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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 18:52

Lors de sa première apparition à l’image dans « LES 7 MERCENAIRES », Charles Bronson fait un geste rapide, tout simple, mais qui est demeuré dans les annales du western : entendant deux étrangers arriver derrière lui, pendant qu'il coupe du bois, il ne prend même pas la peine de se retourner. Il déplace simplement son holster posé à portée de main, afin de placer la crosse dans la bonne position pour dégainer. Ça n’a l’air de rien, mais c'est le genre de détail qui définit complètement un personnage. Économie de mouvement, ultra-professionnalisme, confiance en soi, goût du risque, intimidation muette.

IEW clin d'oeil (1)
Huit ans plus tard, Sergio Leone demandera au même Bronson de refaire exactement le même geste dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Assis sur une barrière, où il attend patiemment Frank, Harmonica voit arriver Cheyenne, tout juste évadé du train. C'est un allié, certes mais sait-on jamais ? Alors lui aussi, tourne son arme, de façon à pouvoir s’en saisir plus rapidement en cas de besoin.

IEW clin d'oeil
Ce petit plan très court n’apparaît que dans la version « director’s cut » du film, uniquement disponible en Italie en DVD.

Connaissant la cinéphilie aiguë du maestro, impossible de douter une seconde qu'il s’agit bien d’un clin d’œil à John Sturges.

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 17:14

ARME AU POING (1)Le scénario tient sur un ticket de métro. Usagé, le ticket. Et dès la première séquence, on comprend parfaitement le but de l’entreprise : se payer de belles vacances sous les cocotiers, en compagnie de stars bien bronzées. De fait, on voit du pays, on visite même les hôtels où l’équipe de tournage a dû séjourner, quelques plages de rêve. « L’ARME AU POING » a tout d’une escroquerie sympathique, et on est content que Michael Winner ait si bien profité de la vie.

Pour ce qui est du film lui-même, c'est un catalogue de niaiseries, un mix de mafia, de trafic de médicaments, de film noir. On dirait un très long et très ennuyeux épisode de la série « MISSION : IMPOSSIBLE ».

En mercenaire hyper-pro, James Coburn a une belle gueule et fait son possible pour donner de la densité à cette histoire intangible. Winner lui a même accolé un sosie totalement absurde pour assurer ses arrières ! Un gimmick dont il se resservira dans « BULLSEYE ! ».
ARME AU POING
Sophia Loren est vraiment très belle, mais mal castée en traîtresse rapace. Parmi les seconds rôles, on retrouve avec plaisir Eli Wallach en mafioso aimable, flanqué de son garde du corps joué par Jake LaMotta le vrai « raging bull » et dans la dernière séquence, un Victor Mature permanenté, qui apparaît exactement dix secondes en milliardaire dragueur.

Du cinéma touristique, torché à la va-vite, à voir comme une sorte de reportage sur les « beautiful people ».

 

À NOTER : le film fut d’abord annoncé avec Charles Bronson dans le rôle de Fannon. Il se retira du projet prétextant des problèmes oculaires, mais le bruit court qu'il ne s’entendait pas avec Sophia Loren qui ne voulait pas tourner avec lui… Les mémoires de Winner restent assez vagues sur le sujet. Il suggère que Bronson refusait de tourner avec une vedette féminine aussi importante, par insécurité. Quoiqu’il en soit, il n’a rien perdu.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JAMES COBURN
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 12:06

FOSSOYEUR (1)« LE FOSSOYEUR » est une des nombreuses aventures de Sartana, personnage dérivé de Django et Sabata, sorte d’ange de la mort vêtu de noir, habile aux cartes et – bien sûr – au FOSSOYEURrevolver. Comme souvent, c'est Gianni Garko qui l’interprète ici, avec son physique passe-partout et gentiment mal rasé. Dans cette histoire, il est injustement accusé d’un braquageFOSSOYEUR (4) de banque, traqué par des chasseurs de primes, et remonte jusqu'aux vrais coupables : le shérif et le banquier lui-même.

Si « LE FOSSOYEUR » ne se distingue guère du tout-venant du ‘spaghetti’ des années 60, il attise la curiosité par la richesse de son casting de seconds rôles. Rare d’en voir autant dans le même film ! D’abord Frank Wolff, qui tient un rôle « à la Tuco », de fripouille sympathique et âpre au gain. Ensuite Klaus Kinski, plutôt inhabituel enFOSSOYEUR (2) bounty hunter gloussant, portant un costume blanc, et très malchanceux au jeu. Loin de son emploi de psychopathe écumant, Kinski s’essaie ici à la comédie. Enfin – à une certaine forme de comédie ! Et enfin, Gordon Mitchell, qui FOSSOYEUR (3)apparaît au début et à la fin, juste le temps de se faire descendre, après quelques éclats de rires démoniaques dont il a le secret.

Hormis donc, le plaisir (fugace) de retrouver des « tronches » qu’on aime bien, « LE FOSSOYEUR » est un western fauché, aux costumes affreux, aux décors tristes à pleurer, à la mise en scène réduite à d’incessants coups de zoom qui donne la nausée.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE KLAUS KINSKI
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 09:52

Une vraie « gueule » en lame de couteau, une personnalité glaciale et dangereuse, une petite ressemblance avec Rutger Hauer, Stephen McHattie avait tout pour faire une grande carrière. Après des débuts prometteurs, il n’a finalement tenu que des seconds rôles et des « guests » télé. On l'a revu récemment dans des productions plus importantes...

Parmi ses westerns : il fut le fils métis de Pasquinel dans la minisérie « COLORADO », un horrible chasseur de primes dans « GERONIMO », un bad guy dans un épisode de la série « LES 7 MERCENAIRES »

Il fête aujourd'hui ses 63 ans. Happy birthday, Stephen…
McHATTIE anniv

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 08:07

Qui se souvient du soldat Dumont ?

Ceux qui ont vu « LES TUNIQUES ÉCARLATES » de Cecil B. DeMille peuvent citer Gary Cooper, Paulette Goddard, Robert Preston à la rigueur, et Akim Tamiroff pour les plus cinéphiles. Mais le soldat Dumont ?

D'accord, il faut dire qu'il apparaît essentiellement dans des séquences de foule, et toujours à l’arrière-plan. Toujours… sauf dans une scène d’infirmerie, où il balance un bout de réplique et occupe l’écran pendant une bonne seconde. Ou presque.

BOB RYAN first role
Ce fut la première apparition à l’image de Robert Ryan qui faisait en 1940 ses premières armes au cinéma, avant de devenir le grand acteur qu'il sera pendant trois décennies. Le géant tourmenté de « L’APPÂT », « LA HORDE SAUVAGE » ou « L'HOMME DE LA LOI » avait comme tout le monde, commencé petit…

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:36

MORTON (1)Il est un personnage dont on parle peu dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », même s’il fait partie des cinq principaux. Morton est le propriétaire de la ligne de chemin de fer, partie pour relier les océans et apporter le progrès. Pour ce faire, il faut une MORTONnouvelle race d’hommes : à l’inverse des pistoleros bronzés et sans nom, des tueurs aux yeux bleus, des bandidos charismatiques (tous joués par des comédiens américains), Morton est un « poisson froid », un homme d’argent, un business man sans état d’âme, qui n’aime pas se salir les mains et laisse le sale boulot à des exécutants de basses-œuvres. Et il est joué par un Italien.

La façon dont Sergio Leone a filmé ce personnage va curieusement à l’encontre du cliché auquel on pouvait s’attendre : d’abord et avant tout, Morton est infirme. Rongé par un cancer des os, il a du mal à se déplacer, et sait qu'il n’en a plus pour longtemps. « N'importe quel homme normal se serait fait sauter la cervelle depuis longtemps. Vous, vous êtes seulement devenu un peu plus pressé », lui dit Frank. Morton a un rêve : voir le Pacifique avant de mourir. Et le thème musical qui l’accompagne, lorsqu’il contemple une toile représentant la mer, ou quand la plaine se met à onduler quand il la contemple, laissent entrevoir un côté romantique et bâtisseur du personnage. 

Quand Frank dégaine son colt, Morton sort une liasse de dollars, infiniment plus puissante. Mais quand Frank – qui n’a pas les nerfs pour devenir un homme d’affaires – finit par faucher les béquilles de Morton, et le menace de « l’écraser comme une vieille pomme pourrie », le boss n’est plus qu’un pauvre malade impuissant, rampant dans la poussière, à la merci de la force brutale.

Morton est confronté au hors-la-loi Cheyenne, qui le méprise ouvertement, se moque de son état physique. Pourtant, c'est l’handicapé qui tuera le gunfighter, d’une balle dans le ventre.

Incarné par Gabriele Ferzetti, acteur tous-terrains, apparu dans « L’AVVENTURA », « LA BIBLE », un 007 et même des séries TV pour TF1, Morton est le personnage le plus ingrat, le plus complexe de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Le génie du réalisateur est d’avoir saupoudré ce rôle d’un soupçon d’humanité, pour qu’on ne puisse pas le haïr tout à fait.

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 07:40

IEO SCENE COUPEEFrank vient de quitter le train avec ses hommes, pour assister à la vente aux enchères forcée à Flagstone. Il laisse son boss, Mr. Morton avec quelques acolytes, et Harmonica ligoté, qu'il vient de capturer.

Alors que le calme revient dans le wagon, Morton fixe un petit Arlequin de plomb sur son bureau, qui vacille secoué par les cahots du train qui prend de la vitesse. Il le regarde avec une telle intensité, qu’on comprend qu'il s’identifie au petit bibelot. Car lui aussi a du mal à tenir sur ses pieds. Aussi, quand la figurine tombe enfin, tente-t-il de la rattraper. En vain… Morton lève alors les yeux, et s’aperçoit qu’Harmonica l’observe avec intérêt. Échange de regards entre le pistolero d’un autre âge et le business man de l’avenir.

Trois secondes plus tard, Harmonica voit Cheyenne apparaître, la tête en bas, par la vitre du wagon. Et le film reprend son cours normal…

Cette très courte séquence ne figure que dans le DVD italien de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », reconstituée d'après la copie personnelle de Sergio Leone. Un moment muet, pas réellement indispensable à l’action principale, mais qui confronte pour la seule fois l'Ouest légendaire à ceux qui l’ont détruit. Le vengeur énigmatique et l'homme de pouvoir, puissant mais rongé par sa propre corruption au point d’en être infirme.

A NOTER : Puisqu'on en est - une fois encore ! - à parler de notre film préféré, un petit tour du côté de chez Maëster s'impose. Cet homme-là a un goût très sûr... 

http://maester.over-blog.com/article-il-etait-une-fois-quelques-crobards-dans-l-ouest--44129966.html

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 19:50

Épisode de la 3ème saison des « INCORRUPTIBLES », « THE DEATH TREE » est mémorable pour la présence de Charles Bronson en « guest » principale.

Dans un rôle de gangster gitan, bootlegger à la solde d’Al Capone, il compose un personnage haineux et obsessionnel. Janoš Colescu, tout en étant un « villain » sans aucun aspect sympathique, entre dans la mystique de l’acteur, par son désir de vengeance : enfant, il a vu son père lapidé par sa tribu, alors qu'il était innocent du vol qu’on lui imputait. Depuis, Bronson ne rêve que d’éradiquer le « sénat » gitan et leurs leaders, les Bartok.

ARBRE DE LA MORT
En costard rayé, robes de chambre de soie, le cheveu soigneusement peigné, Bronson laisse filtrer une rage et une frustration impressionnantes. À ses côtés, la belle Barbara Luna et Ed Asner rapidement descendu.

Comme toujours, la photo de l’épisode est superbe, sculptant les visages, donnant du style à des décors manifestement très minimalistes. À la fin, justice sera rendue par Eliot Ness, mettant fin aux agissements néfastes de ce Colescu.

Bronson lui, fera de la vengeance sa marque de fabrique dans les films de Leone, Winner et pas mal d’autres.
ARBRE DE LA MORT (1)

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 18:07

ZUANNELLI (1)On ne sait pas grand-chose sur Marco Zuanelli, hormis le fait qu'il s’est rendu célèbre pour un rôle où il mettait à la fois des bretelles et une ceinture. C'était bien sûr dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », où il tenait le rôle du blanchisseur Wobbles, sorte d’homme de main du tueur Frank, que celui-ci descendait de façon extrêmement sadique : en lui faisant sauter les bretelles et la ceinture à coups de revolver !

On a revu le gros Marco en tueur à gages vivant avec sa môman dans « SABATA », en chef de bande dans « ON M’APPELLE KING », dans divers rôles de Mexicains dans des ‘spaghetti’ comme « CHAPAGUA », « KILLER AMIGO », « AU-DELA DE LA HAINE » et « DJANGO ARRIVE, PRÉPAREZ VOS CERCUEILS ». Il a même joué une sorte de sergent Garcia du pauvre dans « LE FILS DE ZORRO ».

Son dernier film date d’il y a 35 ans, et apparemment nul ne sait ce qu’est devenu depuis, le blanchisseur à la ceinture et aux bretelles…
ZUANNELLI

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 17:38

Il n’a pas fait énormément de films, il jouait du banjo, et nul n’a jamais entendu sa voix. Et pour cause : Gene Sheldon est Bernardo, le serviteur-factotum de Don Diego de la Vega dans la série « ZORRO », sorte de Harpo Marx facétieux et indispensable, vrai muet mais faux sourd.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 101 ans. Happy birthday, Bernardo.
GENE SHELDON anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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