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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 20:01

« Vas-tu souvent aux bains turcs ? » demandait le pilote Peter Graves à un bambin innocent venu le voir dans le cockpit. « Aimes-tu les films de gladiateurs ? ». Impossible de ne pas penser à cette scène anthologique de « Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? » en voyant les débuts de Giuliano Gemma.

GEMMA bain turc

Perdu dans une foule de figurants, il apparaît à l’arrière-plan et pas très net aux côtés de Stephen Boyd dans la scène de « BEN-HUR » où le marchand arabe Hugh Griffith vient prendre les paris pour la course de chars… Aux bains turcs, justement ! Encore bien loin de Ringo, le jeune Giuliano, imberbe et huilé, joue les éphèbes en riant bêtement aux blagues racistes d’un Romain. On l’aperçoit encore une ou deux fois dans le film, mais de loin.

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 07:52

MONGO BACK TOWN (1)Dans la première séquence de « MONGO’S BACK IN TOWN », le bus arrive en ville, sous une pluie battante. Les voyageurs descendent. Parmi eux, un colosse au visage poupin, inquiétant. Rapidement trempé jusqu'aux os, il repère un aveugle qui vend des babioles. Il s'avance vers lui, lui casse vicieusement sa marchandise et balance son panier avant de repartir. MONGO BACK TOWN

Comment après ça, ne pas vouloir voir la suite ? Inspiré de « MONGO EST REVENU », une Série Noire de Emil Richard Johnson (qui écrit depuis sa cellule au pénitencier !), ce téléfilm réalisé en 1971 par Marvin Chomsky fut diffusé en France sous le titre « LE RETOUR DE MONGO » (ou du tueur, c'est selon...).

MONGOsuitePar sa noirceur, son âpreté, il aurait mérité d’être sorti en salles. C'est Joe Don Baker qui joue Mongo Nash, un flingueur qui sort de prison et découvre que son frère (Charles Cioffi) lui a piqué sa boîte de nuit et sa femme. Évidemment, il n’est pas content… Anne Francis joue l’infidèle, Telly Savalas et Martin Sheen sont les flics sur la piste de Mongo et Sally Field est une gentille fugueuse alpaguée par le tueur qui la terrorise.

Avec son atmosphère à couper au couteau, sa BO très seventies, sa photo claire-obscure, son dialogue ciselé et sa totale absence de bons sentiments, « MONGO’S BACK IN TOWN » a marqué tous ceux qui l’ont vu. On peut le trouver en DVD-R et chez un obscur éditeur anglais (voir jaquette) sous un autre titre et en cherchant bien, mais il mérite vraiment d’être édité proprement, pour être redécouvert par une nouvelle génération. Car c'est typiquement le genre de film très en avance sur les mentalités de son époque, qui a dû extrêmement bien vieillir. Donc…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 06:40

Il a tourné avec tout le monde. De Sirk à Kubrick, en passant par Leone, Coppola ou Joe Dante. Sa carrière couvre des décennies, toujours dans des seconds rôles croustillants. Avec sa voix de stentor, son goût du cabotinage, Keenan Wynn fut même une figure du ‘spaghetti western’ en jouant le shérif de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » et le bandido de « TIRE GRINGO, TIRE ! ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 94 ans. Happy birthday, Keenan.

WYNN anniv

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 17:58

TELEFON (3)« UN ESPION DE TROP » fut un des derniers soubresauts de la guerre froide dans le cinéma U.S., à la fin des seventies. Écrit par Peter Hyams (qui devait également le réaliser), TELEFON (1)le scénario est ouvertement inspiré de « UN CRIME DANS LATELEFON (2) TÊTE » de John Frankenheimer, en tout cas sur son idée principale : des agents du KGB hypnotisés, infiltrés parmi la population et attendant un signal pour sortir de leur torpeur et détruire des sites stratégiques. « Quel est le plus secret des agents secrets ? » demande le général russe Patrick Magee. « Celui qui ignore qu'il est un agent secret ».

Un dissident (Donald Pleasence en roue-libre) ayant décidé de déclencher la WW3 en « réveillant » des ‘human bombs’, le KGB envoie un colonel arrêter l’engrenage. Un colonel moustachu, un peu trop chevelu joué par Charles Bronson.

Le scénario épisodique, bizarrement construit, multiplie les décors, les évènements, ne fait TELEFONintervenir les protagonistes principaux qu’au bout de vingt minutes. La mise en scène de Don Siegel ne ressemble en rien à ce qu'il a pu faire auparavant : l’emploi des longues focales rend l’image fade et souvent floue. Sa mauvaise entente avec Bronson sur le tournage se ressent un peu dans le film. Livré à lui-même, l’acteur déambule l’air chafouin, perpétuellement excédé, au point qu’on se demande ce que sa co-équipière peut bien lui trouver. Heureusement, Lee Remick assure dans ce rôle d’agent double, tout en humour et en ambiguïté. Elle a quelques répliques vraiment drôles. Mais c'est la jeune Tyle Daly (récemment partenaire d’Eastwood dans « L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS ») qui tire laTELEFON (4) couverture à elle dans un rôle périphérique d’informaticienne de la CIA maniant des ordis atrocement obsolètes.

La musique « russe » de Lalo Schifrin est excellente, le rythme plutôt soutenu et l’épilogue drolatique, mais « UN ESPION DE TROP » ne parvient jamais à enthousiasmer vraiment et laisse la sensation d’une commande sans âme dans la carrière de Siegel qui a fait beaucoup mieux.

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 13:58

ATTENTION ! Le 1er août sur Arte (décidément très western, cet été !) à 20 H 40, diffusion d’un ‘spaghetti western’ comptant parmi les meilleurs du genre : « COLORADO » de Sergio Sollima, complètement inédit en DVD chez nous.

COLORADO arte

Un film d’action teinté de politique qui confronte un chasseur de primes ambitieux (Lee Van Cleef) et un peone agitateur (Tomás Milian) servant de bouc-émissaire à de riches gringos.

« COLORADO » faisait partie des « réclamations » de « WWW ». Le voilà aujourd'hui visible à la TV. C'est toujours mieux que rien… On en reparle !

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 13:11

wbcdEn 1976, Jason Robards jouait le rédac-chef du Washington Post dans « LES HOMMES DU PRÉSIDENT » et faisait tomber Richard Nixon. L’année suivante c'est ce même Nixon que l’acteur incarnait (sous le pseudo transparent de ‘Monckton’) dans la minisérie TV « WASHINGTON : BEHIND CLOSED DOORS », diffusée en France sous le titre « INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE ».

D’une durée de 6 x 1 H 30, ce chef-d’œuvre télévisuel explorait les arcanes du pouvoir U.S. avec une franchise surprenante. Le « héros » est campé par Cliff Robertson, mais le vrai plaisir de la série c'est le tandem formé par Robards dans un de ses meilleurs rôles, en président grossier, insensible, ivre de pouvoir, et Robert Vaughn, visqueux comme jamais en conseiller discret mais tordu, d’un cynisme à faire passer son sénateur de « BULLITT » pour un naïf bisounours. On voit bien qu'il s’agit là d’une fiction : un tel duo ne pourrait JAMAIS exister dans la vraie vie…

Également au générique : Lois Nettleton, Stefanie Powers, Andy Griffith, Barry Nelson, John Houseman, Meg Foster (Miss Z’yeux Bleus), Barry Primus ou John Randolph. La réalisation était assurée par Gary Nelson, la photo par Joe Biroc et la BO était l’œuvre de Dominic Frontiere.

Tout cela pour dire que cette merveille n’est jamais sortie en DVD. Nulle part. Hormis quelques DVD-R flous et antédiluviens. Que font les éditeurs ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES RECLAMATIONS !
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:24

Il a incarné Dashiel Hammett, Brutus, Lew Wallace, Richard Nixon (plus ou moins dans la sublime minisérie « INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE »), a tourné avec Sam Peckinpah ou Dalton Trumbo. Il s’est égaré dans trop de mauvais téléfilms indignes de son talent.

Mais quoiqu’il ait pu faire, Jason Robards restera avant tout et pour toujours le romantique « Cheyenne » de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » auquel il prêtait son long visage triste et son regard désabusé.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 88 ans. Happy birthday, ‘Cheyenne’.

ROBARDS anniv

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 18:27

LIZZIE BORDEN (1)Le 4 août 1892, dans la paisible petite ville de Fall River dans le Massachusetts, une jeune femme nommée Lizzie Borden prit une hache et assassina son père et sa belle-mère avec une sauvagerie inouïe. Le faits-divers est devenu légendaire aux U.S.A.LIZZIE BORDEN

En 1975, la Paramount produisit « THE LEGEND OF LIZZIE BORDEN » un téléfilm de 100 minutes réalisé par Paul Wendkos (dont « WWW » a chroniqué certains westerns). C'est Elizabeth Montgomery qui dans un contremploi extrêmement osé, endossa ce personnage à facettes dont on ne put jamais réellement prouver la culpabilité. C'est semble-t-il, le rôle de sa vie. Et il est peu probable qu'elle remue le bout de son nez en maniant la hache !

À ses côtés, la remarquable Fionnula Flanagan (« BROTHERHOOD »), Fritz Weaver, Katherine Helmond, Ed Flanders.

Le téléfilm a une excellente réputation, il fut édité en VHS dans son pays d’origine, mais n’est jamais sorti en DVD. Une seule question vient alors à l’esprit : qu’attend-on ?

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:34

À la suite d’une récente conversation avec l’ami ‘Corey’ concernant le petit ravalement dont aurait bénéficié Charles Bronson vers 1982, nous avons poussé l’enquête un peu plus loin et constaté que l’affaire concerne beaucoup de monde (voir sur IMDB entre autres) et alimente bien des forums. Un peu comme la taille réelle du même Bronson, sujet qui continue de fasciner régulièrement les visiteurs de « WWW » et auquel nous avions consacré une chronique.

BRONSON lift (1)

Alors… Lifting ou pas lifting ? Dans « WINNER TAKES ALL », le réalisateur Michael Winner, ami intime de Bronson va jusqu'à affirmer qu'il en a subi plusieurs. Et qu'il aurait même commencé vers 1975 ! Peu probable, vu la tête burinée, crevassée, plissée de l’acteur jusqu'à la fin des seventies.

Par contre, qu'il se soit plié au dictat hollywoodien, pour pouvoir continuer à interpréter des rôles de dix ans plus jeunes que lui, c'est incontestable.

BRONSON lift

Et comme il n’y a pas meilleure preuve que par l’image, voici un gros-plan de « UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2 » et au-dessous un tiré de « L’ENFER DE LA VIOLENCE » tourné deux ans plus tard. Les paupières en toit de chaume ont disparu, les pommettes sont regonflées, les rides au menton envolées, les joues parfaitement lisses.

Merci qui ?

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 09:07

Si dans « LA POURSUITE INFERNALE » Walter Brennan était un chef de clan sadique et nocif, il a plutôt marqué le public dans son emploi de vieux briscard plaintif et légèrement gâteux dans « LE PORT DE L’ANGOISSE », « LA RIVIÈRE ROUGE » et surtout « RIO BRAVO » où son Stumpy avait tout de la mère juive transposée dans l'Ouest.

Aujourd'hui il aurait fêté ses 116 ans. Happy birthday, Stumpy.

BRENNAN anniv

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