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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 10:39

En 1957, James Coburn a 29 ans et se fait appeler ‘Jim’. Il apparaît pour la toute première fois devant une caméra pour la série TV « STUDIO ONE » dans l’épisode « THE NIGHT AMERICA TREMBLED », une fiction basée sur l’émission de radio d’Orson Welles qui créa une panique dans tout le pays.

Coburn y joue un jeune époux s'apprêtant à sortir avec Madame (« J'ai faim ! » est sa première réplique) et attend la baby sitter. Dans le même téléfilm débutaient également Warren Beatty et Warren Oates.

COBURN hello goodbye

45 ans et plus de 180 films plus tard, Coburn sortait de scène avec « AMERICAN GUN », un remarquable film psychologique qui lui offrait un de ses meilleurs rôles, celui d’un homme faisant face à la mort de sa fille unique. Nous en reparlerons certainement ici. Sa dernière image : un gros-plan, un regard presque droit dans l’objectif de la caméra, un face à face avec lui-même. Une conclusion parfaite à une belle carrière.

COBURN hello goodbye (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:40

Ça démarre comme « ALIENS, LE RETOUR » du même réalisateur avec la même Sigourney Weaver. Ça continue comme un « POCAHONTAS » mâtiné de « DANSE AVEC LESAVATAR LOUPS » et ça se termine comme « LA FORÊT D’ÉMERAUDE ». C'est dire que si originalité il y a dans « AVATAR » c'est davantage dans la technique que dans le scénario !

Sciemment naïf et bien-pensant, excessivement manichéen (le militaire balafré est très, très méchant, le commercial très, très avide, les Na’vis tellement gentils et purs), « AVATAR » est un véritable grand-8 visuel, un enchaînement ininterrompu de morceaux de bravoure pensés pour la 3-D, mêlant images réelles (pas beaucoup) et virtuelles. Alors oui, c'est beau, c'est même parfois époustouflant. Mais le film laisse sur la même sensation que le « KING KONG » de Peter Jackson : trop long, trop riche, trop bourratif, tellement spectaculaire qu'il perd en réalité à mesure qu'il progresse. Lors de la bataille finale, on ne sait plus très bien ce qu’on regarde. Et si on sait, on s’en fiche.

Reste que malgré les réticences, « AVATAR » s’inscrit parfaitement dans la filmo et les thématiques de James Cameron qui, en vieillissant a fini par raconter son « ALIENS » à l’envers : ici le « marines » n’est plus un admirable ‘tough guy’, mais un envahisseur-démolisseur sans pitié et l’alien un opprimé dont on détruit l’environnement et la culture pour le profit.

John Ford dans « LES CHEYENNES » et Kevin Costner dans « DANSE AVEC LES LOUPS » ne disaient rien d’autre…

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 08:51

Énorme, envahissant, pénible, fascinant, cabotin, séducteur, touche-à-tout, Anthony Quinn acteur tous-terrains s’il en fut, a occupé les écrans pendant plusieurs décennies, tournant tout et n'importe quoi, passant de Fellini au nanar espagnol, en passant par Henri Verneuil et le ‘spaghetti western’.

Difficile à contenir, Quinn a toujours créé des personnages ‘bigger than life’, obtenu deux Oscars du second rôle, enregistré des disques, exposé ses sculptures… Il faudrait un blog tout entier pour couvrir sa carrière.

Il aurait fêté ses 95 ans aujourd'hui. Happy birthday, Tony…

QUINN anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 19:58

Le Web U.S. bruisse littéralement de la nouvelle : à l’occasion de la sortie du film en Blu-ray, Kurt Russell a déclaré être le réalisateur de « TOMBSTONE », pourtant signé George Pan Cosmatos !

TOMBSTONE

À cause d’un désaccord sur la manière d’aborder le scénario, les deux hommes en seraient venus à un arrangement et un partage des tâches. Mais il semblerait que c'est Russell qui était maître à bord.

Étonnante révélation relayée par le site « DIGITAL BITS » et apparemment confirmée par des participants au tournage. Kurt Russell aurait même déclaré avoir suffisamment de matériau non-utilisé pour créer un Director’s cut très différent du film que l’on connaît.

À suivre. Très certainement…

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 18:28

Elle avait 28 ans, elle était apparue dans les séries TV « SOMERSET » et « THE BEST OF FAMILIES » et dut être très heureuse quand Woody Allen la choisit pour être sa girl friend dans « ANNIE HALL ».

Difficile de dire si son rôle a complètement disparu au montage (c'est un film qui a connu de gros soucis de structure), mais ce qu'il en reste, c'est… Cette photo ! Un plan large d’exactement dix secondes chrono en main. Sigourney Weaver – car c'est bien d'elle qu'il s’agit – qui dépasse Woody d’une bonne tête, sort du cinéma qui passe « LE CHAGRIN ET LA PITIÉ » et croise l’ex de l'homme aux lunettes. On se serre la main et… adieu.

SIGOURNEY dur

Depuis, Sigourney a prouvé son talent dans la série des « ALIEN », elle est apparue dans « AVATAR » le plus succès de l’Histoire du 7ème Art et s’est révélée grande comédienne dans des œuvres plus confidentielles comme « SNOW CAKE » ou « LA FILLE DANS LE PARC ».

« ANNIE HALL » ne doit probablement pas faire partie de ses meilleurs souvenirs…

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 11:32

Le thème des prisonniers américains subissant un lavage de cerveau pendant la guerre deRACK Corée a été traité avec succès par John Frankenheimer dans le classique « UN CRIME DANS LA TÊTE ».

Ce qu’on sait moins, c'est que quelques années RACKplus tôt, en 1956, un film plus modeste « THE RACK » avait déjà exploré le sujet.

Le film contait le procès d’un jeune officier (Paul Newman) accusé de trahison après des mois de confinement. Réalisé par l’inégal Arnold Laven, écrit par l'inégalable Rod Serling, et également interprété par la piquante Anne Francis, Walter Pidgeon, le récemment oscarisé Edmond O’Brien, Lee Marvin dans un rôle d'officier venant témoigner à charge, Wendell Corey, Cloris Leachman et James Best, « THE RACK » est totalement inédit en DVD et n’est même jamais sorti en salles en France. Ce qui est plutôt surprenant pour un film avec Newman en vedette…

Qu’attend-on ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:54

Tout le monde a été ravi d’apprendre que Jeff Bridges avait obtenu l’Oscar pour sa prestation dans « CRAZY HEART » et le plaisir est renforcé par la confirmation qu'il l’a bien mérité. Si le film en forme de ‘road movie’ semi musical n’a rien de révolutionnaire, il est transcendé par la performance de l’acteur qui chante lui-même – et très bien – les nombreuse chansons country et incarne sans pudeur ce presque vieillard insalubre, autodestructeur, gâchant son talent dans l’alcool.

Lent mais jamais ennuyeux, le film ressemble à un remake de « TENDER MERCIES » le film qui valut son Oscar à Robert Duvall (ici coproducteur !), jusque dans les moindres péripéties à peine transposées. Le vieil acteur tient d'ailleurs un petit rôle de patron de bar qui aide Bridges sans jamais le juger.

CRAZY HEART

Le scénario assez habile, amorce des catastrophes comme la mort inévitable du chanteur, la perte du petit garçon au centre commercial, l’accident de break, sans jamais aller jusqu'au bout. C'est une épée de Damoclès constamment au-dessus de la tête du vieux Bad Blake, qu'il a décidé d’ignorer jusqu'à l’extrême limite. En faisant ce choix de la sobriété, l’auteur évite complètement l’écueil du mélodrame.

Film modeste, humain et dépouillé, « CRAZY HEART » est un peu l’aboutissement du parcours atypique de Jeff Bridges. Pour qui l’a suivi depuis « FAT CITY » ou « LE CANARDEUR », il est tout de même très déstabilisant de le découvrir en vieil homme ventripotent à la barbe blanche…

« Tu le sais bien le temps passe, ce n’est rien », disait un autre chanteur.

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:31

Personne n’avait donné cher de l’avenir de ce top model quand elle débuta en « scream queen » dans le triste « KING KONG » de Dino de Laurentiis. Pourtant, même si elle n’a pas beaucoup tourné (à peine 37 films en 34 ans), Jessica Lange s’est rapidement révélée comme une remarquable comédienne : sa sensuelle Cora dans « LE FACTEUR SONNE TOUJOURS DEUX FOIS », l’actrice opprimée de « FRANCES », la chanteuse country de « SWEET DREAMS », l’avocate de « MUSIC BOX » sont d’inoubliables créations.

Sa carrière décline un peu dans les années 90, malgré un Oscar pour son rôle de nympho mûrissante dans « BLUE SKY », elle surprend encore dans « TITUS » et « ROB ROY », joue les belles-doches des enfers dans « DU VENIN DANS LES VEINES ».

Jessica Lange n’a jamais tourné de western, même si elle a souvent côtoyé le genre en épousant le « cowboy » Sam Shepard et en tournant le téléfilm « O, PIONEERS » ou le récent « DON’T COME KNOCKING » de Wenders.

Elle fête aujourd'hui ses 61 ans. Happy birthday, Jessica.

JESSICA LANGE anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:24

Fut un temps où quand un cowboy prenait une balle, elle ne laissait aucune trace sur ses vêtements. Rien ! Il prenait un air ahuri, se serrait le ventre et s’écroulait en avant en grimaçant. Vinrent ensuite les années 60, Sam Peckinpah et le ‘spaghetti western’. Là, c'était beaucoup moins austère : la balle entrait en faisant voler de la poussière et… ressortait dans un geyser d’un rouge carmin du plus bel effet.

TROUS

Et puis en cherchant bien, on trouve une troisième forme d’impact : le trou. Un vrai trou, comme dans les BD comiques : bien net et à travers lequel on aperçoit le paysage. Le premier à avoir gratifié le western de cet effet (un peu pourri à l’époque, c'est normal) est John Huston dans « JUGE ET HORS-LA-LOI ». Paul Newman y tirait dans le dos du tueur albinos Stacy Keach qui venait d’injurier son idole Lily Langtry. C'était mal fichu, mais nul n’a oublié la scène. C'est même souvent l’unique souvenir qu’on garde du film !

Quelques années plus tard, Sam Raimi remit ça dans « MORT OU VIF ». Gene Hackman tire dans le front de Keith David et sa silhouette apparaît à travers le trou qu'il vient de forer dans la tête du pauvre type.

TROUS (1)

Hors western, on a pu voir ce même genre d’effet dans « UNE NUIT EN ENFER » et la main de Tarantino et surtout « LA MORT VOUS VA SI BIEN » où Meryl Streep se promène un bon moment avec un trou gros comme un 33 tours dans l’estomac.

Pas très réaliste, mais tout à fait rigolo…

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 13:38

KINSKI hello goodbye (1)La première fois que Klaus Kinski apparut sur un écran, ce fut pour « MORITURI » un film de guerre allemand, en 1948. Il avait donc 22 ans et l’air (déjà) halluciné. Dans un rôle minuscule, il interprétait un « prisonnier hollandais ». À peine mieux qu’une figuration.

41 ans et 136 films plus tard, il réalisait ce « PAGANINI » qu'il annonçait depuis des années. Un drôle de film, presque entièrement filmé au ralenti, totalement insondable, alternant les séquences quasi « hard » aux plans d’agneaux égorgés. En un mot, un film très… kinskien. Ce fut un cuisant échec et sa dernière apparition à l’image avant sa mort, deux ans plus tard. Le dernier plan de son film le montrait d'ailleurs en cadavre, pleuré par son (vrai) fils.

KINSKI hello goodbye

Entre ces deux photos, des navets innommables, des chefs-d’œuvre indiscutables, des crises de nerfs, et finalement une légende qui ne cesse de grandir.

 

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