Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:20

PILIERS CIEL (2)George Marshall réalisait déjà des westerns à l’époque du Muet et en 1956, le CinémaScope était encore tout neuf. Peut-être est-ce pour cela que « LES PILIERS DU CIEL » semble PILIERS CIELbizarrement cadré. Comme si le format large parfaitement utilisé dans les séquences d’action, devenait un handicap pour les scènes d’intérieur ou les séquences intimistes. Que des plans très larges, quelques rares plans américains et pas l’ombre d’un gros-plan de tout le film !

Ceci mis à part, c'est un drôle de western. On est immédiatement gêné par le personnage de Ward Bond, sorte de missionnaire adoré des Indiens, qu'il rebaptise avec des noms bibliques et convertit au christianisme comme la seule voie possible. Quand les blancs violent ouvertement un traité, les « Natives » insoumis sont montrés comme des sauvages ingrats et barbares. D'ailleurs, confrontant le chef Michael Ansara, notre valeureux héros (quoiqu’unPILIERS CIEL (1) peu alcoolique sur les bords) lui dit que les Indiens devront abandonner leurs noms chrétiens et reprendre leurs « noms d’animaux », parce qu'ils ne valent pas mieux ! Quelques personnages de « bons Indiens » ou de repentis ne rachètent pas ce malaise persistant.

Ce n’est pas le seul problème des « PILIERS DU CIEL », qui devient assommant avec ce triangle amoureux ridicule, manifestement plaqué sur le scénario pour avoir un personnage féminin. En fait, à bien y regarder le film est sauvé par une seule (longue) séquence : celle de l’attaque à découvert très spectaculairement réglée et montée. Du premier choix.

Aux côtés de Jeff Chandler trop monolithique pour faire croire qu'il est un chien fou amateur de whisky et de Dorothy Malone qui joue comme dans un mélo de Sirk, quelques PILIERS CIEL (3)seconds rôles passent rapidement : Lee Marvin en sergent bourru (il a une bonne dernière scène, heureusement), Martin Milner (futur héros de la série « ROUTE 66 ») et l’inévitable Frank DeKova.

La nouvelle vision que l’on peut avoir aujourd'hui des guerres indiennes, rend ce genre de film difficile à regarder d’un œil complètement innocent. Qu'est-ce qu'ils pouvaient raconter comme âneries !

Partager cet article

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
commenter cet article

commentaires

claude kilbert 03/08/2010 12:53


Chapeau l'artiste!


claude kilbert 03/08/2010 10:54


Le bon Ward a commencé sa carrière dans les années 20 comme "stuntman", il est décédé en 1959? Il a été un pilier de la "Warner" dans les années 30 et 40, il a travailler avec évidement avec John
Ford (un pilier de ford stock company").
Allez je me lance, il a du apparaître dans plus 200 films. Et il y a les serial et la TV!


Fred Jay Walk 03/08/2010 12:25



Téléfilms compris... 412 !



Eeguab 03/08/2010 10:47


Question.Combien de millers de films a tourné Ward Bond?


claude kilbert 03/08/2010 09:47


"Into the west" est une très bonne série, peut-être la seule depuis très longtemps. On peut que regretter ce manque de série aujourd'hui. Dis je descends sur Paris cette après-midi pour 3 jours si
tu veux rencontrer "A Belgian Westerner"? 0495765472


claude kilbert 02/08/2010 21:35


Merci d'avoir parler de ce "petit film" de Jeff Chandler qui joue un personnage plus complexe que tu le dits, car c'est anciens pasteur devenu soldat... car il avait perdu la foie en le tout
puissant.


Fred Jay Walk 03/08/2010 09:07



C'est drôle de voir ce film du point de vue des "visages pâles" et de jeter un oeil à la minisérie "INTO THE WEST" qui parlait de
façon plus réaliste de la "déprogrammation" des Indiens.



Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens