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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 20:20

Depuis le temps maintenant (un semestre), qu’on parle western, qu’on énumère les grands films, les chefs-d’œuvre, les nanars, les impostures, les vraies stars, les fausses valeurs, les bons souvenirs, les arnaques, les mauvaises surprises et les films qu’on n’aurait jamais dû revoir… Il était temps de sacrifier à la mode des listes.
LISTE WWW 

Quels sont – selon WWW – les meilleurs westerns de l’Histoire du cinéma ? En voici déjà une petite trentaine… Liste toute subjective, rappelons-le, et qui en suscitera peut-être d’autres. Car finalement, c'est toujours instructif, une liste.

Alors, à vous, amis visiteurs… Vos listes à vous, entre 30 et 50 films, et en écrémant sévèrement, bien sûr.

 

Voici la nôtre (plus ou moins par ordre de préférence) :

 

1.     « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST »

2.     « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT »

3.     « PAT GARRETT & BILLY THE KID »

4.     « IMPITOYABLE »

5.     « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE »

6.     « LE GRAND SILENCE »

7.     « LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL »

8.     « LES 7 MERCENAIRES »

9.     « LES PROFESSIONNELS »

10.    « LA HORDE SAUVAGE »

11.    « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND »

12.    « L'HOMME DE L’OUEST »

13.    « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE »

14.    « 7 HOMMES À ABATTRE »

15.    « RIO BRAVO »

16.    « LA PORTE DU PARADIS »

17.    « L'HOMME DE LA LOI »

18.    « LA POURSUITE INFERNALE »

19.    « L'HOMME AUX COLTS D’OR »

20.    « L'HOMME DE L’ARIZONA »

21.    « VERA CRUZ »

22.    « BUTCH CASSIDY ET LE KID »

23.    « HOMBRE »

24.    « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES »

25.    « UN COLT POUR TROIS SALOPARDS »

26.    « MON NOM EST PERSONNE »

27.    « L’APPÂT »

28.    « LES COLLINES DE LA TERREUR »

29.    « JOHNNY GUITARE »

30.    « MONTE WALSH »

31.    « LE REPTILE »

32.    « LES PROIES »

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 18:18

WAKE IN FRIGHT
Tourné en Australie, par le réalisateur canadien de « RAMBO », « RÉVEIL DANS LA WAKE IN FRIGHT (3)TERREUR » est un film excessivement étrange et dérangeant, qui a pour qualité principale de ne répondre à aucune attente, de ne sombrer dans aucun cliché, et donc de surprendre en permanence.WAKE IN FRIGHT (1)

Un jeune instit quitte son trou pour les vacances, et atterrit dans un trou encore plus paumé, où il perd aussitôt tout son argent. Pris en main par les « locaux », il régresse le temps d’un week-end, se soûle jusqu'à l’abrutissement total, égorge des kangourous, se clochardise à toute vitesse, et finit très probablement par se faire violer par un des ivrognes du coin, lors d’une beuverie dantesque et écœurante.

Le « trip » du pauvre protagoniste est un voyage au bout de l’enfer, d’une banalité à pleurer, une sorte de « WIZARD OF OZ » (d'ailleurs, les Australiens appellent leur pays Oz !) cauchemardesque, qui ne cède jamais à l’horreur WAKE IN FRIGHT (2)à l’inverse de l’excellent « WOLF CREEK » par exemple, mais montre à quel point le vernis de civilisation est ténu chez chacun d’entre nous.

La lenteur du film, le temps infini qu'il met à déployer sa thématique, peuvent paraître rébarbatifs, mais à partir de la scène de chasse (assez horrible, car les animaux sont réellement abattus, et agonisent sous nos yeux) on entre dans une dimension parallèle, au cœur même de ce qui différencie l'homme de la bête.

Gary Bond – qui évoque Peter O’Toole – est très bien, dans ce rôle complexe où tout passe par le langage corporel et les regards, Donald Pleasence est effrayant en dégénéré repoussant qui devient l’image du Diable, et on reconnaît un jeune Jack Thompson, en plouc imbécile gorgé de bière.

« RÉVEIL DANS LA TERREUR » est un film unique, qui donne à réfléchir, et qui laisse sur un malaise palpable.

 

À NOTER : disparu depuis longtemps, au point qu’on le croyait perdu à jamais, « WAKE IN FRIGHT » ou « OUTBACK », a récemment été restauré, et vient de sortir en Blu-Ray en Australie.

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 15:32

INGER STEVENS
Elle n’a tourné qu’une petite cinquantaine de films et téléfilms, et s’est donnée la mort à l’âge de 36 ans, incapable de supporter les rigueurs hollywoodiennes.INGER STEVENS (1)

Comédienne délicate et subtile, à fleur de peau, sorte de version américaine de Catherine Deneuve qu'elle évoque physiquement beaucoup, Inger Stevens a marqué le western grâce à son rôle de veuve obsessionnelle, recherchant les assassins de son mari dans tous les étrangers de passage, dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT ». Les séquences où elle vient dévisager les prisonniers dans le fourgon ou dans la geôle, mettent mal à l'aise, et doivent tout à l’intensité fébrile de l’actrice.

On l’a vue dans « BONANZA » et « ZANE GREY THEATER », elle joue une missionnaire de l'Ouest dans « A TIME FOR KILLING », elle fait craquer le dur à cuire Henry Fonda dans « 5 HORS-LA-LOI », tient une échoppe de barbier dans « 5 CARTES À ABATTRE ».

Elle joue la responsable des Affaires Indiennes au sein d’une réserve, et tombe amoureuse d’un « native » dans le téléfilm « LA JUSTICE DE SIMON L’INDIEN », à l’issue duquel elle mettra fin à ses jours…
INGER STEVENS (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTRICES WESTERN
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:02

On l’a découverte en copine de David Duchovny dans le méconnu « KALIFORNIA » où son visage de statue, sa voix grave, et son intensité avaient fait leur effet. Michelle Forbes a confirmé l’essai avec « SWIMMING WITH SHARKS ». 

On l’a revue dans la minisérie western « THE JOHNSON COUNTY WAR », puis elle est devenue un pilier des « guests » dans les séries à la mode comme « LOST », « PRISON BREAK » ou « TRUE BLOOD ». On attendait un peu mieux, mais on est toujours content de la revoir.

Elle fête aujourd'hui ses 45 ans. Happy birthday, Michelle…
M.FORBES anniv

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:52

BENITO STEFANELLI
Benito Stefanelli
fut une figure essentielle du western italien. Pas tellement en tant que comédien – il ne tint souvent que de très petits rôles – mais comme interprète, maître d'armes sur les tournages, coordinateur. Sur des productions où se côtoyaient une bonne dizaine de nationalités, son don des langues fut plus qu’utile, et c'est lui qui apprenait aux vedettes à utiliser correctement leur six-coups. Qu’aurions-nous fait sans Benito ?BENITO STEFANELLI (1)

Avec son allure virile, sa barbe soigneusement taillée, il fut un familier de Sergio Leone : on l’aperçoit en membre du gang de Gian Maria Volontè dans « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » et « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », il est un homme de main de Sentenza dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », un lieutenant de Frank dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », un des pistoleros humiliés par Terence Hill dans « MON NOM EST PERSONNE ».

Il joue un tueur à gages dans « LE DERNIER JOUR DE LA COLÈRE » (son rôle le plus mémorable), un des « mignons » de la veuve dans « COLORADO », un pistolero dans « ON CONTINUE À L’APPELER TRINITA », un des taulards enrôlés par Coburn dans « UNE RAISON POUR VIVRE, UNE RAISON POUR MOURIR », le shérif dans « TEXAS » et « EL MACHO ».

Il lui est arrivé d’apparaître dans de simples silhouettes, et parfois sous le pseudo de Benny Reeves.
BENITO STEFANELLI (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 12:38

L’ouvrage « THE WESTERNERS » dont nous avions annoncé la sortie, permet de lire les interviews – parfois anciennes, parfois moins – de comédiens, auteurs et réalisateurs, dont on n’a guère l’habitude d’entendre la voix.

Si on prend quelqu’un comme Jack Elam par exemple, qui a tourné avec la terre entière, de Fritz Lang à Sergio Leone, en passant par Howard Hawks et Don Siegel, on imagine la mine d’anecdotes et de « scoops » qu'il a pu engranger pendant toutes ces années sur les plateaux.WESTERNERS 2

De fait, le livre est intéressant, souvent émouvant, il ouvre une fenêtre sur un monde à jamais disparu, rend hommage à des artisans modestes comme Andrew McLaglen, des comédiennes un peu oubliées comme Virginia Mayo.

Bien sûr, il flotte sur cet ouvrage un parfum nostalgique, un brin cafardeux parfois. On se dit souvent que ces rencontres avec l’auteur ont eu lieu un peu tard dans la vie de ces personnes. Ainsi, quand on demande à Glenn Ford s’il avait pressenti le potentiel de Charles Bronson dans « L'HOMME DE NULLE PART », l’acteur ne se souvient-il même pas qu'il fût son partenaire ! Même chose pour Jack Elam, qui raconte comment son amitié avec Gary Cooper forgée sur le tournage de « VERA CRUZ », l’avait amené à apparaître dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS ». À part que le film de Fred Zinnemann fut tourné… deux ans avant celui de Robert Aldrich !

Le livre est truffé de ces réponses évasives, approximatives, et c'est bien dommage. Mais parfaitement normal, pour des octogénaires…

Heureusement, Aldo Sambrell et Warren Oates sont beaucoup plus sur le coup.

Un petit livre éminemment sympathique, qui rappelle l’émission « CINÉMA CINÉMA » d’heureuse mémoire, et qui vaut de toute façon un coup d’œil.

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 09:27

Elle possédait un des noms les plus incroyables du 7ème Art : Butterfly McQueen !

Cette actrice noire, qui tourna peu, et à une époque où Hollywood présentait une vision disons… limitée des « Afro-Américains », elle créa quelques silhouettes inoubliables, avec son visage naïf, sa voix à la Betty Boop. Elle fut Prissy, la petite esclave idiote et tête-à-claques dans « AUTANT EN EMPORTE LE VENT », un rôle qu'elle reprit tel quel dans « DUEL AU SOLEIL ».

On l’a revue en vieille dame dans « MOSQUITO COAST ». Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 98 ans. Happy birthday, Butterfly…
BUTTERFLY MCQ anniv 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:21

EXILE
Le scénario de « EXILÉ », visiblement improvisé au jour le jour, semble n’exister que pour rendre hommage aux maîtres de Johnnie To.

Sergio Leone tout d’abord : le film s’ouvre comme « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », EXILE (1)tablant sur l’attente et la dilatation du temps, un des personnages joue de l’harmonica. « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » de façon plus anecdotique (l’arme giclée dans la rivière à coups de revolver), « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » (les lingots d’or) et « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE » à travers ces tueurs amis d’enfance.

L’autre influence, tout aussi puissante est « LA HORDE SAUVAGE » de Sam Peckinpah. Et particulièrement cette phrase prononcée par un vieux Mexicain : « Nous rêvons tous de redevenir des enfants. Surtout les pires d’entre nous ». En effet, la bande des cinq, même s’ils sont devenus des assassins professionnels, gagnant leur vie en flinguant des gens pour le compte de mafieux épouvantables, retombent en enfance dès qu'ils se retrouvent en pleine nature, chahutent comme desEXILE (2) collégiens. Ils rêvent comme des ados immatures, se font des farces idiotes, et passent leur temps à rire. Le final est rigoureusement calqué sur celui de « LA HORDE SAUVAGE » : le sauvetage suicidaire de l’ami laissé derrière, le sourire avant l’apocalypse…

C'est cette dimension ludique presque onirique par moments, qui fait le prix de « EXILÉ », et aide à supporter les « gunfights » de rigueur, quelque peu répétitifs et lassants depuis la grande époque de John Woo, et qui ont du mal à se renouveler.

Johnnie To a un univers, qu'il maîtrise parfaitement, il dirige ses comédiens avec fermeté, tout particulièrement Anthony Wong, excellent en tueur triste et renfermé qui a perdu le goût de tuer, avec son visage à la Paul Meurisse.

Le relâchement du scénario, son manque d’ossature solide, entraînent parfois des chutes de rythme, des lenteurs inutiles, mais « EXILÉ » dégage une poésie inattendue, une sorte de joie de vivre désespérée qui le différencient des polars de Hongkong habituels, et le rattachent au western crépusculaire des années 70.

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Published by Fred Jay Walk - dans INCURSIONS ASIATIQUES
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 20:37

Les films de « vigilantes » connaissent depuis quelque temps un revival inattendu.
Parmi ceux qui ont fait parler d’eux : « À VIF » avec Jodie Foster et l’excellent « DEATH SENTENCE » avec le toujours parfait Kevin Bacon.

Voilà qu’on nous annonce « HARRY BROWN », avec le « king of cool » britton, le seul, l’unique Michael Caine, dans un rôle d’ex-soldat dont le meilleur ami est tué, et qui descend dans la rue. La bande-annonce rappelle celle de « LE JUSTICIER DE NEW YORK », mais il y a fort à parier que le film soit bien meilleur. La preuve juste au-dessous :

http://www.empireonline.com/news/story.asp?NID=25879

HARRY BROWN

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:44

CLAUDIA STOPPA (1)
Nous avons déjà parlé ici, des filiations souterraines mais indéniables entre « LE GUÉPARD » de Luchino Visconti et « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », tourné cinq ans plus tard. En revoyant le chef-d’œuvre tiré du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, on décèle une multitude de détails dans la façon de filmer les paysages, la minutie des accessoires et costumes, l’utilisation de la musique, l'extrême lenteur de la narration, les mouvements de caméra sur grue, qui annoncent le western de 1969.

CLAUDIA STOPPA
Mais la preuve la plus visuelle et concrète provient des retrouvailles de Claudia Cardinale et Paolo Stoppa. Chez Visconti ils jouaient un père et sa fille. Ce qui expliquerait peut-être pourquoi « Sam », le cocher de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » se découvre un instinct protecteur, voire… paternel envers Jill, après qu'elle ait trouvé sa nouvelle famille massacrée à son arrivée à Sweetwater.

Deux comédiens, un pont subtil mais réel entre deux grands films, pas si éloignés l’un de l’autre qu’on ne pourrait d’abord le croire…

 

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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