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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 17:28

CORDE PRETEÀ mi-chemin entre « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » sorti quatre ans plus tôt et « RIO BRAVO » qui sera tourné deux ans plus tard, « LA CORDE EST PRÊTE » retrouve certaines situations du premier (le shérif seul contre tous, l’attente) et annonce plusieursCORDE PRETE (3) éléments du second (le prisonnier enfermé, le vieil adjoint bavard, le sherif’s office transformé en camp retranché).

Évidemment, le film n’est pas tout à fait du même tonneau. C'est une série B confinée à quelques décors, privilégiant la CORDE PRETE (1)psychologie à l’action. Le problème est que ce choix nécessite de bons comédiens, ce que ne sont certainement pas le transparent et peu sympathique John Agar et la navrante Mamie Van Doren. On a beaucoup de mal à ressentir la moindre empathie pour eux, d’autant que le méchant, Richard Boone est infiniment plus intéressant : tueur à gages raffiné et cultivé, à l’humour corrosif, il compose un personnage qui n’est pas sans annoncer – le sens moral en moins – le ‘Paladin’ de la série TV « HAVE GUN – WILL TRAVEL » qui fera sa gloire un an plus tard. Possible que les producteurs de la série se soient directement inspirés de « LA CORDE EST PRÊTE ». Nonchalant et dangereux, Boone élève nettement le niveau du film dans les scènes où il apparaît. Coleen Gray est elle aussi très bien en « pauvre fille » amoureuse de lui et prête à tout pour le sauver. À noter au tout début du film, l’apparition très fugitive d’un jeune cowboy décontracté à la voix douce, qui échange trois répliques avec Agar sur les chances de Boone d’éviter la potence : un nommé Clint Eastwood.

CORDE PRETE (2)

Des idées bizarres comme ce troubadour qui joue les chœurs antiques pendant toute la durée du film, trois bagarres à poings nus très brutales, dont une particulièrement sauvage entre deux femmes, peuvent inciter à l’indulgence pour ce western sans grande substance, à condition d’oublier la BO très pénible et hors-sujet.

Indispensable donc, pour le fan de ‘Dick’ Boone très à son avantage et le complétiste eastwoodien qui n’a pas intérêt à éternuer au moment où son idole traverse l’écran.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 07:59

CLINT FANTOME (1)En repensant à « AU-DELÀ », le film de Clint Eastwood, censé nous donner la vision de l’après-vie d’un cinéaste de 80 ans, on s’étonne encore qu'il soit autant passé à côté du film CLINT FANTOME (2)qu'il aurait dû signer. Crainte d’affronter le sujet directement ? Pudeur ?

Pourtant, le thème court sur une bonne partie de la carrière d’Eastwood, parfois en filigrane, parfois plus frontalement. Dès « PENDEZ-LES HAUT ET COURT », l’obsession apparaît : avatar du Rowdy Yates de « RAWHIDE », Jed Cooper est lynché dès la première séquence et laissé pour mort. Ranimé par Ben Johnson, il devient une sorte de mort-vivant, focalisé sur la vengeance, un revenant insensible que même l’amour d’une femme ne pourra ramener à la vie.CLINT FANTOME

Dans « L'HOMME DES HAUTES PLAINES », c'est plus clair encore : Clint est un ange exterminateur venu venger un shérif assassiné. Dans « SUDDEN IMPACT », l’inspecteur Harry est tabassé et noyé par des voyous avant de revenir d’entre les morts, dans un contrejour dramatique qui ne laisse aucun doute sur les intentions de l’acteur-réalisateur : Callahan est à présent un spectre ! 

« PALE RIDER » explore une même thématique : le ‘preacher’ sort de nulle part pour aider les opprimés. Son corps révèle les cicatrices de blessures mortelles. Quand il confronte son assassin, celui-ci devient livide, comme s’il… avait vu un fantôme.

Au moment de la séparation avec Meryl Streep, à la fin de « SUR LA ROUTE DE MADISON », sous des torrents de pluie, Eastwood se filme comme un spectre blafard et émacié, déjà mort. Plan magnifique !

CLINT F2

Quant à l’épisode de la série « HISTOIRES FANTASTIQUES » que réalise Eastwood, « VANESSA IN THE GARDEN », il parle d’un peintre qui tente de ressusciter sa femme défunte à travers son œuvre…

C'est sans doute la raison de l’échec de « AU-DELÀ » : Mr Clint avait déjà largement épuisé le sujet !

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 06:05

Comédienne des années 90 au physique de top model, Charisma Carpenter (quel nom !) est surtout connue pour son rôle de ‘Cordelia’ la peste découverte dans la série TV « BUFFY CONTRE LES VAMPIRES » et développé dans le ‘spin-off’ « ANGEL » où elle est l’assistante du héros.

Rien de bien extraordinaire depuis, si ce n’est son petit rôle de fiancée de Jason Statham dans « EXPENDABLES », qu'elle retrouve dans la sequel.

Aujourd'hui, elle fête ses 42 ans. Happy birthday, Charisma.

CHARISMA

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 20:12

L’acteur anglais Simon Ward connaît son heure de gloire en incarnant Churchill jeune dans le biopic « LES GRIFFES DU LION ».

WARD

On le voit également en assistant du baron dans  « LE RETOUR DE FRANKENSTEIN », en Duc de Buckingham dans « LES TROIS MOUSQUETAIRES », en fils du diable dans « HOLOCAUSTE 2000 », en lieutenant dans « L’ULTIME ATTAQUE ». Encore récemment, il incarnait un évêque dans « LES TUDOR » à la TV.
Il vient de mourir à l’âge de 70 ans. R.I.P.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 05:49

Anthony James est un second rôle des sixties et seventies, au visage grêlé, aux yeux fous. On l’aperçoit en barman suspect dans « DANS LA CHALEUR DE LA NUIT », en complice de Bette Davis dans « LES YEUX DE LA NUIT », en comploteur dans « TONNERRE DE FEU », en flingueur de la mafia dans « SLOW BURN ».

Eastwood l’utilise deux fois et le supprime d'ailleurs lui-même : à coups de fouet dans « L’HOMME DES HAUTES PLAINES » où James est un des hors-la-loi venus terroriser la ville, puis au fusil dans « IMPITOYABLE » où il est cette fois l’infâme patron du saloon-bordel exploitant les filles. Ce sera sa dernière apparition à l’écran.

JAMES

Anthony James est hilarant dans « Y A-T-IL UN FLIC POUR SAUVER LE PRÉSIDENT ? » en tueur qui trahit sa présence en chantant d’un air extasié « The way we were » pendant que Priscilla Presley prend sa douche. Il finit avec une lance d’incendie dans la bouche et… explose.

À la TV, on le voit en fauteur de troubles dans « GUNSMOKE » et en pirate de l’air palestinien dans « VICTOIRE À ENTEBBE ». Il est un suspect mytho qui s’accuse du meurtre dans le premier « COLUMBO ».

Se consacrant aujourd'hui à son œuvre de peintre, il fête ses 70 ans. Happy birthday, Anthony.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 17:04

Production espagnole, « BACKWOODS » plante ses racines dans des classiques comme « LES CHIENS DE PAILLE » et « DÉLIVRANCE » au point de friser par moments l’hommage pur et simple. Mais par la force de sa situation de départ et la sècheresse de sa mise en scène, il trouve son identité propre et maintient une tension assez éprouvante pendant 90 minutes.

Deux couples de citadins anglais se retrouvent confrontés dans la campagne espagnole, à une peuplade isolée, primitive, qui enferme ses enfants anormaux dans des étables. DeuxBACWOODS univers, deux formes d’humanité confrontées dans une situation qui ne peut qu’aller jusqu'au bout de la violence. C'est un mélange de ‘survival’ et de fable initiatique, même si le personnage central joué par Paddy Considine ne parvient jamais à s’imposer réellement comme celui auquel on devrait logiquement s’identifier.

Si le réalisateur parvient à faire magnifiquement exister le décor, à rendre palpables les intempéries, il pèche hélas, par une direction d’acteurs flottante et parfois insuffisante. Si Gary Oldman – d’une sobriété admirable – et les seconds rôles espagnols sont remarquables, le trio de vedettes anglo-hispano-françaises paraît mal à l'aise, unidimensionnel, sans grand intérêt en fait.

Grâce à quelques séquences magistrales comme celle dans la maison qui, après une tension qui va crescendo, s’achève par un viol sordide et un meurtre, ou la dernière scène d’Oldman, « BACKWOODS » parvient à faire oublier ses failles, pour ne laisser qu’un souvenir puissant et même brutal.

À noter que l’action se déroule en 1978. Pourquoi ? Pour justifier l’absence de téléphone portable, d’ordinateur, de GPS et rendre crédible l’isolement des protagonistes et le fait que les villageois soient coupés du monde ? Probablement, car il n’existe autrement aucune justification.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 08:14

Conçu dans le seul et unique but de mettre en valeur la championne de kickboxing Gina Carano, « PIÉGÉE » souffre d’une flagrante erreur de casting. Non, on ne parle pas de Gina, mais… de Steven Soderbergh, qui a réalisé la chose. On le sait, année après année, ses PIEGEEprojets sont toujours intrigants, excitants, il bénéficie des meilleurs castings et à chaque fois on en ressort déçu, dépité, insatisfait. Même chose pour « PIÉGÉE » qui avait besoin d’un réalisateur carré et efficace, focalisé sur les séquences d’action et sur son héroïne. À la place, on a la mise en scène « élégante » de Soderbergh, ses plans-séquences, ses effets de montage antédiluviens, ses chichis habituels (ralentis, plans en noir & blanc, flash-forwards, etc.) et le film ne s’en remet pas.

Pourtant, Miss Carano n’est pas à blâmer. Enfant caché de Bruce Lee et Cameron Diaz, sa gaucherie est rafraîchissante et ses (trop rares) scènes de baston impressionnent : il faut l’avoir vue grimper littéralement aux murs ! Peu confiants en ses capacités, les producteurs l’ont entourée d’une ribambelle de ‘guest stars’ venues cachetonner sans enthousiasme : Michael Douglas, très classe en chef-espion, Antonio Banderas cabotin et barbu en traître, Ewan McGregor horriblement coiffé en Némésis. Seul sort du lot le décidément excellent Michael Fassbender, parfait en ‘hitman’ distingué et glacial.

Lent, esthétisant, compliqué jusqu'au ridicule, confus (malgré le nom des villes inscrit sur l’écran, on oublie régulièrement où on se trouve et quand), « PIÉGÉE » aura au moins eu le mérite de révéler Gina Carano au public international. Son visage boudeur, sa démarche de docker et son jeu brut-de-décoffrage mais attachant, ne demandent qu’à être revus dans de plus adéquates conditions. À suivre…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 05:46

On peut ne pas comprendre l’attrait d’untel ou untel, ne pas être sensible à un charme, une personnalité. Pour « WWW », Robin Williams fait partie de ceux-là.

A-t-il jamais été réellement épatant à l’écran ? Dans « GOOD MORNING, VIETNAM ! » véhicule écrit pour lui, dans « PHOTO OBSESSION » peut-être, en psychopathe placide ? À la rigueur en médecin dans « L’ÉVEIL ». Mais pour ces rares réussites, combien a-t-on dû endurer de « CADILLAC MAN », de « BIRDCAGE », de caméos pénibles, de numéros de cabotinage en roue-libre, de navets bâtis sur et autour de lui et de ses impros ?

Pourtant, il a une trogne sympathique, un physique trapu inhabituel et on devine qu’avec un peu de rigueur, il pourrait faire autre chose.

Aujourd'hui, il fête ses 61 ans. Happy birthday, Robin.

WILLIAMS

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:44

Il y a des films comme ça, dont personne n’a JAMAIS entendu parler. Des mystères sur GOLDFARBcelluloïd qui ont pourtant bénéficié de budgets importants, sur lesquels des professionnels ont œuvré, qui avaient même des stars à leur générique… Un exemple ? « L’ENCOMBRANT MONSIEUR JOHN ».

Inconnu au bataillon. C'est une comédie de 1965, réalisée en CinémaScope par J. Lee-Thompson et qui racontait l’histoire d’un ex-joueur de foot (Richard Crenna) se retrouvant dans le royaume de ‘Fawzia’ pour coacher le fils du roi (Peter Ustinov). Le casting est aussi riche qu’étonnant, puisqu’on retrouve Shirley MacLaine en journaliste intrépide, Wilfrid Hyde-White, Scott Brady, Jim Backus, Harry Morgan, Jerry Orbach, Jackie Coogan, Barbara Bouchet, les débutants James Brolin et Teri Garr. Et même – non-mentionné au générique – ce vieux Telly Savalas en « recruteur du harem » !

La BO était assurée par John Williams et, cerise sur le gâteau, le scénario était l’œuvre de William Peter Blatty, l’auteur de « L’EXORCISTE » qui apparaissait également dans le film dans un rôle de… derviche !

Noté 5.3/10 sur IMDB, jamais édité en vidéo, jamais diffusé à la TV, ce film introuvable titille la curiosité du cinéphile excavateur. Alors, et à ses risques et périls, « WWW » le réclame !

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 05:34

Timothy Scott est un second rôle des sixties, grand et maigre, qui a tourné beaucoup de westerns. Il était berger dans « LE RANCH DE L’INJUSTICE », jouait un des acolytes dans « BUTCH CASSIDY & LE KID », un colon dans « LA ROUTE DE L’OUEST ».

Il a surtout tourné pour la TV et s’est fait remarquer vers la fin de sa vie dans « LONESOME DOVE » et « RETOUR À LONESOME DOVE » dans le rôle de ‘Pea Eye’ Parker.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 75 ans. Happy birthday, Tim.

SCOTT

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