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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 08:41

Inspirée d’un best-seller de Robert Lewis Taylor qui lui valut le prix Pulitzer, la série « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » tournée entre 1963 et ’64, suit les périples d’une caravane de colons en route pour la Californie en 1849. Filmée en noir & blanc, elle dura deux saisons seulement mais s’est révélée être une jolie réussite, d’autant que son originalité venait du fait que ces aventures étaient vues à travers les yeux d’un garçon de douze ans qui assurait également la narration. Le gamin vif et débrouillard, était incarné par une découverte des studios Disney, Kurt Russell dont l’assurance et l’instinct parfait de la caméra firent un enfant-star prolifique. Sa rencontre avec le réalisateur John Carpenter devait lui assurer une belle carrière d’adulte quelques années plus tard, ce qui n’est pas si fréquent.

« LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » avait comme vedette le britannique Dan O’Herlihy (le « ROBINSON CRUSOË » de Buñuel), jouant le père médecin de Jamie, un excentrique en chapeau haut-de-forme, distrait et naïf et le guide était un certain Coulter. Du moins jusqu'au 10ème épisode où il était piétiné par des chevaux. Dans ce même épisode, intitulé « THE DAY OF THE KILLER », le convoi avait maille à partir avec un fuyard blessé, traqué par des tueurs mexicains. Nommé Linc Murdock, l'homme, une sorte de vagabond sauvage et dangereux, était incarné par Charles Bronson. À l’issue du film, celui-ci accepte de prendre la place du guide et de mener le convoi jusqu'à la terre promise. La présence de Bronson et son alchimie évidente avec Kurt Russell, firent beaucoup pour le succès de la série, ainsi qu’une pléiade de « guest stars », parmi lesquelles on comptait : Burgess Meredith, David McCallum (en ermite aveugle, sur la photo), Warren Oates, Lee Van Cleef (photo), James Whitmore ou Mariette Hartley.

Bien réalisée dans des décors assez variés, compte tenu des budgets restreints de la télévision, cette série qui marqua son époque, fut diffusée en France en 1969 et elle est restée invisible depuis. Compte tenu de la haute tenue du produit, de la notoriété toujours vivace de ses comédiens, il nous semble que « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » mériteraient d’être édités en DVD afin d’être redécouverts et appréciés par un nouveau public.

MCPHEETERSsuite

À NOTER : le film « LE CALIFORNIEN » (dont nous parlons par ailleurs) est tiré de cette série, et a utilisé le dernier épisode, auquel fut accolé un flash-back tourné expressément. C'est la seule trace qu'il reste aujourd'hui des « VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS », qu’on peut également trouver sur le Web, en DVD-R de piètre qualité, mais toujours mieux que rien…  Merci au passage à "Bernard" qui nous a envoyé un photoroman (dont la première page se trouve ci-dessus) paru dans TéléPoche en 1969. 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 18:27

« LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE », le chef-d’œuvre de 1939, réalisé par John Ford, avait déjà fait l’objet un pâle remake en ’66. Vingt ans plus tard, la TV s’empare à nouveau du sujet, pour en faire le fantasme ultime de l’amateur de musique « country ». Les rôles masculins sont tenus par les icônes de la mélodie « western » : Johnny Cash (accompagné de June Carter, pour faire bonne mesure), Waylon Jennings, Willie Nelson et le « jeunot » de la bande, Kris Kristofferson. Car pour sympathique qu'il soit, ce « STAGECOACH » a tout de même des allures de western du troisième âge, avec ses héros perclus et grisonnants, ses seconds rôles vétérans des années 60 (Tony Franciosa et Elisabeth Ashley), et son rythme pantouflard.

Le scénario est plus ou moins le même que dans le film de Ford, avec quelques variantes : le VRP en whisky qui débarque en plein trajet, Hatfield qui sauve également sa peau, et le brave « doc » transformé tout bonnement en Doc Holliday. D'ailleurs, dans ce rôle, Willie Nelson se fend d’un discours insistant sur le peuple indien, qui pour estimable qu'il soit semble très déplacé dans le contexte (« Comment en vouloir à des hommes qui combattent pour ce qui leur appartient ? »). Johnny Cash est drôle en shérif sinistre, aussi expressif et jovial que Droopy, et Kristofferson très rajeuni par les teintures et le maquillage, tente d’être un « kid » acceptable. Heureusement qu’on l’aime bien !

La réalisation de Ted Post, vieux pro des série télé, et bon faiseur de l’intéressant « PENDEZ-LES HAUT ET COURT », est ici quelconque et plutôt poussive, mais tout dans ce téléfilm incite à l’indulgence : cette réunion de vieux potes musicos venus jouer les cowboys, et même la vision peu glamour du personnage de Dallas, auquel Ashley prête sa voix de fumeuse, et ses manières de solide buveuse. On est loin des précédentes : Claire Trevor et Ann-Margret !

« STAGECOACH » est donc à réserver prioritairement aux fans de country music, et aux admirateurs de « WALK THE LINE » de James Mangold, qui auraient la curiosité de voir à quoi ressemblaient réellement Mr. et Mrs. Cash.

A NOTER : le téléfilm est disponible en zone 1, sous titré français. Tourné en format carré, le film est présenté recadré en 1.85 : 1. (16/9) sans que cela ne se ressente trop.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 09:37

Tournée entre 1968 et '69, "LES BANNIS" ("THE OUTCASTS" en v.o.), n'a connu que 26 épisodes, mais elle a suffisamment marqué les esprits pour n'être pas totalement oubliée aujourd'hui. Pourtant les acteurs n'étaient pas des stars : Don Murray et Otis Young, mais le "pitch" inspiré du film "LA CHAÎNE" de Stanley Kramer est potentiellement si fort, qu'il était impossible de rester indifférent.
Après la guerre de sécession, un ancien artistocrate du vieux Sud, Earl Corey (Murray) doit s'associer à un ancien esclave, Jemal David (Young) pour devenir chasseur de primes. Les deux hommes se haïssent cordialement, se battent régulièrement, s'insultent, mais ne cessent de se sauver mutuellement la vie et n'ont au bout du compte, personne d'autre dans la vie !
On se souvient du générique de Hugo Montenegro et aussi de la parodie signée Goscinny & Uderzo, inspirée de celles de Mad Magazine et parue dans l'hebdomadaire Pilote. De quoi assurer une certaine immortalité à ces "BANNIS" vieux de 40 ans, mais qui mériteraient une renaissance via le DVD.

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 07:24
"Il était innocent, aucune accusation n'était vraie... Mais on disait qu'il avait fui !". Voilà ce que clamait la chanson du générique-début de cette série des années 60, dont le héros, Jason McCord, était un officier de la cavalerie, accusé d'avoir déserté en plein combat, et qui, dégradé, humilié, chassé de l'Armée, jurait de laver son nom.
Alors McCord arpentait l'Ouest, à la recherche de témoins, et - manque de bol ! - ne cessait de croiser la route de parents ou d'amis, de ceux qu'il était censé avoir trahis, et qui bien sûr voulaient sa peau. Aussi poissard que Kimble dans "LE FUGITIF", le pauvre !
Série de deux saisons, au ton sombre et paranoïaque, "LE PROSCRIT" offrait à Chuck Connors un nouveau succès dans le western, après sa longue série plus familiale "L'HOMME A LA CARABINE". L'essentiel de la réussite du "PROSCRIT" tenait à la personnalité de ce géant au visage taillé à la serpe, qui trouva là le rôle de sa vie.
L'image de ce général brisant le sabre de McCord sur son genou, est restée dans toutes les mémoires...

A NOTER : "LE PROSCRIT" est sorti en zone 1, dans des transferts très moyens, et sans aucun sous-titre. C'est à ce jour, la seule façon de revoir la série au complet...
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:23

La série "RAWHIDE", qui démarra en 1959 et dura sept saisons, vient de connaître une sortie DVD aux U.S.A. (en tout cas les trois premières années) et permet de voir un jeune Clint Eastwood débutant, glabre et fringant dans le rôle de Rowdy Yates, que l'acteur surnommait lui-même "l'idiot des plaines", un garçon-vacher effectivement pas bien fûté, dragueur mais loyal.
La série est inspirée de "LA RIVIERE ROUGE" de Howard Hawks, et vaut surtout aujourd'hui pour ses "guests", allant de Victor McLaglen à Woody Strode, en passant par Kim Hunter, Mary Astor, Warren Oates, et la plupart des grands seconds rôles des années 50. Les rôles que tenait Eastwood au cinéma à ses débuts étaient proches de la figuration, aussi "RAWHIDE" est l'occasion de le voir évoluer année après année, même s'il est impossible d'imaginer que ce bellâtre à la voix de crooner, deviendrait un jour le vieux vétéran enroué de "GRAN TORINO".
L'acteur de série B, Eric Fleming tient le premier rôle de "RAWHIDE", celui du chef de convoi, rôle central de la plupart des épisodes, mais Eastwood tient quelques histoires à bout de bras, dont un formidable face à face avec Woody Strode, soldat déserteur. Il faudra attendre la dernière saison pour voir Rowdy enfin mûri, prendre la tête du convoi, après le départ de son mentor. Mais la série n'y survivra pas...
RAWHIDE suite
On peut sourire en voyant Eastwood jouer les têtes brûlées et les naïfs, mais cela permet surtout de se rendre compte du chemin parcouru. Et là... Respect !

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