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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 06:30

SOUPCONS« SOUPÇONS » est le premier des quatre films qu’Alfred Hitchcock tourna avec Cary Grant en vedette. Réminiscent par bien des aspects de « REBECCA » que le réalisateur tourna l’année précédente avec la même Joan Fontaine dans un rôle assez similaire de femme effacée épousant un homme dont elle ne sait rien, ce suspense en vase clos, situé en Angleterre n’est bâti que sur des sensations fugaces, une parano grandissante de l’héroïne.

Ce qui accroche immédiatement, c'est le portrait que fait Grant de ce parasite-gigolo-velléitaire séduisant et éminemment sympathique, qui rend folles toutes les femmes qu'il croise. Par de subtils changements d’expression, des regards qui s’assombrissent, une voix qui se fait subitement plus cassante, l’acteur laisse soupçonner que sous la façade de l’oisif mondain se cache un prédateur prêt à tuer père et mère pour préserver son train de vie. Le spectateur l’observe à travers les yeux de Joan Fontaine, dont on voit la confiance s’effriter, qui prend chaque indice pour une preuve à charge et qui voit son prince charmant se métamorphoser en Landru. A-t-elle raison ? Délire-t-elle ? C'est tout le sujet de ce suspense SOUPCONS (1)psychologique finement mené et surtout idéalement casté.

La forme a pas mal vieilli, qu'il s’agisse des décors de studio, des transparences lors des scènes en voiture, ou même du scénario qui s’achève abruptement en queue de poisson. Mais il demeure des séquences anthologiques comme cette célébrissime montée d’escalier où Grant apporte un verre de lait qu’on imagine empoisonné à sa femme : l'homme n’est qu’une silhouette en ombre chinoise, seul le lait paraît fluorescent dans la pénombre. Et les apparitions délectables de Nigel Bruce – le meilleur Dr. Watson de l’Histoire – en « beauf » jovial mais pas très fin. Peut-être pas le meilleur Hitchcock, mais une jolie étude de la paranoïa ordinaire.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 06:18

ALLEZ COUCHEROn ne va quand même pas faire la fine bouche devant une comédie signée Howard Hawks avec Cary Grant en vedette, si ? Un peu... Un tout petit peu ! « ALLEZ COUCHER AILLEURS ! » (oui, le titre français est archi-nul) est finalement assez typique du style du réalisateur. Cela a beau être une comédie sentimentale, on y retrouve son goût du scénario relâché et déconstruit, parfois proche du ‘road movie’, des répliques qui fusent et deALLEZ COUCHER (1) l’absence de sentimentalisme. Les personnages sont des durs-à-cuire râleurs, pénibles, de mauvaise foi, ils se chamaillent sans arrêt. Ce petit jeu, situé dans l’Allemagne de l’après-guerre, dure très longtemps et finit par lasser l’intérêt. Ce n’est que dans le dernier quart, que le thème se fait vraiment jour : Hawks s’amuse subitement à démolir la mythologie du mâle américain, en faisant de son officier (bon d'accord, Grant joue un… français, mais ça reste Cary Grant et il joue sans le moindre accent !), une « épouse de guerre ».

C'est un peu tiré par les cheveux, compliqué à mettre en place, mais pour suivre sa femme officier dans l’U.S. Army, Cary doit finalement se travestir en femme et renoncer à ce qui fait de lui un homme. Faire subir cette « infamie » à un des grands séducteurs hollywoodiens ajoute bien sûr une certaine saveur au propos.

Si le couple antagoniste formé par Grant et Ann Sheridan fonctionne très bien et si leur complicité crève l’écran, on peut se montrer moins enthousiaste pour la lenteur du récit, son manque de consistance, pour la lourdeur de certains gags plus ou moins scabreux.

On sourit quelques fois, on rit très peu et on se surprend à regarder sa montre, tant tout le monde prend son temps et paraît bien s’amuser entre potes. À voir donc, essentiellement pour les dernières séquences où Cary Grant déguisé en femme avec sa perruque taillée dans la queue d’un cheval, s’en donne à cœur-joie dans le cabotinage en roue-libre, un art qu'il maîtrise à merveille. À part cela, effectivement, on a plutôt envie d’aller coucher ailleurs…

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 05:58

L’avantage de mettre quelqu’un comme Raoul Walsh aux commandes d’une comédie policière, c'est qu'il va la diriger comme un film d’action ou un western. Donc,BIG BROWN (1) « EMPREINTES DIGITALES » (traduction quasi-littérale de « DE GRANDS YEUX BRUNS ») démarre sur les chapeaux de roue, enchaîne les séquences à vitesse Grand-V, les bonnes répliques crépitent, les acteurs jouent en perpétuel état d’urgence et malgré la minceur du scénario, on ne s’ennuie pas une seconde.

Bien sûr, le choix des deux vedettes est pour beaucoup – presque tout – dans le plaisir qu’on a à voir le film : Cary Grant est drôle et distancié en flic ventriloque (sic !) et obstiné même s’il n’est pas particulièrement doué et Joan Bennett est un véritable délice en manucure-journaliste (sic, aussi !) peroxydée, futée et à la langue bien pendue. Leur tandem fonctionne à plein régime et donne tout son sel à l’action. On pense parfois à Fresnay et Delair dans « L’ASSASSIN HABITE AU 21 » en beaucoup plus ‘glamour’. Mais l’esprit est le même et c'est un bon esprit !

BIG BROWN

Autour d’eux, un excellent casting où se distinguent Walter Pidgeon en gangster en col blanc, Lloyd Nolan en malfrat amoureux des belles fleurs et le jeune Henry Brandon en porte-flingue sans état d’âme.

Le film est bien réalisé, truffé d’idées visuelles, il se permet des ruptures de ton étonnantes (la mort d’un bébé tué par une balle perdue) et laisse un souvenir plaisant et enjoué.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 05:44

CHANSON PASSE (1)« LA CHANSON DU PASSÉ » est le dernier des trois films que tournèrent ensemble Irene Dunne et Cary Grant et, malgré la signature de George Stevens, on peut penser qu'il s’agit du pire !

Ce mélodrame de deux heures relate la relation d’un couple depuis leur rencontre jusqu'au quasi-divorce, via une série de flash-backs amenés par l’épouse qui écoute des disques dont chaque chanson la ramène à ses souvenirs. Si le début en forme de comédie romantiqueCHANSON PASSE peut séduire, le film s’égare rapidement dans des ruptures de ton impromptues (les séquences interminables avec le bébé virent au burlesque) et s’enlise dans du mélodrame franchement bizarroïde avec ces curieuses histoires d’adoption. Qu’a voulu raconter le film, exactement ? Qu’un couple ne peut fonctionner sans enfant ? Qu’à la mort d’un enfant, il suffit d’en adopter un autre pour que tout s’arrange ? La fin soi-disant ‘happy’, laisse sur un drôle de malaise. 

Et que dire des séquences « japonaises » tournées en studio avec des transparences ridicules ? Et de ce tremblement de terre involontairement hilarant ? Et du personnage joué par Edgar Buchanan, sorte de version mâle et « caucasienne » de la nounou de « AUTANT EN EMPORTE LE VENT » ?

Généralement sobre et effacé, hormis quelques dérapages incontrôlés, Grant semble s’ennuyer dans ce rôle de loser velléitaire, hormis dans la séquence où il supplie un juge de lui laisser la garde de sa petite fille, où il se montre étonnamment émouvant. Miss Dunne contient elle aussi sa propension au cabotinage, mais force sur le lacrymal.

« LA CHANSON DU PASSÉ » est un film pénible et empesé dont l’épilogue met mal à l'aise et laisse vaguement consterné.

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 05:53

« LA FEMME RÊVÉE » est le premier des quatre films que Deborah Kerr et Cary Grant tournèrent ensemble et probablement le pire. C'est un « boulevard » mal fichu à tousDREAMWIFE points de vue, qui maltraite pesamment le thème de la libération de la femme à travers un scénario infantile et – pire que tout ! – jamais drôle.

Parce qu'il trouve sa fiancée trop « moderne » et émancipée, Cary rompt avec elle et demande une princesse exotique en mariage. Le père de celle-ci possède des puits de pétrole, aussi leurs retrouvailles à New York sont-elles très surveillées. D'ailleurs, c'est l’ex (Kerr) du futur époux qui sert d’interprète. Au passage, elle ouvrira les yeux de la jeune promise, en lui inculquant des notions de féminisme.

Tout ou presque se passe dans une chambre d’hôtel, on entre, on sort, on claque les portes, on accumule les quiproquos. On est un peu gêné de voir le cher Cary se compromettre là-dedans. Étonnamment mince, presque frêle, un brin précieux, il recycle ses vieilles mimiques sans entrain et n’est que l’ombre de lui-même. Les « gags » sont d’une lourdeur incroyable : il faut l’avoir vu déclarer sa flamme au ‘bodyguard’ géant de sa fiancée, en lui caressant la barbe (pas d’ambiguïté, il fait sombre, il le prend pour la princesse !). À ses côtés, Miss Kerr s’en sort mieux en adoptant une réserve bienvenue. Si Betta St. John n’est pas vraiment à la hauteur de sa tâche, on aperçoit des seconds rôles familiers comme Walter Pidgeon, Richard Anderson ou Steve Forrest.

DREAMWIFE (1)

Mal filmé, platement photographié, atrocement démodé dans son propos, faisant peu de cas du talent de ses interprètes, « LA FEMME RÊVÉE » est à éviter soigneusement si on veut garder intacte l’image du futur couple de « ELLE ET LUI ».

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:28

Le titre et le casting font penser à ces nombreuses comédies romantiques tournées par Cary Grant depuis les années 30, la signature de Michael Curtiz est plutôt rassurante, la couleur est attractive. Bref, « NUIT ET JOUR » donne envie d’aller y jeter un coup d’œil, même siJOURNUIT la durée de deux heures devrait être une sonnette d’alarme.

En fait de comédie, il s’agit plutôt d’un ‘biopic’ excessivement fantaisiste de Cole Porter, un semi ‘musical’ kitsch et niaisement romancé, inventant la plupart des évènements biographiques qu'il décrit et occultant des pans entiers de la vie du musicien. Car oui, c'est bien Cary Grant qui l’incarne ! Et malgré toute l’admiration qu’on peut avoir pour l’acteur, force est d’admettre que s’il ressemble à quelqu’un, ce n’est certainement pas à Cole Porter, mais bel et bien et uniquement à… Cary Grant. Dirigé d’une main de fer, beaucoup trop, apparemment, il passe en pilotage automatique et traverse le film en zombie vaguement souriant, le sommet de ridicule étant atteint quand il est censé jouer un étudiant rebelle de 18 ans, ou qu'il écrit des partitions au milieu des bombardements dans les tranchées de la WW1. Il n’a qu’une seule scène amusante, celle où il pense que la femme de sa vie est devenue mère de famille nombreuse à Londres. Là, le temps de quelques mimiques et ‘double takes’, on retrouve ce bon vieux Cary tel qu’en lui-même.

Rallongé par ses numéros musicaux très élaborés mais beaucoup trop étirés, le film paraît interminable. Heureusement, les femmes sont belles, à commencer par la classieuse Alexis Smith et la toute jeune Dorothy Malone. On est moins gâté avec l’insupportable Monty Wooley jouant son propre rôle, qui vampirise la moitié du film en ami cabotin du génie.

Passée à la moulinette édulcorante des studios, la vie de Cole Porter ne présente donc pas le moindre soupçon d’intérêt. Reste – pour l’amateur – ses chansons, dont le film donne un aperçu in extenso.

JOURNUIT (1)

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 06:16

GUNGADIN (2)Tourné quatre ans après « LES TROIS LANCIERS DU BENGALE », dont il est une sorte de clone-remake avec Cary à la place de Gary, « GUNGA DIN », inspiré d’un poème de Rudyard Kipling est tout aussi enthousiasmant et jouissif que son aïeul.GUNGADIN

Pas question ici de rechigner devant le ton paternaliste des scènes entre Anglais et Indiens ou de relever le portrait épouvantablement misogyne de la seule femme jouée par Joan Fontaine. Non, il s’agit simplement de s’installer confortablement et de profiter du spectacle. Tout fonctionne dans « GUNGA DIN » : la relation « à la vie, à la mort » entre les trois sergents, l’alchimie entre les comédiens, les séquences d’action et de batailles superbement réglées, le suspense final. Ça n’a pas pris une ride.

Si Victor McLaglen et Douglas Fairbanks, Jr. sont excellents chacun dans leur emploi de grosse brute sentimentale et de bellâtre fougueux, c'est Cary Grant qui pique la vedette à tout le monde en campant le ‘comic relief’ du trio. Entre deux actes héroïques, il s’en donne à cœur-joie, n’hésite pas à en faire des kilos, à pousser des petits cris aigus, à prendre des mines ébahies ou indignées. Sa maîtrise du cabotinage est impressionnante et sa relation avec Sam Jaffe – étonnamment crédible en porteur d’eau hindou – est drôle et touchante.

C'est le mélange de grand spectacle exotique et de comédie débridée qui donne son cachet à ce petit chef-d’œuvre de cinéma populaire. Bien sûr, on en veut un peu à Blake Edwards et à Peter Sellers de nous avoir gâché la fin, en la pastichant génialement dans « THE PARTY » !

GUNGADIN (1)

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 06:37

1MILLION« UN MILLION CLEFS EN MAIN » risque de surprendre le fan de Cary Grant puisqu’il n’y joue pas son rôle habituel de séducteur-malgré-lui gaffeur et oisif, mais carrément… le mari de « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE » : un publicitaire empoté, père de famille, naïf et crédule et pas bien malin. Un contremploi donc, dont l’acteur s’acquitte avec beaucoup d’autodérision.

En fait, cette comédie enjouée parlera surtout à tous ceux qui se sont un jour lancés dans l’achat d’une maison ou même dans des travaux quels qu'ils soient. On suit avec un effarement amusé les déboires de ce couple ‘middle class’, qui se fait dépouiller par tous les corps de métier, rouler dans la farine, ruiner, pour parvenir à leur rêve : une jolie maison dans le Connecticut. C'est très bien observé, jusqu'aux réactions des « pigeons », qui ne cessent de fanfaronner, de prendre les mauvaises décisions, de se laisser saigner à blanc.

L’autre intérêt du film, c'est l’étrange couple à trois formé par Grant, sa femme Myrna Loy – très pince-sans-rire – et Melvyn Douglas, « l’ami de la famille » constamment collé à eux et amoureux en secret de Madame depuis le collège. Une drôle de situation, souvent malaisée, qui donne une tonalité dissonnante au récit. Et c'est tant mieux.

1MILLION (1)

C'est rapide, bien dialogué, le cast s’entend manifestement à merveille et se complète parfaitement. À noter la présence du futur Tarzan Lex Barker, bizarrement distribué en contremaître du chantier au physique de top model.

En tout cas, un charmant moment de détente, qui pourra légèrement crisper ceux qui ont survécu à de gros travaux sous leur toit.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 07:09

AWFUL« CETTE SACRÉE VÉRITÉ » est le premier des trois films que Cary Grant tourna avec Irene Dunne et fait aujourd'hui partie des grands classiques de la comédie américaine. PourAWFUL (1) autant, a-t-il bien vieilli ?

Si on se réfère à sa première heure, on peut affirmer qu'il a bien passé l’épreuve des ans. C'est un sympathique vaudeville sur le mariage, la jalousie, les jeux de l’amour, dans lequel Cary en passe d’être divorcé, fait tout pour gâcher les fiançailles de sa future « ex ». Jusque-là, tout va bien. C'est rapide, drôle, enjoué, volontiers caricatural. Tout le monde AWFUL (2)prend visiblement du bon temps, même le chien amateur de cache-cache et Ralph Bellamy jouant un plouc fils-à-maman au rire idiot.

Ça se gâte hélas, dans le dernier tiers, où les rôles s’inversent et c'est au tour d’Irene Dunne de pourrir la vie de son ancien mari. Comédienne extrêmement irritante, grimacière et cabotine, elle transforme le film en one-woman-show avec des numéros de chant, de danse et d’imitation hors-sujet et le film part littéralement en quenouilles sous nos yeux navrés, pour s’achever dans une maison d’hôte à la montagne, dans la confusion la plus totale.

Il faut donc aimer beaucoup Cary Grant, ses fous-rires spontanés, ses mimiques embarrassées, son œil qui frise, pour supporter les frasques de sa partenaire. Ou alors, arrêter la projection à la fin de cette fameuse première heure !

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 06:14

Qu'est-ce que « DEUX SŒURS VIVAIENT EN PAIX », sinon un terrain de jeu organisé pour le bénéfice exclusif de Cary Grant, qui nage comme un poisson dans l’eau, dans son rôle-fétiche de séducteur oisif et égoïste, acculé à des situations démentes dans lesquelles il2 SOEURS n’hésite pas à se ridiculiser ?

Playboy insouciant, il se voit confronté à deux sœurs : une juge inflexible campée par Myrna Loy et sa très jeune cadette Shirley Temple qui s’amourache de lui au point de lui rendre la vie impossible. Évidemment, c'est de l’aînée qu'il finira par tomber amoureux. Tout cela est sympathique et enjoué, le scénario tient du pur théâtre de boulevard (d'ailleurs, une séquence entière est bâtie autour de portes qui claquent de plus en plus fort) et il est vain de chercher à analyser ou critiquer un tel film. Il suffit de s’installer confortablement et de profiter des mimiques souvent hilarantes de Cary, de ses numéros ‘over the top’, comme cette course en sac ou ce pique-nique où il s’efforce de jouer les « djeuns » avec un entrain inimitable.

Bien sûr, certaines idées sont lourdingues (les plans de l’acteur en armure de chevalier blanc) et la jeune Temple est plus qu’agaçante avec son jeu mécanique et appliqué, bien sûr, Mrs Loy semble étrangement lasse et la tête ailleurs, mais certaines situations sont vraiment drôles comme cette séquence au restaurant où la tablée d’agrandit de minute en minute dans la confusion la plus totale et Ray Collins est excellent en vieil oncle jouant les cupidons.

Une petite comédie tout à fait dispensable donc, sauf pour le fan de Cary Grant qui s’amuse (et amuse) comme un petit fou.

2 SOEURS (1)

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