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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 07:14

CALVIN nef des fous
Vu l’étonnante popularité du sergent Garcia parmi nos visiteurs, nous ne résistons pas au plaisir de signaler son apparition (une de ses rares au cinéma) dans « LA NEF DES FOUS », superproduction de 1965, où notre hérosCALVIN nef des fous (1)Henry Calvin, donc – apparaît au milieu d’un casting trois étoiles comprenant Simone Signoret, Lee Marvin, Vivien Leigh, Oskar Werner et George Segal.

Dans ce film contant l’odyssée d’un navire quittant Mexico pour l’Europe, dans les années 30, notre sergent préféré joue un peone voyageant en 3ème classe. On le voit poser pour l’artiste Segal, puis mener une rébellion des miséreux, réprimée à coups de lance à eau.

À noter que Calvin retrouve là un de ses partenaires de « ZORRO » : Charles Korvin, qui incarnait le méchant comploteur appelé « l’Aigle » dans la série, et qui joue ici le capitaine du bateau. Le producteur Stanley Kramer était-il fan du justicier masqué ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 22:31

5 AGAINST HOUSE (1)
Écrit par Stirling Silliphant qui fera ses preuves quelques années plus tard, réalisé par le bon faiseur de séries B Phil Karlson, « ON NE JOUE PAS AVEC LE CRIME » flirte avec le 5 AGAINST HOUSE« caper movie » (film de braquage) et le film noir sans jamais se décider tout à fait et monte un soufflé qui met longtemps à se mettre en place pour décevoir quelque peu à la fin.5 AGAINST HOUSE (3)

L’originalité vient de l’identité des apprentis-braqueurs, une bande d’étudiants infantiles qui organisent le hold-up d’un casino à Reno dans le seul but de s’amuser. En oubliant que l’un d’eux est un vétéran de la guerre de Corée, revenu du front plutôt dérangé et qui emporte un revolver à l’insu de ses copains.

Si le scénario se traîne un peu, le dialogue est vif est souvent amusant, et l'image possède ce look particulier des photos noir & blanc de l’époque. Le casting est faible, tout particulièrement les rôles principaux : Guy Madison, Kerwin Matthews et même Kim Novak aussi gauches et inexpressifs les uns que les autres, qui 5 AGAINST HOUSE (2)empêchent qu’on éprouve la moindre empathie pour leur problèmes. Heureusement, Brian Keith est excellent dans le rôle du psychopathe et ses crises de violence sont impressionnantes, le défigurant complètement. On reconnaît de bons seconds rôles comme William Conrad en employé du casino, John Larch en flic et la sexy Jean Willes, draguée par Keith, au début du film.

« ON NE JOUE PAS AVEC LE CRIME » est une agréable série B bâtie sur pas grand-chose, qui ne laisse guère de souvenir mais annonce les « OCEAN’S ELEVEN » à venir.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 19:08

MATURE (1)
Grand gaillard bâti en armoire à glace, au cou de taureau, à la bonne tête d’Italien, Victor Mature s’est fait connaître par le péplum, et fut un Samson parfaitement casté. Son jeu simple et – il faut bien le dire, souvent limité à de curieux mouvements de cuir chevelu – MATUREl’a fait traiter de « pithécanthrope » par les auteurs de « 30 ANS DE CINÉMA AMÉRICAIN ». S’il a toujours été un peu lourdingue, parfois pachydermique, Mature fut un comédien éminemment sympathique, et il a prêté sa silhouette massive à quelques westerns.

Il trouve son meilleur rôle dans « LA POURSUITE INFERNALE », où il campe un Doc Holiday inattendu mais crédible, créant un parfait contrepoids à laMATURE (2) finesse retenue d’Henry Fonda. On le revoit en fils d’un général cherchant à laver l’honneur de son père dans « MASSACRE À FURNACE CREEK », en lieutenant de cavalerie dans « LA BRIGADE GLORIEUSE », il devient « native » pour incarner Crazy Horse dans « LE GRAND CHEF », joue un homme des bois bagarreur dans « LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES », un ancien officier sudiste dans « ESCORTE POUR L’OREGON ».

Mais l’essentiel de sa fin de carrière se situa plutôt du côté des films « de barbares » italiens, où Mature qui était selon les mémoires du réalisateur Richard Fleischer, un monsieur très douillet, exposait ses pectoraux vieillissants.

Un peu le Stallone de son époque…

D'ailleurs, « Sly » qui était un admirateur de Mature, faillit monter un remake de « LA RIVIÈRE ROUGE », où ils auraient partagé l’affiche. L’a-t-on échappé belle ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 17:00

7 MEN FROM NOW
Longtemps invisible, pour d’obscurs problèmes de droits, « 7 HOMMES À ABATTRE » est pourtant un des meilleurs westerns de Budd Boetticher, un des scénarios les plus imparables de Burt Kennedy.

7 MEN FROM NOW (5)Au-delà de la simple trame de vengeance classique, qui ne sert que de toile de fond, le film traite de nombreux thèmes, et présente des personnages étonnamment complexes et finement ciselés à l’écriture. Ainsi, la thématique essentielle semble-t-elle être dans la définition d’un homme7 MEN FROM NOW (1) dans l'Ouest. Le mari de Gail Russell, un brave citadin aventureux et sympathique, est ouvertement méprisé de tous : du hors-la-loi Lee Marvin, qui le traite de « moitié d’homme », et même du héros Randolph Scott, qui ose affirmer à la jeune femme qu'elle ne peut que mépriser son mari (sous-entendu, comparé un « mensch » comme lui). Et rien dans le film – pas même son implication involontaire dans le hold-up – ne vient justifier cette attitude. L'homme mourra même courageusement. Loin d’être un lâche, il ne faisait simplement pas partie de cette « caste » de pistoleros archi-virils, jugeant un homme à sa capacité à dégainer. Intéressante idée, qui va assez loin, puisque confrontant en fin de compte, le spectateur lui-même à ses fantasmes : que ferait donc le fan de western (vous et moi, autrement dit !), face à des brutes armées jusqu'aux dents ?

7 MEN FROM NOW (3)
« 7 HOMMES À ABATTRE » est une épure de western, sans la moindre fioriture (il dure moins de 1 H 20), centré sur quelques personnages et des silhouettes à peine esquissées, et établissant entre tous, des relations ambiguës, voire malsaines. Ainsi, la longue séquence 7 MEN FROM NOW (4)dans le charriot, en pleine tempête, montrant Marvin en train d’humilier le mari, sous les yeux de sa femme, est-il un modèle de sadisme pervers.

Big Masters est d'ailleurs un des meilleurs rôles de la carrière de l’acteur : voyou frimeur, jouant avec ses colts comme un môme, mais manifestement cultivé, et d’une intelligence aiguë, il garde une inexplicable estime pour Scott, au péril de sa vie. Grisonnant, le sourire gouailleur, la démarche déhanchée, Lee Marvin est extraordinaire de bout en bout, volant la vedette à Randolph Scott, dont le jeu exagérément monolithique ne fait pas le poids. Celui-ci tient néanmoins jusqu'à la fin, son personnage d’ex-shérif mal embouché, sans jamais chercher à le rendre attachant. Gail Russell est émouvante, avec son visage douloureux, et on7 MEN FROM NOW (2) aperçoit un jeune Stuart Whitman en lieutenant de cavalerie dans une séquence.

« 7 HOMME À ABATTRE » démarre en pleine action, sans aucune introduction, par une séquence nocturne, d’une tension inouïe, et ne laisse jamais retomber l’intérêt. Boetticher comme toujours, cadre ses personnages minuscules, dans d’immenses paysages désolés, dénués de toute verdure, comme errant dans une sorte de purgatoire brûlant.

C'est du très grand western, du grand cinéma tout court.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 11:25

BERENGER (1)
S’il est une carrière qui n’a pas tenu ses promesses, c'est bien celle de Tom Berenger. Lancé à ses débuts comme un clone musculeux de Paul Newman, il s’impose en gigolo givré dans « À LA RECHERCHE DE MR. GOODBAR » et surtout en G.I. couturé de cicatrices BERENGER (2)dans « PLATOON ». De grands réalisateurs comme Ridley Scott ou Abel Ferrara lui donnent des opportunités, mais Berenger – par manque de chance ou de discernement – s’est vite retrouvé dans l’ornière de la série B et des direct-to-video.BERENGER (3)

Sa ressemblance physique évidente avec Newman, en fait l’interprète rêvé de Butch jeune dans « LES JOYEUX DÉBUTS DE BUTCH CASSIDY & LE KID ». Il retrouve l’univers du western, où il semble parfaitement à l’aise, dans la minisérie « GETTYSBURG » où il incarne le lieutenant-général Longstreet. Il est un garde du corps mormon dans le téléfilm « THE AVENGING ANGEL », un guide confronté à une tribu indienne oubliée par le progrès dans « LE DERNIER CHEYENNE ». 

Tom Berenger se métamorphose pour camper Teddy Roosevelt dans la minisérie « ROUGH RIDERS », il est l’officier irlandais déserteur dans « ONE MAN’S HERO », le fermier confronté aux puissants éleveurs dans « JOHNSON COUNTY WAR », un colonel dans « INTO THE WEST ».

BERENGER

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 09:32

Van Heflin a marqué quelques westerns comme « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » ou « 3 :10 POUR YUMA », de sa présence terrienne et obtuse, dans un emploi d’homme simple, malmené, parfois trompé. Il a même tourné un « spaghetti » : « CHACUN POUR SOI ».

NAKADAI HEFLIN anniv
Tatsuya Nakadai
s’est imposé comme le plus grand acteur japonais, avec des films comme « HARAKIRI » ou « GÔYOKIN », « LA FORTERESSE DE SAMOURAÏS », « REBELLION » et beaucoup d’autres chefs-d’œuvre. Il a joué un Mexicain dans le western « 5 GÂCHETTES D’OR » !

Le premier aurait eu 99 ans aujourd'hui, et le second fête ses 77 ans et tourne toujours. Happy birthdays, Mr. Heflin et Nakadai-San.
NAKADAI HEFLIN anniv (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 23:34

JOHNSON WAR (1)
Couvrant plus ou moins les mêmes évènements que « LA PORTE DU PARADIS », « THE JOHNSON COUNTY WAR » est un téléfilm de luxe, mais dont la durée excessive (trois bonnes heures) ne se justifie pas vraiment. Le scénario est fort mince, les péripéties sont rares, le suspense étiré au-delà du raisonnable, et le morceau de bravoure – le siège de la cabane – embourbe complètement l’action, jusqu'à l’endormissement.

Alors heureusement, la photo est belle, les décors sont authentiques et bien patinés, les costumes d’un parfait réalisme, et on retrouve quelques vieilles gloires des années 70 et 80 avec plaisir : Tom Berenger, un peu ventripotent, campe l’héroïque cowboy luttant contre les riches propriétaires terriens et leur armée de mercenaires, Burt Reynolds trop lifté tient un rôle inhabituel de tueur à gages planqué derrière son étoile de marshal, et Rachel Ward (partenaire de Reynolds dans « L’ANTIGANG » vingt ans plus tôt) est inattendue en prostituée mûrissante, lynchée par les tueurs. La très belle Michelle Forbes est également de la partie.

JOHNSON WAR
Après un premier tiers prometteur, « THE JOHNSON COUNTY WAR » ne fait que ralentir, se répéter, s’enliser, et finit par ennuyer gravement. C'est d’autant plus regrettable, qu’un autre regard que celui de Michael Cimino sur le massacre des fermiers, aurait été intéressant. Mais le film est beaucoup trop anecdotique, et il a bien une heure de trop.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT REYNOLDS
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 17:26

B.STANWYCK (1)
Elle fut une de ces femmes à poigne, comme Bette Davis ou Joan Crawford, qui firent régner la terreur sur les plateaux, surent se faire respecter des moguls, et menèrent leur B.STANWYCKcarrière à leur manière, jusqu'à un âge relativement avancé.

À l’aise dans le film noir, Barbara Stanwyck est également devenue une femme de l'Ouest tout à fait crédible, avec sa voix tranchante, son regard « laser », et sa moue légèrement méprisante.B.STANWYCK (2)

Elle est la tireuse d’élite Annie Oakley dans « LA GLOIRE DU CIRQUE », son cœur balance entre les deux héros de « PACIFIC-EXPRESS », elle tient le saloon dans « CALIFORNIE, TERRE PROMISE », joue l’héritière d’un riche propriétaire dans « LES FURIES », vient s’installer dans le Montana dans « LA REINE DE LA PRAIRIE », joue la femme adultère d’un infirme dans « LE SOUFFLE DE LA VIOLENCE », dirige un gang de voleurs dans « LA HORDE SAUVAGE » (pas celui de Peckinpah, bien sûr).

Elle trouve un de ses rôles les plus marquants dans « QUARANTE TUEURS », en dure à cuire maniant le fouet, mais fondant devant un macho.

Reconvertie à la TV, elle apparaît dans quatre « ZANE GREY THEATER », un « RAWHIDE », quatre épisodes de « LA GRANDE CARAVANE ». Pendant 112 épisodes, elle incarne Victoria Barkley, la riche propriétaire terrienne, mère de quatre enfants dans la série « LA GRANDE VALLÉE », rôle qu'elle tint avec toute sa classe glaciale.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTRICES WESTERN
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 16:35

Il faut bien avouer que les polars de Hongkong, avec leurs fusillades au ralenti, leursVENGEANCE « gunfighters » tirant à deux revolvers, leurs sempiternelles histoires de tueurs à gages au cœur d’or, ont été tellement pillés par Hollywood, que l’idée d’en voir un autre, qui plus est avec Johnny Hallyday, n’avait rien d’excitant.

On le sait, « VENGEANCE » était écrit, conçu même pour Alain Delon, et le protagoniste se nomme Costello comme dans « LE SAMOURAÏ ». En imaginant l’acteur melvillien dans le rôle, tout prend son sens, sa raison d’être. Car en fait, « VENGEANCE » est davantage un film sans Alain Delon, qu’avec Johnny Hallyday. Là, où le premier aurait pu trouver son chant du cygne, le second passe comme un fantôme, tout en creux et en absence, se faisant même voler la vedette par ses trois partenaires jouant les tueurs à sa solde.

Malgré tout, le film vaut mieux qu'il ne paraît. Si on passe sur la pauvreté du dialogue, quelques séquences comme la bataille dans la décharge, ou Costello sur la plage avec les enfants, sont très belles. Johnnie To puise son imagerie dans « MEMENTO », « LOST IN TRANSLATION », Melville (même si c'est moins flagrant qu’on a VENGEANCE (1)bien voulu le dire), Peckinpah, et traite du thème de la vengeance avec un œil neuf. Qu'est-ce que la vengeance, si on ne sait plus qui on venge, ni pourquoi et qu’on a oublié le sens même du mot ? Pourtant, Costello ira au bout de la sienne, le colt chargé et le cerveau vide.

« VENGEANCE » a été plutôt assassiné par la presse. C'est injuste, car il contient quelques pépites, et Johnny, le visage abîmé à la façon d’un Mickey Rourke compose une touchante silhouette de presque vieillard, un pied dans la tombe. Reste qu’on ne peut s’empêcher pendant tout le film, d’imaginer ce qu'il aurait pu être avec le vrai Costello à l’image…

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Published by Fred Jay Walk - dans INCURSIONS ASIATIQUES
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:26

S’il n’a pas laissé une empreinte immortelle dans le western, « Ol’blue eyes », le « stranger in the night », l’idole des crooners, Frank Sinatra en a tout de même tourné quelques uns.
Pas beaucoup de chefs-d’œuvre certes, hormis le toujours inédit « JOHNNY CONCHO », mais en tout cas assez pour qu’on lui souhaite, où qu'il soit, un excellent 94ème anniversaire. Happy birthday, Frankie.
SINATRA anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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