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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 16:42

« THE SELENA HARTNELL STORY » est un épisode de la 5ème saison de « LA GRANDE CARAVANE », réalisé par Jerry Hopper et aussi le second et dernier film de la série accueillant Jan Sterling en ‘guest star’.

WAGON sterling

La principale originalité de l’épisode est de présenter le personnage d’un ‘bounty hunter’ femme, autrement dit, une chasseuse de primes ! Une figure inédite dans le western, jusqu'à l’emblématique « HANNIE CAULDER ». S’introduisant avec son docile co-équipier dans la caravane, Selena cherche un homme dont la tête est mise à prix et dont elle suit la piste depuis douze longues années. Elle finit par débusquer Claude Akins, pacifique père veuf d’un garçonnet, rangé des voitures depuis longtemps. Mais outre les dollars, Selena a une bonne raison de vouloir arrêter Akins : c'est lui qui avait tué son mari à la suite d’une partie de poker ! Heureusement, la ‘tough girl’ finira par réaliser que l'homme a changé et quand celui-ci lui sauve la vie, elle le laissera filer.

Un bon épisode, porté par la toujours parfaite Jan Sterling, froide et cassante, jouant son rôle comme une femme d’affaires dénuée de cœur ou de compassion. Face à elle, Akins fait également une jolie prestation plutôt inhabituelle pour lui qu’on a tant vu en brute épaisse.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:28

« THE QUALITY OF JUSTICE » est un intéressant épisode de la 1ère saison de la série « ARREST & TRIAL », réalisé par le jeune Sydney Pollack.

Le film est intéressant pour plusieurs raisons : d’abord le scénario dont l’idée de départ intrigue. Une fillette est assassinée par un attardé mental aux pulsions violentes. Celui-ci n’a rien pour lui. Haï de tous, même de ses parents, il n’a aucun remords et semble même prêt à recommencer. Pourtant son avocat Chuck Connors veut absolument lui sauver la vie, car il refuse qu’un homme soit exécuté uniquement parce qu'il n’est pas sympathique. Oui… C'est un peu tiré par les cheveux et on saisit mal la finalité du propos, d’autant que Chuck va jusqu'à demander aux parents de la victime de plaider pour le meurtrier ! Son argument étant que le tueur est tellement minable qu'il ne représente pas une bonne monnaie d’échange contre la vie de leur fille. On a un peu de mal à suivre donc, mais impossible de décrocher.

D’abord parce que le tueur est incarné par Robert Duvall. Probablement distribué dans ce rôle en référence à sa récente interprétation dans « DU SILENCE ET DES OMBRES », il est remarquable en adulte enfermé dans un corps de morveux  vicieux et irresponsable. Arrogant et narcissique, il a honte de sa calvitie et réagit comme un enfant battu, pétrifié par la violence physique. Parmi les autres ‘guests’ : Jocelyn Brando excellente en mère endurcie, Jack Klugman en père effondré de la fillette et dans un petit rôle, Dabney Coleman avec qui Pollack tournera souvent par la suite.

ARREST duvall

On sent une volonté de mise en scène dans ce cadre télévisuel, on sent surtout l’influence Actors Studio dans la direction d’acteurs : ça prend des postures bizarres, ça crie énormément. Mais les talents en présence forcent le respect et la série a vraiment une belle tenue.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 10:57

En hommage à Ray Bradbury récemment disparu, un petit coup d’œil à « SHOPPING FOR DEATH », un épisode de la 1ère saison de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », qu'il écrivit d'après une de ses propres nouvelles.

Le téléfilm de 26 minutes raconte la curieuse histoire de deux agents d’assurances retraités, qui arpentent les rues de New York par temps de canicule, afin d’observer le comportement des habitants. Selon la théorie de l’un d’eux, au-delà de 92° fahrenheit, l’être humain cède à ses pulsions criminelles et tout le monde est en danger. Nos deux amis repèrent une bonne femme particulièrement gratinée : braillarde, méchante comme une teigne, haïssant les enfants et insultant les commerçants. Ils pensent qu'elle risque – vu la chaleur qui ne fait qu’augmenter – d’être bientôt victime de son comportement.

HITCH bradbury

Le scénario de Bradbury est un peu confus dans son déroulement. On ne sait pas très bien ce que cherchent ses deux petits vieux, ce qu'ils attendent de leurs « investigations ». Le film vaut tout de même d’être vu pour l’extraordinaire numéro de Jo Van Fleet, incarnant la mégère des enfers. Suante, grimaçante, vulgaire, odieuse, elle s’éclate visiblement à créer un personnage haut-en-couleurs. Parmi les seconds rôles, on aperçoit Michael Ansara en boucher patient.

À quoi sent-on la patte de l’auteur dans ce petit scénario ? Peut-être au fait que sa « chute » est tellement ambiguë, qu’on n’est pas certain d’en avoir saisi le sens ! Et aussi par ce goût de l’insolite frisant l’absurde…

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:03

Troisième et dernier épisode de la série « MAVERICK » réalisé par le légendaire Budd Boetticher, « ACCORDING TO HOYLE » est sans doute le plus faible et languissant. Ici, le ‘gambler’ Bret Maverick est pris pour cible par une arnaqueuse professionnelle qui le plume complètement, pour assouvir la vengeance d’un autre joueur jadis plumé par Bret. Pour se refaire, notre héros s’associe avec elle, faisant mine de croire à ses mensonges, et va démanteler la maison de jeu d’un caïd connu pour ses pratiques louches.

Le scénario est lent et confus, laissant paraître bien longuettes ces 49 minutes. James Garner semble s’amuser beaucoup dans ses scènes avec Diane Brewster qui campe une « belle du Sud » minaudante et tête-à-claques avec humour. Pour passer le temps, on peut se distraire avec la présence de vétérans du second rôle des fifties comme Leo Gordon, reprenant le personnage qu'il tenait dans le 1er épisode de la série ou Ted De Corsia dans un de ces rôles de crapules suantes et tordues qu'il affectionnait tant.

MAVERICK de corsia

Encore une fois, Boetticher fait proprement un travail routinier et anonyme, sans rien laisser filtrer de son talent personnel. Il remplit le plan de travail, fait son quota de plans et de séquences, en attendant de retrouver le grand écran où il est manifestement plus à sa place.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 16:18

MAVERICK steeleBudd Boetticher à l’époque de sa gloire westernienne, réalisa les trois premiers épisodes de la série TV « MAVERICK » à laquelle il donna son ton singulier et probablement aussi l’idée de distribuer James Garner dans le rôle-titre.

« POINT BLANK » est le second de ces films de 48 minutes et même s’il est difficile d’y déceler la griffe du réalisateur, on reconnaît immédiatement sa « signature » par la présence en ‘guest’ principale de la plantureuse blonde Karen Steele, sa compagne à la ville, qu'il dirigea dans plusieurs longs-métrages, dont le chef-d’œuvre « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE ».

Maverick débarque dans un trou perdu et se fait enrôler par le patron du saloon local pour surveiller les jeux de poker. Repéré par la serveuse – Karen, bien sûr – notre héros va se retrouver le jouet d’une machination ourdie par l’amant de celle-ci, le jeune banquier Mike Connors. Ce dernier compte voler 100.000 $ à la banque de son oncle, abattre Maverick d’une balle en pleine face et laisser croire qu'il s’agit de son propre cadavre. Heureusement, la blonde aura entretemps succombé au charme du ‘gambler’, ce qui n’empêchera d'ailleurs pas celui-ci de la balancer au shérif !

MAVERICK steele (1)

Gentiment mené, « POINT BLANK » affine surtout la personnalité de son antihéros : un grenouilleur affable mais pas naïf, qui songe principalement à sauver sa peau et à gagner quelques dollars au passage. Garner encore tout jeune, était déjà passé maître dans l’art de jouer les voyous pragmatiques et égoïstes, sans jamais les rendre antipathiques. Un exploit. Quant à Miss Steele, elle porte comme toujours des robes à la coupe très… avantageuse.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 15:48

« WAR OF THE SILVER KINGS » est le tout premier épisode de la mythique série western « MAVERICK », qui fut un énorme succès aux U.S.A. pendant cinq ans et perdura bien plus tard avec un ‘revival’ dans les années 70 et même un long-métrage, tous interprétés par James Garner, dont cela demeure le rôle le plus emblématique. Inédite en France, la série mérite d’être découverte, même avec plus d’un demi-siècle de retard…

L’intérêt supplémentaire de ce ‘pilote’ est qu'il est réalisé par rien moins que Budd Boetticher, alors dans la période la plus fructueuse de sa carrière. Par son montage nerveux, la variété des angles de prise de vue et l’absence de très gros-plans, il donne une allure très « cinéma » à ce téléfilm de présentation.

MAVERICK pilote

Bret Maverick débarque dans une ville minière sous la coupe d’un gros capitaliste qu'il bat au poker. Celui-ci n’apprécie pas et fait tabasser notre héros. Bret va alors tout mettre en œuvre pour rétablir la justice et l’égalité en ville.

Porté par la personnalité de Garner, très originale pour l’époque, ce film de 52 minutes mixe habilement sérieux et dérision et esquisse quelques personnages croustillants comme cet ex-juge alcoolique recouvrant sa dignité ou cette fille de mineur sexuellement TRÈS frustrée. Élégant, légèrement distant, sûr de lui, tout en n’ayant rien d’un surhomme, Maverick est un personnage attachant dès les premiers plans où il apparaît. Boetticher lui donne un excellent ‘sidekick’ en la personne de Leo Gordon, qui joue un patron de saloon bourru, en admiration devant le ‘gambler’. À la fin, on peut imaginer qu'ils formeront un tandem pour le reste de la série, même si ce ne fut pas le cas. Parmi les seconds rôles, on aperçoit Bob Steele, vétéran de tant de ‘serials’, jouant un mineur énervé.

Intéressant en tout cas de constater qu’entre deux chefs-d’œuvre avec Randolph Scott, Boetticher trouvait le temps de se faire la main avec des téléfilms de ce genre.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 15:35

« THE NOISE OF DEATH » est un superbe épisode de la 1ère saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », réalisé par Walter Grauman, avec J. Carroll Naish en ‘guest star’ principale.

Le scénario se focalise sur la relation complexe qui s’établit entre Naish, un vieux caïd mafieux et Eliot Ness. Celui-ci hait systématiquement tous les truands, mais il développe pour la vieille fripouille une sorte d’affection. Parce qu'il se condamne lui-même à mort en refusant de prendre sa retraite ? Parce qu'il respecte ses principes d’omertà ? Parce qu'il estime sincèrement Ness au-delà de leurs différends ? Toujours est-il que les deux hommes finissent par nouer un lien aussi étrange que puissant.

INCOS naish

Face à Naish, formidable d’humanité pervertie dans le rôle du gangster et Robert Stack qui a rarement été plus subtil qu’ici, on reconnaît des « gueules » qu’on aime comme Henry Silva jouant la nouvelle génération mafieuse, aussi glacée et déshumanisée que l’ancienne semblait chaleureuse. Mike Kellin est excellent en ex-boxeur devenu chauffeur du mafioso et Norma Crane crève l’écran dans un petit rôle de veuve ivre de rage impuissante. À noter que le jeune Harry Dean Stanton apparaît fugitivement en vendeur de journaux faussement aveugle.

De la grande télévision, aussi riche thématiquement que soignée au niveau du visuel. La photo hyper-contrastée est une pure merveille.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 17:52

INCOS hingle« THE CASE AGAINST ELIOT NESS » est un épisode de la 3ème saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », réalisé par Bernard L. Kowalski, qui a pour principal intérêt de mettre l’impassible Eliot dans une mouise absolue. Alors qu'il tente de coincer un promoteur INCOS hingle (1)véreux qui vient de commettre plusieurs assassinats pour obtenir un marché, Ness se voit attaqué en justice par celui-ci, qui exige 500.000 $ de dommages et intérêts ! Étonnant de voir – pour une fois – l’inamovible superflic en situation d’infériorité et d’humiliation.

Avec l’aide de ses hommes, Ness va devoir prouver ses accusations et déjouer les ruses du saligaud acoquiné avec FrankINCOS hingle (2) Nitti. C'est le toujours fabuleux Pat Hingle qui incarne le Némésis du chef des ‘untouchables’, une crapule débonnaire, démagogue et souriante, avec panache. La façon dont il tombe en morceaux quand il est enfin démasqué à la fin, n’est pas sans évoquer « M LE MAUDIT ». Il a également une excellente scène avec Robert Stack dans les W-C. du tribunal, où il le défie de lui coller son poing dans la figure. Joli moment de tension.

Autour de ce grand acteur de composition, on aperçoit Jeanne Cooper en épouse âpre au gain d’un flingueur, le kubrickien Joe Turkel en ‘indic’ dans une séquence et la brochette de « gueules » habituelles à cette série haut-de-gamme.

Vraiment et sans conteste, une des meilleures séries américaines jamais tournées.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 15:59

« PEOPLE IN GLASS HOUSES » est un épisode de la remarquable série « ARREST AND TRIAL », réalisé par l’ex-monteur Alan Crosland, Jr. et qui se différencie des autres téléfilms en quittant les enquêtes classiques et scènes de procès, pour se focaliser sur une chasse à l'homme.

On ne peut qu’en être ravi, puisque les deux crapules évadées du Palais de Justice ne sont autres que Henry Silva et Dennis Hopper. Celui-ci blesse Ben Gazzara pendant sa fuite et ils prennent son co-équipier et la jolie Katherine Crawford en otages. On voit donc assez peu Gazzara et Chuck Connors – avocat des desperados – dans cet épisode situé essentiellement dans la voiture des fugitifs.

ARREST hopper

Quel plaisir de voir le jeune Hopper déjà parfaitement à l’aise dans un rôle de psychopathe ‘sex addict’, déployant tous ses tics de l’Actors Studio ! Éructant, ricanant, le rictus rageur, il campe ce voyou infantile et dangereux avec une verve inouïe et forme un tandem fabuleux avec Silva, excellent en malfrat sérieux et impassible, dépassé par la folie de son partenaire. Un beau duo d’acteurs en pleine possession de leurs moyens.

C'est bien filmé et monté, quelques moment sont étonnants, comme lorsque le flic supplie la jeune otage de se laisser faire si Hopper venait à la violer, pour ne pas être tuée : « Il faut vivre, quel qu’en soit le prix ! ». Étonnant, pour l’époque. D’autant que lorsque le mari la récupère à la fin, la seule chose qui l’intéresse est de savoir si elle a été violentée.

Un épisode atypique donc, peu représentatif du cahier des charges de la série, mais absolument passionnant.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:58

« CRAIG’S WILL » est un très amusant épisode de la 5ème saison de la série « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », tourné résolument vers la comédie plus que vers le polar ou l’histoire à chute. Et même la comédie anglaise.

Dick Van Dyke, le joyeux ramoneur de « MARY POPPINS » pense hériter de la fortune de son riche oncle. Mais celui-ci lègue tout à son chien et le pauvre garçon ne pourra être riche qu’à la mort du toutou. La fiancée de Van Dyke (la délicieuse Stella Stevens) le pousse à tuer l’animal. Mais cela s’avère compliqué, aussi engage-t-elle un ‘privé’ sans scrupule pour faire le job. Mais là aussi, le chien Casper saura s’en faire un ami. Alors la garce comprendra qu'elle n’a qu’une seule solution : devenir une chienne et épouser Casper !

HITCH stevens

C'est la morale de cette petite fable drôle et enlevée, portée par Stevens qui fait une parodie très réussie de Marilyn, avec ses faux-airs candides et ses battements de cils. À ses côtés, outre le grimaçant Van Dyke, Paul Stewart est très bien dans le rôle du tueur, avec son accent new-yorkais.

De la bonne télé bien calibrée, à voir aussi pour le prologue montrant Hitchcock faisant l’imbécile avec trois chiens dressés. Du grand n'importe quoi !

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