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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 09:30

Eli Wallach et Clint Eastwood ont formé le plus improbable, mais aussi le plus réjouissant tandem de l’Histoire du western italien dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ».

L’acteur de composition adepte de l’Actors Studio et le cowboy de série télé, ont incarné le bandit Tuco et le chasseur de primes « Blondin », avec une complémentarité inimitable. On a tenté de reformer des tandems équivalents avec Wallach et Franco Nero ou Terence Hill, mais en vain…

Les deux hommes n’ont plus retravaillé ensemble, jusqu'à l’année 2003, soit près de 40 ans après le tournage de Sergio Leone, pour doubler des séquences inédites de leur seul film en commun, et sortir une « version longue » du classique italien. Dans ses mémoires, Eli Wallach râle en se demandant pourquoi son copain Clint ne lui a jamais proposé de tourner dans les films qu'il  réalisait. Jusqu'à ce jour de la même année, où il reçoit une proposition : un rôle d’une journée dans « MYSTIC RIVER », film noir réalisé par Eastwood, mais dans lequel celui-ci n’apparaît pas. Ce rôle, c'est celui de Mr. Loonie, le propriétaire d’un magasin de liqueurs, qui aide les flics Kevin Bacon et Laurence Fishburne, dans leur enquête. Un « caméo » non-mentionné au générique, un clin d’œil.

Évidemment, on aurait bien aimé revoir Tuco et Blondin côte à côte devant une caméra, mais c'est toujours mieux que rien !

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 18:48

Au milieu des années 80, le critique new-yorkais Danny Peary a publié trois ouvrages intitulés « CULT MOVIES » aux éditons Fireside. Il a grandement contribué à populariser l’expression « film-culte », employée aujourd'hui à tort et à travers, et souvent à contresens. Peary a répertorié les films célèbres, obscurs, adulés des foules ou de quelques aficionados, mais qui ont tous pour point commun d’avoir marqué leur époque, influencé le 7ème Art, ou être unique en leur genre.

Curieusement, la longue liste, généreusement analysée au cas par cas, ne comporte pas beaucoup de westerns. Voici ceux que l’on peut compter dans les trois livres : « EL TOPO » (si on peut qualifier le film de Jodorowsky de western), « JOHNNY GUITARE », « L'HOMME DE L’OUEST », « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », « RIO BRAVO », « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT », « LA MORT TRAGIQUE DE LELAND DRUM », « L'HOMME DE L’ARIZONA », « LA HORDE SAUVAGE », puis dans le 2ème volume : « LA POURSUITE INFERNALE », et… c'est tout, et dans le 3ème : « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES », « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA ».


La liste n’est curieusement pas énorme, et depuis l’avènement de la vidéo grand public, postérieure à l’édition du triptyque, la plupart de ces films ont été accessibles à tous, et sont passés du stade de « cult-movie » à classique pur et simple.
Il semble qu’aujourd'hui, la liste de Mr. Peary serait probablement bien différente…

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:40

Si James Coburn débuta avec un classique du western, « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE », son second film de cinéma – toujours un western – est demeuré curieusement obscur et oublié. Réalisé en 1959 par Paul Wendkos, « FACE OF A FUGITIVE » n’est jamais sorti en France, et n’a bénéficié d’aucune édition vidéo. Le seul nom à peu près familier du générique est Fred McMurray, qui n’a jamais connu une réelle renommée en Europe, ce qui explique peut-être pourquoi le film est resté dans les tiroirs, tout comme « GOOD DAY FOR A HANGING », dont nous parlons par ailleurs, avec le même acteur.

Pour Coburn, c'est un petit rôle d’homme de main nommé Purdy, comme il en jouait déjà beaucoup à la télévision, mais la reconnaissance allait bientôt arriver, grâce aux « 7 MERCENAIRES ».

La seule trace qui demeure de ce film est donc ce photoroman (photos) sorti sous le titre « LE VISAGE DU FUGITIF » (pour une fois correctement traduit !), et nous y apprenons que le scénario contre l’histoire d’un homme condamné à tort pour meurtre, et perpétuellement poursuivi par son passé. S’il a déjà sauté les cases VHS et LaserDisc, ce western connaîtra peut-être une sortie en DVD ?

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 14:41

« DIALOGUE DE FEU » est un drôle d’objet. Dans un décor de western, une ambiance plutôt fauchée de téléfilm, ce long-métrage de Lamont Johnson n’est rien moins que le premier film sur… la télé-réalité. Ou presque.

Deux vieux pistoleros célèbres se retrouvent dans la même ville, et un boutiquier opportuniste organise carrément un duel payant, dans les arènes de l’endroit, pour que la mort d’un des deux hommes rapporte le maximum de dollars. La mort en direct, autrement dit… Le film datant de 1971, difficile de faire plus précurseur.

On peut regretter que « DIALOGUE DE FEU » soit aussi rudimentaire, au niveau technique, car son scénario est des plus culottés, et l’idée de caster un Kirk Douglas mûrissant et Johnny Cash, avec son look de croque-morts sinistre, des plus heureuses. Opposés à tous points de vue, les deux rivaux ne ressentent aucune haine l’un envers l’autre, aucune animosité, et c'est uniquement pour l’argent – et peut-être un peu, pour être à nouveau le centre d’intérêt – qu'ils vont s’affronter à mort.
C'est dur, cynique, lucide, et personne n’en sort grandi. Le film s’offre même le luxe de proposer les deux fins successivement : une fois c'est Douglas qui dégaine le premier, l’autre fois, c'est le roi de la country. Avec les conséquences que cela entraîne pour leurs proches.

Aux côtés des deux vedettes, d’excellents seconds rôles féminins comme Karen Black, en entraîneuse désabusée, Jane Alexander en épouse patiente mais lucide, et aussi Raf Vallone en tireur de ficelles sans scrupules. On aperçoit le très jeune Keith Carradine, qui apparaît le temps de prendre une balle.

 

À NOTER : le film est tardivement sorti en salles en France sous le titre « DIALOGUE DE FEU », mais c'est en tant que « DUEL DE FEU » qu'il est récemment sorti en DVD zone 2, et c'est également le titre français que lui attribue – à tort – IMDB.

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 13:46

Plusieurs visiteurs de ce blog se sont récemment interrogés sur le téléfilm « DRAW ! », jadis diffusé en France sous le titre « LE DUEL DES HÉROS ». C'était un vieux projet de Kirk Douglas, qui rêvait de le monter au cinéma, pour créer un nouveau face à face avec Burt Lancaster. Mais alors qu'il était prêt à filmer, la maladie de celui-ci annula le tournage. Douglas se tourna donc vers la télé et changea de partenaire.

Récit « crépusculaire » du vieil Ouest finissant, "DRAW ! (« Dégaine ! ») raconte l’ultime affrontement entre un hors-la-loi vieillissant (Douglas) et un shérif devenu alcoolique, qui fut son pire ennemi. C'est James Coburn qui remplaça Lancaster, dans ce rôle. Et il est clair que malgré tout son talent, la magie du duo espéré ne fonctionne pas de la même façon.

Réalisé par Steven H. Stern, routard de la TV, le film se veut vaguement parodique mais semble bien en-deçà de ce qu’en espérait Kirk Douglas. Il parviendra malgré tout à reformer son tandem avec son copain Burt, pour le très drôle « COUP DOUBLE », mais dans l’univers du film noir.

Reste qu'il arrive que ce genre de film vieillisse bien, qu'il profite de la patine du temps et qu’une petite édition DVD serait fort bienvenue…

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 09:02

Même s’il date de 1956, qu'il compte à son générique Jeff Chandler, Julie Adams, Richard Boone, Jock Mahoney, Charles McGraw ou John McIntire, « BRISANTS HUMAINS » n’est (étonnamment) pas un western. C'est un film de guerre signé Joseph Pevney, plutôt très bien fait, comportant de belles scènes d’attaques aériennes.

Mais si le film nous intéresse ici, ce n’est pas pour ses qualités intrinsèques, mais parce qu'il fut une des premières apparitions d’une icône du western : Clint Eastwood. Le film est rarement mentionné dans ses filmographies, et apparemment, ceux qui ont visionné le film ont eu du mal à l’y repérer. Il a pourtant une réplique immortelle : « Le Dr. Bell l’attend en chirurgie, sir ! », et joue un infirmier s’occupant de Chandler, gravement blessé, pendant un raid. Bon, d'accord, ce n’est peut-être pas le rôle de sa vie, mais il fallait tout de même que quelqu’un finisse par le trouver au milieu de ces explosions, et débauche de figurants. C'est maintenant chose faite !

Comme disait Werner Herzog : « Les nains aussi, ont commencé petits »

 

À NOTER : le film est récemment sorti en zone 2, sous son titre original « AWAY ALL BOATS », avec le titre français  en tout petit, en guise de sous-titre.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 18:59

Le phénomène Steve McQueen est un des plus curieux de l’Histoire du 7ème Art. Comédien de films d’action, révélé par une série télé, plutôt décrié lors de son vedettariat par la critique dite « sérieuse », et connu pour ses cascades et films d’aventure, McQueen a connu une fin de carrière sans gloire, traînant derrière lui une réputation d’acteur capricieux et intraitable, qui a fini par lasser les plus endurants.

Pourtant, après sa mort survenue alors qu'il avait à peine 50 ans, le mythe a commencé à prendre naissance, pour ne jamais cesser de croître. Son image, tirée d’extraits de films comme « LA GRANDE ÉVASION » ou « BULLITT », sert pour des publicités, tous les jeunes comédiens se réclament de lui, et surtout des livres se mettent à sortir sur sa vie et sa carrière. Pas quelques livres, des dizaines de livres ! Partout dans le monde, année après année, qui lui sont entièrement consacrés, comme ceux de ses ex-épouses Neile Adams ou Barbara Minty, ou en partie comme celui d’une autre « ex », Ali MacGraw.

Sans compter les biographies plus ou moins sérieuses, plus ou moins documentées, qui ressassent toutes les mêmes anecdotes, hormis celle de Christopher Sandford, la plus « scandaleuse », qui décrit une scène stupéfiante : le jeune Steve, coiffant amoureusement les cheveux bouclés de James Dean, dans un loft à New York ! Josh Randall gay, on aura tout vu…

Dans la masse, il y a évidemment à prendre et à jeter, mais citons les plus connus : « THE FILMS OF STEVE McQUEEN » de Casey St-Charnez, centré sur sa carrière, « PORTRAIT OF AN AMERICAN REBEL » de Marshall Terrill très documenté, « MY HUSBAND, MY FRIEND » de Neile Adams-Toffel (qui va être adapté au cinéma !), de beaux albums-photos comme « LES IMAGES D’UNE VIE » et « THE LAST MILE » de B. Minty, qui se concentre sur les derniers mois de la vie de la star.

En France, plusieurs fascicules sont parus, particulièrement chez Taschen et Didier Carpentier, mais le plus sérieux est signé François Guérif, d’abord paru chez PAC puis chez Denoël. Cette liste est – nous le répétons – extrêmement sélective !

Au fait, qui pourrait incarner McQueen au cinéma ? À part Daniel Craig…

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 16:10

Si aujourd'hui on se souvient encore de Richard Jaeckel, c'est pour avoir été un des acteurs-fétiches de Robert Aldrich et pour avoir été nommé pour l'Oscar du second rôle grâce à une scène de noyade anthologique dans le sous-estimé « LE CLAN DES IRRÉDUCTIBLES ».

Comédien énergique, petit et râblé, les yeux très clairs et un sourire pour pub dentifrice, Jaeckel s’est surtout illustré dans le film de guerre, mais a tout de même tourné quelques westerns marquants.

Il est le jeune crétin qui se fait descendre dans le saloon, au début de « LA CIBLE HUMAINE », un pilleur de trains dans « DANGEREUSE MISSION », un hors-la-loi dans « LE SOUFFLE DE LA VIOLENCE ». Il se fait remarquer dans « 3 :10 POUR YUMA », dans le rôle de Charlie Prince, le lieutenant du bandit Glenn Ford, qu'il retrouve pour la 3ème fois dans « COWBOY » où il est un des vachers du convoi. Il joue le frère de l’héroïne dans « LES RÔDEURS DE LA PLAINE », apparaît fugitivement en ouvrier dans « 4 DU TEXAS », joue un des hommes de « CHISUM », et trouve un de ses meilleurs rôles dans « FUREUR APACHE », celui d’un sergent buriné et dur à cuire, vétéran des guerres indiennes. Il est l’adjoint de Coburn dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID », un des frères Dalton dans le téléfilm « THE LAST DAY », un sergent dans la minisérie « COLORADO ».

Comédien extrêmement actif, Jaeckel est évidemment apparu dans la plupart des grandes séries western, de « TALES OF WELLS FARGO » à « BONANZA », en passant par « HAVE GUN – WILL TRAVEL » et « LES MYSTÈRES DE L’OUEST » (photo).

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 08:49

Le principe du groupe de « pros » ultra-spécialisés, réunis le temps d’une mission périlleuse, est depuis « LES 7 MERCENAIRES » et surtout « LES PROFESSIONNELS », un grand standard du western, qui a donné lieu à bon nombre de films dans les années 60 et 70.

Le sous-genre qu’est le « film de croco » (car il va bien falloir lui donner un nom !), emprunte – nous l’avons déjà vu avec « ROGUE » – aux grandes lignes du western, et « LAKE PLACID » ne déroge pas à la règle.

Ici, un shérif du Maine, s’adjoint les services d’un Ranger, d’une paléontologue new-yorkaise, d’un milliardaire excentrique fasciné par les sauriens, et se lance à la poursuite d’un croco géant, dans un lac jusqu'ici tranquille. La véritable originalité du film ne vient évidemment pas de son scénario, mais de sa tonalité. Écrit par l’auteur alors très à la mode de la série « ALLY McBEAL », « LAKE PLACID » mise sur l’humour, fait de répliques vachardes, de situations absurdes, de confrontations au ton acidulé, et c'est ce qui fait tout son charme. Avec un casting de premier ordre, mené par l’acteur-fétiche de John Boorman, Brendan Gleeson, entouré de Bridget Fonda qui n’a jamais été aussi drôle, Oliver Platt déjanté à souhait, et Bill Pullman, bien en-deçà de ses partenaires. On aperçoit également la belle Mariska Hargitay dans un tout petit rôle, au début du film.

Dans « LES PROFESSIONNELS » de Brooks, le chef demande à un de ses hommes d’abattre des chevaux, et celui-ci se rebiffe. Un de ses compagnons remarque qu'ils viennent d’abattre dix hommes sans que personne ne trouve rien à y redire, et qu’on s’insurge quand il s’agit d’animaux stupides. C'était drôle, parce que le public venait d’avoir cette même réaction. Dans « LAKE PLACID », c'est exactement la même chose avec la vache suspendue à l’hélico, pour servir d’appât : le croc vient de décapiter, avaler, couper en deux, des humains, et on se soucie de cette pauvre ruminante !

L’image est magnifique, les plans des eaux noires du lac fascinants, et les F/X sont plutôt bluffants. Mais c'est surtout pour son humour qu’on se souviendra de ce « LAKE PLACID » fort attachant.

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 19:17

Tout amateur de cinéma, de fantastique, de DVD, de cinéma bis européen, de nanars introuvables, de détails sur des coupes effectuées par la censure, ne peut que connaître et adorer la revue « VIDEO WATCHDOG », éditée par Tim Lucas à Cincinnati, et trouvable en France dans certaines boutiques spécialisées.

Le bonhomme s’intéresse à tout, et particulièrement au western italien, qu'il référence scrupuleusement et critique savamment.
Ainsi, il y a quelques années, a-t-il publié une remarquable étude sur « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », signée Steven Lloyd, détaillant les différents montages du film, jusqu'à plus petit détail. L’article sur 18 pages, valait bien des ouvrages entiers sur Sergio Leone.

Depuis quelque temps, « VIDEO WATCHDOG » est devenu mensuel et en couleurs. Et c'est encore meilleur…

http://www.videowatchdog.com/home/home.html

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