Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 18:20

L’épisode « THE FLOYD GIBBONS STORY » de la 4ème saison de la série « LES INCORRUPTIBLES » ne peut qu’attirer le cinéphile, car il célèbre les retrouvailles du couple mythique des films de Douglas Sirk, à savoir Robert Stack et Dorothy Malone. Ils n’ont que deux courtes séquences ensemble, mais c'est un plaisir de les voir ainsi réunis.

Dans ce scénario, la vedette est Scott Brady, qui joue un reporter casse-cou et borgne, qui enquête sur l’assassinat d’un collègue. Il remonte jusqu'à un trafiquant de métal, qui revend le produit de ses larcins aux nazis en Allemagne, à quelques mois de la WW2. Stack s’efface complètement pour laisser la place à Brady qui se montre excellent. On se dit d'ailleurs qu'il aurait fait un formidable Ness, différent de celui de Stack, mais tout aussi crédible et percutant. Leurs confrontations dégoulinent littéralement de testostérone.

INCOS malone

Dans un rôle d’ex-danseuse (toutes les femmes sont des ex-danseuses dans cette série !), Malone joue les porte-poisse désabusées avec un métier consommé et un sens inné du mélodrame. On regrette tout de même que son interaction avec Stack soit si limitée.

Un épisode un peu à part – comme ceux avec Barbara Stanwyck en ‘guest star’ – puisque Eliot Ness et ses hommes ne sont que des personnages accessoires dont on aurait tout à fait pu se passer.

Repost 0
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 09:27

« MON ONCLE CHARLIE » est une des sitcoms les plus durablement drôles venues d’Amérique. Bâtie autour de la personnalité de Charlie Sheen, elle a maintenu un bon niveau de qualité pendant huit ans, même si les deux dernières saisons étaient manifestement TWO HALFperturbées par l’humeur fluctuante de son acteur principal et son aspect physique en perpétuelle mutation.

Aussi, la sortie de cette fameuse 9ème saison suivant le départ très médiatisé de Sheen, laisse-t-elle perplexe et inquiet. Surtout en France où – par la grâce des adaptateurs, « DEUX MECS ET DEMI » est devenu « MON ONCLE CHARLIE » – on se retrouve avec une série gardant le même titre, alors qu'il n’y a plus ni oncle, ni Charlie !

Disons-le tout de suite, « ils » s’en sont admirablement bien sortis. La saison s’ouvre sur l’enterrement de Charlie (tué apprend-on, de façon parfaitement logique quand on a suivi la série) et embraie sur un nouveau-venu, Ashton Kutcher, sorte de milliardaire au caractère enfantin, qui enfile les pantoufles de son prédécesseur sans gêne ni complexe. Le mal-être contagieux de Sheen s’étant évaporé, reste le comique de situation et les auteurs appuient à fond dans le trash, l’humour « caca-pipi-vomi-pet » qui fait rire presque malgré soi. Petit coup de chapeau à la délicieuse Courtney Thorne-Smith, qui se jette tête baissée dans le rôle féminin le moins glamour jamais vu de mémoire de spectateur : un épisode entièrement bâti autour de sa propension à vomir quand elle a bu, dépasse l’entendement !

Une fois passés les quelques épisodes d’adaptation, les auteurs retrouvent leurs marques, établissent de nouvelles règles et enchaînent les situations scabreuses, les numéros d’acteur sans filet (Jon Cryer va très loin dans le masochisme !). Ils se permettent même un clin d’œil au personnage de Charlie, qui est interprété par… Kathy Bates et à la fin du dernier épisode, on a complètement oublié Charlie Sheen. Bel exploit…

Repost 0
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 11:11

« LOVE THY NEIGHBOR » est un épisode de la 6ème saison de la série western « GUNSMOKE », notable pour plusieurs raisons : d’abord, il est réalisé par Dennis Weaver, l’interprète de ‘Chester’, le shérif-adjoint boiteux et surtout, il peut s’enorgueillir d’un cast de ‘guest stars’ assez étonnant : Jack Elam, Warren Oates, Harry Dean Stanton et Jeannette Nolan. Pas mal !

Le scénario est très ingénieux. Parce qu’un vieillard gâteux offre un sac de patates à un jeune homme, le voisinage s’enflamme, les jalousies et rancœurs ressurgissent et ce qui n’aurait dû être qu’un banal évènement à la ferme, devient le prétexte d’un véritable massacre. Tout le monde se met à tirer sur tout le monde, les pères et les fils meurent, le marshal Dillon lui-même doit faire le coup de feu et tout ça… pour un sac de pommes de terre !

GUNSMOKE oates

Elam est parfait en plouc borné et alcoolique, qui laisse par pure avarice, mourir son fils de la gangrène, Stanton et Oates – qui se retrouveront souvent dans les films de Monte Hellman dans les années à venir – jouent des ennemis jurés, aussi emportés qu’imbéciles.

Une sympathique petite fable bâtie sur le principe de l’engrenage, sur l’absurdité de la vengeance, portée par des acteurs qu’on aime.

Repost 0
16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 16:09

Quelle étonnante carrière que celle de Robert Duvall, tout de même ! Alors qu'il est toujours actif aujourd'hui et qu'il a tourné plusieurs classiques indéboulonnables du 7ème Art pendant un demi-siècle, on réalise qu'il a également à son actif un parcours télé absolument ahurissant.

« BLUES OF A GONE GOOSE » est un épisode de la dernière saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », dont il est à 33 ans, la ‘guest star’ principale. Il y joue un trompettiste de jazz nommé ‘Eddie Moon’ qui voit son ami et mentor assassiné par un gangster cherchant à lui vendre son whisky de contrebande. Décidé à se venger, Eddie va séduire la jeune femme du caïd et s’associer à Eliot Ness pour détruire son ennemi. Mais comme dit le vieil adage : « Quand tu te lances dans une vengeance, pense à creuser deux tombes ». C'est aussi le cas ici, mais pas forcément celles qu’on imagine.

INCOS duvall

Il est aisé de deviner chez le jeune Duvall les promesses d’un grand acteur en devenir. Évitant tout cliché, il incarne ce musicien avec une totale crédibilité, sans jamais chercher à le rendre sympathique. Son obsession de la vendetta le rend aussi froid et inhumain que ceux qu'il hait. À ses côtés, la touchante Kathleen Nolan et l’inoxydable Marc Lawrence en malfrat brutal aux faux-airs chaleureux.

Repost 0
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 16:44

« THE CHARLIE ARGOS STORY » est un épisode de la dernière saison de la grande série « LES INCORRUPTIBLES » (c'est-à-dire la saison post-prohibition), qui conte une histoire assez tortueuse d’usurpation d’identité, comme le sera plus tard « LE RETOUR DE MARTIN GUERRE ».

En mourant, un vieux caïd a légué sa fortune à son fils, qu'il n’a pas vu depuis des années et qui est censé être mort à la guerre. Pour toucher les 5 millions de $, sa jeune veuve doit trouver un homme qui ressemble physiquement à ce fils disparu et lui inculquer ce qu'elle sait, pour qu'il passe pour l'héritier et mette la main sur le magot. Mais ce clochard tombé du ciel ne serait-il pas finalement le vrai ‘Charlie Argos’, laissant croire qu'il n’est qu’un escroc ?

INCOS vaughn

Le téléfilm est porté par un excellent casting : la veuve est campée par la sexy Patricia Owens dont les motivations sont de plus en plus ambiguës à mesure que le récit progresse. Le contrefacteur lui, n’est autre que Robert Vaughn. Le regard fuyant, la moue dégoûtée, il incarne ce personnage à facettes avec tout son art du double-jeu. Kent Smith joue le notaire, le seul capable d'identifier le revenant. Le scénario accumule les coups de théâtre, les fausses pistes, les chausse-trappes avec une certaine maestria, même si certaines ficelles et gros « comme par hasard » sont un peu difficiles à avaler.

Repost 0
11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 18:07

LINCOLN (2)Comme son titre l’indique, « THE DAY LINCOLN WAS SHOT » se focalise sur le jour qui précéda l’assassinat d’Abraham Lincoln, alors qu'il assistait à une représentation théâtrale. Et ce choix narratif s’avère excellent. Au lieu de survoler hâtivement la vie et l’œuvre duLINCOLN (1) grand homme, ce téléfilm le montre aux dernières heures de sa vie et parvient à créer un vrai suspense, alors que tout le monde connaît l’issue de l’histoire.

Suivant en parallèle la vie politique et domestique du président au quotidien et celle de son assassin, l'acteur John Booth, le scénario les rapproche à la fois psychologiquement et LINCOLN (3)géographiquement, jusqu'à la « brève rencontre » qui culminera par une balle dans la tête. Impossible de ne pas penser à d’autres assassinats de présidents plus récents, ni même aux attentats du 11 septembre, quand les complices organisent des attaques simultanées. Pourtant le film date de 1998 et ne faisait que relater des évènements historiques. Cela donne rétrospectivement le sentiment d’une boucle infernale, toujours renouvelée.

Bien fait, parfaitement rythmé, « THE DAY LINCOLN WAS SHOT » présente Booth non pas comme un monstre fanatique, mais comme un narcisse exalté, toujours en représentation, incapable de s’adapter à ce nouveau monde qui s’annonce à la fin de la guerre. Rob Morrow en donne une interprétation nuancée, jamais d’un seul bloc. Mais la vraie attraction, c'est Lance Henriksen, qui compose un Lincoln d’une exceptionnelle minutie : à la fois « Grand LINCOLNHomme », silhouette iconique, mais aussi homme simple, modeste, attentif aux autres, il donne vie à une personnalité trop figée dans l’Histoire. Refusant le ‘bigger than life’, Henriksen donne probablement la plus juste et la plus touchante incarnation de ‘Honest Abe’ qui soit donné de voir à l’écran. Sa relation avec sa femme, magnifiquement jouée par Donna Murphy, est d’une étonnante véracité. Tous les seconds rôles, jusqu'au plus effacé, sont parfaitement à leur place.

Leçon d’Histoire nullement ennuyeuse ou didactique, portrait en creux d’un héros indéboulonnable, reconstitution heure par heure d’un complot qui secoua le monde entier, ce téléfilm est assez exemplaire dans son genre et mériterait d’être édité en zone 2.

Repost 0
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:46

HAVE GUN elam« ONE, TWO, THREE » est un épisode de la 5ème et avant-dernière saison de la série « HAVE GUN – WILL TRAVEL », filmé par l’acteur-réalisateur William ‘Cannon’ Conrad sur un scénario d’une extrême banalité.

Ici, Paladin (Richard Boone) est engagé par un fou d’astrologie, pour retrouver un homme auquel il veut remettre un demi-million de dollars. Boone mène son enquête, mais les trois témoins qu'il interroge meurent l’un après l’autre. Il découvre néanmoins que l'homme qu'il recherche a jadis fait massacrer une tribu indienne pour voler leurs terres pleines d’or. Il s’aperçoit aussi que ce brave homme n’est autre que son employeur !

Le film est une succession de numéros d’acteurs. À chaque rencontre, Boone – qui n’a manifestement pas la tête à ce qu'il fait – se met en retrait et laisse cabotiner ses partenaires dans des décors baroques évoquant « LES MYSTÈRES DE L’OUEST ».

HAVE GUN elam (1)

Alors, la vraie raison de s’infliger cela ? Jack Elam, bien sûr ! Il apparaît dans une séquence, en artiste de cirque alcoolique maquillé en mort-vivant. Le réalisateur lui ayant visiblement laissé la bride sur le cou, inutile de dire que l’ami Elam ne se gêne pas pour grimacer, rouler des yeux et glousser tant qu'il peut. Un plaisir…

Repost 0
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 08:18

Et voilà ! « MÉDIUM », c'est fini. Après sept années de bons et loyaux services, la série de Glenn Gordon Caron, vaguement inspirée de la véritable histoire de la médium Allison DuBois a été annulée par la chaîne qui la diffusait.

Ce n’était pas la série du siècle, mais le thème était sympathique : une voyante mère de MEDIUM 7famille nombreuse était nommée assistante du procureur de Phœnix et l’aidait à résoudre des affaires de meurtres, grâce à sa faculté à discuter le bout de gras avec des fantômes qui communiquaient avec elle à travers ses rêves.

La série a longtemps oscillé entre la noirceur et la comédie débridée, a parfois connu des « coups de mou » notables, mais l’un dans l’autre, elle restera en mémoire comme un bon souvenir. D’abord par la présence solide et impliquée de Patricia Arquette, au physique de ‘girl next door’ (non, elle n'a pas DU TOUT le même look que sur la jaquette à droite !), mais à la personnalité crédible et émouvante. Puis aussi – et surtout – grâce au casting des trois fillettes, qu’on voit grandir au fil des saisons, sans même s’en rendre compte. La petite Maria Lark est particulièrement remarquable.

Le cahier des charges de « MÉDIUM » étant un peu rigide, on a parfois la sensation de piétiner ou de rabâcher : les cauchemars, les réveils en pleine nuit, les discussions dans le lit avec le mari fatigué, les coups de fil nocturnes au flic, puis les difficultés d’Allison à convaincre son boss. Ce n’était d'ailleurs pas le point fort de la série : on finissait par se demander pourquoi, après tant d’enquêtes résolues, le procureur continuait bêtement à douter d’Allison. Sinon, les épisodes auraient duré dix minutes, me direz-vous ? Pas faux…

Si on regrette la disparition de grandes et belles séries qui n’avaient manifestement pas achevé leur parcours, on se réjouit que « MÉDIUM » s'arrête à la 7ème saison, avant de régresser et de lasser. On s’étonnera malgré tout de la tristesse du dernier épisode, qui laisse après des années de train-train bon-enfant, sur une sensation d’abandon et de malheur.

Espérons maintenant que Patricia Arquette retrouvera sa place au grand écran, avec des rôles dignes de « TRUE ROMANCE », « RANGOON » et « LOST HIGHWAY ».

Repost 0
16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:56

INCOS redfordLes meilleurs épisodes des « INCORRUPTIBLES » sont ceux dont les ‘guest stars’ inspirent la sympathie ou la pitié, malgré leurs vices et leurs péchés. Ceux qu’on finit par trouver plus attachants et humains qu’Eliot Ness, l'homme qui les poursuit tel un Terminator en costume trois-pièces. « THE SNOWBALL » ne fait certainement pas partie de cette catégorie d’épisodes ! Point de personnage intéressant, mais un cours magistral sur le whisky de bois, qui s’attaque au nerf optique et rend aveugle, quand il ne tue pas.

Robert Redford, judicieusement distribué à contremploi, joue un ancien étudiant, venant probablement d’un milieu aisé, qui vend du whisky sous le manteau dans une université. Il contacte Frank Nitti grâce à un stratagème particulièrement tordu, pour étendre son business à toutes les facs de Chicago. Trop sûr de lui, sous-estimant le gangster, le jeune homme ne sortira pas vivant de sa brève incursion dans la cour des grands. Avec sa frange blonde, son œil froid, son vocabulaire choisi, Redford trouve ici un des rares rôles de salaud de sa carrière et on se prend à regretter qu'il n’en ait pas joué davantage, tant il paraît à son aise. Signe prémonitoire, Nitti se moque d’abord de lui en l’appelant « Kid », six ans avant Sundance. Dans le rôle de l’ex-bras droit de Capone, Bruce Gordon est comme toujours irremplaçable de morgue truculente.

INCOS redford (1)

Pas un grand épisode donc, par manque d’enjeux humains, mais une occasion unique de voir le jeune Redford comme on ne le verra plus jamais.

Repost 0
6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 16:31

« SIGNALS OF AN ANCIENT FLAME » est un épisode de la 1ère saison de la série « ARREST & TRIAL » réalisé par Earl Bellamy.

Le scénario commence par la mort d’une invalide, empoisonnée à l’arsenic. Son mari, un riche entrepreneur d’origines italiennes (Martin Balsam) est immédiatement soupçonné, d’autant plus qu'il semble avoir une liaison avec l’infirmière de sa femme (Diane Brewster). Sa fille elle-même (Katharine Ross) paraît haïr son père et s’avère être un témoin à charge.

ARREST balsam

On suit avec intérêt ce téléfilm bien écrit, aux personnages parfaitement cernés et surtout porté par un casting trois étoiles : Balsam, artificiellement vieilli et parlant avec un accent italien, est comme toujours impeccable et crédible. Miss Ross est ravissante et ambiguë à souhait dans son comportement, allant jusqu'à troubler le flic Ben Gazzara d’habitude si imperturbable. Chuck Connors passe tout l’épisode sur des béquilles justifiées par une ficelle de scénario un peu grosse. Mais c'est Diane Brewster qui épate vraiment en ‘nurse’ douce et angélique, qui s’avère une adepte militante de l’euthanasie. À noter que le tout jeune Mako apparaît dans deux séquences, en jardinier.

Un bon fleuron d’une excellente série, dont le générique est vraiment d’une richesse à peine croyable.

Repost 0

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens