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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:25

3 VISAGES (1)À l’instar de son cadet Dario Argento, Mario Bava est un réalisateur formaliste adulé des cinéphiles du monde entier pour quelques classiques de l’horreur. « LES TROIS VISAGES DE LA PEUR » est un film à sketches – trois, pour être précis – qui ressemble à un menu de restaurant italien : on a d’abord droit à une entrée légère avec « LE TÉLÉPHONE ». Bâti sur une seule et maigre idée, le court-métrage montre la pulpeuse Michèle Mercier3 VISAGES harcelée au téléphone (d’où le titre !) par un ex à elle qui vient de s’évader de prison. À moins qu'il ne s’agisse de son ex-amante qui se ferait passer pour… Bref ! Le scénario n’a que peu d’importance. La photo est très belle, les mouvements de caméra sont sensuels et évocateurs et les actrices bien mises en valeur.

« LES WURDULAKS » est le plat principal. Dans une atmosphère à la Bram Stoker, Bava invente ici une famille de zombies-vampires et un voyageur qui s'arrête dans leur demeure. Là encore, le scénario est si mince qu'il apparaît vite qu'il n’est que prétexte à belles images et à magnifiques décors de studio. Là, on est vraiment gâté. Les plans de paysages embrumés, de forêts 3 VISAGES (2)verglacées, les visages déformés par les ombres, tout est là pour créer un mini-film inconsistant mais tellement beau à regarder qu’on en oublie de sentir le temps long. Enfin – jusqu'à la fin qui tire franchement en longueur. Boris Karloff s’amuse comme un fou de ce rôle de patriarche zombifié à perruque frisée.

Le dessert s’intitule « LA GOUTTE D’EAU » et ne s’attarde pas trop longtemps sur la dernière nuit d’une infirmière qui dérobe la bague d’un cadavre et se voit poursuivie par son fantôme. Là encore, cela aurait pu tenir en cinq minutes et cela en dure le triple.

Œuvre d’esthète manifestement peu concerné par ce qu'il raconte, « LES TROIS VISAGES DE LA PEUR » procure le même plaisir fugace que la lecture des vieilles BD de « CREEPY » et « EERIE » auxquelles il fait énormément penser. À noter un épilogue présenté par Karloff (à l’instar du court prologue), montrant avec beaucoup d’humour l’envers du décor. Jolie mise en abyme qui vient enfoncer le clou : tout cela n’est que du cinéma et rien que du cinéma.

 

À NOTER : la splendide réédition anglaise chez « ARROW » qui propose la version italienne du film ainsi que son remontage U.S. intitulé « BLACK SABBATH » en Blu-ray et en DVD. Un vrai travail d’orfèvre.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 06:21

CAR (1)« ENFER MÉCANIQUE » est un film d’horreur d’inspiration spielberguienne. Du moins s’inspirant du Spielberg des débuts, puisque le concept mixe allègrement les thèmes de « DUEL » et des « DENTS DE LA MER ». Comment ? Pour résumer en faisant du requin-CARtueur une grosse voiture noire sans chauffeur. Aussi simple que ça ! Celle-ci a d'ailleurs son thème musical, qui n’est autre que le « DIES IRAE » de Berlioz, quelques années avant qu'il ne soit immortalisé par Kubrick dans « SHINING ».

Le film a tout d’une anonyme série B, à part que le réalisateur Elliot Silverstein n’est pas CAR (2)tout à fait n'importe qui et qu’on sent une certaine ambition dans la description des personnages et dans le dialogue. Les seconds rôles ont tous une histoire, un passé et ceux qui se font écrabouiller par la voiture-fantôme ne sont pas forcément ceux auxquels on s’attend. Merci donc, pour ce refus du cliché : le gros « beauf » qui bat sa femme comme plâtre s’en sort indemne et s’avère même héroïque !

Dans un décor de western désertique, « ENFER MÉCANIQUE » ne décolle jamais vraiment. CAR (3)Peut-être parce que cette bagnole ne fait pas aussi peur que la « CHRISTINE » de Stephen King, que les péripéties sont trop répétitives et pas très spectaculaires, au fond. Et parce que le casting manque d’envergure. James Brolin a une grosse moustache, un beau brushing et une belle moto, mais n’est pas spécialement crédible en shérif-adjoint d’un trou perdu. Kathleen Lloyd est très stridente et éprouvante et quelques « vieux de la vieille » comme John Marley, R.G. Armstrong ou Roy Jenson prêtent leurs tronches ravinées à des personnages de pure convention.

Pour tout dire, on s’ennuie pas mal à la vision de cette aimable série B, mais comment détester un film qui anticipe sur Kubrick et Carpenter ? À voir donc, avec l’indulgence requise. Et pour les amateurs de grosses moustaches et de brushings, cela va sans dire.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 06:51

Il ne faut pas s’attendre à énormément de surprises scénaristiques dans « MAMA », surtout si on a déjà vu un ou deux films de fantômes nippons. Les ficelles des films de maisons hantées et de crimes non-résolus réclamant réparation sont devenues monnaie courante et il est difficile de se renouveler éternellement. C'est plutôt dans le style qu'il faut chercher son bonheur et là, on est bien récompensé de nos efforts.MAMA

« MAMA » est extrêmement bien conçu et filmé, il parvient à susciter des frissons « intelligents », à créer des images très angoissantes, comme cette créature rampant le long des murs ou ce recyclage du mythe de l’enfant sauvage. De plus, les effets numériques sont la plupart du temps utilisés en pénombre, ce qui les rend moins ostensibles et donc plus crédibles. Si le fantôme – la ‘Mama’ du titre – est particulièrement effrayant, il le devient moins à partir du moment où on le distingue plus clairement et la toute fin sombre dans le Grand-Guignol habituel, qu’avaient si bien réussi à esquiver les auteurs jusque-là. Mais ce n’est pas très grave : le film a de la chair, du style, de l’émotion à revendre, les petites comédiennes sont excellentes et on admire une fois encore la versatilité de Jessica Chastain tout à fait méconnaissable dans un rôle de rockeuse brune et tatouée.

S’il ne sort jamais des sentiers battus, « MAMA » vaut un coup d’œil pour la précision de sa facture, pour une jolie maîtrise des effets de peur traditionnels et pour plusieurs plans du spectre lui-même, qui risquent de hanter bien des cauchemars (Mama accrochée au sommier de l’héroïne, la découverte des deux fillettes retournées à l’état sauvage dans la cabane au fond des bois, etc.). À savourer en gourmet donc, sans en attendre une quelconque révolution du genre.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 06:00

GRIZZLY (1)« Construit sur un scénario proche de celui des « DENTS DE LA MER », annonce la jaquette du DVD de « GRIZZLY, LE MONSTRE DE LA FORÊT ». Ce qu’on appelle avoir le sens de la litote !

Tourné un an après le chef-d’œuvre de Spielberg, ce nanar de série B en reprend très exactement la trame, jusqu'au moindre détail et transpose le tout dans un parc national, unGRIZZLY gros grizzly préhistorique (sic !) faisant office de requin à fourrure. L’unique intérêt que pourrait présenter ce film, serait de prouver par l’absurde le talent de Spielberg : en d’autres mains, « LES DENTS DE LA MER » aurait tout à fait pu ressembler à…ça. C'est-à-dire une pauvre chose torchée au zoom, hideusement photographiée, jouée par des acteurs de télé grimaçants, au montage catastrophique (ah ! les attaques d’ours avec les bras et jambes qui volent !). Le nounours a droit à ses plans en caméra subjective, à son thème musical, à son explosion finale. Christopher George – acteur généralement attachant – est une pâle copie de Roy Scheider, Richard Jaeckel singe piteusement Richard Dreyfuss dans un rôle « d’oursologue » et Andrew Prine se paie même le luxe d’un monologue à la Robert Shaw, sur une tribu indienne décimée par une horde de grizzlys ! He needs a bigger copter !

Ce genre de plagiat bon-enfant n’a jamais fait peur à « WWW », mais là, péché mortel, le film est ennuyeux, interminable, sans la moindre petite surprise, bonne ou mauvaise. Le seul à s’en sortir à peu près est encore l’ours en question, gros, gras, le poil lustré, manifestement bien soigné et parfaitement dressé. Il n’a pas vraiment l’air d’avoir traîné dans les bois depuis le paléolithique, mais bon…

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:03

La sortie en version longue du classique de Dario Argento « LES FRISSONS DE L’ANGOISSE » permet de se replonger, bien des années après sa découverte, dans une œuvre adulée des fans du réalisateur et du ‘giallo’ en général. Il s’agit au final d’une version TRÈS longue ! Car sur deux heures et des poussières, Argento étire jusqu'à l’exaspération unDEEPRED sujet extrêmement mince, une sorte de ‘whodunit’ assez maladroit, qui n’est prétexte qu’à des effets de style et parfois de virtuosité.

Car c'est bien de cela qu'il s’agit : de mise en scène. Peu soucieux de cohérence dramatique, le scénario alterne les moments drolatiques (les relations entre le pianiste-enquêteur et la journaliste) aux plages de suspense, elles-mêmes entrelardées de séquences-choc, voire ‘gore’. Argento se regarde filmer, allonge d’interminables – et très jolis – travellings dans des couloirs, des plans-séquences eux aussi très étirés, ignore le concept de l’ellipse. Quand on visite une maison « hantée » ou les archives d’un lycée dans la nuit, c'est de A jusqu'à Z, mètre après mètre, marche après marche. Cela demande beaucoup de vénération pour le maestro et une infinie patience. Car au bout du compte, il ne se passe pas grand-chose ! Et même si elle a elle aussi ses fans acharnés, la BO prend parfois sérieusement la tête.

David Hemmings promène sa bonne bouille de chérubin anglais dans un rôle improbable, Daria Nicolidi est amusante jusqu'à un certain point et les seconds rôles sont généralement désolants.

Heureusement, quelques plans impriment la rétine : cet automate qui s'avance vers la caméra en sortant de l’ombre, ce combat de chiens d’une férocité inouïe, qui ne dure que quelques secondes et n’est relié à rien, cette petite fille au faciès franchement inquiétant, la révélation finale…

Alors, chef-d’œuvre ? Pour certains, c'est indéniable. Pour « WWW », pas vraiment. Mais… nobody’s perfect.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 06:34

Autant le dire tout de suite, « SINISTER » ne révolutionne pas le film de fantômes et s’inspire directement des classiques que sont « SHINING » (l’écrivain qui s’installe avec sa famille dans une maison hantée) et « RING » (les films Super-8 remplaçant les VHS from Hell). On est donc en terrain familier et le manque relatif de moyens se fait rapidementSINISTRER sentir : on ne sort pratiquement jamais du décor principal, le nombre de personnages est limité au strict nécessaire.

Pourtant, « SINISTER » parvient à générer quelques frissons pas piqués des vers. L’ambiance réaliste, sous-éclairée, plusieurs moments-choc comme les « terreurs nocturnes » du petit garçon, des idées visuelles bien flippantes comme ces spectres se mouvant au ralenti à l’intérieur d’un plan en vitesse normale, sont autant de poussées d’adrénaline qui tiennent en haleine et font oublier les faiblesses de la narration. Ainsi, les deux apparitions – sur écran d’ordi – de Vincent D’Onofrio, en érudit spécialiste de l’Occulte, sont-elles pétries dans le cliché le plus éculé et ramènent à la série « BUFFY CONTRE LES VAMPIRES ». Quant à la conclusion, elle laisse sur un sentiment diffus d’insatisfaction et de « tout ça pour ça ».

Reste que les fameux films Super-8 renvoient efficacement au sous-genre du ‘found footage’, que leur contenu est franchement angoissant dans leur horreur toute simple, que Ethan Hawke est très bien en écrivain fiévreux, obsédé par la renommée, quitte à mettre les siens en danger et que la montée de la trouille est la plupart du temps, parfaitement maîtrisée.

Sans être particulièrement original, « SINISTER » a au moins le mérite d’offrir des images-choc (les enfants pendus, par exemple) qui risquent de s’imprimer pour longtemps dans les mémoires.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 06:32

Trente ans avant la vogue de films post-apocalyptiques qui a fleuri aux U.S.A. principalement, « MALEVIL » explore déjà le même territoire et s’avère d’autant plus remarquable qu'il s’agit d’une production européenne (franco-allemande pour être précis) et qu’au vu du casting, on ne pouvait guère prévoir une telle réussite.

L’action se déroule à la campagne et suit quelques survivants d’un holocauste nucléaire quiMALEVIL apprennent à s’en sortir dans les cendres et les décombres. Ils feront même connaissance d’un autre groupe, mené par un dictateur givré car, comme l'homme est ce qu'il est, il y aura une guerre, des morts, des luttes de pouvoir alors même qu'il ne subsiste qu’une poignée d’individus.

La fable est belle et poignante, les décors sont d’une magnifique austérité mortuaire, les cadrages en format Scope superbes de maîtrise. On a rarement (jamais ?) vu Michel Serrault aussi sobre et puissant qu’en leader mutique. On sera plus réservé sur le choix de Jacques Villeret dans un rôle de débile mental. Il le joue tout à fait bien, mais sa personnalité est bien trop identifiable pour qu’on y croie un instant. Sans doute cela passait-il mieux à l’époque de la mise en production.

À noter un plus bref mais efficace numéro de Jean-Louis Trintignant jouant le « directeur », gourou mégalo de l’autre groupe, abject personnage pourtant si crédible.

À condition d’accepter d’emblée le rythme extrêmement lent, la rareté des dialogues, la froideur de la narration, « MALEVIL » est vraiment un très beau film, unique dans le cinéma français. On pourra regretter l’épilogue qui tombe comme un cheveu sur la soupe, pas suffisamment explicite pour faire un bon « twist » et gâchant légèrement le ‘mood’ général du film.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 06:01

Les histoires de voyages dans le temps ont toujours fasciné. Les paradoxes temporels sont stimulants pour l’esprit. C'est incontestable. Mais il faut vraiment n’avoir pas vu un seul épisode de « TWILIGHT ZONE » et n’avoir jamais entendu parler de « TERMINATOR » etLOOPER « L’ARMÉE DES 12 SINGES » pour apprécier pleinement « LOOPER » et y trouver une certaine originalité.

Nous sommes ici en terrain familier. Trop familier ! Les auteurs connaissent visiblement par cœur leurs classiques et outre les œuvres citées plus haut, ont mixé le tout avec le « FURY » de DePalma, pour concocter un scénario brillant d’apparence, mais au fond, fait de bric et de broc. Après une bonne mise en route, le film s’enlise à l’arrivée à la ferme et se perd en fusillades répétitives. Il faut dire que le casting n’aide pas : qu'il s’agisse des incolores Joseph Gordon-Levitt et Emily Blunt ou de Bruce Willis, devenu une sorte d’ectoplasme de lui-même jouant sur sa gamme de trois mimiques, aucun ne parvient à intéresser vraiment.

Alors on suit plus ou moins les méandres d’une histoire alambiquée, on s’agace de voir les relations entre le jeune ‘looper’ et son double sexagénaire traitées aussi superficiellement. Ils n’avaient rien de plus passionnant à se dire ? Les coups de poing dans la gueule et les échanges de coups de flingue remplacent-ils donc un vrai face-à-face ?

Reste quelques points positifs : un premier quart d’heure prometteur, un petit garçon inquiétant à souhait, une bonne idée pour communiquer à distance avec son futur soi-même : la scarification, une fin prévisible mais bienvenue. Mais franchement, mieux vaut revoir les classiques de Cameron et Gilliam.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 06:35

« TEENAGE CAVEMAN » est une aimable allégorie anti-bombe, réalisée par Roger Corman le roi du ‘low cost’, dont le scénario aurait à peine rempli un « TWILIGHT ZONE » de 26 minutes. D'ailleurs, à bien y repenser, n’y a-t-il pas là-dedans les prémices de « LACAVEMAN (1) PLANÈTE DES SINGES » justement écrit par Rod Serling ? Tout se recoupe !

Toujours est-il que lorsqu’il ne se passe rien, qu'il n’y a pas de décors, que chaque réplique prête à rire, même une heure peut sembler bien longue. Bien sûr, le spectateur un brin tordu se réjouira de voir le jeune Robert Vaughn jouer un ‘rebelle sans cause’ préhistorique portant une jupe à bretelle et fixant l’horizon tel un Hamlet qui se serait trompé de plateau de tournage. Alors que sa tribu de Cro-Magnon vit selon « La Loi », lui se demande ce qu'il y a au-delà et rêve d’explorer le vaste monde, tel un Rahan bien peigné et brillantiné. Au passage, histoire de s’occuper, il invente l’arc et les flèches et même la musique, grâce à une flûte de pan qu'il fabrique au petit bonheur. Ce qui ne l’empêche pas de draguer la seule blonde peroxydée du coin, qui est de plus naturiste ce qui ne gâte rien.

Tout cela est d’une bêtise confondante, les « F/X » sont fabuleux : un bébé croco et un iguane auxquels on a collé des crêtes en plastique se battent sauvagement sous l’œil effaré de nos héros. Des chiens sauvages (mais très propres et bien nourris) attaquent tels des meutes de loups mais ne semblent pas très convaincus. Heureusement que les figurants prennent des airs effrayés !

CAVEMAN

Si Vaughn traverse tout cela avec un sérieux imperturbable et un air vaguement gêné, Frank DeKova s’éclate en méchant ambitieux. On peut donc voir « TEENAGE CAVEMAN » (ah ! Ce titre !) comme une critique du repli communautaire, un avertissement contre l’ère atomique qui se profilait alors. On peut aussi y jeter un rapide coup d’œil curieux et passer directement à la « chute » finale qui a au moins le mérite d’être en avance de quelques années.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 05:57

« LA MAISON AU BOUT DE LA RUE » tient manifestement à perpétuer la tradition hitchcockienne de « PSYCHOSE » et à créer un descendant à Norman Bates. Mais ce faisant, le scénario prend de vrais risques : celui de paraître banal, prévisible, convenu, de suivre lesHOUSE END règles à la lettre sans rien apporter de nouveau ou de personnel. Le piège est donc d’abandonner le film en route, en se disant que de toute façon, on connaît l’histoire.

Grosse erreur ! Car quand survient le ‘twist’ bien avant la fin, on est complètement cueilli et assez heureux de s’être fait ainsi balader et manipuler. Car les auteurs jouent de la cinéphilie du spectateur, de sa connaissance du genre et des clichés inhérents à ces histoires d’adolescentes trop seules, de jeunes exclus, de maison au lourd passé, pour tout à coup opérer un volte-face spectaculaire avec maestria et sans tricherie narrative. La seule recommandation que peut donc vous faire « WWW » sans risquer de déflorer, c'est qu'il faut s’accrocher, car le scénario vaut mieux qu'il n’en a l’air.

L’autre atout, c'est un casting d’excellents acteurs comme Jennifer Lawrence et Elizabeth Shue qui parviennent par leur seule authenticité à arracher cette relation mère-fille au poncif et même à lui donner une réelle profondeur. Max Thieriot est également très bien dans un rôle à facettes, éclairé par le tout dernier plan du film. Donc, en fait, DEUX recommandations : ne pas zapper au début et rester jusqu'à la toute fin !

Il n’y a rien là-dedans de bien révolutionnaire, mais l’amateur y jouera avec plaisir avec les conventions et les balises d’un genre qu’on croit toujours connaître par cœur.

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