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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 12:00

CRUCIBLELa pièce d’Arthur Miller « LES SORCIÈRES DE SALEM » a été produite deux fois pour le cinéma. D’abord pour un film français de Raymond Rouleau adapté par… Sartre en 1957, avec le couple Montand-Signoret et Mylène Demongeot. Puis sous le titre « LA CHASSE AUX SORCIÈRES » en 1996, réalisé par Nicholas Hytner, avec Daniel Day-Lewis, l’excellentissime Joan Allen et Winona Ryder.

En fouillant un peu, on s’aperçoit qu'il existe une version télé anglaise datant de 1959 avec Sean Connery, Barbara Chilcott et Susannah York. C'est déjà alléchant.

Mais l’autre version télévisée U.S. cette fois, réalisée par Alex Segal en 1967 suscite carrément la convoitise : c'est une version intégrale de la pièce (2 H 15) avec George C. Scott et Colleen Dewhurst (alors mariés dans le civil, comme Montand-Signoret) et la sublime Tuesday Weld dans le rôle de la sulfureuse Abigail. Ce qui semble être LE casting idéal. Autour d’eux quelques pointures comme Melvyn Douglas, Fritz Weaver et Will Geer.

On peut rêver d’une exhumation « culturelle » de ce téléfilm oublié depuis quatre décennies.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 07:30

Comédienne pulpeuse et excentrique des seventies, au léger strabisme plein de charme, Karen Black a tourné près de 200 films, depuis les ‘guests’ télé aux films « d’auteur » de Jack Nicholson et sa bande.

Elle a brillé dans « 5 PIÈCES FACILES » dans un rôle de « pauvre fille », « LE JOUR DU FLÉAU » en starlette, elle a travaillé avec Coppola et Altman avant de se consacrer progressivement à la série B, voire Z. Il est certain qu’on préfère se souvenir d'elle dans « DIALOGUE DE FEU » que dans « LES ENFANTS DU MAÏS 4 » !

Aujourd'hui, elle fête – aussi incroyable que cela paraisse – ses 71 ans. Happy birthday, Karen.

BLACK anniv

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 19:46

Nous apprenons le décès à l’âge de 75 ans de Corey Allen, qui fut une des révélations de « LA FUREUR DE VIVRE » aux côtés de James Dean.

COREY ALLEN R.I.P.

Après des années à tenir des rôles secondaires essentiellement au petit écran, il devint un prolifique réalisateur de TV et se fit une réputation comme « acting coach ». R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 10:13

On imagine ce qui s’est passé la veille du début de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » : Snaky, Stony et Knuckles, trois membres de la bande de Frank, un « nettoyeur » au service des chemins de fer, jouent au poker dans un wagon qui leur est réservé. Leur boss les interpelle : « Eh, les gars ! Demain matin, vous allez à la gare au train de dix heures ». « OK, boss » répond Snaky (c'est lui le porte-parole), « Pourquoi faire ? ». « Un type m’a demandé un rendez-vous. Vous le descendez et vous rentrez. Ah oui ! N’oubliez pas de mettre des cache-poussière, pour qu’on accuse le Cheyenne ». « Comment on va le reconnaître, boss ? » s’enquiert Snaky. « Il joue de l’harmonica » répond Frank en repartant. « Et pourquoi on doit le tuer, boss ? » intervient Stony, consciencieux. « Parce que c'est marqué dans le scénario », répond Frank, déjà loin.

Le lendemain, les trois imbéciles obéiront aux ordres et achèveront leur misérable vie sur les planches disjointes d’un quai de gare. Pas une grande perte pour l’Humanité, assurément !

STONY etc

Snaky est une brute qui aime à terroriser plus petit que lui : un vieux chef de gare sénile, d’abord. Et ensuite, une mouche qu'il enferme méchamment dans le canon de son colt. Knuckles – sans doute pour imiter son pote – s’en prend à un oiseau en cage, dont il imite les caquètements. Ensuite, il fait craquer ses phalanges en attendant le train. Stony, le grand black, semble être le moins nul : non seulement il ne s’en prend à personne, mais mortellement blessé, il parviendra tout de même à blesser l'homme à l’harmonica. Sans compter qu'il a pensé à ôter le cache-poussière qui ne sert à rien : il fait chaud et en plus il n’y a aucun témoin. C'est peut-être lui qui aurait dû répondre à l'étranger, quand il a demandé « Vous avez un cheval pour moi ? J’en vois deux qui ne sont à personne… ». Ce crétin de Snaky n’avait tellement pas le sens de la répartie qu’en guise de réponse, il n’a eu qu’une brillante idée : dégainer. Résultat : trois morts. Un blessé léger.

Ainsi s’acheva le destin de ce trio inepte, qui s’est pourtant inscrit à jamais dans l’Histoire du western. Comme quoi…

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 08:47

Second rôle canadien, qui oeuvra dans le cinéma anglais et italien, Al Mulock est surtout connu pour ses apparitions dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » et « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » de Leone.

C'est d'ailleurs sur ce dernier film qu'il se défénestra en plein tournage, dans ses vêtements de westerner. Difficile d’oublier son visage tourmenté, ses yeux enfoncés dans les orbites…

Il aurait fêté ses 84 ans aujourd'hui. Happy birthday quand même, Knuckles…

MULOCK anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 20:13

AGUIRREFilm à petit budget, initialement conçu pour la télé allemande, « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » s’est peu à peu imposé comme un vrai classique du 7ème Art.

AGUIRRE (1)Œuvre hallucinée et cauchemar éveillé, c'est une parabole sur le pouvoir qui transforme les hommes en pantins grotesques, inconscients de leur inanité. Perdus dans la forêt vierge, condamnés à mourir à brève échéance, les « conquistadores » continuent de s’entretuer, de légiférer, ils font des procès, nomment des empereurs, sous l’œil atterré des Indiens devenus leurs esclaves.

On a beaucoup parlé au sujet de « AGUIRRE » d’un parallèle avec l’Allemagne nazie et assimilé Lope de Aguirre lui-même à Hitler. Ce n’est pas faux, mais le propos de Werner Herzog est plus large et son ironie féroce embrasse toute l’Histoire des conquêtes humaines.

Malgré sa courte durée, c'est une épopée à la lenteur hypnotisante, à l’immobilité léthargique. Herzog a tourné son film comme une sorte de reportage dans le passé, ponctué par la voix ‘off’ d’un prêtre lisant son journal, seul témoin de cette aventure. Journal qui n’a évidemment jamais existé. Sous un ciel de craie, au cœur d’une jungle suffocante, dans l’humidité poisseuse d’un fleuve brunâtre qui s’écoule vers nulle part, ces hommes dérisoires, minuscules, s’enfoncent lentement vers la mort et l’oubli.AGUIRRE (3)

La BO signée Popol Vuh, mixée aux cris d’oiseaux et aux hurlements des singes, est pour beaucoup dans l’envoûtement total que provoque « AGUIRRE » et Klaus Kinski fait le reste. L’acteur était né pour incarner ce dictateur absurde, bancal, cruel et narcissique tellement perdu dans ses chimères de gloire, qu'il ignore la catastrophe au-dessus de sa tête. Quand il n’a plus personne à opprimer, il s’empare d’un macaque auquel il déclame ses délires mégalomanes. Jamais Kinski n’a été aussi bien employé, aussi adéquat, aussi parfaitement fou furieux. Son tandem difficile avec Herzog tenta par quatre fois de reproduire le miracle de « AGUIRRE » sans jamais approcher du but. Les comédiens amateurs ou non, sont tous parfaitement à leur place, avec une mention au réalisateur Ruy Guerra jouant le chef déchu au silence mortifère et Helena Rojo dans le rôle de sa femme, qui préfèrera la sauvagerie de la jungle à celle de ses semblables.

N’obéissant à aucune règle du film historique, du cinéma d’aventures, encore moins aux schémas classiques du scénario traditionnel, « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU » est une expérience indélébile que chaque revision ne fait qu’enrichir.

AGUIRRE (2)

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 17:49

Faye Dunaway au sommet de sa beauté dans un rôle anti-glamour, un face à faceOKLAHOIMA CRUDE croustillant entre deux ‘tough guys’ de légende comme le récemment oscarisé George C. Scott et l’irremplaçable Jack Palance en horrible capitaliste à chapeau melon… Et « L’OR NOIR DE L’OKLAHOMA » demeure totalement inédit en DVD ?

Réalisé par le parfois balourd, mais souvent inspiré Stanley Kramer en 1973, ce semi-western conte le combat d’une petite propriétaire résistant « encore et toujours » à une grosse compagnie pétrolière, en exploitant seule son terrain avec un ouvrier, dont elle tombera évidemment amoureuse.

Outre le trio de choc, on trouve aussi au générique le grand comédien anglais John Mills et des seconds rôles familiers comme William Lucking, Woodrow Parfrey et John Dierkes. La photo est signée Robert Surtess (« BEN-HUR » et plusieurs films de John Sturges), la BO est l’œuvre de Henry Mancini.

Si le film a des chances de voir le jour dans l’inaccessible collection « WARNER ARCHIVES », peut-être qu’une édition zone 2 serait possible…

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 15:33

APPATUn chasseur de primes trahi par une femme sur la piste d’un hors-la-loi, des comparses haut-en-couleurs et âpres au gain, une autre femme porteuse d’espoir, la nature sauvage. Un Budd Boetticher avec Randolph Scott ? Perdu. Il s’agit de « L’APPÂT » d’Anthony APPAT (1)Mann, antérieur de quelques années aux scénarios de Burt Kennedy. L’influence est patente.

Entièrement tourné en extérieurs, concentré sur cinq personnages, « L’APPÂT » est une sorte de huis clos en plein air, lors duquel les hommes révèlent ce qu'ils ont de pire en eux. Pour toucher leur prime, trois individus radicalement différents vont réduire leur prisonnier à l’état d’animal entravé, dont la vie ne tient qu’aux dollars qu'il représente. Le prisonnier lui-même, loin d’être un saint qu’on pourrait plaindre, n’est qu’un voyou manipulateur, un tueur de sang-froid. C'est la singularité du film et aussi sa limite. Car il est impossible de ressentir la moindre empathie pour les personnages. Même James Stewart – sobre et fermement dirigé – n’est qu’un individu faible et geignard, rejetant sur les autres l’échec de sa vie. Seule Janet Leigh, sauvageonne forte-tête a la force de garder son humanité.

Bien dialogué, le scénario manque de péripéties pour réellement passionner, malgré l’intrusion un peu artificielle d’une attaque d’Indiens et on se surprend parfois à trouver ces 91 minutes longuettes. Reste que l’image est magnifique, que Robert Ryan est très étonnant dans le rôle du bandit ligoté : hirsute, pervers, on ne l’avait jamais vu dans cet emploi. Ralph Meeker est excellent en ex-officier dégradé, prêt à toutes les trahisons et Millard Mitchell fait une amusante imitation de Walter Brennan, en vieux prospecteur poissard.

APPAT (2)

« L’APPÂT » est un bon western, même s’il est en deçà du souvenir qu’on pouvait en avoir. Mais ne serait-ce que pour le plaisir rare de voir ‘Jimmy’ qui ne bégaie pas une seule fois de tout le film et pour la coupe « garçonne » de Janet, on y trouve tout de même largement son compte.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE ROBERT RYAN
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 10:38

CODENAM WGL’Italien Antonio Margheriti (également connu sous le pseudo d’Anthony M. Dawson) avait dirigé Klaus Kinski dans un de ses meilleurs ‘spaghetti westerns’ « ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE » et tourné deux fois avec Lee Van Cleef dans « LA BRUTE, LE COLT ET LECODENAM WG (1) KARATÉ » et « LA CHEVAUCHÉE TERRIBLE ».

En 1984, il réunit les anciens ennemis de « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » pour un ersatz multinational des « OIES SAUVAGES » d’Andrew V. McLaglen, judicieusement intitulé « NOM DE CODE : OIES SAUVAGES ».

Les vétérans vieillissants jouent deux des mercenaires engagés par un business man U.S. (Ernest Borgnine) pour combattre un cartel de la drogue en Birmanie. Leur leader est joué par l’Anglais Lewis Collins connu pour sa série TV « LE PROFESSIONNEL » et on retrouve une autre figure emblématique des sixties, la blonde héroïne de « MORE », Mimsy Farmer.

L’équipe technique est italo-allemande, la BO est signée Ennio Morricone, et le film d’une durée de 101 minutes est exploité en vidéo dans diverses régions du globe dans des remontages allant de 96 à 84 minutes.

Nul ne s’attend à voir un chef-d’œuvre en péril, mais ne serait-ce que pour revoir côte à côte le « colonel » et Wild le bossu, vingt ans après leur première et mythique rencontre, on aimerait bien que soit réédité « NOM DE CODE : OIES SAUVAGES » en version intégrale.

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:19

HOURSDéjà huit ans que « THE HOURS » récolta une moisson d’Oscars et de prix divers, qu'il fit une touchante unanimité critique et publique et fut considéré partout comme un « instant HOURS (1)classic ». Le genre de film agaçant donc, qu’on aime à remettre en question. Ce ne sera pas pour cette fois ! À revision, le filmHOURS (2) gagne encore en profondeur et en émotion, révélant des sous-couches de désespérance et de cruauté abyssales.

Bâti autour de la vie et l’œuvre de Virginia Woolf, « MRS DALLOWAY », ce jeu de miroir alterne trois époques, trois femmes, trois destins. Des vies toutes marquées par une inadaptation sociale, une puissante tentation du suicide. L’ombre de la mort plane constamment sur « THE HOURS », si toxique qu'elle frôle un petit garçon qui ne s’en remettra jamais. Le film admirablement filmé et monté, bénéficie d’un cast cinq étoiles, jusqu'aux plus petits rôles (Miranda Richardson, Toni Collette, Jeff Daniels) et offre à Nicole Kidman le rôle de sa vie. Absolument méconnaissable, elle incarne Virginia, une âme HOURS (3)en souffrance, perdue dans son labyrinthe intérieur, dont seule la mort pourra la délivrer. Julianne Moore est extraordinaire en « desperate housewife » rongée par la confortable médiocrité de son existence. Seule Meryl Streep, bien qu'elle soit parfaite dans le rôle de cette Mrs. Dalloway contemporaine, semble plus routinière. Ed Harris est prodigieux en poète ravagé par le SIDA, englué dans le passé.

Les trois niveaux de récit se déroulent harmonieusement, sans le moindre souci de compréhension ou chute d’intérêt. Et quand deux des parcours se croisent soudain, c'est comme si la porte d’un univers parallèle s’ouvrait.

« THE HOURS » passé le phénomène de mode qui entoura sa sortie, est bel et bien un chef-d’œuvre, un film quasi-parfait, subtil et profondément angoissant.

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