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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:03

Le second anniversaire de « WWW » semblait être une occasion rêvée pour intégrer enfin notre mascotte Charley dans la rubrique des « ACTEURS-CULTE DE WWW » dont il était étrangement absent. Voilà qui est fait…

 

BRONSON culte www (5)

Après Wallace Beery et John Garfield, Charles Bronson incarna un archétype finalement assez rare dans le cinéma U.S. : le ‘working class hero’. Avec ses traits slaves, sa musculature de mineur de fond, sa présence minérale, celui qui débuta sous son vrai nom de ‘Buchinsky’, est devenu une icône imprévue des seventies, une individualité marquée par son époque, mais dont la pérennité étonne aujourd'hui. Sans avoir atteint le statut iconique d’un Steve McQueen, Bronson reste toujours d’actualité, comme le prouvent sa popularité BRONSON culte www (6)sur le Web et les incessantes rééditions de ses films, jusqu'aux plus obscurs.

On remarque son visage singulier dans ses petits rôles au début des années 50, en marine tête brûlée dans « LA MARINE EST DANS LE LAC », en exécuteur du KGB dans « COURRIER DIPLOMATIQUE », en... employé de la poste dans « JE RETOURNE CHEZ MAMAN ! », en pompier dans « DUEL DANS LA FORÊT », en gangster d’opérette dans « MADEMOISELLE GAGNE-TOUT » (où il est mis K.O. par… Katharine Hepburn !), en sculpteur sourd-muet dans « L’HOMME AU MASQUE DE CIRE », en marin exilé à Hawaii dans « LA BELLE DU PACIFIQUE », en homme de main faux-jeton dans « LE CAVALIER TRAQUÉ », en voyou sadique dans « CHASSE AU GANG » où il fait forte impression, en ‘Native’ renégat dans « BRONCO APACHE », en hors-la-loi joueur d’harmonica (déjà !) dans « VERA CRUZ ».

Il impressionne durablement en Modoc mégalo dans « L’AIGLE SOLITAIRE » où il est extraordinaire et adopte pour l’occasion le pseudonyme de Bronson. Il reparaît en G.I. dans « 10 HOMMES POUR L’ENFER », en ancien hors-la-loi dans « L'HOMME DE NULLE-PART », en Sioux pacifique dans « LE JUGEMENT DES FLÈCHES ».

Bronson tourne des séries B en vedette à la fin des fifties : le gangster couard de « MITRAILLETTE KELLY » (peut-être sa plus impressionnante performance), le chasseur de BRONSON culte www (1)primes complexé de « SHOWDOWN AT BOOTHILL », le prof d’université qui s’attaque à la pègre dans « GANG WAR », avant de devenir un pilier des « films d’hommes » : l’ami des enfants dans « LES 7 MERCENAIRES », le creuseur de tunnels de « LA GRANDE ÉVASION », le déserteur implacable de « 12 SALOPARDS ». Gros succès où Bronson n’est qu’un des éléments d’un casting « choral ».

Il est un ‘windtalker’ navajo dans « LA PROIE DES VAUTOURS », l’entraîneur du boxeur Elvis dans « UN DIRECT AU CŒUR », un pilote héroïque dans « X-15 ». Il est mémorable en agent secret créé par Jules Verne, dans « LE MAÎTRE DU MONDE » et apparaît en major dans « LA BATAILLE DES ARDENNES », en sculpteur beatnik dans « LE CHEVALIER DES SABLES », en cheminot chaud-lapin dans « PROPRIÉTÉ INTERDITE », en bras droit de « PANCHO VILLA ».

BRONSON culte www

À la fin des sixties, la France fait de Bronson une star, avec sa moustache, son accent yankee et ses biceps, dans quelques bons films : « ADIEU L’AMI » en mercenaire cynique, BRONSON culte www (7)« LE PASSAGER DE LA PLUIE » en colonel opiniâtre et de nombreux nanars et semi-réussites comme « DE LA PART DES COPAINS », « SOLEIL ROUGE ». Dans « QUELQU’UN DERRIÈRE LA PORTE » et « COSA NOSTRA » il s’essaie sans succès au contremploi.

Sergio Leone l’immortalise dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », utilisant avec génie, ses traits burinés, son impassibilité et son mutisme, dans unBRONSON culte www2 rôle mythique de vengeur fantomatique.

L’inégal Michael Winner offre à Bronson de bons rôles : l’Apache vengeur dans « LES COLLINES DE LA TERREUR », le tueur ambigu dans « LE FLINGUEUR », le flic dans « LE CERCLE NOIR », l’architecte improvisé justicier dans « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », rôle qu'il reprendra dans quatre sequels navrantes.

Bronson gaspille son statut de star en tournant des séries B sans ambition, même si pas toujours dénuées d’intérêt : le baroudeur de « L’ÉVADÉ », l’entremetteur de « MR. ST-IVES », il revient au contremploi en jouant le bandit trouillard de « C’EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES ». Ses vraies réussites, noyées dans la masse, passent un peu inaperçues : le planteur de pastèques de « MR. MAJESTYK », le boxeur à poings nus dans « LE BAGARREUR ».

À partir du début des eighties, Bronson renonce à toute espèce d’ambition artistique et enchaîne les navets d’autodéfense, devient sa propre caricature, fossilisé dans ses tics : le BRONSON culte www (2)flic fascisant dans « LE JUSTICIER DE MINUIT », le trappeur solitaire de « CHASSE À MORT », le garde frontalier de « CHICANOS, CHASSEUR DE TÊTES », le tueur à gages retraité de « L’ENFER DE LA VIOLENCE », le garde du corps présidentiel de « PROTECTION RAPPROCHÉE », le flic alcoolique de « LA LOI DE MURPHY », le raciste de « KINJITE », etc. 

Sean Penn le ressuscite l’espace d’un petit rôle dans « THE INDIAN RUNNER » où Bronson est bouleversant en père déboussolé qui se suicide.

À la TV, Bronson participe à plus de 130 films, dont trois séries en vedette : « MAN WITH A CAMERA » en photographe,BRONSON culte www (4) « EMPIRE » en employé de ranch, « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » en guide de caravanes. Parmi les plus récents : « RAID SUR ENTEBBE » en général israélien, « ACT OF VENGEANCE » en syndicaliste, « LE LOUP DES MERS » en capitaine sadique, « LE MESSAGER DE L’ESPOIR » en journaliste suicidaire, « DONATO & DAUGHTER » en flic aux ordres de sa propre fille. Bronson apparaît dans « FAMILY OF COPS » et ses sequels, où il campe le patriarche d’une famille de flics juifs de Milwaukee. Le fan se souvient de son survivant de l’holocauste dans « LA 4ème DIMENSION », du Comanche de « BONANZA », du G.I. pacifiste de « COMBAT ! », de son flic perspicace dans un « FUGITIF », du gangster gitan dans « LES INCORRUPTIBLES ». Il apparaît dans trois « ALFRED HITCHCOK PRÉSENTE », en flic obstiné, en escroc minable et en tueur évadé.

BRONSON culte www3

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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commentaires

Fred Jay Walk 30/08/2013 08:45

10ème anniversaire de la mort de Bronson... Vous êtes invités à lever votre verre à sa mémoire sur le "BLOGDUWEST2".

lemmy 21/04/2012 14:52

Va sur google.fr et tape "sin'art", c'est cette association qui vend ce fanzine.

lemmy 21/04/2012 14:11

C'est la gloire pour Charley : Le numéro 2 de "Toutes les couleurs du bis" est entièrement consacré à Charles Bronson ! Je l'ai survolé et il a l'air superbe.

Une bio, une cinquantaine de critiques de films de Bronson et des chouettes photos et affiches en couleurs, le tout en 68 pages.

Et il est spécialement dédicacé "à l'auteur du blog de Wild wild western, source inépuisable sur Bronson..."

Fred Jay Walk 21/04/2012 14:42



C'est sympathique, ça ! Je vais essayer de dégotter la chose...



Dino Barran 18/06/2011 17:59


Cher Fred, je te trouve sévère pour CHASSE À MORT et BREAKHEART PASS (FORT HUMBOLDT).
Sans être de grands films, ils ne me paraissent pas ressortir de la même catégorie que les autres navets post-BAGARREUR.
Et par surcroît, notre ami Bronson trouve à qui parler : Marvin, Crenna, Ben Johnson, Lauter.


Fred Jay Walk 18/06/2011 18:18



"CHASSE A MORT" est raté, mais je l'aime bien. Ne serait-ce comme tu le dis Dino, pour son casting.,


"BREAKHEART PASS", c'est différent : j'ai beau faire, je m'y ennuie toujours copieusement, je trouve tout le monde endormi, mal
utilisé. Il y a tout pour plaire dans ce western, mais...


En même temps, c'est tout à fait subjectif...



daniel 18/06/2011 13:54


C est vrai qu il a eu des cachets ahurissants pour un grand nombre de navets c est dire si sa popularité était intacte pour le spectateur dans l attente probable de retrouver Bronson dans un granr
role qui ne vint jamais..D ailleurs il possédait une véritable fortune a son déces.J ai vu recemment l une des dernières photos de lui peu de temps avant sa disparition,il y est méconnaissable,l
air totalement hagard,se promenant a priori hors de chez lui en robe de chambre et pour ceux qui débattaient sur sa capilosité il est plus que probable qu il ne portait pas de perruque vu que sur
la dite photo il a les cheveux en pétard qui partent dans tous les sens.En tous cas,quoiqu on en pense il dégage un tel capital de sympathie qu on ne peut qu etre content de le revoir meme dans ses
mauvais films.C est Bronson...quand meme.


Fred Jay Walk 18/06/2011 15:31



Tu as tout dit : "C'est Bronson... quand même"...


 


Ceci dit, je suis heureux de n'avoir jamais vu cette photo en robe de chambre !



lemmy 17/06/2011 21:40


Merci pour la bio. je me rends compte que j'ai encore pas mal à voir dans sa carrière télé et dans ses premières années.

Il n'en reste pas moins que sans ses dernières productions, je ne le connaîtrai probablement pas. A-t-il loupé le coche en 75 après "le bagarreur" ? Vu le style de rôle que Charlie avait, aurait-il
pu avoir la possibilité d'une carrière autre avant d'être pris par la retraite hollywoodienne ? Il avait déjà la mi-cinquantaine en 75. Mais il est clair que le plus grand contre-exemple est Clint
Eastwood, à une époque où on les rapprochait tous les deux. Et résultat : Bronson n'a pas fait mieux que "Le bagarreur".


Fred Jay Walk 18/06/2011 09:39



La lente chute qui a suivi le film de Hill est due à Bronson uniquement. Il a refusé des tas de projets ambitieux, il a signé avec la Cannon... Il est probable qu'à 50 ans et quelques, il ait
perdu toute ambition artistique et ne pensait plus qu'au chèque. Il l'a assez répété. C'est peut-être vrai !



daniel 17/06/2011 15:46


Voila un acteur dont quasiment personne,en dehors de Leone et Sean Penn,n a su ressortir les grandes facettes de son talent.En meme temps quand on déclare ne faire l acteur que pour l argent
difficile d interesser un cineaste ambitieux.Dans une certaine caste on considère Charles Bronson comme le père spirituel d un genre de cinéma stupide(pour etre poli) qui a vu arriver comme fils
spirituels Stallone,Schwarzenneger et autres gros bras dépourvus de neuronnes ou encore pléthores de vieux acteurs courants fusil a la main derrirère des jeunes qu ils s empresseront de massacrer
meme a main nue.Cest faire injure au charisme sans équivalent de Bronson qui ,a mon sens,finira par etre reconnu par ses pairs.


Fred Jay Walk 17/06/2011 17:32



Bronson est un exemple rare de personnalité valant bien mieux que ses films. Quand on revoit "LE BAGARREUR" et les portes que ce
film ouvrait pour Bronson aux USA, on constate le gâchis. Quel manque de discernement ! Et quelle fin de carrière pitoyable, le film de Penn étant une exception.



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