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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 16:13

VIRGINIEN brazen bell (1)Écrit par Roland Kibbee l’auteur de « VERA CRUZ », « THE BRAZEN BELL » est un remarquable épisode de la série « LE VIRGINIEN » qui aurait parfaitement pu donner lieu à un long-métrage.

Deux forçats évadés prennent une école en otage. Le nouvel instit est un lâche qui va devoir trouver en lui les ressources pour sauver les enfants. Le thème paraît simple, mais il est compliqué par la personnalité du professeur, dont on comprend progressivement que la couardise est peut-être due à la présence de sa femme. À force de le materner, de justifier son comportement, de parler à sa place, la brave femme a fait de son époux un inadapté social, un handicapé.

VIRGINIEN brazen bell

C'est George C. Scott qui – dans un spectaculaire contremploi ! – incarne ce Mr Lilly, avec une retenue inouïe quand on connaît la propension à surjouer de cet acteur d’exception. Timide, la voix douce, Scott trouve son heure de gloire dans la séquence finale où il parvient à enfin dominer le chef des hors-la-loi, en lisant un passage de l’œuvre d’Oscar Wilde. Sa femme disparue, l’instit semble subitement renaître et sa voix change, enfle, jusqu'à devenir shakespearienne : un grand numéro de comédien ! Aux côtés de Scott, Royal Dano est excellent en ‘méchant’ lettré et tourmenté. John Davis Chandler (qui jouait le frère de James Drury, héros de la série dans « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », la même année) est irremplaçable en voyou à moitié débile nommé ‘Dog’.

Au-delà du suspense qui fonctionne à 100%, « THE BRAZEN BELL » est une belle étude de caractères et téléfilm ou pas, un excellent western.

 

À NOTER : George C. Scott qui a plusieurs scènes face à Lee J. Cobb a plus tard, repris deux rôles de celui-ci : le flic Kinderman dans la seconde sequel de « L’EXORCISTE », puis le juré vindicatif dans le remake de « 12 HOMMES EN COLÈRE » signé William Friedkin.

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Published by Fred Jay Walk - dans Série : "LE VIRGINIEN"
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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:17

HILL NUMBER ONE (1)On crédite généralement James Dean de trois films entrés dans la légende, oubliant qu'il a tenu quelques rôles secondaires (« QUI DONC A VU MA BELLE ? », par exemple) et fait de nombreuses apparitions à la télé.

Nous parlions récemment de son premier film « BAÏONNETTE AU CANON », mais ‘Jimmy’ était déjà apparu en 1951 dans le téléfilm « HILL NUMBER ONE » de la collection « FAMILY THEATER » destinée au public catholique.

Le film commence pendant la WW2. Une troupe de GIs (parmi lesquels Roddy McDowall) doit prendre une colline, mais ils sont fatigués et découragés. Alors l’aumônier entreprend de leur raconter les jours qui suivirent la crucifixion du Christ, jusqu'à sa résurrection, histoire de leur donner du cœur à l’ouvrage.

HILL NUMBER ONE

Et là, on part en ‘flash-back’ : Leif Erickson joue Ponce-Pilate, Henry Brandon est un officier romain, Michael Ansara apparaît brièvement tout comme le scénariste de John Ford : James Warner Bellah. James Dean lui, incarne l’apôtre Jean avec toute la ferveur requise et une sobriété qu’on ne lui reverra que très rarement par la suite.

« HILL NUMBER ONE » est une authentique curiosité, à déguster au second degré bien sûr.

 

À NOTER : le film est visible en zone 1 dans le coffret « THE GOLDEN AGE OF TV DRAMA » où on trouve quelques autres raretés délectables.

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 09:32

Natif de Liverpool, ce comédien versatile est connu pour diverses raisons et par plusieurs publics : qu'il soit ‘méchant’ dans la franchise des « HARRY POTTER » ou qu'il incarne le gangster irlandais dans la superbe série « BROTHERHOOD », Jason Isaacs dégage toujours la même intensité, la même violence contenue.

On s’en souvient en colonel ignoble dans « THE PATRIOT » (où il abat de sang-froid le fils de Mel Gibson), en officier dans « LA CHUTE DU FAUCON NOIR » ou « LES MESSAGERS DU VENT », en capitaine Crochet dans « PETER PAN ».

Aujourd'hui, il fête ses 47 ans. Happy birthday, Mr Isaacs.

ISAACS anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 18:46

RAWHIDESuspense en huis clos à l’écriture quasi-théâtrale déguisé en western, « L’ATTAQUE DE LA MALLE-POSTE » garde après 60 ans toute son efficacité sèche et sa tension interne. La façon qu’a Henry Hathaway de présenter ses personnages en quelques secondes, de choisir des acteurs si typés qu’on les identifie en un clin d’œil, que ce soit physiquement ou moralement, est celle d’un grand réalisateur. Il a d'ailleurs adroitement détourné l’intérêt de ses trois vedettes qu’on a vus en meilleure forme, pour se concentrer sur les ‘bad guys’.

RAWHIDE (2)Tyrone Power et Susan Hayward offrent un travail routinier et Hugh Marlowe en hors-la-loi bien éduqué a du mal à imposer sa personnalité un peu terne. En fait, le film appartient tout entier à Jack Elam. Un acteur généralement condamné aux silhouettes furtives et aux rôles d’arrière-plan et qui crève ici l’écran dans un personnage épouvantable de desperado obsédé sexuel et littéralement bestial. Hathaway prend bien soin de filmer son visage inquiétant en gros-plans, de détailler son œil baladeur et lui offre à la fin une des scènes les plus choquantes vues dans un western : Elam en train de tirer sur une petite fille qui pleure, alors que les balles font voler la poussière autour d'elle. Difficile de faire plus méchant ! Il est parfaitement bien entouré par Dean Jagger en vieux grigou à moitié idiot et amateur de beaux vêtements et George Tobias guère plus brillant en lieutenant soumis de Marlowe.

RAWHIDE (1)

Le scénario est bien agencé, les morceaux de bravoure sont bien stressants, le noir & blanc est joliment contrasté. Alors même si ce western est entièrement confiné à un petit relais de diligences et ses alentours immédiats, il fait tout de même partie des grandes réussites de Hathaway dans le genre.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:20

Voilà typiquement le genre d’acteur que tout le monde a déjà vu quelque part, sans jamais connaître son nom. Il se nomme en fait Robert Lansing, il a souvent joué les officiers cassants et est reconnaissable à ses épais sourcils blonds.

Il a tourné avec Aldrich, est apparu dans de nombreuses séries TV et tout particulièrement dans un triple épisode de « LE PROSCRIT » où il fut un mémorable général Custer. On l’a vu en Doc Holliday dans un épisode de « THE TALL MAN », et il trouva un certain succès en incarnant le flic créé par Ed McBain, Steve Carella dans la série « 87TH PRECINCT ».

Aujourd'hui il aurait fêté ses 82 ans. Happy birthday, Bob.

LANSING anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 07:17

DRUM BEAT TCMCe dimanche 6 juin, sur la chaîne du Câble TCM va être diffusé en prime time le beau western de Delmer Daves « L’AIGLE SOLITAIRE ».DRUM BEAT TCM (1)

S’il n’est pas tout à fait considéré comme un classique du genre, le film offre pas mal d’accroches : un CinémaScope glorieux, un scénario adapté d’évènements historiques et un beau cast d’où se détache nettement un jeune Charles Bronson de 32 ans, dans un rôle flamboyant de chef Indien insoumis.

Outre cette diffusion, « L’AIGLE SOLITAIRE » est également sorti ce mois-ci en DVD en Espagne sous le titre « TAMBORES DE GUERRA », alors qu'il est toujours inédit aux U.S.A.

Nous reviendrons bientôt sur ce film relativement méconnu dans l’œuvre de l’auteur de « LA FLÈCHE BRISÉE » et « 3 :10 POUR YUMA ».

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 16:13

HOMME NERFS ACIER (1)« L'HOMME AUX NERFS D’ACIER » est un film énervant, parce qu'il n’est pas passé loin de la franche réussite. Et c'est également une bonne surprise car sa première moitié fonctionne parfaitement, grâce à un scénario bien huilé des auteurs de Leone.

Après l’évasion hélas, les choses prennent une drôle de tournure : on a droit au « quart-d’heure Rémy Julienne » avec une loooooongue poursuite sur les routes en lacet du Midi, truffée de gags à la Oury (la voiture coupée en deux). Bien sûr, on avait déjà dû subir un taulard gay sorti de « LA CAGE AUX FOLLES » à la sauce Philippe Clair et à Edwige Fenech plus ou moins dénudée dans chaque séquence où elle apparaît, mais malgré cela, le film tenait la route.

HOMME NERFS ACIER

Tourné la même année que « MON NOM EST PERSONNE », le film est curieusement bâti sur la même idée : un jeune truand frimeur mais inoffensif qui rencontre son idole de toujours, un caïd italo-américain qui va peu à peu devenir son mentor. Lee Van Cleef est parfaitement casté NERFS ACIERdans le rôle de Frankie Dio (Dieu !), le parrain mythique de retour au pays pour régler les comptes. L’œil de rapace, la calvitie poivre-et-sel, et son inséparable pipe au bec, il trouve un rôle à la mesure de ses meilleurs ‘spaghetti westerns’ et fait preuve d’une écrasante présence physique. Face à lui, Tony LoBianco qui fut le serial killer dans « LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL » est très bien en jeunot encombrant mais sympathique. Jean Rochefort apparaît assez peu en caïd rival, un rôle qu'il joue avec son flegme habituel, à l’extrême limite de la parodie. Généralement, ce genre de rôle destiné aux acteurs de la coproduction, revenait à Michel Constantin ou Marcel Bozzuffi. À noter une belle réussite du casting director : l’acteur italien jouant le frère de Van Cleef, qui lui ressemble de façon frappante.

Malgré cette seconde partie décevante et plombée par un humour pachydermique, « L'HOMME AUX NERFS D’ACIER » est une agréable surprise. Même si la BO lancinante de Riz Ortolani et les coups de zoom intempestifs finissent par donner un certain charme rétro à l’entreprise.

 

À NOTER : le film est récemment sorti en zone 2, dans une bonne copie en 4/3 (mais il semble que l’image soit originellement carrée) et en v.f. uniquement, ce qui n’est pas gênant vu le nombre de nationalités présentes au générique.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE VAN CLEEF
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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 13:04

« On demande M. Ellis ! On demande M. Ellis ! » clame le jeune groom tout de vert vêtu, en arpentant le hall du palace. Un client l’interpelle, c'est James Coburn. On échange deux répliques et le groom repart.

FORD dur

C'est une séquence d’une minute (à peine) du film « UN TRUAND » datant de 1966. À l’instar de Ryan O’Neal qui endossa avant lui une panoplie à la Spirou, le débutant Harrison Ford creva très moyennement l’écran pour cette première apparition.

Ce pauvre groom de 24 ans, si bien peigné aurait bien eu besoin d’un fedora et d’un fouet pour se faire un tant soit peu remarquer…

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 11:23

GEEKS (2)Grande angoisse à la vision de la 10ème saison de l’excellente série « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE » : l’arrivée d’un technicien des ‘forensics’ nommé Stuckey. Un blondinet bavard et gaffeur, une impossible caricature de ‘geek’ qui (heureusement !) n’apparaîtra pas dans la saison suivante. D'ailleurs le flic Chris Meloni – à l’instar du spectateur – n’a jamais pu l’encaisser.

Ce genre de personnage se voulant manifestement un ‘comic relief’ est devenu un fléau dans les séries américaines récentes, depuis l'abominable Marshall dans la série « ALIAS ». Informaticien asocial, probablement puceau, bégayant et en perpétuelle GEEKSdiarrhée verbale, ce second rôle prenait une place tellement importante, qu'il pouvait décourager le public le plus persévérant. Même les fans de Jennifer Garner. C'est dire !

On a revu une version du même archétype dans les premières saisons de « BONES », avec le personnage de Zack un surdoué de l’équipe de Temperance Brennan, au comportement bizarroïde qui fera un tour en Irak, avant de revenir et finir serial killer ! Bon débarras…

Il y a d’autres exemples tout aussi irritants, comme l’exaspérant lieutenant Disher dans « MONK », faire-valoir crétin et envahissant, de plus en plus présent au fil des saisons. En fait la seule qui ait su s’en sortir et créer un personnage intéressant, c'est encore Mary Lynn Rajskub qui a fait de Chloe O’Brian l’informaticienne géniale et ado attardée, une des attractions de la série « 24 HEURES CHRONO » dont elle est pratiquement devenue l’héroïne principale. L’exception qui confirme la règle.

Espérons que cette mode passera vite !

GEEKS (1)

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 09:40

Paradoxalement, il est entré dans l’Histoire du 7ème Art pour son rôle dans un téléfilm. C'est lui qui était traqué par le camion fou dans le « DUEL » de Spielberg. Mais Dennis Weaver est surtout connu du public américain comme vedette de westerns télé : il fut l’adjoint boiteux et simplet du marshal dans la série « GUNSMOKE », il apparut dans « COLORADO » et a marqué les seventies dans le rôle de McCloud dans la série « UN SHÉRIF À NEW YORK » inspirée du film de Don Siegel.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 86 ans. Happy birthday, Chester…

WEAVER anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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