gloire un an plus tard. Possible que les producteurs de la série se soient directement inspirés de « LA CORDE EST PRÊTE ». Nonchalant et dangereux, Boone élève nettement le niveau du film dans les scènes où il apparaît. Coleen Gray est elle aussi très bien en « pauvre fille » amoureuse de lui et prête à tout pour le sauver. À noter au tout début du film, l’apparition très fugitive d’un jeune cowboy décontracté à la voix douce, qui échange trois répliques avec Agar sur les chances de Boone d’éviter la potence : un nommé Clint Eastwood.

CORDE PRETE (2)

Des idées bizarres comme ce troubadour qui joue les chœurs antiques pendant toute la durée du film, trois bagarres à poings nus très brutales, dont une particulièrement sauvage entre deux femmes, peuvent inciter à l’indulgence pour ce western sans grande substance, à condition d’oublier la BO très pénible et hors-sujet.

Indispensable donc, pour le fan de ‘Dick’ Boone très à son avantage et le complétiste eastwoodien qui n’a pas intérêt à éternuer au moment où son idole traverse l’écran.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 07:59

CLINT FANTOME (1)En repensant à « AU-DELÀ », le film de Clint Eastwood, censé nous donner la vision de l’après-vie d’un cinéaste de 80 ans, on s’étonne encore qu'il soit autant passé à côté du film CLINT FANTOME (2)qu'il aurait dû signer. Crainte d’affronter le sujet directement ? Pudeur ?

Pourtant, le thème court sur une bonne partie de la carrière d’Eastwood, parfois en filigrane, parfois plus frontalement. Dès « PENDEZ-LES HAUT ET COURT », l’obsession apparaît : avatar du Rowdy Yates de « RAWHIDE », Jed Cooper est lynché dès la première séquence et laissé pour mort. Ranimé par Ben Johnson, il devient une sorte de mort-vivant, focalisé sur la vengeance, un revenant insensible que même l’amour d’une femme ne pourra ramener à la vie.CLINT FANTOME

Dans « L'HOMME DES HAUTES PLAINES », c'est plus clair encore : Clint est un ange exterminateur venu venger un shérif assassiné. Dans « SUDDEN IMPACT », l’inspecteur Harry est tabassé et noyé par des voyous avant de revenir d’entre les morts, dans un contrejour dramatique qui ne laisse aucun doute sur les intentions de l’acteur-réalisateur : Callahan est à présent un spectre ! 

« PALE RIDER » explore une même thématique : le ‘preacher’ sort de nulle part pour aider les opprimés. Son corps révèle les cicatrices de blessures mortelles. Quand il confronte son assassin, celui-ci devient livide, comme s’il… avait vu un fantôme.

Au moment de la séparation avec Meryl Streep, à la fin de « SUR LA ROUTE DE MADISON », sous des torrents de pluie, Eastwood se filme comme un spectre blafard et émacié, déjà mort. Plan magnifique !

CLINT F2

Quant à l’épisode de la série « HISTOIRES FANTASTIQUES » que réalise Eastwood, « VANESSA IN THE GARDEN », il parle d’un peintre qui tente de ressusciter sa femme défunte à travers son œuvre…

C'est sans doute la raison de l’échec de « AU-DELÀ » : Mr Clint avait déjà largement épuisé le sujet !

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