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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 07:40

IEO SCENE COUPEEFrank vient de quitter le train avec ses hommes, pour assister à la vente aux enchères forcée à Flagstone. Il laisse son boss, Mr. Morton avec quelques acolytes, et Harmonica ligoté, qu'il vient de capturer.

Alors que le calme revient dans le wagon, Morton fixe un petit Arlequin de plomb sur son bureau, qui vacille secoué par les cahots du train qui prend de la vitesse. Il le regarde avec une telle intensité, qu’on comprend qu'il s’identifie au petit bibelot. Car lui aussi a du mal à tenir sur ses pieds. Aussi, quand la figurine tombe enfin, tente-t-il de la rattraper. En vain… Morton lève alors les yeux, et s’aperçoit qu’Harmonica l’observe avec intérêt. Échange de regards entre le pistolero d’un autre âge et le business man de l’avenir.

Trois secondes plus tard, Harmonica voit Cheyenne apparaître, la tête en bas, par la vitre du wagon. Et le film reprend son cours normal…

Cette très courte séquence ne figure que dans le DVD italien de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », reconstituée d'après la copie personnelle de Sergio Leone. Un moment muet, pas réellement indispensable à l’action principale, mais qui confronte pour la seule fois l'Ouest légendaire à ceux qui l’ont détruit. Le vengeur énigmatique et l'homme de pouvoir, puissant mais rongé par sa propre corruption au point d’en être infirme.

A NOTER : Puisqu'on en est - une fois encore ! - à parler de notre film préféré, un petit tour du côté de chez Maëster s'impose. Cet homme-là a un goût très sûr... 

http://maester.over-blog.com/article-il-etait-une-fois-quelques-crobards-dans-l-ouest--44129966.html

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 19:50

Épisode de la 3ème saison des « INCORRUPTIBLES », « THE DEATH TREE » est mémorable pour la présence de Charles Bronson en « guest » principale.

Dans un rôle de gangster gitan, bootlegger à la solde d’Al Capone, il compose un personnage haineux et obsessionnel. Janoš Colescu, tout en étant un « villain » sans aucun aspect sympathique, entre dans la mystique de l’acteur, par son désir de vengeance : enfant, il a vu son père lapidé par sa tribu, alors qu'il était innocent du vol qu’on lui imputait. Depuis, Bronson ne rêve que d’éradiquer le « sénat » gitan et leurs leaders, les Bartok.

ARBRE DE LA MORT
En costard rayé, robes de chambre de soie, le cheveu soigneusement peigné, Bronson laisse filtrer une rage et une frustration impressionnantes. À ses côtés, la belle Barbara Luna et Ed Asner rapidement descendu.

Comme toujours, la photo de l’épisode est superbe, sculptant les visages, donnant du style à des décors manifestement très minimalistes. À la fin, justice sera rendue par Eliot Ness, mettant fin aux agissements néfastes de ce Colescu.

Bronson lui, fera de la vengeance sa marque de fabrique dans les films de Leone, Winner et pas mal d’autres.
ARBRE DE LA MORT (1)

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 18:07

ZUANNELLI (1)On ne sait pas grand-chose sur Marco Zuanelli, hormis le fait qu'il s’est rendu célèbre pour un rôle où il mettait à la fois des bretelles et une ceinture. C'était bien sûr dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », où il tenait le rôle du blanchisseur Wobbles, sorte d’homme de main du tueur Frank, que celui-ci descendait de façon extrêmement sadique : en lui faisant sauter les bretelles et la ceinture à coups de revolver !

On a revu le gros Marco en tueur à gages vivant avec sa môman dans « SABATA », en chef de bande dans « ON M’APPELLE KING », dans divers rôles de Mexicains dans des ‘spaghetti’ comme « CHAPAGUA », « KILLER AMIGO », « AU-DELA DE LA HAINE » et « DJANGO ARRIVE, PRÉPAREZ VOS CERCUEILS ». Il a même joué une sorte de sergent Garcia du pauvre dans « LE FILS DE ZORRO ».

Son dernier film date d’il y a 35 ans, et apparemment nul ne sait ce qu’est devenu depuis, le blanchisseur à la ceinture et aux bretelles…
ZUANNELLI

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 17:38

Il n’a pas fait énormément de films, il jouait du banjo, et nul n’a jamais entendu sa voix. Et pour cause : Gene Sheldon est Bernardo, le serviteur-factotum de Don Diego de la Vega dans la série « ZORRO », sorte de Harpo Marx facétieux et indispensable, vrai muet mais faux sourd.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 101 ans. Happy birthday, Bernardo.
GENE SHELDON anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 08:01

Giulio Petroni, le réalisateur de « LA MORT ÉTAIT AU RENDEZ-VOUS », « UN TUEUR NOMMÉ LUKE », « TEPEPA », « CIEL DE PLOMB » ou « ON M’APPELLE PROVIDENCE », vient de mourir à l’âge de 90 ans.

Son dernier film datait déjà d’une trentaine d’années. R.I.P.
PETRONI RIP
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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 18:56

GET CARTERAu début des seventies, « LA LOI DU MILIEU » avait fait de Michael Caine une icône du film noir à l’Anglaise. L’intrigue de ce polar ultra-réaliste, campé dans un quotidien à la Ken Loach, n’était qu’un prétexte. Or c'estGET CARTER (1) justement cette intrigue somme toute anodine qu’ont décidé de « remaker » les Américains.

« GET CARTER » met en vedette un curieux personnage de gorille endimanché, qui débarque de Vegas à Seattle, pour venger son frère assassiné. Le scénario en vaut un autre, mais le traitement qui en est fait est désolant. Alors qu'il n’a pas dix ans, le film paraît déjà démodé avec sa mise en scène clipée, ses cadrages penchés, ses plans stroboscopés, ses poursuites en voiture archi-rabâchées.

Stallone, barbichu, serré dans ses costumes Armani qui menacent d’exploser à chaque mouvement, comme les chemises de Hulk, n’est pas mauvais à proprement parler, mais sa seule présence provoque un sourire mi-moqueur, mi-affectueux. Face à lui, tout aussi musculeux, les veines saillantes, le visage également GET CARTER (3)trafiqué, Mickey Rourke est un roi du porno arrogant. On a évidemment droit à une bagarre opposant Rocky au « Wrestler » digne d’une finale de catch.GET CARTER (4)

On comprend moins la présence du gratin des comédiens anglais : la grande Miranda Richardson dans un rôle sacrifié, Alan Cumming en gay (« Agis comme un homme une fois dans ta vie », lui dit Sly en menaçant de l’exécuter), l’inexpressive Rhona Mitra et même Michael Caine, qui apparaît dans une demi-douzaine de courtes séquences, en infâme de service. Curieux qu'il ait voulu cautionner ce faux remake d’un de ses meilleurs films. Surtout pour un rôle aussi insipide, sans même une vraie scène à défendre.

« GET CARTER » avait quelque part, le potentiel d’un bon polar à la « POINT DE NON-RETOUR », mais il est enterré sous les chichis, les effets visuels et sonores. La frime, en somme…
GET CARTER (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE MICHAEL CAINE
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 14:12

Le cocher conduisant Jill McBain à la ferme de son mari, s'arrête pour boire un coup dans un relais de diligences, au milieu de nulle part. Là se trouvent quelques passagers en attente, Harmonica et bientôt Cheyenne, qui s’évade justement à quelques pas de là, descend ses gardiens et pénètre dans la bâtisse sombre.

PASSAGER RELAIS
Comme il est enchaîné, il demande à Harmonica – qu'il ne connaît pas encore – de lui prêter son colt. C'est alors qu’un des clients approche précautionneusement sa main de son holster. Cheyenne pointe son index sur lui : « Je t’ai vu ! ». L’autre se pétrifie. Cheyenne le toise avec mépris : « Tu ne sais pas jouer avec ça… », dit-il.

Puis il oblige le malheureux, sous la menace d’une arme, à faire sauter ses chaînes d’un coup de revolver. Complètement liquéfié, l’autre s’en sort de justesse, et Cheyenne lui ditPASSAGER RELAIS (1) « Bravo ! » comme à un cancre débile.

Que dire de ce personnage quasi-suicidaire ? Il est tellement trouillard, qu'il n’ose même pas tirer sur Cheyenne quand il est désarmé. Alors qu’espérait-il, en essayant de prendre son arme ? D'ailleurs, qui est-il au juste ? Il semble vêtu en notable, porte une chemise blanche, une petite cravate, il est rasé de près. Comment se fait-il qu'il porte un revolver en holster, comme un pistolero ?

Encore un mystère niché au cœur de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

On va encore se demander longtemps quelle était l’occupation du passager de la diligence. Représentant en armes, peut-être ?

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 12:42

HISTOIRE DE FAMILLE (1)On avait aimé Helen Hunt dans sa sitcom « DINGUE DE TOI », on l’avait adorée pour son rôle à Oscar dans « POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR », et puis elle avait enchaîné les tournages, jusqu'à provoquer une certaine lassitude. Et soudain, plus rien.HISTOIRE DE FAMILLE (2)

HISTOIRE DE FAMILLE (3)Elle est revenue avec « UNE HISTOIRE DE FAMILLE », qu'elle a réalisé elle-même. Un joli scénario, construit en ellipses, sur le désir de maternité à tout prix, sur la relation qu’on a avec ses enfants, et qui est moins idyllique que ce qu’on en voit généralement dans les films hollywoodiens. Tout ce qui concerne les relations entre l’héroïne et sa mère qui l’abandonna jadis (Bette Midler, presque sobre) est très bien écrit, les problèmes d’identité sont parfaitement développés. Par contre, l’histoire d’amour avec l’Anglais divorcé semble appartenir à un autre film, une comédie avec Hugh Grant HISTOIRE DE FAMILLEpar exemple, qui serait venue parasiter un scénario plus mature, plus « woodyallenien ». Colin Firth est pourtant impeccable, mais ses scènes semblent diluer la vraie problématique du film, au lieu de la servir.

Helen Hunt très amaigrie, a toujours ce charme singulier qui la rend unique. Elle a eu bien raison de se donner le rôle principal. À ses côtés, Matthew Broderick est d’une justesse exceptionnelle, en fils à maman infantile. Drôle d’idée par contre, de donner le rôle du gynéco à Salman Rushdie, dont chaque apparition fait décrocher de l’action, tant elle paraît décalée.

Un film sincère et maladroit, oscillant entre drame psychologique et comédie romantique, mais qui parvient souvent à émouvoir vraiment. La toute dernière scène, par exemple... 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 10:36

Elle a débuté avec Howard Hawks (« LA RIVIÈRE ROUGE »), enchaîné avec John Ford (« LA CHARGE HÉROÏQUE », « LE CONVOI DES BRAVES »), tournés quelques films avec son mari John Ireland, et fini dans un… Terence Hill !

Joanne Dru, comédienne de caractère, à la personnalité bien affirmée, a bouclé la boucle du western. On l’a également vue dans « LA VALLÉE DE LA VENGEANCE », « LA CARAVANE DU DÉSERT », « LE BAGARREUR SOLITAIRE ».

Elle aurait fêté ses 88 ans aujourd'hui. Happy birthday, Joanne.
JOANNE DRU anniv

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 19:41

Qu’avait donc Sergio Leone contre les petits vieux ?

C'est une question qu’on est en droit de se poser au vu des traitements qu'il leur fait subir dans ses westerns.

Dès « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS », le serviable Silvanito est suspendu devant son saloon, après avoir été copieusement tabassé. Dans « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », un pauvre télégraphiste âgé est traité « d’insecte » par Clint. C'est plus drôle qu’en v.o. où il était appelé « shorty », autrement dit « nabot ».

PETITS VIEUX
Dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », c'est Sentenza qui s’en prend à un vieillard dans son lit, à qui il fourre son oreiller sur la figure avant de tirer dedans. Bon… Celui-là ne l’avait pas volé.

Dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », c'est l’apothéose : outre le légendaire chef de gare odieusement enfermé dans un placard à balais, on ne peut passer sous silence le nez écrasé du pauvre cacochyme, pendant la vente aux enchères.

Il y a sûrement une explication psychanalytique…
PETITS VIEUX (1)

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