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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 17:59

GREAT SANTINI (1)Écrit et réalisé par l’excellent scénariste Lewis John Carlino à qui on doit « LE FLINGUEUR » et l’envoûtant « LE MARIN QUI ABANDONNA LA MER », « THE GREAT SANTINI » est inspiré d’un livre autobiographique du fils d’un pilote de l’U.S. Navy.

Si le scénario se perd parfois en sous-intrigues trop développées, le film tient tout entier sur la performance de Robert Duvall. Dans une interprétation très proche de celle qu'il donna dans « APOCALYPSE NOW », tourné juste avant, il incarne un militaire à l’ego hypertrophié, une grande gueule, un mâle dominant qui écrase tout et tout le monde autour de lui, aveuglé par son propre machisme, ses certitudes, ses principes d’un autre âge. ‘Bull’ Meechum se définit d'ailleurs lui-même comme « un guerrier sans guerre ». Et faute d’ennemis, il se rabat sur l’alcool et sur sa famille qu'il étouffe littéralement. Il faudra qu'il disparaisse pour que son fils aîné soit enfin libre. Libre aussi de ressembler à son père, s’il le choisit !

Même s’il est trop souvent absent à l’image, Duvall est époustouflant dans « THE GREAT SANTINI », crevant l’écran d’une énergie mauvaise et nocive, d’une violence mal contrôlée. À ses côtés, la toujours parfaite Blythe Danner en épouse stoïque, le très bon Michael O’Keefe et surtout Lisa Jane Persky, hilarante en ado au physique ingrat, mais à l’humour particulièrement corrosif. Chacune de ses apparitions est un pur délice.

GREAT SANTINI

On sent parfois trop les origines littéraires du récit, par ses digressions mal équilibrées, mais c'est un film émouvant sur la famille, sur l’ombre écrasante d’un père à la personnalité trop forte et sur la guerre qui, même en temps de paix, détruit les hommes au plus profond d’eux-mêmes.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 13:58

TARZAN CONNERY (1)On s’étonne que nos amis italiens n’aient jamais ressorti ce film sous le titre de « TARZAN CONTRE 007 », tant l’occasion semblait faire le larron.

Tourné en 1959 par l’inégal John Guillermin, « LA PLUS GRANDE AVENTURE DE TARZAN » se distingue de la morne plaine post-Weismuller par un casting intrigant. Transfuge du péplum, le culturiste Gordon Scott est beaucoup trop propret et bien coiffé pour faire un TARZAN CONNERY« homme-singe » convaincant, mais il ressemble aux héros de BD de notre enfance et a une bonne tête. C'est plutôt le trio de méchants qui attire l’attention : le vénérable et shakespearien Anthony Quayle affublé d’une vilaine balafre, joue le chef des braconniers, encadré du mythique Al Mulock et de… Sean Connery. Trois ans avant le premier Bond, mince et mal rasé, celui-ci joue une crapule nommée O’Bannion qui mène la vie dure aux amis à quatre pattes du héros d’E.R. Burroughs.

Ça n’a rien d’un chef-d’œuvre bien sûr, mais la photo est signée du chef-op des « 12 SALOPARDS » et « KHARTOUM », le cadreur est Nicolas Roeg futur réalisateur-culte, et le tout a une certaine tenue.

Alors que la plupart des films consacrés à Tarzan sont disponibles en DVD, on s’étonne donc (et on s’insurge !) de l’absence de cette curiosité kitsch.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 07:42

HARRY CAREYHarry Carey, Jr. comme son patronyme l’indique, est un « fils de ». Et pas le fils de n'importe qui : celui d’une des grandes stars de western du Muet, un acteur que John Ford lui-même considérait comme son maître à penser. D’une personnalité complètement différente à celle de son père, ‘Dobe’ Carey est apparu dans 150 films dont énormément de HARRY CAREY (1)westerns, tenant un emploi de jeune naïf souvent malchanceux puis progressivement de ‘old timer’ à la barbe blanche.

Chez Ford – qui le fit beaucoup travailler – Carey est surtout mémorable dans un des rôles principaux du « CONVOI DES BRAVES », dans « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT » où rendu fou par la mort de sa fiancée, il fonce droit à la mort aux mains des Indiens. Il fut aussi un des trois hors-la-loi recueillant un bébé dans « LE FILS DU DÉSERT », un soldat dans « RIO GRANDE » et « LES CHEYENNES ».

On l’aperçoit dans des rôles d’inégale importance dans « LA RIVIÈRE ROUGE » en cowboy, « ESCORTE POUR L’OREGON » en homme de troupe, dans une quinzaine d’épisodes de « HAVE GUN – WILL TRAVEL », deux « RAWHIDE », quatre « LARAMIE », cinq « LA GRANDE CARAVANE ». Il est caporal dans « ALVAREZ KELLY », contremaître dans « LE RANCH DE L’INJUSTICE », colon dans « LA ROUTE DE L’OUEST », bandit dans « BANDOLERO ! », prêtre dans « UNE POIGNÉE DE PLOMB ».

Il joue le père des deux héros dans le ‘spaghetti western’ « ON CONTINUE À L’APPELLER TRINITA » et reparaît aux côtés de Terence Hill dans « ET MAINTENANT ON L’APPELLE EL MAGNIFICO », il garde la prison dans « LES CORDES DE LA POTENCE », joue les piliers de saloon dans « RETOUR VERS LE FUTUR 3 », le beau-père du héros dans le téléfilm « LAST STAND AT SABER RIVER ».

Dans « TOMBSTONE », Harry Carey, Jr. tient le rôle du vieux shérif abattu en pleine rue par un pistolero ivre-mort.

HARRY CAREY (2)

À 90 ans, on le voit encore de temps en temps dans des interviews, souvent en hommage à John Ford.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 06:47

En même pas vingt ans de carrière, cette superbe actrice australienne au visage de chat a déjà à son palmarès des réalisateurs comme Sam Raimi, Peter Jackson, Martin Scorsese, Ridley Scott, Alejandro Iñárritu, David Fincher ou Steven Spielberg. Elle a même brillé dans l’excellent – et quelque peu sous-estimé – western « LES DISPARUES ».

Aujourd'hui Cate Blanchett fête ses 41 ans. Happy birthday, Cate.

BLANCHETT anniv

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 20:02

PETE KELLY BLUES (1)S’il faut une raison de voir « LA PEAU D’UN AUTRE », ce sera uniquement du côté d’Ella Fitzgerald et Peggy Lee qu'il faudra chercher. Si la première apparaît le temps de deux PETE KELLY BLUESchansons plaquées sur l’action, la seconde est tout bonnement extraordinaire en chanteuse alcoolique aux fêlures béantes. Son jeu un peu gauche, incroyablement sincère, donne son âme au film tout entier. Et sa séquence à l’asile où elle a régresséPETE KELLY BLUES (2) mentalement à l’âge de cinq ans, est extrêmement touchante.

Car il faut bien dire que le scénario n’est qu’un (vague) prétexte à filmer des séquences de jazz et à mettre en valeur les deux stars du 78-Tours : le leader d’un orchestre est confronté à un gangster-imprésario qui lui prend 25% de ses gains et l’oblige à trimer, quitte à abattre les musiciens récalcitrants. C'est à peu près tout pour l’histoire.

Platement mis en scène par Jack Webb, acteur célèbre pour son inébranlable inexpressivité, PETE KELLY BLUES (4)« LA PEAU D’UN AUTRE » (encore un titre français qui n’a strictement rien à voir avec le contenu du film !) exploite l’ambiance des « roaring twenties » avec ses ‘speakeasies’, son alcool de prohibition, sans éveiller le moindre intérêt. À peine pourra-t-on retenir un excellent dialogue ‘hard boiled’ émaillé de répliques qui tuent et une jolie photo en CinémaScope.

Dans un cast assez riche, on reconnaît la délicieuse Janet Leigh (dont on passe tout le film à se demander ce qu'elle peut bien trouver à Webb !), le récemment oscarisé Edmond O’Brien en horrible caïd, Martin Milner futur héros de la série « ROUTE 66 », la toute jeune Jayne Mansfield en ‘cigarette girl’ et le fordien Andy Devine en flic obstiné. Sans oublier Lee Marvin, excellent dans un bon rôle de clarinettiste qui sert de mauvaise conscience au héros et vient lui remonter les bretelles au moment où il en a besoin.

La vraie grande réussite du film est qu'il donne une envie pressante : réécouter les chansons de Peggy Lee !

PETE KELLY BLUES (3)

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 07:56

QUIGLEY (1)« MR QUIGLEY, L’AUSTRALIEN » fait partie de cette catégorie de film dont on se méfie a priori, que rien dans le sujet ou le casting n’incite vraiment à voir, et qui (parfois) recèle de divines surprises.

QUIGLEYEngagé par un rancher australien, un cowboy américain fait le voyage pour s’apercevoir qu'il a été convoqué pour une seule raison : utiliser ses dons de tireur d’élite sur les aborigènes. Autrement dit – et c'est là que le scénario devient subversif – il est importé comme spécialiste du génocide organisé ! Heureusement, Quigley est le héros du film, il est incarné parQUIGLEY (3) le sympathique Tom Selleck et il prendra la défense des malheureux.

Simon Wincer signe un western extrêmement original dans son fond et même sa forme, dont aucune péripétie n’est attendue et qui mixe allègrement des éléments de pure comédie et des fulgurances tragiques. Tout particulièrement dans le personnage de Laura San Giacomo, une « folle » attachante hantée par la mort de son bébé, ou dans le massacre des indigènes assez choquant.

À la fois très terre-à-terre et héroïque, Selleck fait preuve d’un beau charisme à l’écran et QUIGLEY (2)ses séquences d’action sont tout à fait convaincantes. À se demander s’il n’aurait pas fait un excellent Indiana Jones, finalement ! Et il y a Alan Rickman, haïssable à souhait en propriétaire du cru, fasciné par l’Amérique et sa violence.

Très joliment photographié mais sans chichi inutile, très bien écrit, « QUIGLEY » exporte les recettes du western au bout du monde et les exploite avec intelligence et acuité. Le duel final entre Quigley et Rickman et ses hommes est un régal d’ironie, tout comme l’arrivée des troupes anglaises et l’irruption des « natives » surgis de nulle part comme des spectres issus du désert.

En un mot comme en cent, une très très belle surprise.

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 07:26

Belle et sensuelle comédienne autrichienne, Senta Berger tournait déjà depuis dix ans en Allemagne, quand Sam Peckinpah l’a engagée pour le western « LES COMPAGNONS DE LA GLOIRE ». Éjecté du tournage, il tourna la même année son « MAJOR DUNDEE » maudit et rappela Senta. Il l’emploiera à nouveau douze ans plus tard dans « CROIX DE FER ».

Elle a tourné avec plusieurs réalisateurs français dont le grand Julien Duvivier, a joué les ‘guests’ dans des séries U.S., et elle travaille toujours.

Aujourd'hui, elle fête ses 69 ans. Alles gute zum geburstag, Senta !

SENTA BERGER anniv

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 19:53

PETRIFIED FORESTLa TV américaine regorge de raretés, de films oubliés depuis des décennies, de trésors cachés comme nous l’ont récemment prouvé les éditions Criterion, en sortant en DVD des « dramatiques » live de l’Âge d’Or de la télévision.

Parmi ces milliers de films, il en est un particulièrement qui ne peut que titiller la curiosité du cinéphile.

En 1936, Humphrey Bogart tenait le rôle du gangster Duke Mantee dans « LA FORÊT PÉTRIFIÉE » tiré d’une pièce qu'il créa aux côtés de Leslie Howard. C'est ce rôle qui fit de lui un second rôle reconnu, puis une star.

En mai 1955, ce même Bogart retrouva une nouvelle fois son personnage-fétiche dans un remake TV. Dans la série « PRODUCER’S SHOWCASE », le téléfilm de 1 H 30 réalisé par Delbert Mann bénéficia d’un casting d’exception : Lauren Bacall reprit le rôle de Bette Davis, Henry Fonda celui de Leslie Howard, aux côtés de Richard Jaeckel, Jack Warden, Jack Klugman. Rien que le face à face inédit au cinéma de Bogart et Fonda fait saliver !

Alors si d’aventure, Criterion imaginait un jour éditer un volume 2 de leur compilation de téléfilms des années 50, qu'ils n’hésitent surtout pas à exhumer « THE PETRIFIED FOREST ». Il y aura des preneurs…

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 18:41

SABER RIVERInspiré d’un roman d’Elmore Leonard, « LAST STAND AT SABER RIVER » s’inscrit parfaitement dans la filmo western-téléfilm de Tom Selleck, qui incarne un personnage traditionnel de héros revenant de la guerre écœuré par les combats et devant lutter pour récupérer sesSABER RIVER (2) biens.

Mais le scénario esquive à dessein tous les clichés avec une belle maestria : Selleck s’efface derrière sa femme, une dure à cuire habile au fusil, qui lui sauvera la mise à plusieurs reprises. Le visage émacié, endurci, Suzy Amis est remarquable dans ce rôle à la Sissy Spacek, redorant le blason de la femme dans le western. Forte, déterminée, rancunière, ne versant pas une larme, elle endosse magnifiquement le machisme habituellement réservé aux cowboys. Et ses retrouvailles avec ce mari qu'elle croyait mort, ne sont pas aisées. Il en vient à se demander si elle l’aime encore. Même les ‘bad guys’ ne sont pas tout d’un bloc : Keith Carradine finit par retourner sa veste et par aider le héros et on l’entend même dire qu'il avait tort et s’excuser. Une première dans le genre !

Le film prend son temps, laisse exister les personnages sans jamais les caricaturer. Même la fille des puissants ranchers, si elle est quelque peu allumeuse, n’est pas bêtement condamnée par les auteurs. Dans un cast plutôt riche, on reconnaît également le vétéran Harry Carey, Jr. qui aura vraiment tout traversé : de John Ford aux téléfilms, en passant par le spaghetti western. Et puis David Carradine en ex-officier peu sympathique et le petit Haley Joel Osment du « SIXIÈME SENS ».

SABER RIVER (1)

Il est injuste que ce genre de téléfilms, généralement produits par Selleck ou Sam Elliott, ne soient jamais cités dans la pérennité du western américain. Car pour quelques rares films de cinéma, ceux sont véritablement ces modestes artisans qui ont fait perdurer notre genre préféré.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 11:46

Au début de « BUTCH CASSIDY & LE KID », Robert Redford joue au poker avec deux types. L’un s'en va rapidement, l’autre le traite de tricheur. Paul Newman arrive à temps pour éviter l’effusion de sang.

Au générique du film, le débutant Sam Elliott est indiqué comme étant le « 2ème joueur de poker ». Or, celui qui part est un vieux moustachu et l’autre n’offre aucune ressemblance avec lui. Serait-ce encore une erreur de nos amis d’IMDB ?

Après une enquête approfondie, il apparaît que Sam Elliott notre cowboy Marlboro préféré, figure bel et bien dans le film. Et dans cette même séquence ! « Figure » est bien le mot. Alors que Redford s'apprête à partir, le joueur lui demande s’il tire si bien que ça, et ‘Bob’ se retourne, vidant son chargeur sur un flingue. En regardant bien, au fond de la salle (voir la flèche), on aperçoit un jeune gars qui sursaute en entendant les coups de feu. Eh bien… C'est Sam Elliott !

SAM ELLIOTT Butch

Il avait 24 ans, c'était son premier film. Il faut bien débuter, dans la vie…

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