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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:49

NIGHT G nimoyBien qu'il soit écrit par le scénariste attitré de Sydney Pollack, le récemment disparu David Rayfiel, l’épisode « SHE’LL BE COMPANY FOR YOU » de la 3ème saison de « NIGHT GALLERY », n’a pas beaucoup de sens.

Alors qu'il vient d’enterrer sa femme invalide, Leonard Nimoy se voit offrir un chat par NIGHT G nimoy (1)Lorraine Gary, la fantasque meilleure amie de la défunte. Sa vie devient alors un enfer : la clochette d’appel ne cesse de sonner alors qu'il est seul, des rugissements résonnent autour de la maison et il finit par voir des panthères et autres tigres, alors qu’une jungle tropicale pousse dans son jardin. Pourquoi ? Difficile à dire.NIGHT G nimoy (2) Toujours est-il que le pauvre veuf finit apparemment bouffé par le matou !

Le scénario est mince comme du papier à cigarette, c'est un festival Nimoy, qui occupe seul l’écran pendant les trois-quarts de l’action en grimaçant, en pleurant, en faisant ce qu'il peut en somme. Heureusement qu'il a du métier et de la présence ! À ses côtés, Gary – connue pour avoir joué la femme de Roy Scheider dans « LES DENTS DE LA MER » et deux de ses sequels – est très à son avantage en femme-chat plus ou moins sorcière, qui semble tout droit sortie de « LA FÉLINE » de Jacques Tourneur.

Mais quel rapport entre les chats et la mort de la pauvre épouse de Spock, là est la question…

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 18:26

Dès les premières images d’un épisode de la série « ARREST AND TRIAL » tourné en 1963 et conçue par les futurs auteurs de « COLUMBO », il paraît évident qu’on a affaire à l’ancêtre des séries « LAW & ORDER » de Dick Wolff. Chaque épisode est proposé en deux parties. L’enquête sur un meurtre, puis le procès.

La première excellente idée qui saute aux yeux est le casting : un flic de terrain et un avocat se partagent la vedette. Quand on voit Ben Gazzara le cérébral new-yorkais et Chuck Connors le cowboy baraqué en tête d’affiche, on imagine déjà qui joue qui. Eh bien, pas du tout ! Gazzara incarne le flic et Connors l'homme de loi. Jolis contremplois !

ARREST TRIAL o'connell

L’épisode « THE BEST THERE IS » est extrêmement bien écrit : un jeune latino est accusé d’avoir tué un pompiste. Connors est trop occupé pour accepter le dossier et laisse Arthur O’Connell, son vieux mentor à la retraite, s’en charger. Seulement le vieil homme n’a plus toute sa tête et fait condamner le garçon, pourtant innocent. Le vrai dilemme du scénario arrive quand Connors va devoir prouver l’incompétence de son père spirituel devant la cour, humilier l'homme qui lui a tout appris et qu'il admire.

Vieilli par un maquillage un peu appuyé, O’Connell est parfait en égocentrique plein de lui-même, qui se décompose progressivement. Parmi les autres ‘guest stars’, la jolie Marianna Hill en fiancée de l’accusé et Steve Brodie un vieil habitué du ‘film noir’ en collègue soupçonné de la victime.

C'est tourné simplement en noir & blanc, alternant les séquences en studio et les extérieurs. L’interprétation est vraiment d’un très haut niveau : Gazzara taiseux et désenchanté, mais foncièrement intègre et Connors affable et mondain, mais redoutable dans ses œuvres. Tous les personnages récurrents comme John Kerr, John Larch ou Don Galloway sont au diapason.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:39

ROPE« NIGHT GALLERY » fut la sœur jumelle mais en couleurs de « THE TWILIGHT ZONE », conçue et présentée par le même Rod Serling. « THE RING WITH THE RED VELVET ROPES » est un épisode de la 3ème saison, réalisé par le français Jeannot (‘Jean’ au générique) Szwarc. Gary Lockwood joue le nouveau champion de boxe poids-lourd. À la suite de sa victoire, il se retrouve projeté dans une maison inconnue et obligé d’affronter le ROPE (1)mystérieux maître des lieux, qui semble combattre tous les championsROPE (2) depuis des siècles... et les vaincre l'un après l'autre. S’il ne remportait pas cette victoire, Lockwood prendrait sa place dans cet endroit étrange qui n’est pas sans évoquer l’enfer, ne serait-ce que par ses éclairages rougeoyants. Jusqu'aux téléphones qui sont rouges !

Le film est court – 26 minutes à peine – mais son atmosphère bizarroïde évoque la série « LE PRISONNIER » et l’idée de base est intrigante. C'est le grand Chuck Connors qui incarne le challenger de l’au-delà, avec sa gueule anguleuse et son œil menaçant. Le combat final manquant cruellement de moyens est un brin décevant et l’actrice Joan Van Ark est nettement insuffisante, mais l’épisode se laisse suivre avec intérêt, jusqu'à sa chute prévisible et angoissante.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 18:25

BELLESTARR (2)Écrit par James Lee Barrett, scénariste proche de John Wayne, réalisé par le grand chef-opérateur John A. Alonzo (qui signe également l’image), « BELLE STARR » est un très BELLESTARR (1)beau téléfilm, mettant en scène une légende de l'Ouest, immortalisée au cinéma par Gene Tierney et ressuscitée ici par Elizabeth Montgomery.

L’approche est – comme souvent dans le western des seventies à la télé ou au cinéma – démystificatrice et ultra-réaliste. Certes on retrouve des noms célèbres comme Jesse James, Cole Younger, les frères Dalton, mais ils sont dépeints sans le moindre glamour hollywoodien : juste des voyous sans foi ni loi, des ivrognes fuyant d’une ville à l’autre, entre deux hold-ups, jusqu'à l’embuscade fataleBELLESTARR (3). Belle est la seule femme du gang, elle a couché avec à peu près tout le monde, fait quelques enfants çà et là et paraît être le cerveau de la bande. Femme libre, amorale, chaleureuse et impitoyable, elle offre à l’excellente Montgomery un rôle qui rappelle celui de Jane Fonda dans « LE SOUFFLE DE LA TEMPÊTE ». Une authentique dure-à-cuire prête à tout pour survivre.

L’approche du scénario est fort intéressante, puisqu’il retrace la fin de Belle Starr en drame œdipien : c'est son propre fils, fou d’amour pour elle, qui  la dénoncera aux autorités et qui mettra probablement (la fin n’est pas explicite) un terme à ses jours.

Le film détonne dans la production télévisuelle de l’époque par une photographie très « cinéma », avec des contrejours, un éclairage souvent sous-exposé, beaucoup de plans larges et des visages parfois indiscernables sous l’ombre des chapeaux. Autour de la vedette principale, remarquable du début à la fin, on reconnaît de bons seconds rôles comme Geoffrey Lewis en prêcheur faux-jeton, le jeune Fred Ward en hors-la-loi indien et Cliff Potts aussi cool qu’un Kris Kristofferson en Younger fuyant mais sympathique.

Une belle réussite qui offre à l’ex-sorcière bien-aimée, un de ses meilleurs rôles de la maturité.

BELLESTARR

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:10

« BREAK ! » est un épisode de la 7ème et dernière saison de la série « MISSION : IMPOSSIBLE », intéressant pour deux raisons : d’abord la ‘guest’ principale n’est autre que le toujours populaire Robert Conrad, ensuite le film semble démontrer que le système érigé par la série arrivait en bout de course. En effet, les agents de l’IMF infiltrent ici l’organisation d’un arnaqueur au billard, afin de récupérer des microfilms cachés sur le cadavre d’un agent du FBI abattu par celui-ci. Le seul problème, c'est que tout est tellement huilé, que le suspense est complètement absent !

IMF conrad

Peter Graves et son équipe se sont introduits parmi les ‘bad guys’ à tous les niveaux de l’organigramme : Peter Lupus devient garde du corps de la fripouille, Barbara Anderson se trouve JUSTEMENT être l’ex de Conrad, etc. Les malheureux n’ont aucune chance ! Pour un peu, on les plaindrait…

Alors on suit avec une indifférence amusée la table de billard truquée, les boules téléguidées à distance, les coups de théâtre téléphonés et la chute sans surprise. Il faut vraiment être fan de l’ami Conrad – ici très à l’aise en lieutenant du méchant-en-chef – pour suivre l’affaire jusqu'au bout.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 11:26

La série western « ZANE GREY THEATRE » a ceci de particulier qu'elle présentait non pas de simples épisodes de 26 minutes, mais véritablement des petits films dont le scénario pouvait parfaitement être développé en une durée de long-métrage. Réalisé par Richard Wilson « RETURN TO NOWHERE » suit un ‘gunfighter’ professionnel (Stephen McNally) qui revient dans la ville où vit encore son ex-femme (Audrey Totter). Celle-ci s’est remariée au marshal (John Ireland) qui découvre bientôt l’identité du tueur. Mais McNally s’aperçoit qu'il a un fils de 7 ans dont il ignorait l’existence. Va-t-il se laisser arrêter ou abattre l'homme qui a fondé une famille à sa place ? Dilemme…

ZANE GREY totter

Bien mené et correctement filmé dans des décors plutôt riches pour un téléfilm, « RETURN TO NOWHERE » tient par la forte personnalité de son trio de comédiens. En tête, l’inégal McNally excellent en pistolero errant, hanté par la voix de sa première victime qui vient lui parler pendant la nuit. Totter est moins bien employée dans un rôle de maman éplorée, elle qui était si parfaite en ‘bad girl’. Quant à Ireland, on est tout étonné de le voir pour une fois dans un rôle de brave type. Le duel final entre les deux hommes annonce avec quelques années d’avance celui de « EL PERDIDO » : un suicide déguisé en duel.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 08:53

Mick Garris a déjà réalisé pas mal d’adaptations de romans de Stephen King qui lui-même a déjà écrit bien souvent des histoires dans le style de « BAG OF BONES ». C'est dire qu'il ne faut pas s’attendre à de l’originalité ou du renouveau dans ce téléfilm en deux parties, centré sur le veuvage d’un romancier qui s’isole dans une maison de famille et affronte des fantômes BAG BONESvindicatifs et une malédiction ancienne. Le scénario multiplie les clins d’œil à l’œuvre de King et on a la sensation d’un rabâchage quelque peu stérile.

Si « BAG OF BONES » mérite un coup d’œil, ce sera pour la prestation de Pierce Brosnan. Complètement seul à l’image pendant les trois-quarts du métrage, il fait preuve d’une épaisseur et d’une émotion qu’on ne lui connaissait pas. Pendant toute la première partie, il offre peut-être le meilleur travail de sa carrière et se dépense sans compter. Il est bien entouré de deux comédiennes aussi belles que singulières : Annabeth Gish, hélas trop peu présente et Melissa George dans un personnage mal défini qu'elle parvient à humaniser.

Si on a lu un ou deux pavés de l’auteur ou vu une des innombrables adaptations qui en furent tirées, on devine très vite les tenants et aboutissants de l’histoire. Et Garris n’étant pas spécialement doué pour les séquences d’action, certaines sont franchement ratées comme le flash-back dénouant le mystère et surtout le ‘climax’ du film confinant au Grand Guignol le plus désuet et ridicule. On peut également reprocher à la photo d’être trop claire, sans mystère, trop « téléfilm » en somme. Mais si le film demeure regardable, c'est par l’identification à son héros qui s’installe dans la longueur (pas loin de trois heures, tout de même !) et par la familiarité de l’univers dans lequel on se retrouve depuis tant d’années de règne du « King ».

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:28

« THE ANNIE GRIFFITH STORY » est un épisode de la 2ème saison de « LA GRANDE CARAVANE », réalisé par Jerry Hopper est dont la ‘guest star’ est Jan Sterling.

L’éclaireur Robert Horton tombe dans un guet-apens. Blessé, il parvient à tuer son agresseur. Il est recueilli et soigné par Annie, une jeune femme vivant en ermite dans une cabane isolée en plein territoire shoshone. Il apprend bientôt que c'est son mari qu'il a dû abattre. Mais la brusque Annie va peu à peu craquer pour son protégé et finira par quitter sa solitude pour rejoindre la caravane avec lui. Cette histoire est montée en parallèle avec des séquences au sein du convoi où Ward Bond doit négocier dur avec un des colons (John Dehner) qui veut partir avant l’arrivée de l’hiver et abandonner Horton à son sort.

WAGONTRAIN sterling

L’épisode tient entièrement sur la personnalité de Jan Sterling, étonnante dans ce rôle à la Calamity Jane. Élevée dans le Sud, Annie a toujours été convaincue qu'elle était laide et est donc partie pour l'Ouest, afin d’épouser n'importe quel rustaud et faire des enfants. Elle en a eu trois qu'elle a dû enterrer elle-même. C'est le bel éclaireur qui réveillera sa féminité. Quand il lui dira « Vous êtes jolie, Annie », la dure à cuire fondra littéralement sur place !

À voir impérativement pour l’admirateur de cette comédienne étonnante, qui compose un personnage touchant et inquiétant, qui annonce avec quelques années d’avance, la protagoniste de « MISERY » qui s'appelait d'ailleurs elle aussi Annie. En plus mimi, tout de même…

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:26

SUNSETCormac McCarthy avait écrit le roman dont fut tiré « NO COUNTRY FOR OLD MEN » dans lequel jouait Tommy Lee Jones. Celui-ci adapte sa pièce « THE SUNSET LIMITED » pour réaliser lui-même un téléfilm HBO où il retrouve Samuel L. Jackson, son partenaire de « L’ENFER DU DEVOIR », douze ans plus tôt.

En fait d’adaptation, Jones a simplement filmé le texte à huis clos, se refusant courageusement à tout plan d’extérieur, toute aération. On assiste donc au face à face entre un professeur qui a tenté de se suicider en se jetant sous un train (le ‘Sunset Limited’ duSUNSET (1) titre) et un homme de ménage qui l’a sauvé. C'est la confrontation entre un individu cultivé mais athée en proie au plus profond désespoir et un homme simple qui a « découvert Jésus » en prison.

Leur dialogue est d’abord prenant, mais n’apporte rien de particulièrement nouveau à ce débat vieux comme le monde. En fait, Woody Allen disait à peu près la même chose dans ses films des années 70 et 80 avec beaucoup plus de légèreté et d’humour. Ici, les tirades lourdes de sens s’enchaînent sans une seconde de répit et sans que les protagonistes n’arrivent à prendre chair et vie. Ils restent jusqu'au bout des entités symboliques, les deux faces de la même pièce, les deux visages d’une même créature : l’Homme. Avec sa relation ambiguë et complexe à la mort, à Dieu et à l’espoir. Que dit réellement McCarthy ? Que malgré l’enthousiasme et la générosité de l'homme de Dieu, c'est la lucidité extrême du désespéré qui l’emporte à la fin ? Que les mots ont plus d'impact que la Foi ? Qu’à partir d’un certain âge, les illusions se dissipent laissant la place à un sentiment morbide d’inutilité ?

Il faut vraiment aimer ces deux (grands) comédiens pour supporter de les voir assis face à face pendant 90 minutes, autour d’une tasse de café. Jackson se donne beaucoup de mal pour animer le débat – et le film – et apporter un peu de vie au projet. Jones lui, de plus en plus buriné et minéral, reste en retrait, mais sa tirade finale révélant la puissance destructrice du « côté sombre » de l’Humain est un extraordinaire accomplissement.

Pas un spectacle folichon donc, même si sa rigueur force le respect.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:55

Moins primaire que les adaptations de « CONAN LE BARBARE », moins touffue que la trilogie du « SEIGNEUR DES ANNEAUX », la série HBO « GAME OF THRONES » propose enfin de l’Heroic Fantasy adulte et intelligente, en adaptant fidèlement les romans à succès de George R.R. Martin.

Dès les premières séquences, la richesse des personnages, la multiplicité des intrigues et sous-GAMEintrigues, créent une addiction instantanée. On pénètre avec une facilité déconcertante dans cet univers pourtant complètement dépaysant et baroque dont on assimile aussitôt les codes et le background « historique ». C'est la vraie force de la série, que de mettre sur un pied d’égalité les magouilles politiques de cour, la sorcellerie façon R.E. Howard et l’étude psychologique fouillée de tous les protagonistes, jusqu'au plus modeste.

En voyant la richesse des décors, qu'ils soient réels ou recréés numériquement, l’ampleur des scènes de foule, on ne peut que constater que la frontière entre cinéma et télévision est de plus en plus imprécise. Bien sûr, les producteurs font preuve de ruse pour escamoter des séquences de bataille trop onéreuses (un personnage s’évanouit avant l’affrontement et se réveille juste après !), mais on n’a jamais la sensation d’un film étriqué.

Le premier et grand plaisir de « GAME OF THRONES », c'est son casting : Sean Bean magistral en seigneur noble et vulnérable, Michelle Fairley superbe dans le rôle de sa femme, Peter Dinklage extraordinaire en héritier nain d’un seigneur de la guerre. Il s’impose progressivement comme le vrai héros de la série. Sans parler des « méchants », écrits sans aucun manichéisme : Lena Headey et Nikolaj Coster-Waldau en souverains incestueux et machiavéliques. Il faudrait tous les citer tant le niveau est élevé.

On ne peut jamais prédire ce que deviendra une série et la seconde saison est souvent décisive, mais quoiqu’il en soit la 1ère de « GAME OF THRONES » (également intitulée « LE TRÔNE DE FEU » en v.f.) est d’ores et déjà un modèle du genre.

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