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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:54

Tout le monde a été ravi d’apprendre que Jeff Bridges avait obtenu l’Oscar pour sa prestation dans « CRAZY HEART » et le plaisir est renforcé par la confirmation qu'il l’a bien mérité. Si le film en forme de ‘road movie’ semi musical n’a rien de révolutionnaire, il est transcendé par la performance de l’acteur qui chante lui-même – et très bien – les nombreuse chansons country et incarne sans pudeur ce presque vieillard insalubre, autodestructeur, gâchant son talent dans l’alcool.

Lent mais jamais ennuyeux, le film ressemble à un remake de « TENDER MERCIES » le film qui valut son Oscar à Robert Duvall (ici coproducteur !), jusque dans les moindres péripéties à peine transposées. Le vieil acteur tient d'ailleurs un petit rôle de patron de bar qui aide Bridges sans jamais le juger.

CRAZY HEART

Le scénario assez habile, amorce des catastrophes comme la mort inévitable du chanteur, la perte du petit garçon au centre commercial, l’accident de break, sans jamais aller jusqu'au bout. C'est une épée de Damoclès constamment au-dessus de la tête du vieux Bad Blake, qu'il a décidé d’ignorer jusqu'à l’extrême limite. En faisant ce choix de la sobriété, l’auteur évite complètement l’écueil du mélodrame.

Film modeste, humain et dépouillé, « CRAZY HEART » est un peu l’aboutissement du parcours atypique de Jeff Bridges. Pour qui l’a suivi depuis « FAT CITY » ou « LE CANARDEUR », il est tout de même très déstabilisant de le découvrir en vieil homme ventripotent à la barbe blanche…

« Tu le sais bien le temps passe, ce n’est rien », disait un autre chanteur.

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:31

Personne n’avait donné cher de l’avenir de ce top model quand elle débuta en « scream queen » dans le triste « KING KONG » de Dino de Laurentiis. Pourtant, même si elle n’a pas beaucoup tourné (à peine 37 films en 34 ans), Jessica Lange s’est rapidement révélée comme une remarquable comédienne : sa sensuelle Cora dans « LE FACTEUR SONNE TOUJOURS DEUX FOIS », l’actrice opprimée de « FRANCES », la chanteuse country de « SWEET DREAMS », l’avocate de « MUSIC BOX » sont d’inoubliables créations.

Sa carrière décline un peu dans les années 90, malgré un Oscar pour son rôle de nympho mûrissante dans « BLUE SKY », elle surprend encore dans « TITUS » et « ROB ROY », joue les belles-doches des enfers dans « DU VENIN DANS LES VEINES ».

Jessica Lange n’a jamais tourné de western, même si elle a souvent côtoyé le genre en épousant le « cowboy » Sam Shepard et en tournant le téléfilm « O, PIONEERS » ou le récent « DON’T COME KNOCKING » de Wenders.

Elle fête aujourd'hui ses 61 ans. Happy birthday, Jessica.

JESSICA LANGE anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:24

Fut un temps où quand un cowboy prenait une balle, elle ne laissait aucune trace sur ses vêtements. Rien ! Il prenait un air ahuri, se serrait le ventre et s’écroulait en avant en grimaçant. Vinrent ensuite les années 60, Sam Peckinpah et le ‘spaghetti western’. Là, c'était beaucoup moins austère : la balle entrait en faisant voler de la poussière et… ressortait dans un geyser d’un rouge carmin du plus bel effet.

TROUS

Et puis en cherchant bien, on trouve une troisième forme d’impact : le trou. Un vrai trou, comme dans les BD comiques : bien net et à travers lequel on aperçoit le paysage. Le premier à avoir gratifié le western de cet effet (un peu pourri à l’époque, c'est normal) est John Huston dans « JUGE ET HORS-LA-LOI ». Paul Newman y tirait dans le dos du tueur albinos Stacy Keach qui venait d’injurier son idole Lily Langtry. C'était mal fichu, mais nul n’a oublié la scène. C'est même souvent l’unique souvenir qu’on garde du film !

Quelques années plus tard, Sam Raimi remit ça dans « MORT OU VIF ». Gene Hackman tire dans le front de Keith David et sa silhouette apparaît à travers le trou qu'il vient de forer dans la tête du pauvre type.

TROUS (1)

Hors western, on a pu voir ce même genre d’effet dans « UNE NUIT EN ENFER » et la main de Tarantino et surtout « LA MORT VOUS VA SI BIEN » où Meryl Streep se promène un bon moment avec un trou gros comme un 33 tours dans l’estomac.

Pas très réaliste, mais tout à fait rigolo…

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 13:38

KINSKI hello goodbye (1)La première fois que Klaus Kinski apparut sur un écran, ce fut pour « MORITURI » un film de guerre allemand, en 1948. Il avait donc 22 ans et l’air (déjà) halluciné. Dans un rôle minuscule, il interprétait un « prisonnier hollandais ». À peine mieux qu’une figuration.

41 ans et 136 films plus tard, il réalisait ce « PAGANINI » qu'il annonçait depuis des années. Un drôle de film, presque entièrement filmé au ralenti, totalement insondable, alternant les séquences quasi « hard » aux plans d’agneaux égorgés. En un mot, un film très… kinskien. Ce fut un cuisant échec et sa dernière apparition à l’image avant sa mort, deux ans plus tard. Le dernier plan de son film le montrait d'ailleurs en cadavre, pleuré par son (vrai) fils.

KINSKI hello goodbye

Entre ces deux photos, des navets innommables, des chefs-d’œuvre indiscutables, des crises de nerfs, et finalement une légende qui ne cesse de grandir.

 

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 11:31

LINE (1)Le scénario de « THE LINE » ressemble à un pot-pourri de tout ce que le cinéma U.S. a pu tourner sur la mafia et les narcotrafiquants ces deux dernières décades. Même chose pour le casting : Andy Garcia tient le rôle de Pacino dans « LE PARRAIN III » où lui-mêmeLINE jouait le jeunot, Esai Morales lui, joue plus ou moins Scarface et ressort même les outils coupants pour tailler dans la chair de ses ennemis, Ray Liotta quant à lui se calque sur Denzel Washington dans « MAN ON FIRE » et ainsi de suite. Cela ressemble à un collage et c'est tellement épileptique que l’attention se relâche au LINE (2)bout de quelques minutes.

La mise en scène tente maladroitement de singer celle des séries comme « THE SHIELD » ou « SUR ÉCOUTE » et se perd dans des effets visuels et sonores aussi incessants que parasites. En voyant « THE LINE », on se souvient d’une excellente minisérie : « KINGPIN » qui étudiait le même milieu avec autrement plus de mordant.

On peut se consoler en visitant Tijuana, en s’amusant des petits rôles d’Armand Assante en faux-curé nonchalant et bien sûr de Danny Trejo (who else ?) en porte-flingue au look insensé. Liotta, Garcia, Bruce Davison ou Joe Morton font leur job en vieux ‘pros’ blasés, répétant des gestes et des phrases qu'ils ont déjà faits et dits bien des fois.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 10:05

Curieusement, un des films les plus méconnus de la filmographie de RobertULTIME RANDONNEE Redford, « L’ULTIME RANDONNÉE » est inédit en DVD . Tourné en 1970, dans la foulée de « BUTCH CASSIDY & LE KID » et « LA DESCENTE INFERNALE », c'est un ‘road movie’ situé dans l’Amérique profonde, et suivant le destin d’un petit mécanicien naïf, un loser-né joué par Michael J. Pollard et sa rencontre avec un coureur de moto-cross égoïste et profiteur campé par Redford, qu'il se met à idolâtrer.

Réalisé par l’inégal mais parfois intéressant Sidney J. Furie, produit par l’éternel oublié des « 7 MERCENAIRES », Brad Dexter, le film compte également à son générique le top model Lauren Hutton et le vétéran du western Noah Beery, Jr.

La critique a toujours été très partagée sur « L’ULTIME RANDONNÉE », mais certains considèrent que Redford y trouve un de ses meilleurs rôles, un contremploi le montrant en salopard absolu, un véritable « chasseur blond, cœur noir », pour paraphraser notre ami Clint.

Alors ? Alors, il nous le faut !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 18:28

BLOOD ORCHIDSSuperbe téléfilm en deux parties, « LA FLEUR ENSANGLANTÉE » est écrit par l’auteur du roman original et foisonne d’intrigues, de sous-intrigues, de personnages intéressants, dans BLOOD ORCHIDS (1)une atmosphère évoquant « TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES » et les drames sudistes du genre « DU SILENCE ET DES OMBRES ».

Alors que le scénario se focalise sur un flic d’Hawaii, joué par Kris Kristofferson dans un de ses plus beaux rôles, les vrais protagonistes restent à l’arrière-plan : la patronne d’une plantation, une colonialiste inflexible prête à tout – vraiment tout ! – pour préserver sa position, et la princesse des îles, réduite à l’exil et l’humiliation qui voit dans un procès pour viol, l’occasion de remettre chacun à sa juste place. Le film est autant une leçon d’Histoire qu’un excellent ‘courtroom drama’, qu’un polar palpitant et même une love story émouvante. Autant dire qu’on ne voit pas passer les 3 H 20 de projection.

Kristofferson prête son étrange silhouette filiforme, son visage juvénile mais parcheminé de rides, à un beau personnage de policier taiseux et révolté par l’injustice. Il est entouré d’unBLOOD ORCHIDS (3) extraordinaire panel de comédiennes : la grande Jane Alexander en femme de fer hautaine, Madeleine Stowe dans un rôle difficile de faux-témoin constamment sur le fil, Susan Blakely impeccable en serveuse désabusée. Seule Sean Young paraît un peu gauche en femme fatale mariée à un vieillard. Celui-ci est campé par José Ferrer en requin du barreau, un emploi qu'il connaît par cœur depuis « OURAGAN SUR LE CAINE ».

Tourné en décors naturels, très bien monté, « LA FLEUR ENSANGLANTÉE » fait partie des vrais classiques de la télé U.S. et n’a pratiquement pas pris une ride.

BLOOD ORCHIDS (2) 

 

À NOTER : le film vient de sortir dans la collection « WARNER ARCHIVES » dans un double DVD et mériterait vraiment d’être édité en zone 2.

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 12:49

Étonnant comme le parcours de Lee Van Cleef paraît symétrique, étonnamment logique : il apparaît dans le tout premier plan de son premier film. Il s’agit du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » dans lequel Van Cleef tient un rôle muet de pistolero joueur d’harmonica, prémonitoire des emplois qui feront son succès dans le ‘spaghetti western’.

VAN CLEEF hello goodbye

Quelques 38 ans et 227 films et téléfilms plus tard, l’acteur apparaît brièvement dans son dernier film : le navet « THIEVES OF FORTUNE » dans lequel il incarne un riche ‘ranchero’ qui meurt au bout d’un quart-d’heure d’un infarctus. Ce même mal qui emportera réellement Van Cleef quelques semaines après le dernier tour de manivelle.

VAN CLEEF hello goodbye (1)

Dans l’intervalle séparant ces deux images, beaucoup de nanars, quelques chefs-d’œuvre, des séries B, des petîts rôles dans de grands films, des grands rôles dans de petits films, pas mal de voyages à travers le monde. Et un œil d’aigle qui n’a pas fini de hanter les amateurs de westerns.

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 11:09

La légende de Pat Garrett & Billy the kid, les amis-ennemis de l'Ouest mythique, a été célébrée dans de nombreux films et par de multiples acteurs : Paul Newman et John Dehner dans « LE GAUCHER », Kris Kristofferson et James Coburn dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID », Emilio Estevez et William L. Petersen dans « YOUNG GUNS 2 » et même Clu Gulager et Barry Sullivan dans la série TV « THE TALL MAN ».

On connaît moins l’interprétation qu’en ont donnée Robert Walker, Jr. et Allen Case dans « BILLY THE KID », un épisode de la série « AU CŒUR DU TEMPS ». Nos héros en costard-cravate et col roulé caca d’oie atterrissent à Lincoln et assistent à l’évasion du Kid. Costard-cravate pense même l’avoir tué ! Col roulé lui, tombe entre les mains des adjoints de Garrett qui le prennent pour le Kid. Pas facile la vie des voyageurs temporels…

TIME TUNNEL Billy the kid

Quelques chassés-croisés dans des décors fauchés, des stock-shots empruntés à d’autres films, des machines « ultra-modernes » à mourir de rire, et le brushing inaltérable de nos héros font tout le charme de cette série qui a donc offert à nos pistoleros deux visages de plus. Pas les plus inoubliables, il est vrai…

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 09:02

KERMESSE bisDans une interview accordée à la sympathique revue « MAD MOVIES » pour son excellent numéro hors-série « L’ÂGE D’OR DU CINÉMA DE GENRE ITALIEN » sorti en 2003, Franco Nero révèle que lorsqu’il tournait le musical « CAMELOT », sous la direction de Joshua Logan, Clint Eastwood vint rendre visite à celui-ci sur le tournage.

Là, Logan annonça à Clint qu'il allait bientôt enchaîner sur « LA KERMESSE DE L’OUEST » un autre musical tiré d'un succès de Broadway, pour lequel il allait réembaucher Franco Nero dans le rôle d’un jeune Mexicain nommé ‘Pardner’ aux côtés de James Stewart en prospecteur ronchon et Natalie Wood.

Au bout du compte, et après quelques mois de tractations diverses, le destin en décida autrement, et c'est Eastwood qui hérita du personnage de ‘Pardner’ (qui pour le coup en oublia d’être mexicain !), Lee Marvin prit la place de Jimmy (son vieil ennemi de « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE ») et Natalie Wood fut remplacée par la non moins ravissante Jean Seberg.

Le film aurait-il été meilleur avec le cast d’origine ? Aurait-il mieux marché commercialement ? Peut-être… Pas sûr… Mais le monde aurait dans ce cas été privé de « I was born under a wanderin’ star » chanté par Marvin. Alors c'est sans regret…

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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