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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 20:26

LONESOME COWBOYLa célébrissime chanson que Lucky Luke entonne à la fin de chaque album « I’m a poor lonesome cowboy » est des plus pertinentes. Car le héros de western ne peut être que solitaire. Il n’est pas taillé pour être père de famille, et s’il veut devenir un personnage de tragédie, il doit avoir de bonnes raisons de se venger. Alors le western l’a rendu veuf. Le meurtre de l’épouse mythique et magnifiée devient son obsession et la vengeance sa raison LONESOME COWBOY (1)de vivre. Bien sûr, on peut lui avoir tué son frère, sa sœur, ses enfants, mais la mort de la femme est devenu un standard incontournable. Et une justification parfois facile à ses agissements violents.

Parmi les veufs les plus mémorables du genre : Randolph Scott qui l’a souvent été et tout particulièrement dans « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE » et « 7 HOMMES À ABATTRE », Gregory Peck supprime les assassins de sa chérie dans « BRAVADOS » (même s’il se trompe de cible), Chuck Connors est veuf dans la série « L'HOMME À LA CARABINE », John Wayne parle à la tombe de sa femme dans « LA CHARGE HÉROÏQUE » et en veut aux médecins qui n’ont pas su la sauver dans « LES CAVALIERS », Kirk Douglas est aveuglé par la haine quand sa femme indienne est violée et tuée dans « LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL », Clint Eastwood voit sa moitié assassinée dans « JOSEY WALES HORS-LA-LOI » et décédée de mort naturelle dans « IMPITOYABLE », Robert Redford devient fou quand sa squaw est tuée dans « JEREMIAH JOHNSON », Lee Van Cleef jette son étoile de shérif pour venger sa femme dans « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES », Burt Reynolds a duLONESOME COWBOY (2) mal à se remettre de la mort de sa femme indienne (même si c'est lui qui l’a tuée) dans « LE FANTÔME DE CAT DANCING », William Holden traque l'homme qui a massacré son épouse dans « LA POURSUITE SAUVAGE », James Coburn veut la peau du shérif qui l’a rendu veuf dans « LA LOI DE LA HAINE », Lee Marvin et Gene Hackman deux héros de Richard Brooks n’ont jamais oublié leurs épouses mortes au champ d’honneur dans « LES PROFESSIONNELS » et « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE ». Le ‘spaghetti western’ a usé et abusé du veuvage menant à la rancune meurtrière.

Charles Bronson pourtant habitué à se venger, se joue de ce cliché dans l’impertinent « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES », en faisant croire à une jolie veuve qu'il est devenu impuissant depuis la mort de sa chère et tendre.

À l’inverse, c'est son mari qu’on tue à Raquel Welch dans « UN COLT POUR 3 SALOPARDS », la poussant à apprendre le maniement des armes. Une des rares « lonesome cowgirls ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 17:27

SOLDIER (1)On ne va pas la jouer chef-d’œuvre méconnu, joyau ignoré ou film-culte oublié. Mais tout SOLDIERde même… Alors qu'il n’est noté que 5,5 par IMDB, qu'il n’est jamais cité dans les bons films de SF de ces dernières années, « SOLDIER » est objectivement une belle réussite. Le télescopage improbable de « L'HOMME DES VALLÉESSOLDIER (4) PERDUES » et « TERMINATOR », un vrai western galactique qui ne se contente pas d’aligner fusillades et explosions, mais sans en avoir l’air, en dit long sur l’horreur de la guerre, la déshumanisation et les dangers de la technologie.

La réalisation même si elle manque parfois de moyens, est souvent brillante, la photo évoque les couvertures de « pulp magazines » et surtout, chose excessivement rare : on ne s’ennuie pas une seconde.

Le film doit beaucoup à Kurt Russell. Bodybuildé, d’une impassibilité minérale, le visage abimé, il n’a jamais aussi bien utilisé son regard de husky et crée un émouvant personnage SOLDIER (3)d’homme-machine amputé de toute émotion depuis le berceau, et qui peu à peu retrouve au fond de lui des bribes d’humanité. C'est un beau travail d’acteur dans lequel Russell fait preuve d’un charisme qu’on ne lui avait jamais connu auparavant, même dans le rôle de Snake Plissken. Il rejoint ici les ‘tough guys’ des sixties. Et il fait passer avec maestria des répliques inoubliables comme « I’m going to kill’em all, sir ».

À ses côtés la très belle Connie Nielsen, le futur héros de la série « THE SHIELD », Michael Chiklis (avec quelques cheveux sur le crâne) et hélas, Gary Busey et Jason Isaacs dont le jeu caricatural tire le film vers la série B.

Film peu connu et clairement sous-évalué, « SOLDIER » mérite d’être redécouvert, car il est bourré de bonnes idées au niveau scénaristique et visuel, et confirme que Paul Anderson est un réalisateur certes inégal, mais injustement méprisé.
SOLDIER (2)

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 08:22

Il avait d’abord intitulé ses mémoires « I’M NOT SPOCK », puis avait finalement compris et changé le titre pour une réédition en « I AM SPOCK ». Leonard Nimoy, acteur au long parcours sera effectivement le Vulcain aux oreilles pointues de « STAR TREK » forever.

Il a tout de même trouvé le temps de tourner quelques westerns : il apparaît dans les séries « LA FLÈCHE BRISÉE », « TOMBSTONE TERRITORY », « BONANZA », « LA GRANDE CARAVANE » (trois fois), en Indien dans « RAWHIDE », dans trois épisodes du « VIRGINIEN », quatre « GUNSMOKE ». Au cinéma, il joue un chasseur de primes barbu dans « CATLOW », puis il revient à la télé pour incarner Frank James dans « BONANZA : UNDER ATTACK » tentative de revival de la vieille série.

Aujourd'hui, il fête ses 79 ans. Happy birthday, Spock…
NIMOY anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:49

SUSPECTBien sûr, ce genre de « courtroom drama » à suspense a été terriblement banalisé par les séries TV du style « LAW AND ORDER », mais pour son époque « SUSPECT DANGEREUX » est un excellent thriller judiciaire signé du réalisateur de « BULLITT ». Alors qu'il n’a que 23 ans, le film prend un méchant coup de vieux par l’absence de téléphone portable ou d’ordinateurs, donnant une vertigineuse mesure de la vitesse à laquelle le monde a évolué en si peu de temps. On n'a pas ce sentiment, dans les films des décennies précédentes.

Le scénario est haletant, même si bourré d’invraisemblances et même si le ‘twist’ final est quand même un peu gros. Mais ce qui frappe surtout dans « SUSPECT DANGEREUX », c'est l’incroyable jeunesse de ses protagonistes principaux : Dennis Quaid, Liam Neeson ou Joe Mantegna, tous fringants avec leurs brushings et leurs silhouettes élancées. Alors qu'ils sont encore tous trois très actifs aujourd'hui, les revoir au début (ou presque) de leur carrière, ajoute au charme du film. Neeson est particulièrement intéressant en SDF sourd-muet, aussi pathétique qu’inquiétant. Cher n’a pas changé, mais c'est ainsi depuis les années 60. À leurs côtés, d’excellents seconds rôles comme John Mahoney, malveillant à souhait, Philip Bosco ou Michael Beach.

Un film carré et efficace à l’actif de l’éclectique Peter Yates, dont on préfèrera tout de même les œuvres plus personnelles comme le remarquable « L’HABILLEUR » tourné dans son Angleterre natale.
SUSPECT (1)

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 18:03

TROYENNESLes origines théâtrales des « TROYENNES » se font plus ressentir que dans « IPHIGÉNIE », chef-d’œuvre postérieur de six ans de la même équipe. Respectueux d’Euripide, le scénario fait se succéder quatre femmes au lendemain de la destruction de Troie.

Quatre figures tragiques, parquées dans les ruines fumantes, errant dans les cendres, criant leur malheur, impuissantes à sauver leurs enfants, condamnées à l’esclavage. D’où une certaine sensation de répétition qui finit par lasser. Hurlant à la mort, se roulant dans la poussière, s'adressant aux Dieux, les quatre stars sont absolument électrisantes et maintiennent malgré tout l’intérêt.

La silhouette la plus frappante est celle de Katharine Hepburn, emmitouflée dans ses guenilles noires, le visage anguleux, les mains noueuses, on dirait la Grande Faucheuse elle-même. Geneviève Bujold est magnifique en Cassandre à demi folle, à donner le frisson, Vanessa Redgrave a une longue scène éprouvante lorsqu’on lui arrache son jeune fils pour l’exécuter. Et Irène Papas – l’indispensable Papas – offre une image plutôt rare d’Hélène de Troie : tentatrice insensible et hypocrite, prête à tout pour sauver sa peau. Son face à face avec Hepburn est grandiose.

Michael Cacoyannis parvient au juste équilibre entre théâtre filmé, grand spectacle et intimisme, mais la nature même de la pièce l’empêche de retrouver complètement l’état de grâce de certaines autres de ses œuvres.

« LES TROYENNES » est tout de même indispensable, pour admirer quatre immenses comédiennes au sommet de leur art.
TROYENNES (1)

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 11:04

Belle comédienne qui débuta à la fin des sixties, Bonnie Bedelia est surtout connue pour son rôle de Holly, l’ex-épouse de John McClane dans la franchise des « DIE HARD ».

À ses débuts, elle apparut dans les séries « BONANZA » et « CHAPARRAL ». On l’a également vue chez Frankenheimer ou Pollack.

Elle fête aujourd'hui ses 62 ans. Happy birthday, Bonnie.
BEDELIA anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 08:23

HARRY BROWN (2)Une excellente bande-annonce sur le Web a créé un « buzz » considérable autour de « HARRY BROWN » et donc une grosse attente. La bonne nouvelle, c'est que le film ne déçoit aucunement, et même qu'il dépasse les espérances.

On comprend très vite l’origine du projet : en simplifiant, c'est un remake du « JUSTICIER DE NEW YORK » mais tournant le dos au racolage du film d’exploitation, pour un traitement réaliste à l’Anglaise. La presse britannique a d'ailleurs comparé le film à « GRAN HARRY BROWNTORINO ». Ce qui n’est pas tout à fait juste, car Eastwood jouait de sa propre mythologie sans souci de réalisme, alors que Michael Caine compose un personnage à plusieurs dimensions dans un contexte concret et crédible, à portée universelle.

En ces temps où l’insécurité est exploitée comme arme politique, où la violence se banalise de plus en plus, « HARRY BROWN » est un cocktail explosif et quelque peu dangereux. Il est indéniable que le film procure le même plaisir coupable que le premier « DEATH WISH » de Michael Winner, et que suivre ce retraité-flingueur dans sa croisade est tout à fait jouissif. Les flics sont décrits comme indifférents ou pire complètement nuls, à l’image de cette enquêtrice larmoyante jouée par Emily Mortimer, bien gentille mais incompétente. Aussi quand le dernier rempart contre le chaos est un vieillard souffrant d’emphysème, mais ex-commando de sa Majesté, on ne peut qu’applaudir. L’intelligence du réalisateur est de signer une mise en scène invisible, contrairement aux récents films de « vigilantes » comme « À VIF » ou « DEATH SENTENCE » qui se diluaient dans une stylisation excessive.HARRY BROWN (1)

Triste et glauque comme un Ken Loach, « HARRY BROWN » s’achève dans un bain de sang apocalyptique, digne des grands polars des seventies. Quelques séquences comme celle où Harry va acheter une arme dans un bouge infâme, sont proprement terrifiantes et manipulent insidieusement le spectateur à l’âme la plus charitable. Devant de tels cancrelats, comment ne pas souhaiter que ce bon vieil Harry endosse une panoplie d’exterminateur ?

Il a été dit que Caine trouve dans ce film son meilleur rôle. Il en a eu d’autres, mais il est vrai qu'il est extraordinaire de bout en bout. Émouvant, imprévisible, dangereux, vulnérable, un véritable Batman pour 3ème âge. Un personnage qui restera aussi emblématique de sa carrière que le Carter de « LA LOI DU MILIEU ». À ses côtés, tous les jeunes comédiens jouant les loubards et autres dealers dégénérés sont hallucinants. On en oublie qu'ils jouent des rôles.

« HARRY BROWN » n’est certes pas une œuvre à mettre entre toutes les mains, car sa conclusion ne laisse pas grand espoir de solutions pacifistes aux problèmes de violence des grandes cités… Mais c'est un sacré bon film !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE MICHAEL CAINE
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 07:36

Robert Culp, le séduisant et ironique héros des séries TV « TRACKDOWN » et « LES ESPIONS », le chasseur de primes à lunettes de « UN COLT POUR TROIS SALOPARDS », vient de mourir à quelques mois de ses 80 ans.

Il avait mené une longue carrière en demi-teintes et continuait d’apparaître de temps en temps dans des rôles secondaires. R.I.P.
CULP RIP

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 21:02

C'était en 1965, soit un an avant le premier coup de manivelle de la série « MISSION : IMPOSSIBLE ». À l’époque, Martin Landau – parce qu'il devait bien se nourrir – jouait des dresseurs d’éléphants givrés dans « AU NOM DE LA LOI », des Mexicains basanés un peu partout et même un vampire dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX ».

LANDAU dur
Il n’était donc pas encore en mesure d’être regardant. Aussi quand John Sturges lui proposa un rôle dans « SUR LA PISTE DE LA GRANDE CARAVANE » aux côtés de Lee Remick, Burt Lancaster, Brian Keith et Donald Pleasence, dut-il penser que sa chance avait tourné. Il ne pouvait pas deviner qu'il s’agirait du plus mauvais western de ce généralement bon réalisateur qui s'essayait à la comédie lourdingue, ni qu'il y jouerait un Indien abruti et ivrogne, coiffée d’une terrible perruque emplumée et trimbalant constamment un drapeau blanc d’un air ahuri.

Le grand Landau connut encore quelques avanies avant de prouver qu'il était un des meilleurs dans « CRIMES ET DÉLITS » ou « ED WOOD » qui lui valut un Oscar bien mérité. Là, on en était encore loin…

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 19:13

ANTONY CLEOPATRA (1)La durée de certains films est parfois sujette à des variations importantes. « LA PORTE DU PARADIS » ou « L’ULTIMATUM DES 3 MERCENAIRES » de Robert Aldrich sont là pour en ANTONY CLEOPATRAtémoigner. Sans parler des différents montages de la plupart des films de Sergio Leone ou Sam Peckinpah et même Stanley Kubrick, dont le « SHINING » exploité en Europe est bien plus court que l’Américain.

Mais il est un film beaucoup moins connu, qui semble remporter la palme en la matière. Il s’agit de « ANTONY & CLEOPATRA », une coproduction anglo-espagnole réalisée en 1972 par Charlton Heston, qui y tient également le rôle-titre aux côtés de Fernándo Rey, Eric Porter et… Aldo Sambrell. L’acteur avait déjà incarné Marc-Antoine à ses débuts dans un « JULIUS CAESAR » plus ou moins amateur, puis dans une version plus argentée en 1970. Il reprend le rôle ici, pour une des pièces les moins jouées de Shakespeare, qu'il tint à tourner lui-même en Espagne.

IMDB ainsi que la plupart des ouvrages consacrés à Heston, indiquent que « ANTONY & CLEOPATRA » dure 2 H 40 aux U.S.A. et en Angleterre. Mais sa durée « officielle » semble n’être que de 2 H 18.ANTONY CLEOPATRA (2)

Le DVD espagnol (pays producteur du film, donc à même d’en avoir la version la plus complète) lui, est minuté à 2 H pile. Et celui disponible en Allemagne ne dure que 1 H 50 ! Quand on atteint de telles différences, il devient compliqué de définir clairement la durée d’un film. Pour l’instant, la version ‘longue’ n’est trouvable nulle part. Existe-t-elle seulement ?

Le parcours de ce film maudit aura été chaotique jusqu'au bout, puisqu’il coula pratiquement sa vedette féminine Hildegard Neil qui fut violemment critiquée pour son interprétation de Cléopâtre, et qu'il n’est jamais sorti en salles aux États-Unis ainsi qu’en France. À redécouvrir, peut-être ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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