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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 12:31

Actrice anglaise à la beauté délicate, au visage particulièrement photogénique, Samantha Eggar est un peu oubliée aujourd'hui, mais elle a marqué les années 60 et 70 par ses rôles dans « L’OBSÉDÉ » où elle est séquestrée par Terence Stamp, « LA DAME DANS L’AUTO… » en héroïne de Sébastien Japrisot, et « CHROMOSOME 3 » où David Cronenberg lui fit faire des choses dégoûtantes.

Mais l’amateur nostalgique aura une pensée émue pour son travail dans la série « ANNA ET LE ROI » où elle forma un couple exceptionnel avec Yul Brynner, faisant oublier Deborah Kerr qui tint le même rôle au cinéma.

Elle fête aujourd'hui ses 71 ans. Happy birthday, ‘Madame Anna’ !
EGGAR anniv

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 11:26

Créée par l'homme responsable de « BONANZA » et tournée entre 1967 et ’71, la sérieCHAPARRAL western « THE HIGH CHAPARRAL » (juste « CHAPARRAL » en v.f.) dura 96 épisodes. Située à Tucson dans les années 1870, la série suivait la vie d’une famille de ranchers : John Cannon et son frère Buck (Leif Erickson et Cameron Mitchell), le vaquero constamment hilare Henry Darrow, le fiston naïf et la (très) jeune épouse mexicaine du patron Linda Cristal.

La série accueillit des « guests » comme Dan O’Herlihy, Ralph Meeker, Henry Silva, Leo Gordon, Harry Dean Stanton, Jack Lord, Ricardo Montalban, Pat Hingle, Ed Begley, Jack Elam (toute série serait incomplète, sans lui), Robert Loggia, Paul Winfield, Luke Askew, John Vernon, Marianna Hill, Bo Svenson, Richard Farnsworth, Charles Durning, William Conrad, Geoffrey Lewis, Gilbert Roland, Edmond O’Brien, quelques jeunes stars à leurs débuts comme Barbara Hershey, Bonnie Bedelia ou Kurt Russell, sans oublier les ‘semi-récurrents’ Frank Silvera et Rodolfo Acosta en employés du ranch.

« CHAPPARAL » (également connue sous le titre de « LE GRAND CHAPARRAL ») fut partiellement diffusée en France en 1970.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 10:33

Quand ils apparurent pour la première fois dans un même film, Paul Newman et Steve McQueen n’étaient pas sur un pied d’égalité. À 31 ans, le premier tenait la tête d’affiche de « MARQUÉ PAR LA HAINE » dans le rôle du boxeur Rocky Graziano, alors que le second âgé de 26 ans, n’apparaissait que dans le premier quart-d’heure, pour jouer ‘Fidel’ un petit loubard du gang fréquenté par Newman. On les voyait commettre des petits larcins minables dans le Bronx, se battre au couteau, voler des pneus…

NEWMAN MCQUEEN (1)
Vingt ans s’écoulèrent avant que les deux hommes – amis dans la vie – ne se retrouvent ensemble sur un écran. Cette fois McQueen avait dépassé Newman en popularité et il était en premier sur le poster de « LA TOUR INFERNALE ». Enfin… En premier, mais au-dessous de Newman : la seule façon trouvée par leurs agents pour qu'ils acceptent de tourner ensemble.
NEWMAN MCQUEEN 

Car en 1968 ils faillirent déjà partager la vedette de « BUTCH CASSIDY & LE KID », mais l’affaire ne se monta pas, car aucune des deux stars aux yeux bleus n’acceptait d’être en seconde position au générique.

Robert Redford doit donc sa carrière à ces egos hypertrophiés…

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 08:52

UP IN THE AIR (1)« IN THE AIR » est un film de crise. Une œuvre enfantée par le crash boursier de 2008, mais aussi par les profonds changements de société et la déshumanisation des relations.

Payé pour licencier le personnel de boîtes en difficulté, George Clooney passe sa vie dans UP IN THE AIRles avions, s’est créé une routine immuable, s’est coupé de tout rapport humain et collectionne les cartes de plastique qui font sa fierté. Son rêve ultime ? Atteindre suffisamment de « miles » pour obtenir LA carte que seuls quelques privilégiés possèdent dans le monde. Mais ce sympathique monstre froid et mécanisé finit par passer pour un humaniste au cœur d’or, comparé à la génération qui suit, symbolisée par la jeune Anna Kendrick qui elle, propose de licencier à distance via un écran d’ordinateurUP IN THE AIR (2) pour plus d’efficacité et de rendement. Sans imaginer une seconde les dégâts que cela pourrait provoquer.

Jason Reitman se joue des codes de la comédie romantique, pour décrire une histoire d’amour entre Clooney et la sublime Vera Farmiga, nous entraînant dans des clichés ultra-balisés pour conclure avec une cruauté terrible. Non « IN THE AIR » n’est définitivement pas un film de Sandra Bullock !

Finement écrit, magnifiquement dialogué, filmé au cordeau, « IN THE AIR » donne à réfléchir, ne remonte pas forcément le moral, mais décrit notre monde tel qu'il est. Clooney n’a pas été aussi bien depuis des lustres. Sa rencontre avec son Dieu (Sam Elliott dans une séquence irrésistible) arrive trop tard dans sa vie et son désarroi lors de leur bref face à face donne lieu à un beau numéro d’acteur. Outre Anna Kendrick qui est une révélation, on aperçoit quelques seconds rôles comme J.K. Simmons, Melanie Lynksey tous excellents.

Après « JUNO », il est clair que Reitman a sa petite musique bien à lui…

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 17:44

RIDE LONESOME (3)Condensé du talent singulier de Budd Boetticher, « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE » est une épure de western, une leçon de cinéma où l’image en dit plus long RIDE LONESOMEque le dialogue. 

Le scénario entre immédiatement dans le vif du sujet, sans le moindre préliminaire, la plus modeste tentative de psychologie : des hommes minuscules dans une immense contrée désertique s’affrontent autour d’une prime, d’une femme, même si au fond rien n’est aussi simple.RIDE LONESOME (4)

La belle veuve croit que Randolph Scott et Pernell Roberts se disputent le hors-la-loi James Best pour une poignée de dollars comme « des chiens autour d’un os » ? Elle se trompe : Scott suit un plan machiavélique pour venger sa femme et Roberts ne cherche que l’amnistie lui ouvrant les portes d’une vie nouvelle. On imagine le tueur Lee Van Cleef comme une bête sauvage assoiffée de sang ? Non. Il est prêt à sacrifier sa vie pour sauver son frère et demande à Scott de ne pas l’obliger à le tuer. Chez Boetticher – et son scénariste Burt KennedyRIDE LONESOME (5)simplicité ne rime pas forcément avec débilité.

Rarement CinémaScope aura été utilisé avec autant de maestria que dans ce film dont chaque plan, chaque cadrage est une fête pour l’œil. L’unique gros-plan est celui de Van Cleef parlant de son vieil ennemi, tout le reste du film est tourné en plans très larges, valorisant le désert et les rochers. Au milieu, les hommes ne sont que de dérisoires insectes agités de passions insignifiantes.

Bien sûr quelques menus détails ont vieilli, comme ces trop longues séquences nocturnes tournées en « nuit américaines », les dialogues au coin du feu peuvent sembler redondants et les échanges machistes des deux copains matant Karen Steele à distance sont un peu lourdingues. Mais ce n’est rien comparé à la beauté fulgurante du dernier quart dominé par cet arbre « aux pendus », sorte de croix païenne littéralement hantée par tous les morts qui y furent accrochés.

RIDE LONESOME (1)
Le dernier plan de grue, sur l’arbre enflammé emportant ses secrets, est un des plus magnifiques de mémoires d’amateur de western.

Scott qui parle d’une voix étrangement monocorde comme un robot (ou un mort-vivant ?) est parfaitement utilisé, Lee Van Cleef apparaît dans trois séquences mais se montre remarquable de subtilité et James Coburn débutant, est très inhabituel en ‘sidekick’ un brin demeuré et rigolard. Karen Steele est… Wow !

Le fan de Sergio Leone pourra s’amuser à dénombrer les nombreuses influences du maître italien : le méchant appelé Frank (sans nom de famille) joué par le futur ‘Sentenza’, la pendaison au milieu de nulle part, la réplique « Vous faites du bon café » que Cheyenne répètera telle quelle à Jill dix ans plus tard dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », etc.

Le genre de film quasi-parfait qu’on ne se lasse jamais de revoir…
RIDE LONESOME (2)

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 13:02

« THE FIGHT » n’est qu’une des nombreuses enquêtes du lieutenant Ballinger, héros de laMSQUAD fight (1) série TV « M-SQUAD ». Mais il revêt une importance particulière pour l’amateur, grâce aux retrouvailles entre Lee Marvin protagoniste de la série et Charles Bronson, « guest star » de l’épisode.

Celui-ci incarne Eddie Loder, champion de boxe déterminé et un peu trop sûr de lui, qui après avoir accidentellement tué un adversaire sur le ring, voit sa vie menacée : on lui tire dessus dans les vestiaires, on essaie de l’empoisonner (c'est le caniche de Mme Loder qui morfle), on pose une bombe dans son casier. Évidemment, Marvin pas tombé de la dernière pluie, soupçonne l’entourage du cogneur, jusqu'à sa femme qui déteste la boxe. Mais le fauteur de troubles n’est finalement que le soigneur de Bronson.

« THE FIGHT » est un sympathique whodunit de 26 minutes, dans lequel Marvin qualifie Bronson de « good kid » alors qu'il a trois ans de moins que lui, et dont les combats de boxe évoquent un peu – de façon extrêmement rudimentaire – le look réaliste recréé par Scorsese dans « RAGING BULL ».

Les deux « tough guys » ne devaient se retrouver que huit ans plus tard pour « 12 SALOPARDS ». Et cette fois, ce ne seront plus les caniches innocents qui vont morfler !


MSQUAD fight
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:03

Légende vivante du ‘spaghetti western’, cabotin génial ou bouffon incontrôlable selon les films et les rôles, le Cubain Tomás Milian a tracé sa route de chef-d’œuvre en nanar pendant quatre décennies.

Son Cuccilio de « COLORADO » ou son peone à béret basque de « COMPAÑEROS » sont des silhouettes « séminales » du genre. Aujourd'hui, il fête ses 78 ans. Feliz compleaños, Tomás…
MILIAN anniv

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 19:33

AWAKENING (1)On ne devrait pas être surpris qu’un réalisateur aussi éclectique que Mike Newell, qui signa « 4 MARIAGES ET UN ENTERREMENT » et « DONNIE BRASCO », ait pu débuter avec un AWAKENINGfilm de momie inspiré d’un roman de Bram ‘Dracula’ Stoker.

« LA MALÉDICTION DE LA VALLÉE DES ROIS » se situerait entre « LES 7 BOULES DE CRISTAL » d’Hergé etAWAKENING (3) les joyeuses bêtises avec Brendan Fraser, avec une pincée de « LA MALÉDICTION » (la chute sur la verrière, l’accident de camion qui renvoie à la mort de David Warner).

Bien sûr, Charlton Heston paraît bien âgé au début pour jouer un archéologue trentenaire (et en short !), mais il retrouve de sa superbe dans la période située « 18 ans plus tard », avec sa barbe de ‘statue du commandeur’ et sa voix de basse. Ce rôle d’homme hanté, obsédé jusqu'à la mort, ne lui convient pas vraiment, mais sa présence « bigger than life » ajoute à l’ambiance BD du film. À ses côtés, Susannah AWAKENING (4)York tient le rôle ingrat de l’épouse sacrifiée et la jeune Stephanie Zimbalist incarne la reine démoniaque réincarnée en teenager américaine. Elle a un plan très amusant où elle crache comme un chat, à la fin.

L’Égypte est bien photographiée par le grand Jack Cardiff, la BO est étonnamment signée de Claude Bolling, et si selon les critères actuels, il peut paraître longuet et convenu, « LA MALÉDICTION DE LA VALLÉE DES ROIS » n’en demeure pas moins une tentative sympathique, qui assume courageusement son premier degré, sans crainte du ridicule dans lequel il sombre parfois.

AWAKENING (2) 

À NOTER : le film est disponible en Angleterre dans une belle copie 16/9 (faussement annoncée en 4/3 sur la jaquette, quelle drôle d’idée !), mais sans aucun sous-titre.

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 11:23

MISSOURI TRAVELER (1)Entre deux saisons de « M-SQUAD », Lee Marvin trouva le temps de tourner un film pour le cinéma, réalisé d'ailleurs par un des metteurs en scène de sa série, Jerry MISSOURI TRAVELERHopper. « THE MISSOURI TRAVELER » est un petit film familial contant l’histoire d’un jeune fugueur adopté par une ville tout entière. C'est Brandon de Wilde, l’ex-garçonnet de « L'HOMME DES VALLÉES PERDUES » qui tient le rôle principal, mais le charme du film provient de ses seconds rôles : le sympathique Gary Merrill incarne un journaliste généreux, Mary Hosford MISSOURI TRAVELER (2)(éleveuse de chevaux de courses dans la région où fut tourné le film) tient son unique rôle à l’écran, tandis que Lee Marvin trouve le personnage le plus intéressant, un riche fermier misanthrope et revanchard haï par tous, qui s’attache malgré lui à l’adolescent qu'il éduque « à la dure » pour devenir fermier. On aperçoit également un très jeune (et très mince) Roy Jenson en garçon de ferme.

« THE MISSOURI TRAVELER » est une toute petite production à peine supérieure à un téléfilm lambda, MISSOURI TRAVELER (3)qu’on sent très influencée par l’univers de John Ford, de l’utilisation de certains comédiens à l’interminable bagarre finale entre Marvin et Merrill, directement calquée sur celle de « L'HOMME TRANQUILLE ».

La seconde place au générique de Marvin prouve que son statut avait alors évolué dans la profession grâce à sa série. D'ailleurs, c'est la première fois qu'il finit avec la jeune première dans les bras !

La démarche chaloupée, n’hésitant jamais à se montrer odieux (lorsqu’il frappe le cheval à coups de massue, par exemple) et provocateur, mais plus humain qu'il ne voudrait le laisser paraître, Tobias Brown fait tout à fait partie de la galerie de portraits d’hommes rudes et autoritaires dont Lee Marvin s’était fait une spécialité.

 

À NOTER : le film est disponible en zone 1, dans des copies plus que moyennes mais qui sont la seule façon de découvrir l’œuvre.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE MARVIN
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 09:55

Il fut un réalisateur inégal mais toujours intéressant, un homme de gauche engagé, un ami de Paul Newman avec lequel il tourna pas moins de six films.

Martin Ritt signa quelques œuvres majeures comme « LE PLUS SAUVAGE D’ENTRE TOUS », « L’ESPION QUI VENAIT DU FROID » ou « LE PRÊTE-NOM », un grand western : « HOMBRE » et acheva sa carrière avec des films désuets, en décalage avec leur temps.

Il aurait eu 96 ans aujourd'hui. Happy birthday, Mr. Ritt.
RITT anniv

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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