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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:52

HOLMES NY (1)« SHERLOCK HOLMES IN NEW YORK », malgré les apparences, malgré l’essentiel de son casting, est un téléfilm américain et qui plus est, un véritable régal pour l’amateur de l’œuvre de Conan Doyle.

Le scénario à la fois simple et malin, entraîne Holmes et Watson à New York, où le détective retrouve une femme qu'il aima jadis, dont le fils a été kidnappé par Moriarty. Celui-ci menace la paix mondiale et Holmes va devoir déjouer ses plans tout en sauvantHOLMES NY l’enfant, qui s’avèrera être le sien.

Le réalisateur Boris Sagal a adopté le parti-pris d’une réalisation aérée, presque théâtrale par moments, en privilégiant les plans larges, une lumière en semi-pénombre et une absence quasi-totale de gros-plans. Cela donne un vrai cachet à son film.

Mais le vrai grand plaisir, c'est de découvrir Roger Moore dans le rôle du héros de Baker Street. Même s’il n’en a pas le profil aquilin habituellement requis, Moore fait preuve d’une autorité et d’un premier degré qu’on aurait bien aimé voir dans ses 007. Il est impeccable, comme il l’a rarement été, et ses affrontements avec Moriarty sont d’une agressivité saisissante. Surtout que celui-ci est incarné par un John Huston simiesque à souhait, dans sa période « vieillard machiavélique ». L’autre bonheur, c'est un Patrick Macnee étonnamment enroué, campant un Dr. Watson d’une justesse idéale. Son tandem avec Moore est une réussite au-delà des espérances. Charlotte Rampling n’a pas grand-chose à faire en star de la scène et ex-grand amour de Holmes.

Élégant, utilisant très adroitement des moyens qu’on devine limités, ce téléfilm de luxe se laisse regarder certes sans passion excessive, mais avec un constant sourire aux lèvres. Moore est – répétons-le – vraiment étonnant, surtout dans les scènes où il adopte des déguisements farfelus, comme celui d’un Houdini italien tonitruant, qui le fait ressembler à… Vittorio Gassman.

HOLMES NY (2)

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 18:11

INCOS mcgraw (1)Épisode de la 4ème saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », « THE TORPEDO » porte nettement la griffe de sa réalisatrice Ida Lupino. Dédaignant le cahier des charges de la série, elle délaisse pratiquement les incorruptibles, qui n’apparaissent qu’assez peu et sans rien de très intéressant à faire, pour se concentrer uniquement sur la ‘guest’, c'est-à-dire Charles McGraw, incarnant la « torpille » du titre, autrement un ‘hitman’, un ‘mechanic’, ou un tueur à gages en bon français.

Excellent second rôle et vedette de séries B, McGraw offre ici une de ses meilleures et plus subtiles prestations. Ex-flingueur professionnel qu’on devine sans état d’âme, ‘Holly’ a vieilli et aujourd'hui n’est plus qu’un has-been suant la trouille, plus même capable de tenir son arme sans trembler. Peu à peu, tout le monde s’en aperçoit : son boss John Anderson, sa fiancée Gail Kobe qui le laisse aussitôt tomber sans pitié, son co-équipier qui tentera de l’aider au prix de sa vie. On pense à Robert Vaughn dans « LES 7 MERCENAIRES », tant McGraw connaît la même chute libre. L’acteur, magnifiquement mis en valeur par la mise en scène de Lupino, toute à son service, est presque embarrassant de crédibilité. Le fait de l’avoir vu dix ou vingt ans plus tôt, dans ses rôles de ‘tough guys’ impassibles, durs comme du silex, rend sa performance encore plus impressionnante. Il retrouvera un emploi similaire dans « PENDEZ-LES HAUT ET COURT ».

INCOS mcgraw

À noter une excellente séquence finale, une fusillade dans un parloir funéraire, sous l’œil de statues inquiétantes. Parmi lesquelles, un diable échappé d’un cauchemar gothique. Bel épisode.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:24

« THE PRICE OF JUSTICE » est le second téléfilm inspiré de la série à succès « KOJAK », terminée depuis une quinzaine d’années. Ce ‘revival’ n’a pas gardé grand-chose de la série originelle, pas même le ton ultra-réaliste et volontiers cynique qui la caractérisait. Juste le personnage du lieutenant Theo Kojak. Mais un Kojak changé, mûri, qui ne balance plus des ‘one liners’ à tout-va et a oublié les sucettes depuis belle lurette. Son diabète, peut-être ?

Tout ceci n’empêche pas qu'il s’agisse d’un excellent polar, bâti autour de la personnalité ambiguë et toxique d’une belle femme, la toujours remarquable Kate Nelligan, soupçonnée d’avoir assassiné ses deux petits garçons. Instinctivement persuadé de son innocence (« Les mamans ne tuent pas leurs propres enfants »), Kojak va imprudemment se rapprocher de la suspecte, prendre même un petit « coup de chaud » et se laisser séduire, comme tous les hommes autour d'elle, dont la plupart le paient de leur vie.

KOJAK TVM

Telly Savalas, accusant un net coup de vieux, est assez émouvant. On le voit pleurer devant les petits cadavres au début du film, puis perdre définitivement ses dernières illusions sur l’être humain à mesure que l’enquête se déroule. Autour de Nelligan, d’une justesse sans défaut, de vieilles connaissances comme Pat Hingle, Jack Thompson, Jeffrey DeMunn étonnant en caïd gay, James Rebhorn, l’ex-incorruptible Nick Georgiade (qui figure une fois encore en flic à l’arrière-plan) et le tout jeune Stanley Tucci qui apparaît deux secondes en locataire d’un immeuble.

De la très bonne télé et une intelligente continuation d’un mythe télévisuel.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 18:43

« ONE LAST KILLING » est l’épisode de la 4ème saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », qui marque le passage à l’après-prohibition.

Un ‘hitman’ sentant le vent tourner, décide de devenir business man et de dérober de l’alcool brut au gouvernement, pour faire un « dernier gros coup » à un million de dollars. Mais entouré de traîtres, de veuves qui veulent sa peau et de son ex-patron pas emballé par sa reconversion, il va avoir du mal à s’élever dans l’échelle du crime organisé.

INCOS gordon

C'est Don Gordon, le meilleur pote de Steve McQueen (et son fréquent partenaire), qui joue avec une belle intensité, l’ambitieux tueur à gages qui n’a pas l’intelligence de ses ambitions. À ses côtés, une belle brochette d’acteurs qu’on aime comme Harold J. Stone en caïd qui passe sa vie chez le coiffeur, Jeanne Cooper en danseuse mûrissante, Dan Frazer (futur commissaire dans « KOJAK ») et Johnny Seven en porteflingues, prêtent leurs traits familiers à des rôles de répertoire.

L’épisode est rondement mené, intégrant en filigrane le Krash de 1933 et toute une époque en train de s’achever dans la ruine.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:03

« THE SPECULATOR » est un excellent épisode de la 4ème et dernière saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », qui doit sa qualité à la confrontation de deux acteurs à forte personnalité : Bruce Gordon, dans son rôle récurrent de ‘Frank Nitti’ et Telly Savalas. Le premier est formidable de puissance physique mal contenue, d’énergie mauvaise, de violence bestiale à peine maquillée par une élégance un peu trop voyante. Le second n’a peut-être jamais été meilleur que dans ce rôle d’aigrefin surdoué, complètement cynique et amoral, qui a la mauvaise idée de s’en prendre à Nitti et de vouloir le dépouiller.

INCOS savalas

C'est un vrai régal de voir leurs scènes ensemble. Faux-jeton, malin et retors, Savalas retourne toutes les situations en sa faveur et va jusqu'à abattre son propre cousin, pour prouver sa bonne foi. Une ordure obséquieuse et compassée au rire dément, un personnage fascinant.

Face à ces deux poids-lourds, Robert Stack se contente de compter les points et apparaît (enfin – plus ou moins) dans une bagarre finale avec Savalas, où les cascadeurs sont affreusement visibles. Seul vrai défaut d’un épisode exemplaire.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:41

« THE JOHN TURNBULL STORY » est un épisode de la 5ème saison de la série western « LA GRANDE CARAVANE », partant d’un scénario potentiellement passionnant, mais qui hélas, s’égare dans de longues scènes sur-dialoguées et particulièrement figées.

Un Indien Ute élevé par les visages pâles est devenu avocat. Associé à un vieux magistrat juif, il rêve de devenir le défenseur de toutes les tribus ‘natives’ spoliées par l'homme blanc. Le patron de sa ville ne cherche qu’à éliminer la tribu de sa réserve, afin de récupérer les terres et de les faire fructifier. Il est même prêt à tout, quitte à déclencher une guerre. Mais les héros de la série, venus acheter des chevaux, vont heureusement empêcher le pire.

WAGON T silva

C'est Henry Silva qui incarne le rôle-titre, un rôle qui rappelle énormément celui que tenait Jack Palance dans « LE SORCIER DU RIO GRANDE ». Un Indien qui a appris la loi des blancs pour mieux s’en servir contre eux. Avec sa présence habituelle, son visage impénétrable, sa fureur mal contenue, Silva compose un personnage intéressant et imprévisible, face à Warren Stevens en pistolero sans foi ni loi.

Dommage que l’épisode ne soit composé que d’une succession de séquences bavardes et répétitives qui épuise rapidement l’intérêt réel du thème. À noter tout de même un évènement inouï et à peine croyable : dans son dernier plan, Henry Silva esquisse un sourire ! De plusieurs secondes… Si !

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:21

L’acteur principal de la minisérie « SPARTACUS » étant prématurément décédé, les producteurs de la 2ème saison ont trouvé une parade inédite à ce casse-tête : tourner une ‘prequel’ dans laquelle le personnage-titre serait complètement absent ! Le plus incroyable est que ça fonctionne.

« SPARTACUS : GODS OF THE ARENA » reprend la plupart des protagonistes, quelques années plus tôt et fait habilement le raccord avec ce qui est censé suivre, autrement dit la 1ère saison.

Sanglante, érotique, barbare, la série fait penser à un super ‘soap opera’ antique, où GODSgrouillent les intrigants, les félons, les empoisonneuses, les ambitieux de tous poils. Impossible de trouver un héros positif auquel se raccrocher, tout le monde se vaut plus ou moins. Du ‘lanista’ arriviste joué avec délectation par John Hannah au gladiateur traité comme une star du foot, incarné par Dustin Clare, en passant par la vipère sensuelle Jaime Murray, tous les rôles sont parfaitement dessinés. Quelques-uns sortent du rang comme l’excellentissime Lucy Lawless en épouse dévouée à son mari jusqu'à en devenir monstrueuse et le formidable Peter Mensah, en ‘doctore’ sage et d’une intensité à faire brûler la pellicule. Mais le seul personnage dont on suit réellement l’évolution de « bête humaine » à graine de champion, c'est l’imposant Manu Bennett jouant ‘Crixus’, qui devait devenir le rival n°1 de Spartacus par la suite. Enfin – par le passé… Enfin, non… C'est compliqué !

Moins stylisés que la 1ère saison, ces six épisodes de transition sont passionnants et addictifs au possible. Certaines séquences comme le combat final dans les arènes au cœur d’un cercle de feu, sont anthologiques et valent tous les vieux péplums du monde et le tout, grâce aux rapports du père et du fils dans la maison Battiatus, a de forts relents shakespeariens. Que demande le peuple ? Du pain, des jeux et… d’autres saisons de « SPARTACUS » !

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 11:23

« THE LEGEND » est un épisode de la 17ème saison (sic !) de la série « GUNSMOKE », qui bénéficie de la présence de deux vétérans de l’Actors Studio : Kim Hunter et Pat Hingle, ainsi que du jeune Jan-Michael Vincent, alors valeur montante à Hollywood.

Le scénario est intéressant : Miss Hunter joue une sorte de ‘Ma Dalton’ mère de quatre fils et veuve d’un pistolero de légende. Son aîné est mort, les deux autres ont leur tête mise à prix et le petit dernier est tenté par la carrière de hors-la-loi. Afin de détruire cette « légende », la mère-courage va mentir à son fils, lui dire que son père – qu'elle adorait – n’était qu’un soûlard, un bon-à-rien et ainsi déboulonner cette icône écrasante qui risque de l’entraîner sur la mauvaise voie. Jolie idée scénaristique.

GUNSMOKE vincent

Kim Hunter, enfin débarrassée de son masque simiesque de ‘Zira’ qu'elle portait beaucoup ces années-là, est remarquable dans ce rôle complexe, Hingle joue les bons docteurs et Vincent fait preuve de cette présence physique qui allait éclater un an plus tard dans « LE FLINGUEUR », mais hélas, faire long-feu quelques années après. James Arness lui, ne fait qu’une figuration intelligente, laissant tout l’espace à ses ‘guests’.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 07:56

La 2ème saison de la série « RIZZOLI & ISLES », un peu plus conséquente que la première, confirme le bien qu’on en pensait déjà, mais persiste et signe dans ses défauts également. Dans la colonne des « plus », l’incroyable complicité entre les deux comédiennes-en-titre : RIZZOLIAngie Harmon et Sasha Alexander, aussi vives, futées, pétillantes et sexy l’une que l’autre, dans des emplois radicalement opposés. Un vrai plaisir de les regarder bouger, d’écouter leurs voix, de les voir échanger des vacheries, se chamailler. Celui ou celle qui a eu l’idée de les réunir a eu un coup de génie !

Dans la colonne des « moins » : des intrigues policières excessivement simplistes dont il est trop aisé de dénouer les fils. Les enquêtes font vraiment figure de prétexte à mettre les héroïnes en valeur, mais pas davantage. D’où un diffus sentiment de déjà-vu et de bâclage. On peut aussi déplorer le disparition soudaine du personnage du père (Chazz Palminteri dans la saison précédente), dont on apprend le « départ pour la Floride », alors que rien ne le laissait prévoir. Sans compter la pénible Lorraine Bracco, catapultée serveuse à la cantine du commissariat (sic !), au jeu toujours plus lourdingue et peu amusant.

Mais malgré tout cela, la série demeure très attachante et sympathique. Les ‘guests’ sont de qualité : Jacqueline Bisset en maman snob, Michael Massee qui reprend son rôle de serial killer, Richard Thomas en prof violeur, Peter Bogdanovich en suspect égrillard, etc.

Une fois ses scories améliorées, « RIZZOLI & ISLES » a de bonnes chances de s’installer comme une excellente série policière discrètement féministe. À suivre.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 15:25

« PRESSURE » est un épisode post-prohibition de la 3ème saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », qui se distingue pour deux raisons : d’abord un cast de 'guest stars’ à ravir « WWW » et aussi un scénario tellement compact qu’on se demande comment les auteurs ont pu caser autant d’informations et de personnages en aussi peu de temps. Un record.

Harold J. Stone, un narcotrafiquant, a trouvé une parade géniale pour contrer Ness : il menace de faire exploser une école si le flic arrête ses « passeurs ». Mais l’incorruptible-en-chef a un indic, qui n’est autre que le fils du gangster. Qui lui-même vit une romance à la Roméo & Juliette avec la fille du principal rival de son père. Bref, rien n’est simple et il va y avoir des dommages collatéraux et des règlements de comptes freudiens.

INCOS oates

L’épisode semble étonnamment riche : grosse figuration, décors multiples, séquences d’action élaborées, on se croirait parfois dans un long-métrage.

Outre Stone, on retrouve avec toujours le même bonheur, Jack Elam en porte-flingue sourcilleux et menaçant et Warren Oates, amusant en dynamiteur ricanant et décontracté. Deux icônes de la série B réunies, même s’ils n’ont aucune scène ensemble. L’un apparaît quand l’autre est déjà mort ! Robert Carricart apparaît dans une séquence dans le rôle de Lucky Luciano. 

Quant à Ness, il n’a jamais été aussi sec et brutal : il faut l’avoir baffer Stone du dos de la main avec un mépris indescriptible. Quand la pauvre fille du gangster lui demande d’épargner son boy friend, Eliot répond froidement : « Je n’ai pas vu écrit Cupidon sur ma plaque ». Toujours aussi chaleureux !

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