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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 19:31

« DEUX FILLES AU TAPIS » est le dernier film réalisé par Robert Aldrich en 1981, et le moins qu’on puisse dire est que l'homme n’a rien perdu de son punch et de son mordant. Six ans après « ROCKY », Aldrich reprend le même schéma, et conte le parcours de deux paumées, gagnant misérablement leur vie en compagnie d’un manager ringard, dans des matches de catch plus ou moins pathétiques, au cœur de l’Amérique profonde. Le film est un mélange de « road movie » mélancolique, et de film d’action époustouflant, avec des matches d’une vitalité inouïe.

Peu à peu, « DEUX FILLES AU TAPIS » nous fait connaître intimement ce trio improbable, dont on comprend les failles, les faiblesses, et comme dans « THE WRESTLER » presque 30 ans plus tard, chaque combat devient un enjeu extraordinaire, auquel le public participe de toute son empathie, alors qu'il commençait le film en observant les protagonistes comme des « freaks » lamentables.

Aldrich a composé un casting parfait, avec Peter Falk dans un de ses meilleurs rôles, un ex-voyou baratineur et débrouillard, jamais battu, prêt à tout encaisser pour parvenir à son but. Il l’a entouré des exceptionnelles Vicki Frederick et Laurene Landon, aussi belles qu’impressionnantes sur le ring, dans le rôle des « California Dolls ». Parmi les seconds rôles : Burt Young, revenant de « ROCKY », idéal en organisateur libidineux, Richard Jaeckel en arbitre pourri et Lenny Montana, le Luca Brasi du « PARRAIN », en garde du corps.

Film méconnu dans la riche et inégale filmo de Robert Aldrich, « DEUX FILLES AU TAPIS » a formidablement passé l’épreuve des années.

 

À NOTER : le film est récemment sorti dans la collection « WARNER ARCHIVES », sous son titre original « …ALL THE MARBLES ». À quand une édition française ?

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 13:03

Depuis quatre décennies, Ed Lauter est un des acteurs de second plan les plus actifs du cinéma américain, enchaînant les grands rôles de complément, avec les quasi figurations, les « guests » télé, sans jamais ralentir son rythme de travail.

Longiligne, le crâne dégarni, une expression mi-figue mi-raisin constamment affichée sur le visage, Lauter est un comédien réaliste, rigoureux, ne cédant jamais aux « grands numéros », préférant rendre crédibles des personnages quotidiens.

Parmi ses westerns, on se souvient de lui en dynamiteur dans « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES », en hors-la-loi vicieux dans « BAD COMPANY » et « BILLY LE CAVE », en braqueur de banques en fuite dans le téléfilm « THE GODCHILD ». 

Il partage quasiment la vedette avec Charles Bronson dans « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT », où il campe un héroïque major de la cavalerie U.S., on l’aperçoit brièvement dans le même emploi mais beaucoup moins sympathique dans « LE BISON BLANC », il est prêtre dans « TIMERIDER », colon dans « PIONNIERS MALGRÉ EUX », shérif dans le téléfilm « RAVEN HAWK », il apparaît dans un épisode de la série TV « LES 7 MERCENAIRES ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 11:45

Parmi les héros de BD western, quelques uns n’ont pas survécu au-delà d’un seul et unique album. C'est la vie… Deux d’entre eux méritent pourtant qu’on y revienne, car ils sont à la fois très singuliers et étonnamment semblables.

« LES AVENTURES D’AL CRANE » paru en 1984 chez Dargaud, et signé par Lauzier au scénario, et le très regretté Alexis au dessin, raconte de brèves histoires, mettant en vedette un cowboy lâche, violeur, homosexuel, raciste, macho (et encore, on ne parle là que de ses qualités !), dynamitant les clichés du western classique. On peut avoir un faible pour « UNE ÉDUCATION D’HOMME », dans laquelle Al Crane a pour mission de faire un homme, d’un jeune garçon poète et sensible, qu'il corrompt complètement, jusqu'à en faire un clone de lui-même. Horriblement délectable !

« SNAKE – DOUBLE PAIRE », sorti en 1998 chez L’Écho des Savanes/Albin-Michel, et signé Bernet & Abuli, auteurs du fameux « TORPEDO », propose un « héros » dans la même veine, un coyote qui ressemble physiquement à un Clint Eastwood dégénéré, et qui évolue dans un Far West épouvantable, où l’on viole, tue, sodomise en plein saloon. À faire se retourner tous les « westerners » dans leur tombe.

Les deux albums présentent de nombreux points communs, tout particulièrement l’intrusion du sexe débarrassé de tout tabou, dans un univers qui en a toujours été exempt.

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 09:30

Eli Wallach et Clint Eastwood ont formé le plus improbable, mais aussi le plus réjouissant tandem de l’Histoire du western italien dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ».

L’acteur de composition adepte de l’Actors Studio et le cowboy de série télé, ont incarné le bandit Tuco et le chasseur de primes « Blondin », avec une complémentarité inimitable. On a tenté de reformer des tandems équivalents avec Wallach et Franco Nero ou Terence Hill, mais en vain…

Les deux hommes n’ont plus retravaillé ensemble, jusqu'à l’année 2003, soit près de 40 ans après le tournage de Sergio Leone, pour doubler des séquences inédites de leur seul film en commun, et sortir une « version longue » du classique italien. Dans ses mémoires, Eli Wallach râle en se demandant pourquoi son copain Clint ne lui a jamais proposé de tourner dans les films qu'il  réalisait. Jusqu'à ce jour de la même année, où il reçoit une proposition : un rôle d’une journée dans « MYSTIC RIVER », film noir réalisé par Eastwood, mais dans lequel celui-ci n’apparaît pas. Ce rôle, c'est celui de Mr. Loonie, le propriétaire d’un magasin de liqueurs, qui aide les flics Kevin Bacon et Laurence Fishburne, dans leur enquête. Un « caméo » non-mentionné au générique, un clin d’œil.

Évidemment, on aurait bien aimé revoir Tuco et Blondin côte à côte devant une caméra, mais c'est toujours mieux que rien !

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 18:48

Au milieu des années 80, le critique new-yorkais Danny Peary a publié trois ouvrages intitulés « CULT MOVIES » aux éditons Fireside. Il a grandement contribué à populariser l’expression « film-culte », employée aujourd'hui à tort et à travers, et souvent à contresens. Peary a répertorié les films célèbres, obscurs, adulés des foules ou de quelques aficionados, mais qui ont tous pour point commun d’avoir marqué leur époque, influencé le 7ème Art, ou être unique en leur genre.

Curieusement, la longue liste, généreusement analysée au cas par cas, ne comporte pas beaucoup de westerns. Voici ceux que l’on peut compter dans les trois livres : « EL TOPO » (si on peut qualifier le film de Jodorowsky de western), « JOHNNY GUITARE », « L'HOMME DE L’OUEST », « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », « RIO BRAVO », « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT », « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM », « L'HOMME DE L’ARIZONA », « LA HORDE SAUVAGE », puis dans le 2ème volume : « LA POURSUITE INFERNALE », et… c'est tout, et dans le 3ème : « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES », « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA ».


La liste n’est curieusement pas énorme, et depuis l’avènement de la vidéo grand public, postérieure à l’édition du triptyque, la plupart de ces films ont été accessibles à tous, et sont passés du stade de « cult-movie » à classique pur et simple.
Il semble qu’aujourd'hui, la liste de Mr. Peary serait probablement bien différente…

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:40

Si James Coburn débuta avec un classique du western, « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE », son second film de cinéma – toujours un western – est demeuré curieusement obscur et oublié. Réalisé en 1959 par Paul Wendkos, « FACE OF A FUGITIVE » n’est jamais sorti en France, et n’a bénéficié d’aucune édition vidéo. Le seul nom à peu près familier du générique est Fred McMurray, qui n’a jamais connu une réelle renommée en Europe, ce qui explique peut-être pourquoi le film est resté dans les tiroirs, tout comme « GOOD DAY FOR A HANGING », dont nous parlons par ailleurs, avec le même acteur.

Pour Coburn, c'est un petit rôle d’homme de main nommé Purdy, comme il en jouait déjà beaucoup à la télévision, mais la reconnaissance allait bientôt arriver, grâce aux « 7 MERCENAIRES ».

La seule trace qui demeure de ce film est donc ce photoroman (photos) sorti sous le titre « LE VISAGE DU FUGITIF » (pour une fois correctement traduit !), et nous y apprenons que le scénario contre l’histoire d’un homme condamné à tort pour meurtre, et perpétuellement poursuivi par son passé. S’il a déjà sauté les cases VHS et LaserDisc, ce western connaîtra peut-être une sortie en DVD ?

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 14:41

« DIALOGUE DE FEU » est un drôle d’objet. Dans un décor de western, une ambiance plutôt fauchée de téléfilm, ce long-métrage de Lamont Johnson n’est rien moins que le premier film sur… la télé-réalité. Ou presque.

Deux vieux pistoleros célèbres se retrouvent dans la même ville, et un boutiquier opportuniste organise carrément un duel payant, dans les arènes de l’endroit, pour que la mort d’un des deux hommes rapporte le maximum de dollars. La mort en direct, autrement dit… Le film datant de 1971, difficile de faire plus précurseur.

On peut regretter que « DIALOGUE DE FEU » soit aussi rudimentaire, au niveau technique, car son scénario est des plus culottés, et l’idée de caster un Kirk Douglas mûrissant et Johnny Cash, avec son look de croque-morts sinistre, des plus heureuses. Opposés à tous points de vue, les deux rivaux ne ressentent aucune haine l’un envers l’autre, aucune animosité, et c'est uniquement pour l’argent – et peut-être un peu, pour être à nouveau le centre d’intérêt – qu'ils vont s’affronter à mort.
C'est dur, cynique, lucide, et personne n’en sort grandi. Le film s’offre même le luxe de proposer les deux fins successivement : une fois c'est Douglas qui dégaine le premier, l’autre fois, c'est le roi de la country. Avec les conséquences que cela entraîne pour leurs proches.

Aux côtés des deux vedettes, d’excellents seconds rôles féminins comme Karen Black, en entraîneuse désabusée, Jane Alexander en épouse patiente mais lucide, et aussi Raf Vallone en tireur de ficelles sans scrupules. On aperçoit le très jeune Keith Carradine, qui apparaît le temps de prendre une balle.

 

À NOTER : le film est tardivement sorti en salles en France sous le titre « DIALOGUE DE FEU », mais c'est en tant que « DUEL DE FEU » qu'il est récemment sorti en DVD zone 2, et c'est également le titre français que lui attribue – à tort – IMDB.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE KIRK DOUGLAS
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 13:46

Plusieurs visiteurs de ce blog se sont récemment interrogés sur le téléfilm « DRAW ! », jadis diffusé en France sous le titre « LE DUEL DES HÉROS ». C'était un vieux projet de Kirk Douglas, qui rêvait de le monter au cinéma, pour créer un nouveau face à face avec Burt Lancaster. Mais alors qu'il était prêt à filmer, la maladie de celui-ci annula le tournage. Douglas se tourna donc vers la télé et changea de partenaire.

Récit « crépusculaire » du vieil Ouest finissant, "DRAW ! (« Dégaine ! ») raconte l’ultime affrontement entre un hors-la-loi vieillissant (Douglas) et un shérif devenu alcoolique, qui fut son pire ennemi. C'est James Coburn qui remplaça Lancaster, dans ce rôle. Et il est clair que malgré tout son talent, la magie du duo espéré ne fonctionne pas de la même façon.

Réalisé par Steven H. Stern, routard de la TV, le film se veut vaguement parodique mais semble bien en-deçà de ce qu’en espérait Kirk Douglas. Il parviendra malgré tout à reformer son tandem avec son copain Burt, pour le très drôle « COUP DOUBLE », mais dans l’univers du film noir.

Reste qu'il arrive que ce genre de film vieillisse bien, qu'il profite de la patine du temps et qu’une petite édition DVD serait fort bienvenue…

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 09:02

Même s’il date de 1956, qu'il compte à son générique Jeff Chandler, Julie Adams, Richard Boone, Jock Mahoney, Charles McGraw ou John McIntire, « BRISANTS HUMAINS » n’est (étonnamment) pas un western. C'est un film de guerre signé Joseph Pevney, plutôt très bien fait, comportant de belles scènes d’attaques aériennes.

Mais si le film nous intéresse ici, ce n’est pas pour ses qualités intrinsèques, mais parce qu'il fut une des premières apparitions d’une icône du western : Clint Eastwood. Le film est rarement mentionné dans ses filmographies, et apparemment, ceux qui ont visionné le film ont eu du mal à l’y repérer. Il a pourtant une réplique immortelle : « Le Dr. Bell l’attend en chirurgie, sir ! », et joue un infirmier s’occupant de Chandler, gravement blessé, pendant un raid. Bon, d'accord, ce n’est peut-être pas le rôle de sa vie, mais il fallait tout de même que quelqu’un finisse par le trouver au milieu de ces explosions, et débauche de figurants. C'est maintenant chose faite !

Comme disait Werner Herzog : « Les nains aussi, ont commencé petits »

 

À NOTER : le film est récemment sorti en zone 2, sous son titre original « AWAY ALL BOATS », avec le titre français  en tout petit, en guise de sous-titre.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 18:59

Le phénomène Steve McQueen est un des plus curieux de l’Histoire du 7ème Art. Comédien de films d’action, révélé par une série télé, plutôt décrié lors de son vedettariat par la critique dite « sérieuse », et connu pour ses cascades et films d’aventure, McQueen a connu une fin de carrière sans gloire, traînant derrière lui une réputation d’acteur capricieux et intraitable, qui a fini par lasser les plus endurants.

Pourtant, après sa mort survenue alors qu'il avait à peine 50 ans, le mythe a commencé à prendre naissance, pour ne jamais cesser de croître. Son image, tirée d’extraits de films comme « LA GRANDE ÉVASION » ou « BULLITT », sert pour des publicités, tous les jeunes comédiens se réclament de lui, et surtout des livres se mettent à sortir sur sa vie et sa carrière. Pas quelques livres, des dizaines de livres ! Partout dans le monde, année après année, qui lui sont entièrement consacrés, comme ceux de ses ex-épouses Neile Adams ou Barbara Minty, ou en partie comme celui d’une autre « ex », Ali MacGraw.

Sans compter les biographies plus ou moins sérieuses, plus ou moins documentées, qui ressassent toutes les mêmes anecdotes, hormis celle de Christopher Sandford, la plus « scandaleuse », qui décrit une scène stupéfiante : le jeune Steve, coiffant amoureusement les cheveux bouclés de James Dean, dans un loft à New York ! Josh Randall gay, on aura tout vu…

Dans la masse, il y a évidemment à prendre et à jeter, mais citons les plus connus : « THE FILMS OF STEVE McQUEEN » de Casey St-Charnez, centré sur sa carrière, « PORTRAIT OF AN AMERICAN REBEL » de Marshall Terrill très documenté, « MY HUSBAND, MY FRIEND » de Neile Adams-Toffel (qui va être adapté au cinéma !), de beaux albums-photos comme « LES IMAGES D’UNE VIE » et « THE LAST MILE » de B. Minty, qui se concentre sur les derniers mois de la vie de la star.

En France, plusieurs fascicules sont parus, particulièrement chez Taschen et Didier Carpentier, mais le plus sérieux est signé François Guérif, d’abord paru chez PAC puis chez Denoël. Cette liste est – nous le répétons – extrêmement sélective !

Au fait, qui pourrait incarner McQueen au cinéma ? À part Daniel Craig…

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