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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 09:27

Elle possédait un des noms les plus incroyables du 7ème Art : Butterfly McQueen !

Cette actrice noire, qui tourna peu, et à une époque où Hollywood présentait une vision disons… limitée des « Afro-Américains », elle créa quelques silhouettes inoubliables, avec son visage naïf, sa voix à la Betty Boop. Elle fut Prissy, la petite esclave idiote et tête-à-claques dans « AUTANT EN EMPORTE LE VENT », un rôle qu'elle reprit tel quel dans « DUEL AU SOLEIL ».

On l’a revue en vieille dame dans « MOSQUITO COAST ». Aujourd'hui, elle aurait fêté ses 98 ans. Happy birthday, Butterfly…
BUTTERFLY MCQ anniv 

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:21

EXILE
Le scénario de « EXILÉ », visiblement improvisé au jour le jour, semble n’exister que pour rendre hommage aux maîtres de Johnnie To.

Sergio Leone tout d’abord : le film s’ouvre comme « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », EXILE (1)tablant sur l’attente et la dilatation du temps, un des personnages joue de l’harmonica. « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » de façon plus anecdotique (l’arme giclée dans la rivière à coups de revolver), « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » (les lingots d’or) et « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE » à travers ces tueurs amis d’enfance.

L’autre influence, tout aussi puissante est « LA HORDE SAUVAGE » de Sam Peckinpah. Et particulièrement cette phrase prononcée par un vieux Mexicain : « Nous rêvons tous de redevenir des enfants. Surtout les pires d’entre nous ». En effet, la bande des cinq, même s’ils sont devenus des assassins professionnels, gagnant leur vie en flinguant des gens pour le compte de mafieux épouvantables, retombent en enfance dès qu'ils se retrouvent en pleine nature, chahutent comme desEXILE (2) collégiens. Ils rêvent comme des ados immatures, se font des farces idiotes, et passent leur temps à rire. Le final est rigoureusement calqué sur celui de « LA HORDE SAUVAGE » : le sauvetage suicidaire de l’ami laissé derrière, le sourire avant l’apocalypse…

C'est cette dimension ludique presque onirique par moments, qui fait le prix de « EXILÉ », et aide à supporter les « gunfights » de rigueur, quelque peu répétitifs et lassants depuis la grande époque de John Woo, et qui ont du mal à se renouveler.

Johnnie To a un univers, qu'il maîtrise parfaitement, il dirige ses comédiens avec fermeté, tout particulièrement Anthony Wong, excellent en tueur triste et renfermé qui a perdu le goût de tuer, avec son visage à la Paul Meurisse.

Le relâchement du scénario, son manque d’ossature solide, entraînent parfois des chutes de rythme, des lenteurs inutiles, mais « EXILÉ » dégage une poésie inattendue, une sorte de joie de vivre désespérée qui le différencient des polars de Hongkong habituels, et le rattachent au western crépusculaire des années 70.

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Published by Fred Jay Walk - dans INCURSIONS ASIATIQUES
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 20:37

Les films de « vigilantes » connaissent depuis quelque temps un revival inattendu.
Parmi ceux qui ont fait parler d’eux : « À VIF » avec Jodie Foster et l’excellent « DEATH SENTENCE » avec le toujours parfait Kevin Bacon.

Voilà qu’on nous annonce « HARRY BROWN », avec le « king of cool » britton, le seul, l’unique Michael Caine, dans un rôle d’ex-soldat dont le meilleur ami est tué, et qui descend dans la rue. La bande-annonce rappelle celle de « LE JUSTICIER DE NEW YORK », mais il y a fort à parier que le film soit bien meilleur. La preuve juste au-dessous :

http://www.empireonline.com/news/story.asp?NID=25879

HARRY BROWN

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:44

CLAUDIA STOPPA (1)
Nous avons déjà parlé ici, des filiations souterraines mais indéniables entre « LE GUÉPARD » de Luchino Visconti et « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », tourné cinq ans plus tard. En revoyant le chef-d’œuvre tiré du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, on décèle une multitude de détails dans la façon de filmer les paysages, la minutie des accessoires et costumes, l’utilisation de la musique, l'extrême lenteur de la narration, les mouvements de caméra sur grue, qui annoncent le western de 1969.

CLAUDIA STOPPA
Mais la preuve la plus visuelle et concrète provient des retrouvailles de Claudia Cardinale et Paolo Stoppa. Chez Visconti ils jouaient un père et sa fille. Ce qui expliquerait peut-être pourquoi « Sam », le cocher de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » se découvre un instinct protecteur, voire… paternel envers Jill, après qu'elle ait trouvé sa nouvelle famille massacrée à son arrivée à Sweetwater.

Deux comédiens, un pont subtil mais réel entre deux grands films, pas si éloignés l’un de l’autre qu’on ne pourrait d’abord le croire…

 

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:24

BANDE DE FRANK
Il y a des personnages dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » qui sont systématiquement ignorés, oubliés, méprisés, et qui pourtant tiennent un rôle essentiel dans le film : les hommes de Frank.

« Hier trois, aujourd'hui deux… Tes amis ont un taux de mortalité très élevé », ironise Harmonica, devant un Frank agacé.

BANDE DE FRANK (2)
Il faut dire qu'elle est bien garnie, la bande de Frank : s’il a débuté avec trois sbires crasseux et édentés (voir le flash-back), il a aujourd'hui à ses ordres Jack Elam, Woody Strode, Al Mulock, Benito Stefanelli, Michael Harvey, Fabio Testi, Spartaco Conversi, Aldo Berti,  Frank Braña, etc. La liste semble inépuisable. Le job doit être bien rémunéré !

Mais il est vrai que la profession comporte ses risques. Ainsi, on dénombre pas moins de 17 tués tout au long du film : Harmonica en tue six, Cheyenne s’occupe de trois dans le train (peut-être plus lors de son évasion hors du champ de la caméra), et Frank lui-même en descend trois autres qui l’avaient trahi pour une poignée de dollars. Le reste est décimé par la bande du Cheyenne, lors de l'évasion.
Vu le nombre, il doit bien en rester quelques uns en bonne santé, qui vont aller pointer au chômage, à la suite du décès inopiné de leurs employeurs...
BANDE DE FRANK (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 09:55

Ancien mannequin français au beau visage anguleux, Capucine a fait carrière aux U.S.A., fut l’épouse de William Holden, et a même tourné deux westerns : « LE GRAND SAM » où John Wayne et Stewart Granger se disputaient ses faveurs, et « SOLEIL ROUGE » où elle était mère-maquerelle.

De son vrai nom Germaine Lefèbvre (c'est tout de suite moins glamour), Capucine aurait eu 82 ans aujourd'hui. Joyeux anniversaire, Capucine…
CAPUCINE anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 16:08

WAGON-TRAIN--1-.jpgPartant du principe que tous les épisodes d’une série ne peuvent pas être du même niveau, force est d’admettre que « THE MARIE DUPRÉE STORY » n’est pas le meilleur « WAGON TRAIN ». Et ce, malgré un atout de choix, en la présence dans le rôle-titre de l’incomparable Debra Paget.

Celle-ci joue une « belle du Sud » ruinée par la guerre, en route pour la Californie avec son vieux père gâteux et son esclave noir en livrée de majordome. En quête d’une issue, Marie allume à peu près tous les hommes qu'elle croise, et croit avoir attrapé un gros poisson, mais celui-ci refuse de l’épouser. Alors elle s’attaque à un jeune immigré italien (Nick Adams, avec un accent hilarant), qu'elle dresse contre son autre soupirant.

C'est simpliste et misogyne, la morale de l’affaire est absurde (les deux amoureux deviennent copains comme cochon, et s’associent en affaires, oubliant complètement l’intrigante !), et le film un rien bêta.

Reste que Debra Paget est toujours un plaisir pour l’œil de l’honnête homme, et que pour elle, on est prêt à se montrer indulgent…
WAGON TRAIN debra paget

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 09:37

Il est un des plus grands comédiens américains de ces dernières décennies. Nul ne le contesterait. De ses films avec Coppola, à ses biopics télé (« IKE »), en passant par ses westerns tardifs, Robert Duvall a imposé sa personnalité taciturne et discrètement virile, son humanité rugueuse, son grain de folie.

Sa filmographie comporte tellement de grands films, qu’on aurait du mal à isoler un rôle ou un autre.

Robert Duvall fête ses 79 ans aujourd'hui. Happy birthday, Bobby…
DUVALL anniv

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 09:25

Importante recrudescence d’intérêt, ces derniers jours, pour l’actrice Jean Willes. Les visiteurs de WWW probablement intrigués par sa prestation truculente dans quelques épisodes de « ZORRO » actuellement diffusés, ont cherché de plus amples renseignements sur cette « belle inconnue ».

JEAN WILLES désir ormes
Nous les renvoyons donc à l’article que nous lui avons consacré il y a déjà quelque temps, et leur offrons cette photo ci-dessus de Jean Willes dans « DÉSIR SOUS LES ORMES », où elle tient un petit rôle, face à Sophia Loren. On ne sait plus où donner de la tête ! Et au-dessous, la revoilà rayonnante dans le rôle de Carlotta...
JEAN WILLES2 

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 08:41

NOISES OFF (2)
Drôle d’entreprise que « NOISES OFF », tiré d’une pièce de théâtre, sur le théâtre, et réalisé par un cinéphile et ex-critique comme Peter Bogdanovich.

NOISES OFF (1)Le film suit les répétitions d’une pièce de boulevard « coquine », puis quelques représentations en tournée, qui tournent au cauchemar, au chaos absolu, pour finir par démontrer que la réussite peut naître justement de ce maelström de sentiments, de faiblesses humaines, d’incompétences.NOISES OFF

La grande réussite du film, c'est de mêler si intimement la pièce elle-même, faite de quiproquos et de claquements de portes, avec la réalité, qu’à un moment donné, on ne sait plus qui se nourrit de l’autre. Ce qui se passe en coulisses devient plus drôle et délirant que ce qui se joue sur la scène au même moment. Certaines séquences sont brillamment exécutées, rejoignant le burlesque des films du Muet.

Le casting est exceptionnel : Michael Caine domine, en metteur en scène débordé, submergé, Denholm Elliott est désopilant en vieux cabot porté sur le whisky et à moitié sourd, Julie Hagerty (l’hôtesse de « Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? ») est formidable en régisseuse affolée. La bonne surprise vient de la toute jeune Nicolette Sheridan, qui passe tout le film en sous-vêtements affriolants, dans un rôle d’actrice idiote, constamment à côté de ses pompes.

Sous ses dehors de comédie frénétique, à l’extrême limite de l’hystérie, « NOISES OFF » est un bel hommage au théâtre et à ceux qui le font, une jolie mise en abyme, brillamment exécutée.

 

À NOTER : le film a été édité en France en DVD, sous le titre « BRUITS DE COULISSES ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE MICHAEL CAINE
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