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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 06:30

Épisode de la 4ème et dernière saison de la belle série ‘road movie’ « ROUTE 66 », « KISS THE MONSTER – MAKE HIM SLEEP » est basé sur un très étrange scénario qui se veut psychologique, voire psychanalytique, mais se perd quelque peu en route et complique ses personnages jusqu'à la confusion totale.

En résumé, nos deux héros bossent sur un chantier et Glenn Corbett – toujours aussi inexpressif – tombe amoureux de la sœur (Barbara Mattes) de leur boss James Coburn. Ces derniers entretiennent une relation malsaine de dépendance teintée de sadomasochisme depuis la mort de leurs parents quand ils étaient enfants. Dans le même temps, la mère de Corbett vient lui rendre visite pour qu'il se réconcilie avec son père à qui il n’a pas parlé depuis des années. La sœurette de Coburn s’avérant nympho et probablement bipolaire, Corbett finira par appeler son pôpa. Confus ? Un peu, oui.

ROUTE 66 coburn

Bien dialogué, filmé comme toujours en extérieurs, le film vaut un coup d’œil curieux pour l’impérial Coburn dans un rôle de faux salopard qui accepte toutes les humiliations de sa sœur, quitte à enfermer celle-ci dans ses névroses. À noter qu'il a une bagarre assez (involontairement) drôle avec Corbett, vu que le cascadeur qui le double est loin d’avoir les bras interminables de l’ami Jimmy et que la différence saute aux yeux.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 06:07

Banal épisode de la série « THE TALL MAN », « THE BEST POLICY » n’est intéressant que parce qu'il confronte pour la première fois James Coburn à la légende de Pat Garrett & Billy the Kid, lui qui devait incarner l'homme de loi pour Sam Peckinpah et ensuite John Chisum dans « YOUNG GUNS 2 ». 

Ici, il joue un shérif qui accuse Garrett de corruption et le Kid de vol de bétail. En fait, il veut se débarrasser des deux amis pour prendre le pouvoir dans la région. Il pousse même la fiancée mexicaine de Pat à témoigner contre lui. Mais celle-ci ira trop loin : elle exige que Coburn l’épouse pour faire d'elle une femme respectable. C’en est évidemment trop et elle finira une balle dans le dos.

TALLMAN coburn

Ce modeste téléfilm de 26 minutes, fidèle au reste de la série, n’a rien de spécialement remarquable, le budget est minuscule, les décors riquiquis. Seul Coburn vaut le détour, surtout dans la scène où il avoue ses méfaits la corde au cou, tel Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ».

Anecdote : Barry Sullivan qui incarne Garrett dans la présente série, jouera Chisum face à Coburn dans le film de Peckinpah...

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:51

« MASQUERADE » est un épisode de la 2ème saison de la série TV « COMBAT ! », prenant pour sujet les soldats allemands s’infiltrant parmi les troupes américaines en France, en se faisant passer pour des ‘yanks’ pure souche. Un phénomène qu’on reverra développé deux ans plus tard au cinéma dans « LA BATAILLE DES ARDENNES ».

Le téléfilm plutôt bien mené, vaut surtout pour l’excellente performance de James Coburn jouant le SS déguisé en caporal U.S. et cherchant à trouver les coordonnées du QG des forces alliées. Dur et brusque, Coburn est qualifié d’inhumain par son propre supérieur hiérarchique, qu'il finira d'ailleurs par abattre lui-même, le jugeant trop faible et donc susceptible de mettre la mission en danger. C'est son excès de zèle qui le trahira. À force de répéter sans arrêt « Hubba ! Hubba ! », expression sudiste traduisant l’excitation ou la joie, il éveillera les soupçons du sergent Vic Morrow, qui trouve qu'il en fait trop.

COMBAT coburn

Intelligent, cruel et pas totalement antipathique, Coburn trouve un rôle à la mesure de son ambiguïté naturelle et ses grands sourires pleins de dents font ici froid dans le dos. À noter qu'il mourra, tué par ses propres compatriotes, d’une rafale dans le dos, exactement de la même façon que dans « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION » dix ans plus tard.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 15:44

« THE OLD MAN IN THE CAVE » est un épisode de la 5ème saison de « THE TWILIGHT ZONE », écrit par Rod Serling lui-même. C'est une fable post-apocalyptique comme le fut le célèbre épisode « TWO » quelques années plus tôt.

Après que la bombe ait détruit les trois-quarts de la population mondiale, une petite ville survit tant bien que mal en suivant les instructions d’un homme (John Anderson) qui reçoit les ordres du « vieil homme dans la caverne » que nul n’a jamais vu. À l’arrivée d’un quatuor de soldats, tout va changer. Le major (James Coburn) prend aussitôt le pouvoir et monte la population contre son leader. Il décide de sortir le vieil homme de sa cachette. Quand il y parvient, c'est pour découvrir que celui-ci n’est autre qu’un ordinateur et qu'il aurait peut-être été préférable de suivre ses instructions…

TZ coburn

Bien mené et dialogué, porté par la prestation énergique et arrogante de Coburn très à l’aise dans ce personnage complexe de fasciste brutal qu’on devine intelligent et instruit, l’épisode utilise au mieux son maigre décor (une vieille ville western, une caverne en carton-pâte et un ordi à mourir de rire) et laisse sur une chute quelque peu confuse à la morale incompréhensible. On reconnaît également l’excellent John Marley jouant un des habitants affamés.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:06

« AN OCCURRENCE AT OWL CREEK BRIDGE » écrit par Ambrose Bierce fut déjà adapté par le français Robert Enrico dans le court-métrage « LA RIVIÈRE DU HIBOU » qui fut intégré dans la série « THE TWILIGHT ZONE » a posteriori.

« ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE » en a également donné sa version en gardant le titre original de la nouvelle. Derrière la caméra, le très compétent Robert Stevenson et devant, le distingué Ronald Howard jouant ce gentleman sudiste endeuillé, qui décide de faire sauter un pont stratégique près de sa plantation. Capturé, il va être exécuté, mais parvient à s’échapper. À moins que tout cela ne soit qu’un rêve…

OWL CREEK

Malgré sa courte durée, le scénario est d’une grande densité et offre de jolis moments d’émotion. Parmi les seconds rôles, on aperçoit Kenneth Tobey et surtout James Coburn, jouant un sergent nordiste qui se déguise en sudiste, pour tromper notre malheureux héros et l’attirer dans un piège. Une des premières histoires à traiter d’une NDE (ou EMI en v.f.), autrement dit ‘Near Death Experience’. La chute est saisissante.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 18:08

HARRY (1)« HARRY, GENTLEMAN PICKPOCKET » c'est de l’essence de concentré de James Coburn. La synthèse parfaite du personnage qu'il a peaufiné au cinéma d’année en année, HARRYde westerns en comédies en passant par les polars. Élégant, légèrement narcissique, ‘womanizer’, le cheveu argenté coupé façon seventies, le sourire rare mais éclatant, Coburn joue uneHARRY (3) sorte de « roi des pickpockets », un ‘pro’ ultra-discipliné qui a établi ses propres règles et travaille en artiste virtuose à dépouiller les passants. 

Écrit par Bruce Geller, le créateur de « MISSION : IMPOSSIBLE », le film présente plusieurs points communs avec la série : Coburn – dont la chevelure évoque d'ailleurs Jim Phelps ! – est le chef d’une équipe qu'il a formée pour des « missions » dangereuses et illégales. Si l’un d’eux tombe, les autres « nieraient avoir eu connaissance de ses agissements ». Mais « HARRY IN YOUR POCKET » n’est pas un film policier, ni même un HARRY (2)suspense. C'est le portrait d’un solitaire intouchable, qui va tomber de son piédestal pour s’être trop intéressé à ses frères humains. Et être tombé amoureux, cela va sans dire. Tourné avec beaucoup de chichis : ralentis, plans à la longue focale, scènes musicales, fondus-enchaînés, etc., le film n’en souffre étonnamment pas trop et dégage une véritable poésie. Ainsi les séquences montrant le ballet millimétré qu’exécutent les voleurs pour subtiliser les portefeuilles, sont-elles absolument brillantes.

Autour d’un Coburn mystérieux et faillible sous ses dehors de prince en exil, on voit la charmante Trish Van Devere, le toujours bon Michael Sarrazin et le vétéran des années 40 Walter Pidgeon, formidable en vieux voleur cocaïnomane qui fera le « coup de trop ».

Bien ancré dans son époque, « HARRY IN YOUR POCKET » est suffisamment stylisé et bien rythmé pour être encore très appréciable aujourd'hui. Un film curieusement sous-estimé…

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 07:06

Épisode de la 4ème saison de la série « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », « THE JOKESTER » se situe dans le décor d’une morgue gérée par un petit vieux victime des mauvaises blagues de quelques journalistes travaillant à l’étage du dessus. Et tout particulièrement d’Albert Salmi, un « farceur » professionnel, un blaireau à l’humour gras, un ivrogne indélicat prêt à n'importe quoi pour une bonne vieille vanne bien grasse. Salmi se fait d’abord passer pour un cadavre qui ressuscite pour terroriser le pauvre ‘pop’, puis il va se soûler. Pris dans une bagarre, il est mis KO et se réveille paralysé… à la morgue ! Mais cette fois, ‘pop’ a compris et ne se laissera pas berner deux fois. Le tiroir se referme sur l’imbécile.

HITCH coburn

Réalisé par Arthur Hiller qui signera « LOVE STORY », « THE JOKESTER » est simple et prévisible, mais très bien joué par Salmi qui compose un « beauf » parfaitement crédible et tête-à-claques. À ses côtés, le jeune James Coburn, coiffé d’une drôle de banane qu’on lui verra également dans « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE », incarne un de ses collègues journaleux un peu moins odieux, puisqu’il prendra la défense du vieillard.

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 17:26

CAREY (2)Blake Edwards fut un auteur-réalisateur éclectique et prolifique, sans doute un peu surévalué, mais qui signa quelques réussites éclatantes et même un ou deux chefs-d’œuvre. On ne peut pas dire que « OPÉRATION CLANDESTINE » en soit un. Sur fond CAREY2d’avortements clandestins dans un hôpital de Boston, le film est un simple polar d’investigation dans lequel un médecin fraîchement débarqué de la Côte Ouest (James Coburn) joue les flics pourCAREY (3) innocenter un collègue injustement accusé de meurtre.

C'est longuet et bavard, extrêmement daté par les coupes de cheveux, la BO et les vêtements, mais pour le fan de Coburn, c'est un régal : omniprésent, l’acteur qui n’a jamais été aussi en forme, joue de son physique insolite, de sa séduction détachée et de sa démarche élastique, dans ce rôle de rebelle obstiné et insolent CAREYqu’on dirait taillé pour lui. Il forme un couple attachant avec la bellissime Jennifer O’Neill qui joue les décorations avec grâce. On reconnaît quelques seconds rôles qu’on aime comme Pat Hingle, totalement sous-employé en flic amorphe et Dan O’Herlihy en mandarin vaguement inquiétant, mais c'est le futur romancier Michael Blodgett qui s’accapare le dernier quart du film dans un rôle flippant à souhait de kiné psychopathe au physique d’éphèbe. La séquence où il masse douloureusement Coburn venu l’interroger frôle le SM !

Comme « MORT SUSPECTES » (également tiré d’un roman assez similaire de Michael Crichton) utilisera le trafic d’organes comme toile de fond à son suspense, « OPÉRATION CLANDESTINE » explore sans pousser très loin, la problématique de l’interruption de grossesse dans l’Amérique des seventies. Cela lui donne aujourd'hui un substrat historique indéniable.

CAREY (1)

Agréable à condition d’être prêt à affronter de nombreuses longueurs et un montage excessivement mou, « OPÉRATION CLANDESTINE » ne porte à aucun moment la signature de Blake Edwards, mais ne dépare pas dans sa filmo.

Et James Coburn avait vraiment une « gueule » insensée !

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 14:10

« YOUNG ENGLISHMAN » est un épisode de « L'HOMME À LA CARABINE » tournant autour d’un minuscule prétexte : un veau à tête blanche volé à Chuck Connors par Ted De Corsia, le contremaître d’un rancher anglais.

Chuck va voir le jeune frère du briton, Allen Case bientôt héros de sa propre série « THE DEPUTY », mais celui-ci couvre le voleur, même s’il réprouve ses actes. Alors notre héros n’a qu’une solution : il emmène sa vache au milieu du troupeau volé pour qu'elle identifie elle-même son petit !

RIFLEMAN coburn-1

Évidemment, une fusillade s’ensuit où le lord devra prendre parti. Et – devinez quoi ! – la brave bête retrouvera sa progéniture. L’épisode réalisé par Arnold Laven est simpliste et sans surprise. À part le plaisir d’y croiser le tout jeunot James Coburn, qui joue le bras-droit de De Corsia, une fripouille dégingandée au sourire plein de dents.

À noter dans l’épisode, une vision très « années 50 » de la violence : Connors prend un coup de fouet au visage qui lui laisse une vilaine estafilade. Le soir-même : plus une trace ! Quant à l’Anglais, il prend une balle dans le dos, mais… c'est une balle « à l’épaule », ces fameuses blessures de western qui non seulement ne font absolument pas mal, mais en plus cicatrisent elles aussi à toute vitesse.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 15:56

MOBILE HOTSHOTS (1)

Parfois des génériques de films semblent trop beaux pour être vrais. C'est le cas de « LAST OF THE MOBILE HOT-SHOTS », un scénario de Gore Vidal, tiré d’une pièce de Tennessee Williams et filmée par Sidney Lumet, sur une photo signée de James Wong Howe. Sans MOBILE HOTSHOTSoublier Quincy Jones à la BO !

C'est vraiment « la crème de la crème » comme disent les anglo-saxons croyant parler français. Et pourtant… C'est un échec sur toute la ligne, un film indéfinissable, infiniment long, pratiquement irregardable.

Le texte ressasse encore et encore les sempiternelles monomanies de l’auteur : le vieux SudMOBILE HOTSHOTS (2) pourrissant sur pied, incapable d’oublier son passé, la maladie qui ronge les corps, les souvenirs d’une sexualité avilissante… On a déjà vu tout cela dans la plupart des œuvres de Williams. En beaucoup mieux.

James Coburn sort de l’hôpital et épouse aussitôt une inconnue lors d’un show ringard à la télé locale. Il l’emmène dans sa vieille plantation familiale décatie où vit son demi-frère noir surnommé ‘Chicken’, avec lequel il eut jadis des relations homosexuelles. Hanté par sa mort prochaine, Coburn veut absolument faire un enfant à sa nouvelle épouse et récupérer un document qu'il signa à Chicken, en faisant son héritier. À partir de là, le film se fige sur place et n’est plus que la captation d’une pièce de théâtre, bavarde à mourir, complètement inerte et sans la moindre MOBILE HOTSHOTS (3)étincelle de vie.

Si Coburn, mal utilisé, fait ce qu'il peut d’un rôle pas vraiment fait pour lui (on aurait plutôt imaginé un Peter O’Toole bien émacié et dépravé à la place), Robert Hooks est assez pénible. Seule Lynn Redgrave tient la distance, même si elle joue sur une seule note cette idiote à la voix suraiguë. Au moins apporte-t-elle un minimum d’animation.

Il s’agit peut-être là d’un trop grand respect de l’œuvre originelle, qui a pétrifié tout ce beau monde. Trois personnages parlant, se disputant, couchant ensemble, se maudissant, dans l’unique décor d’une maison rongée par l’humidité et menacée par une inondation imminente, ça ne peut suffire à faire un film de cinéma. Et franchement, vu les immenses talents en présence, c'est bien dommage…

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