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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 05:23

ANDROMEDA (2)Inspiré d’une minisérie de 1961, qui révéla Julie Christie, « A FOR ANDROMEDA » est un curieux téléfilm de la BBC, qui parvient à développer intelligemment un thème de SF extrêmement ambitieux, malgré des moyens clairement et visiblement réduits.ANDROMEDA (1)

C'est une fable en huis clos sur le vieux mythe de Frankenstein. Des extra-terrestres envoient un signal à un groupe de savants leur permettant de construire un ordinateur lui-même capable de créer la vie. Autrement dit, un être humain formaté par les aliens et envoyé en « cheval de Troie ». Mais là où la parabole devient vraiment intéressante, c'est que les envahisseurs potentiels n’auront manifestement pas beaucoup de travail à faire, puisque l'Homme, au lieu d’utiliser cette nouvelle technologie pour aider et guérir ses semblables, pense tout de suite à inventer de nouvelles armes mortelles.

Tourné dans quelques décors dépouillés, résumant les F/X à des plans surexposés et des ellipses bien ANDROMEDApratiques, ce film bénéficie du gratin des nouvelles stars anglaises. Dans le rôle-titre, ou plutôt le double rôle-titre, Kelly Reilly est assez fascinante, surtout quand elle incarne la « créature », innocente et inhumaine à la fois qui s’éveille progressivement aux faiblesses humaines. Le réalisateur multiplie les extrêmes gros-plans sur son visage expressif. Face à elle, Tom Hardy à contremploi dans un rôle de savant habité et obsessionnel, rebelle dans l’âme, aussi génial qu’égotique. Beau tandem d’acteurs.

« A FOR ANDROMEDA » vaut plus pour son fond que pour sa forme assez primitive, mais il fait gamberger sur ce qu’est la Nature Humaine, sur l’enfer que peuvent générer les meilleures intentions. À voir, autrement dit…

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 06:31

« WΔZ » est une production anglaise qui se donne beaucoup de mal pour paraître américaine et… qui y parvient brillamment. Alors qu’on s’attend à un énième ersatz de « SE7EN » à la sauce ‘torture porn’, il suffit d'à peine dix minutes pour être agréablement surpris. Cueilli, même. Sans être un grand film, c'est un polar d’une noirceur effrayante, bâti sur un postulatWAZ tiré par les cheveux mais qui ne laisse pas indifférent et dont les coups de théâtre sont soigneusement amenés, sans mépris du public.

La mise en scène tout en caméra « bougée », en clair-obscur et couleurs désaturées, est complètement justifiée et l’approche de la violence est finement distillée, atroce sans jamais être complaisante, choquante (les clous sous les ongles ! Aaaaarrrghhhh !!!) sans excès de ‘gore’.

Mais ce qui différence « WΔZ » des dizaines de DTV produits sur le même schéma, c'est son casting Quatre Étoiles qui hisse le film vers le haut. En tête, Stellan Skarsgård dans un rôle de flic bourru et usé à la Liam Neeson, qu'il tient avec un total réalisme, laissant filtrer suffisamment d’indices sur sa nature profonde, pour que la fin ne semble pas trafiquée. Face à lui, Melissa George intense et émouvante en fliquette débutante mais obstinée, Selma Blair assez bluffante en serial killeuse avide de vengeance. Et puis en bonus, Tom Hardy, dans un rôle secondaire de chef de gang à cagoule particulièrement odieux et abject.

L’utilisation du format Scope, la BO obsédante, le teint livide des comédiens, les flashes sanglants, tout se conjugue pour faire de « WΔZ » une excellente surprise et un polar sinon plaisant (à moins d’être un tantinet maso), du moins passionnant et tenant ses promesses. Ce n’est pas si courant…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 06:26

Suivant la suggestion de notre amie ‘Val’, « WWW » poursuit son exploration des thématiques récurrentes dans la filmo de sa mascotte Charley Bronson : aujourd'hui, le rasage.

CB shave (1)

Car pour moustachu qu'il soit, Bronson a rarement été mal rasé, il laisse cela à ses collègues du ‘spaghetti western’. Il se fait propre dans son épisode de « TWILIGHT ZONE » (pour Elizabeth Montgomery, on peut le comprendre), il se rase quelques heures avant de se crasher dans « X-15 », pendant que le petit Kurt Russell prend son bain dans « LE CALIFORNIEN », pour ne pas se faire repérer dans « ADIEU L’AMI » (au coupe-chou et à sec !).

CB shave

Dans « COSA NOSTRA » il essaie le rasoir électrique en jouant les « balances », dans « LE BAGARREUR » c'est en présence de son soigneur. Et finalement dans « LA LOI DE MURPHY », Bronson se rase sous les yeux moqueurs de Kathleen Wilhoite, pour une séquence fort appréciée des fans.

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 06:25

Don Knight est un second rôle anglo-canadien des années 70, un peu dans le style de son compatriote Al Mulock. Volontiers inquiétant, on s’en souvient surtout pour son rôle d’homme de main traquant Christopher George dans la série TV « L’IMMORTEL ».

On l’aperçoit en soldat dans « TROP TARD POUR LES HÉROS », en employé de Heston dans « LE MAÎTRE DES ÎLES », en colonel dans « TRADER HORN, L’AVENTURIER », ainsi que dans une multitude de ‘guests’ à la télé.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 80 ans. Happy birthday, Don.

KNIGHT

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:04

Franchement, à la place du – par exemple – gentil mais moyen « L’ÉVADÉ » quel fan n’aurait pas préféré voir figurer dans la filmographie de Charles Bronson en 1975, un western intitulé « THE UNGODLY » (« L’IMPIE ») ?

Écrit par Oliver Stone, jeune auteur fraîchement rentré du Vietnam et qui idolâtrait Bronson depuis « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », ce scénario écrit sur-mesure pour l’acteur, lui offrait le rôle de ‘Cogan’ un aventurier mystérieux traînant au Mexique. L'homme avait beaucoup voyagé, il dévorait des livres et fumait de la marijuana locale. Il se propose pour être guide d’un convoi de colons, comme dans la série « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS », car il sait qu'il pourra ainsi atteindre un territoire indien où se trouvent des gisements d’or.

UNGODLY

Un antihéros influencé par le ‘spaghetti western’, un quasi « No Name » qui entre de bonnes mains, aurait pu, juste après le succès de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » donner une toute autre orientation à la carrière américaine de Bronson.

Mais hélas, aucun studio ne voulut acheter le projet et ‘Cogan’ ne vit jamais le jour… Dommage !

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 06:02

Née en Angleterre, Jane Seymour a surtout fait carrière à la télé américaine. Elle fut docteur dans l'Ouest dans la série « DOCTEUR QUINN, FEMME MÉDECIN » pendant cinq ans, apparaît au cinéma dans « SINBAD ET L’ŒIL DU TIGRE », le 007 « VIVRE ET LAISSER MOURIR » et surtout dans « QUELQUE PART DANS LE TEMPS » où elle est parfaitement castée en actrice du 19ème siècle qui connaît une folle histoire d’amour avec un voyageur temporel. Elle incarne Marie-Antoinette dans « LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ».

Elle a tourné plusieurs remakes à la TV comme « LES QUATRE PLUMES BLANCHES », « À L’EST D’EDEN », « LE SOLEIL SE LÈVE AUSSI » (où elle reprend le rôle créé par Ava Gardner).

Aujourd'hui, elle fête ses 62 ans. Happy birthday, Jane.

SEYMOUR

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 05:42

D’entrée, dès les premières images, « WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN » met mal à l'aise. La confusion règne, les plans s’enchaînent, agressifs, énigmatiques, chargés de violence et de malheur. C'est l’introduction à un film construit de façon kaléidoscopique, qui traite d’un sujet rarement abordé au cinéma parce que franchement tabou : l’absence d’amour d’uneKEVIN mère pour son propre enfant.

Dès la naissance, dès les premiers pleurs, Tilda Swinton n’éprouve rien pour son fils, à part une exaspération croissante, qui se transforme en répulsion, puis progressivement en haine réciproque. Le gamin lui, grandit dans cet environnement qui pourtant maintient les apparences, et se mue peu à peu en sociopathe dangereux. Jusqu'à l’horreur finale.

Entièrement centré sur ses deux personnages principaux, le film floute délibérément le reste. On ne sait pas vraiment ce que font les parents comme métier, on ne sait rien de leur famille, de leurs amis. Le décor, c'est la maison et le sujet, la fabrication silencieuse et inéluctable d’un monstre généré par le manque d’amour. Dire que le film est inconfortable est une douce litote. Il est carrément suffocant, d’autant qu'il est extrêmement bien joué par l’étrange Swinton et le jeune et glauque Ezra Miller. En père aveugle et inconscient, John C. Reilly est parfait, comme toujours.

Bien sûr, on pourra discuter de la pertinence de ce scénario qui rejette toute la responsabilité sur les épaules de la mère. ‘Kevin’ est un monstre parce que sa maman s’est montrée distante et a fait semblant de l’aimer. Est-ce suffisant pour devenir un ‘mass murderer’ ? Possible… N’y a-t-il pas des prédispositions ? Quoiqu’il en soit, ce film stylisé, esthétiquement soigné, froid et implacable, traite son sujet à fond, sans faux-fuyants et oblige à ses poser des questions très dérangeantes. Ce qui n’est déjà pas si mal…

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:44

CB key (1)Dans des carrières d’acteurs qui tournent beaucoup, il y a parfois des coïncidences troublantes, des situations qui se répètent. Nous avions déjà évoqué l’étrange trio formé par Charles Bronson, Frank DeKova et un grand fauve dans « MITRAILLETTE KELLY » puis des années plus tard dans « LE FLINGUEUR ».

Aujourd'hui, c'est une image récurrente qui nous surprend : Bronson agitant les clés de voiture de Marlène Jobert avec un sourire narquois dans « LE PASSAGER DE LA PLUIE ». Et cinq ans plus tard, le même Charley qui refait très exactement le même geste, toujours avec des clés de voiture (celles de Paul Koslo, cette fois), mais de l’autre main dans « MISTER MAJESTYK ». Et en affichant le même sourire !

Hasard ? Clin d’œil ? Who knows ?

CB key

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:26

Spécialiste des rôles de brutes épaisses braillardes et insensibles, l’énorme Paul L. Smith fit un carton dans « MIDNIGHT EXPRESS » en directeur de bagne sadique qui lorgne Brad Davis avec concupiscence.

PSMITH anniv

On le retrouve en clone barbu de Bud Spencer dans le ‘spaghetti western’ « SI CE N’EST TOI, C’EST DONC TON FRÈRE », en homme de main dans « NE TIREZ PAS SUR LE DENTISTE ! », en Brutus parfaitement casté dans « POPEYE », en horrible neveu bestial du Baron de « DUNE », en faire-valoir comique de Schwarzie dans « KALIDOR : LA LÉGENDE DU TALISMAN », en acolyte sympathique de S.A.S. dans « L'ŒIL DE LA VEUVE », en narcotrafiquant dans « LES GUERRIERS DE LA JUNGLE », en évadé dégénéré dans « MORT SUR LE GRIL », en bourreau d’enfants dans « SONNY BOY ». Il est hilarant en prince russe désireux de tuer un Indien dans « MAVERICK ».

À la TV, il est un sergent dans la sitcom « NO TIME FOR SERGEANTS ».

Il est mort à l'âge de 73 ans, il y a presque un an, dans la discrétion la plus totale en Israël où il s'était installé. R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:22

TMENAvant toute considération, un coup de chapeau au titre français « LA BRIGADE DU SUICIDE » qui n’a strictement rien à voir avec le contenu du film. Les « traducteurs » ont-ils voulu insinuer que le travail des flics infiltrés tenait de la mission-suicide ? Mystère…

Réalisé par Anthony Mann alors dans sa période ‘film noir’, ce polar dur et sombre doit beaucoup à sa photographie – signée de l’immense John Alton – et à l’audace de ses cadrages. Certains plans en clair-obscur placent des visages au premier plan, décadrés, sont étonnamment modernes et inhabituels, de nombreuses scènes se déroulent dans la pénombre. À peu près dépourvu de sentimentalisme, « T-MEN » semble annoncer avec une décennie d’avance la série TV « LES INCORRUPTIBLES » : les flics y sont entièrement dévoués à leur travail, ils n’ont aucun humour, aucune vie privée et la voix ‘off’ ressemble même de façon troublante à celle de Walter Winchell.

Si on admire l’esthétique, on a du mal à se passionner réellement pour l’enquête du pâle Dennis O’Keefe dans le milieu des faux-monnayeurs. Les seconds rôles sont très caricaturaux, les femmes ne font que passer et sont toutes idiotes ou soumises et la résolution trop vite expédiée ne tient que par le dynamisme visuel de Mann. À peine peut-on s’accrocher à Charles McGraw magnifiquement filmé, dont l’étonnant visage semble taillé dans le granit et qui joue un homme de main sadique et glacial à faire dresser les cheveux sur la tête.

TMEN (1)

À voir pour le complétiste de la carrière d’Anthony Mann donc, car malgré d’indéniables qualités, le film manque tout de même sévèrement d’une des grandes figures du genre comme Bogart ou Sterling Hayden, pour s’inscrire dans le panthéon du genre.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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