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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:50

COMBAT duvall« THE ENEMY » est un épisode de la 3ème saison de « COMBAT ! » qui est pour le principal de son métrage, un face à face entre Rick Jason, le héros de la série et un officier SS qu'il a capturé alors qu'il piégeait un village français.

Sous la menace, l’Allemand va déminer une à une toutes les rues, tous les bâtiments et désamorcer les bombes placées par ses hommes. Mais il n’hésitera pas à profiter de la moindre occasion pour tromper l’Américain et s’enfuir.COMBAT duvall (1)

Le scénario est un brin fastidieux et répétitif, certains détails feront bien rire le spectateur francophone, comme l’accent ahurissant de cette nonne (Anna Lee) et de ce résistant qui parlent un français abominable, manifestement appris phonétiquement (« Assassène ! »).

S’il faut tout de même voir cet épisode languissant, ce sera pour Robert Duvall. Une bonne décennie avant « L’AIGLE S’EST ENVOLÉ », il endosse déjà l’uniforme du 3ème Reich pour camper ce militaire calme et rusé dont le comportement demeure ambigu jusqu'au bout. Champion toutes catégories de l’opacité et du sourire à double sens, Duvall est absolument magnétique, à la fois odieux et charismatique, intelligent et sans pitié. Et son accent est à peu près crédible. Sa relation avec le G.I. est assez complexe et subtile pour regretter qu'elle n’ait pas été plus développée.

 

À NOTER : par le plus grand des hasards, ce post a été rédigé le jour même du 82ème anniversaire de Robert Duvall. Alors, happy birthday, Bob !

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 06:01

COMBAT cassavetesQue signifie ce terme bizarre « S.I.W. » ? Tout simplement « Self Inflicted Wound », COMBAT cassavetes (1)autrement dit une blessure auto-infligée, un truc de certains soldats désireux de quitter le front à n'importe quel prix.

« S.I.W. » c'est aussi le titre d’un épisode de la 4ème saison de « COMBAT ! » qui est une petite fable sur les apparences trompeuses et sur l’habit qui – on le sait – ne fait pas toujours le moine.

En ‘guest star’, John Cassavetes joue un G.I. qui s’est sorti indemne miraculeusement de plusieurs missions et débarquements dont il était l’unique survivant. Il arrive donc dans le ‘platoon’ de Vic Morrow avec une réputation de lâche et de tricheur. Le regard fuyant, peuCOMBAT cassavetes (2) souriant, il s’attire l’antipathie de tout le monde et quand on le retrouve blessé après une fusillade, le ‘medic’ pense aussitôt qu'il s’est tiré lui-même dessus. Il faut dire que les explications de Cassavetes sont confuses, contradictoires et pour tout dire, pas très crédibles.

Alors que la haine monte, seul Morrow continue de douter. Et il aura raison… Cassavetes, malgré son comportement déplaisant et peu sociable, n’a jamais menti ! La chute n’offre pas une grande surprise, mais le grand John est au sommet de son art dans ce rôle ambigu et tout en creux, qui joue sur nos préjugés et nos rejets épidermiques. Bon épisode, en somme.

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 09:15

Enfin vu ce fameux épisode de « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE », intitulé « SCORCHED EARTH », réalisé par Michael Slovis et très inspiré d’un faits-divers encore brûlant à l’époque du tournage.

Alors ? C'est une sorte de ‘digest’ de l’affaire du Sofitel, dans lequel le présidentiable français devient un probable premier ministre… italien. À part quelques menus détails, on retrouve tous les acteurs de l’histoire, les détails les plus sordides. Est-ce passionnant ? Pas vraiment. Les auteurs ne laissent aucune place à l’ambiguïté quant à la culpabilité de l'homme et affichent leur sympathie (nuancée, certes) pour la femme de ménage. Il faut dire aussi qu’avec un peu de recul, on en a soupé de cette affaire ! On a presque la sensation de voir une redif !

Alors intégrer tous les faits dans un scénario de cette série, pourquoi pas ? Mais pourquoi faire une allusion directe aux véritables protagonistes ? À un moment donné, la procureur dit : « Nous avons là un nouveau DSK ». Cela fiche tout par terre. Comment imaginer une seconde qu’à peine quelques mois après, un politicien européen refasse EXACTEMENT la même bêtise au même endroit, avec une femme de ménage africaine ?

NERO DSK

Reste l’étonnement de voir ce vieux Franco Nero endosser les habits – enfin, le peignoir – de l’accusé. Délaissant complètement son charme habituel (à peine si on voit la couleur de ses yeux !), l’ex-Django se montre plutôt crédible. Mais son aspect physique d’ancien jeune premier, comme celui d’Anika Noni Rose en accusatrice, faussent légèrement le jeu. Comment ne pas penser aux originaux ?

Plaisir tout de même de retrouver d’excellents acteurs comme Linus Roache en D.A. et Ron Rifkin en avocat.

Bref… Ce téléfilm ouvre la 13ème saison de la série et il fallait probablement aux producteurs un ‘booster’ pour faire oublier l’absence de Chris Meloni, locomotive de la série, parti vivre sa vie.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:33

« TRAIL OF TERROR », épisode de la 4ème saison de la série « LES RUES DE SAN FRANCISCO » est à voir pour trois excellentes raisons : Michael Douglas, Meg Foster et James Woods, trois stars – à différents niveaux – des années 80 et 90, réunis pour un film assez atypique.

STREETS woods

Témoin du meurtre de son boy friend, trafiquant de bijoux volés, Meg s’enfuit et retourne dans sa ville natale. Elle est traquée par les quatre marins meurtriers. Douglas, Jr. la coince avant eux, mais ils sont pourchassés dans la forêt par les méchants. Le flic prend même une « balle-dans-les-reins-sans-gravité » qui le handicape quelque peu (et pourrit complètement son brushing) et oblige la jeune femme à prendre elle-même les armes pour sauver leur peau.

Meg Foster est bien belle avec ses yeux transparents et compose un personnage original de fille qui n’a pas froid aux yeux, mais celui qui s’éclate le plus est le jeune Woods dans un rôle de marin psychopathe, prêt à frapper n'importe qui pour n'importe quoi et qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge. Même dans un petit téléfilm standard comme celui-ci, il dégageait tout de même une singulière violence et une sensation d’insécurité très personnelle. Karl Malden lui, « too old for this shit », se contente d’arriver en hélico à la fin, pour passer les menottes aux survivants. Parmi les petits rôles, on reconnaît le vétéran Kenneth Tobey en shérif d’un âge certain.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 18:59

« DEAD LIFT » est un des derniers épisodes de la série « LES RUES DE SAN FRANCISCO », connu pour la participation du jeune Arnold Schwarzenegger en ‘guest star’ principale dans un rôle (relativement) autobiographique de culturiste autrichien.

Le scénario hélas, explore platement le milieu sportif, se focalisant sur l’aspect « ridicule » des bodybuilders. Arnold est en effet la victime de moqueries et de quolibets qui le font entrer dans des colères noires. Au début du film, il s’énerve contre une jeune fille qui éclate de rire en le voyant – le torse huilé – prendre des poses avantageuses dans son living room, et la tue accidentellement. Avec son air placide, sa lenteur de mouvements, son accent à couper au couteau, ‘Schwarzie’ ne rend pas très crédibles les crises de démence de son ‘Joe Schmidt’ et on se surprend souvent à avoir aussi envie de rire. À noter pour le fan de l’acteur/gouverneur une scène où il vient se dénoncer dans un commissariat et parle à un agent à travers une vitre de sécurité, préfigurant une célèbre séquence de « TERMINATOR ».

RUES arnold

Karl Malden et son co-équipier (pas Michael Douglas, parti pour d’autres cieux) passent leur temps à cavaler d’un décor à l’autre à la recherche de M. Muscles et on reconnaît de bons comédiens comme Diana Muldaur en bourgeoise émoustillée par les biceps du futur Conan ou le vétéran Bert Freed.

Un ‘collector’ donc pour le fan compulsif et complétiste d’Arnold, mais – et c'est bien dommage – un des épisodes les plus faibles de la série.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:26

Avec sa seconde saison, la série « THE WALKING DEAD » émigre de la ville à la campagne pour une douzaine d’épisodes entièrement situés dans une ferme où se réfugient nos héros. L’univers inspiré de la BD d’origine est parfaitement campé, la menace des zombies toujours présente et l’accent est mis sur les conflits humains et les questions qui se posent quant à la WDEAD2préservation de ce qui reste d’Humanité en chacun de nous, quand les lois n’ont plus court.

Pourtant, malgré ses indéniables qualités addictives et des séquences horrifiques excellemment filmées, la saison paraît moins forte que la 1ère. Bien sûr, l’effet de nouveauté a disparu, mais ce n’est pas que cela. Les scénarios semblent délayés, comme s’il y avait trop d’épisodes pour ce qu'il y a à raconter. Ça discute beaucoup, les choses sont répétées, deux, trois, voire quatre fois d’affilée, les dilemmes ne sont pas toujours très justifiés ou compréhensibles. Bref, le huis clos imposé dans cette ferme finit par peser un peu sur l’intérêt du récit.

Une fois n’est pas coutume dans une série U.S., le cast n’est pas toujours à la hauteur. Pour un excellent Andrew Lincoln en leader incertain et un superbe Scott Wilson en patriarche rural, on doit supporter les grimaces lassantes de Laurie Holden ou Jon Bernthal, le jeu systématique d’une Sarah Wayne Callies. Mais comme pour la première saison, c'est le formidable Norman Reedus qui se détache progressivement comme le vrai protagoniste de la série : un ‘biker’ violent et mal embouché qui s’intègre peu à peu à la communauté et s’avère être le personnage le plus attachant.

Une série à voir donc, malgré ses défauts persistants, pour ses scènes d’action magistrales, pour la façon toujours originale (et drôle au second degré) de dégommer les morts-vivants, pour quelques plans particulièrement « dégueu » (le gros zombie dans le puits) et aussi pour des surprises qui nous cueillent quand on ne s’y attend pas du tout, comme la mort par exemple, de deux rôles principaux. À suivre, donc…

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:10

PROMISE (1)Tout le monde sait que James Woods est un excellent comédien. D’Aldrich à Scorsese en passant par Leone et Cronenberg, il a tourné pour les plus grands. Aussi est-il surprenant de découvrir qu'il donna le meilleur de lui-même dans un modeste téléfilm :PROMISE « PROMISE ». Si le postulat de départ évoque « RAIN MAN », le traitement n’a rien à voir. Woods joue non pas un autiste placide, mais un schizophrène aux violents changements d’humeur. Par contre, lui aussi retrouve son frère qui « hérite » de lui à la mort de leur mère.

Sobrement écrit, entièrement centré sur les personnages et l’étude précise de la maladie, le film est poignant du début à la fin, sans jamais céder au mélo lacrymal ou aux facilités hollywoodiennes. Malgré une note d’espoir fugace, il n’y aura pas de happy end. Que dire de la performance de Woods, si ce n’est qu'elle frise le prodige ? Non PROMISE (2)seulement on oublie instantanément tous ses rôles de méchants et ses habituels tics de jeu, mais l’acteur disparaît dans son rôle, se fond dedans au point qu'il est parfois douloureux et pénible de le voir dans des situations de panique ou de crise aiguë. C'est beaucoup plus qu’un bon sens de l’observation. Face à lui, James Garner ne démérite pas dans un rôle plus ingrat. C'est lui qui joue l’aîné, un « beauf » sympathique mais égoïste et maladroit, incapable d’aider ce « boulet » ingérable sans sacrifier sa propre existence, toute médiocre qu'elle soit. Quelques face à face sont d’une intensité insoutenable.

C'est très soigneusement réalisé, la photo est digne d’un long-métrage de cinéma, seuls pèchent un peu les rôles secondaires à peine esquissés. « PROMISE » n’est pas un film agréable ni consensuel, mais même si on n’aime pas forcément se plonger ainsi dans la misère humaine, on doit le voir pour admirer un James Woods au sommet de son art. Électrisant !

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 10:29

WINDS WAR (2)Herman Wouk a adapté lui-même son best-seller « LE SOUFFLE DE LA GUERRE » en une imposante minisérie de douze heures. Le principal intérêt de la chose n’est pas le côté ‘soap opera’ du scénario, mais bien le cours magistral qu'il développe sur la WW2 ou plutôt sur les trois années qui amenèrent progressivement les États-Unis à s’engager dans le conflit. Le film commence avec l’invasion de la Pologne et s'arrête juste après Pearl Harbor.WINDS WAR Le tout est vu à travers le destin d’une famille de militaires dont le père est un capitaine de l’U.S. Navy catapulté diplomate à Berlin puis un peu partout en Europe.

L’équilibre entre les séquences « familiales » et celles montrant les grands de ce monde n’est pas toujours très heureux, mais malgré des hauts et des bas parfaitement normaux pour un film d’une telle durée, on ne peut que respecter les moyens mis en œuvre, que ce soit pour les décors, les extérieurs extrêmement variés et la figuration. On ne ressent presque jamais les contraintes budgétaires de la télé, grâce à un montage au cordeau et aux cadrages toujours dynamiques de Dan Curtis.

Côté casting, c'est un peu moins irréprochable, surtout au niveau des têtes d’affiche : Robert Mitchum est, à 66 ans, bien trop âgé pour jouer ce soldat dur-à-cuire et son air perpétuellement crevé, blasé, ses soupirs à fendre l’âme, laissent à penser qu’un Charlton Heston aurait été plus adéquat. Même chose pour les quadragénaires Ali MacGraw (insupportable !) et Jan-Michael Vincent, censés jouer des personnages quinze ans plus jeunes qu’eux. Quant à Polly Bergen, incarnant la femme de Mitchum, son rôle est écrit avec une misogynie terrifiante ! Heureusement, les seconds rôles sont remarquables, à commencer par Gunther Meisner jouant un Hitler clownesque et monstrueux et le réalisateur Enzo G. Castellari, magnifique Mussolini. Ralph Bellamy est également une saisissante réincarnation de Roosevelt, jusqu'aux moindres maniérismes.

WINDS WAR (1)

« LE SOUFFLE DE LA GUERRE » est un téléfilm à prendre dans son ensemble, qualités et défauts compris. On alterne les séquences passionnantes et le mélodrame pesant, on comprend parfois l’enchaînement des évènements et les relations entre pays de façon lumineuse et on se perd dans des scènes répétitives assommantes (MacGraw et son vieil oncle John Houseman, l’adultère de Polly Bergen). Bref, c'est un trip dans lequel il faut entrer sans réfléchir, d’autant qu’on est compensé de quelques moments d’ennui par le sourire radieux de la très charmante Victoria Tennant.

Quatre ans après, fut tournée la suite de même longueur : « REMEMBRANCE OF WAR ».

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:39

« BELLA MAFIA » est un gros, un copieux plaisir coupable de 2 H 40, mêlant le mélodrame mafieux à la tragédie antique, les méandres scénaristiques à la Mario Puzo et les clichés du ‘soap opera’, ne craignant aucune ficelle aussi énorme soit-elle (ce sont parfois des câbles !) et ne reculant devant aucun coup de théâtre délirant. Bref, un bonheur !

BELLA MAFIA

La première partie a beau se passer à Palerme, le cast ne compte pas énormément d’Italiens. En fait, il compte… Franco Nero, dans un rôle effacé de ‘consigliere’, le reste est un mélange hétéroclite d’acteurs américains, anglais ou allemands qui se sortent étonnamment bien de rôles qui sont parfois d’hallucinantes caricatures. Mais commeBELLA MAFIA (1) souvent, plus c'est gros, mieux ça fonctionne. Et c'est le cas ici.

Après le massacre de tous les hommes et enfants d’un clan mafieux sicilien, ce sont les veuves qui prennent la vendetta en mains et entreprennent d’éradiquer les assassins. C'est déjà jouissif en soi, mais on a droit en bonus à un personnage fascinant de bâtard sauvage et à moitié cinglé, qui s’immisce dans le matriarcat et séduit tout le monde, comme dans « THÉORÈME ». Ce qu'elles et lui ignorent, c'est qu'il est le fils de l’une d'elles et qu'il a massacré lui-même sa propre famille. Bambins compris !

On le voit, c'est de la pure « pulp fiction » et on ne sent vraiment pas le temps passer. En tête de générique, Nastassja Kinski est très bien, passant de l’adolescente virginale à la « marraine » implacable avec finesse. James Mardsen est exceptionnel dans le rôle du tueur à face d’ange, un rôle qu’aurait parfaitement pu tenir un jeune Alain Delon. Vanessa Redgrave semble échappée des « TROYENNES ». Seule Jennifer Tilly détonne un peu, sa voix suraiguë finissant par vriller les nerfs les plus solides.

« BELLA MAFIA » est une sorte de concentré de fantasmes sur la Cosa Nostra, nourrie de références aux films de Coppola (on cite même « une offre qu’on ne peut pas refuser ») et de Scorsese. De la grande télé, sans doute pas, mais de ‘l’entertainment’, certainement !

 

À NOTER : ce téléfilm en deux parties fut diffusé en France sous le titre – vraiment pas terrible – de « LES CHARMES DE LA VENGEANCE ».

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:03

Héritière du classique « UN CRIME DANS LA TÊTE » des années 60, petite sœur de « 24 HEURES CHRONO » des mêmes producteurs, la série « HOMELAND » creuse encore le sillon d’une création télévisuelle âpre et peu consensuelle, qui décrit une Amérique paranoïaque, abimée à jamais par le 11 septembre, plongée dans les ténèbres d’une guerre sans champ de bataille.

À la fois complexe et extrêmement lisible, la construction de la série se concentre finalement sur deux individus gravement endommagés qu’on est bien obligé d’accepterHOMELAND comme « héros ». Lui est un ex-prisonnier de guerre qui rentre de huit années de captivité en Irak et qu’on soupçonne d’avoir été « retourné » par l’ennemi. Elle est une brillante analyste de la CIA dont le génie stratégique est brouillé par le fait qu'elle est bipolaire et parfois incontrôlable.

Deux personnalités ‘borderline’, dangereuses, instables, attirées l’une par l’autre, mais incapables de sentiments « normaux » tant ils ont été modifiés par leurs expériences traumatiques. À travers eux, les auteurs décrivent ce monde au bord de l’implosion, qui semble fuir de partout et dont les valeurs s’effritent jusqu'à devenir totalement méconnaissables.

C'est très addictif, extrêmement intelligent, d’une pureté narrative jamais prise en défaut (si on ferme les yeux sur quelques menues impasses et « comme par hasard »). La série doit beaucoup à Claire Danes, comédienne généralement attachante et plutôt transparente, qui explose ici de façon très inattendue. Pendant ses crises de démence, elle fait littéralement froid dans le dos ! Face à elle, l’opaque et inquiétant Damian Lewis et l’excellent Mandy Patinkin en as de l’Agency, plombé par ses problèmes personnels.

Unanimement saluée comme un chef-d’œuvre télévisuel, « HOMELAND » ne déçoit nullement et va tellement loin dans l’angoisse existentielle de l’Amérique, qu’on en ressort incertain, ébranlé, mal à l'aise. De la très grande télévision, autrement dit…

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