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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 20:35

Gary Cooper a commencé à apparaître dans des westerns à partir de… 1925, il fut cascadeur, figurant, avant d’émerger progressivement grâce à sa longue silhouette élégante et son physique de jeune premier gauche et sympathique.

Il commence à se faire un nom en jouant le contremaître d’un ranch dans « LE VIRGINIEN », il confirme son vedettariat en tournant avec Frank Capra ou Josef Von Sternberg et revient au western avec le rôle de Wild Bill Hickok dans « UNE AVENTURE DE BUFFALO BILL ». Si ses rôles de grand dadais irrésistible dans « MADAME ET SON COWBOY » ou « LE CAVALIER DU DÉSERT » sont toujours efficaces, il faut attendre l’âge mûr et les années 50, pour que Cooper se révèle comme un grand comédien, capable de remettre son image en question.

Il tient le rôle-titre des « AVENTURES DU CAPITAINE WYATT », entre dans l’anthologie du western, avec le rôle du shérif Kane dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », où loin de ses personnages de benêts invincibles, Gary Cooper, le visage marqué, le corps efflanqué, sue la trouille par tous les pores de sa peau. Cette obsession du courage et de la lâcheté refait surface dans « LA MISSION DU COMMANDANT LEX », où il se fait passer pour un couard, et se laisse dégrader pour la bonne cause. Dans « LA LOI DU SEIGNEUR », il refuse de se battre, pour respecter ses convictions religieuses. Dans « CEUX DE CORDURA », il enquête justement sur l’héroïsme, auprès de soldats qui vont se retourner contre lui.

On le voit également en chasseur de trésor dans « LE JARDIN DU DIABLE », en médecin dans « LA COLLINE DES POTENCES », en ex-colonel sudiste devenu hors-la-loi dans « VERA CRUZ », où il se montre étonnamment cynique. « L'HOMME DE L’OUEST » lui offre un rôle magnifique, pour lequel il est hélas, déjà trop âgé, mais cela demeure un de ses meilleurs films.


Adulé par les foules pendant plusieurs décennies, idole jadis d’un jeune homme nommé Clint Eastwood, symbole du cowboy simple et courageux, Gary Cooper a su faire évoluer son image cinématographique pour créer sur la fin, une galerie d’hommes las et meurtris par la vie, finalement plus mémorables que les héros de sa jeunesse.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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lemmy 22/11/2009 18:39


Non, non, son western comique est "Along came Jones", pas "Distant drums" !


lemmy 22/11/2009 18:25


Un très très grand acteur qui en vieillissant ne semblait ne plus jouer, était de moins en moins dans l'artifice. Je ne sais pas pourquoi, mais on pourrait presque le comparer en France à un acteur
comme Gabin dans le sens où il y a eu 2 Gabin acteurs ; un d'avant-guerre et celui d'à partir des années 50. Il semble qu'il y ait eu 2 Cooper ; il semble car c'était juste un acteur qui évoluait.
Pourtant, le Cooper deuxième période semble plus complexe. Gabin, c'était le contraire, donc ma comparaison n'est pas bonne ;-)Et "Le rebelle", ce chef d'oeuvre date d'avant les années 50, non
?

Mais j'aime beaucoup le jeune Cooper ; c'ets vrai qu'il avait l'air trop beau pour être vrai. Ses Capra et ses premiers westerns (les De Mille notamment). Mais il est vrai qu'on le connaît plus
pour ses westerns des années 50, où il joue des hommes plus torturés et ambigus.

Bon, je n'ai jamais vu son western comique, sorti en dvd zone 2 et dont j'ai oublié le titre : "Talking drums" ?

P.S. : J'aime beaucoup avec lui un petit film très sympa et assez curieux : "Retour au paradis" (un peu dans l'ambiance de "La taverne de l'Irlandais)


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