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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 07:09

Chaque nouvelle saison de la série « MAD MEN » creuse le même sillon. Mais à la façon d’archéologues délicats et précautionneux, au pinceau et au grattoir plutôt qu’au bulldozer. À la fin de la 3ème saison, nos publicitaires ouvraient leur propre boîte et notre « héros » DonMADMEN 4 Draper finalisait son divorce.

Démarrant en ‘success story’, ce nouvel opus parle encore et toujours de la condition féminine, mais celle-ci passe peu à peu à l’arrière-plan pour laisser place à la Crise : les clients qui s’en vont, la ruine qui menace… Draper lui-même perd ses défenses et commence à raconter son passé çà et là. Et ce qui frappe le plus dans ces épisodes, c'est la manière subtile dont les auteurs nous révèlent ce que cachait finalement le mystère de Draper : rien. Le Néant ! L'homme est creux, vide, égoïste, incapable de vrais sentiments. Quand il tombe amoureux de sa secrétaire et va jusqu'à lui proposer le mariage, est-ce réellement parce qu'il l’aime ? Le plan montrant Draper au restaurant, voyant la jeune femme à table avec ses enfants en dit long : c'est l’image de cette famille « parfaite » qui le séduit, pas la personne. Et le dernier plan ne laisse guère de place à l’optimisme. Encore une fois, Jon Hamm confirme qu'il est un grand acteur.

« MAD MEN » est un cas unique dans l’Histoire des séries TV U.S. dans le sens qu'elle n’appartient à aucun genre, oscille en virtuose entre le ‘soap’ intello, le mélodrame familial et la satire sociale, sans jamais céder aux pièges inhérents à ces catégories. Ce n’est souvent qu’après le générique-fin d’un épisode qu’on commence à gamberger et à comprendre de quoi il traitait vraiment. Autrement dit, c'est de la télévision qui fait réfléchir. Et le fait que « MAD MEN » se déroule dans les années 60, aux États-Unis et que ses protagonistes soient des publicitaires alcooliques et accros au tabac, n’ôte rien au fait qu'elle parle de nous, de notre monde d’aujourd'hui, du dérisoire de nos existences. Un chef-d’œuvre, quoi…

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 12:23

Une véritable mythologie s’est forgée sur l’amitié qui lia le shérif Pat Garrett et le hors-la-loi Billy the Kid, qui s’acheva par la mort du jeune homme des mains de son aîné. Les premiers films qui viennent à l’esprit sont « LE GAUCHER » et « PAT GARRETT & BILLY THE KID », mais on connaît moins la série « THE TALL MAN » qui dura trois saisons à partir de 1960 et qui traita de cette relation ambiguë et complexe.

Le monolithique Barry Sullivan joue un Garrett sans peur et sans reproche bien éloigné de la réalité et Clu Gulager incarne un Billy qui aurait trop regardé les films de James Dean. « A BOUNTY FOR BILLY » est un épisode de la 1ère saison, dans lequel un ami du Kid commet un hold-up en portant les vêtements du bandit et blesse grièvement Garrett. Le ‘deputy’ Leonard Nimoy est sûr d’avoir reconnu Billy et se lance à sa poursuite. Celui-ci comprend que la seule façon de s’innocenter est de capturer lui-même le coupable.

TALL MAN nimoy

Tournée en noir & blanc, avec très peu de moyens, la série n’a rien de très remarquable dans sa facture. Dans l’épisode, on reconnaît la belle Mariana Hill qui tournera quelques rôles sexy dans les seventies, tout particulièrement « EL CONDOR » où elle faisait un mémorable strip tease. À vrai dire, la seule raison de revoir cette série aujourd'hui est encore le surjeu de Gulager, qui mâchonne des brindilles, se gratte la tête, se ronge les ongles, prend des poses avec son revolver, dans une démo de la « Méthode » tout à fait réjouissante.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:39

« DRY RUN » est un épisode de la 5ème saison de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE » qui confronte deux acteurs-culte de « WWW » : le toujours trouble Robert Vaughn et l’éternellement débraillé Walter Matthau.

Réalisé par John Brahm, le film suit le jeune Vaughn, lieutenant d’un puissant mafioso, qui se voir proposer un « contrat » pour prouver sa fiabilité. Il doit remettre une enveloppe au ‘bootlegger’ Matthau et en profiter pour le descendre au passage. Il se rend donc dans une cave où il est aussitôt braqué par sa cible. Matthau lui fait alors une autre proposition : si Vaughn abat son employeur, il se verra nommé bras-droit de Matthau qui sera alors devenu ‘capo di tutti capi’. Va-t-il céder ou rester loyal à son boss ? Toute l’histoire n’est-elle qu’un test ?

HITCH vaughn

Le film n’est qu’un long dialogue à huis clos entre nos deux comédiens. Vaughn juvénile, le regard plus fuyant que jamais, incarne ce traître vénal avec finesse et un détachement feint et Matthau égal à lui-même, se délecte de son rôle de fripouille cynique.

À noter une belle photo en clair-obscur et une chute certes un peu téléphonée, mais néanmoins fort plaisante.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 10:08

NIGHT G whitman« LINDEMANN’S CATCH » est un épisode de la 2ème saison de « NIGHT GALLERY », écrit par le maestro lui-même : Rod Serling et réalisé par l’acteur, professeur d'art dramatique et réalisateur occasionnel Jeff Corey.

Dialogué avec une verve poétique aiguë, ce film de 26 minutes situé au 19ème sicèle, voit le NIGHT G whitman (1)capitaine d’un petit bateau de pêche (Stuart Whitman) trouvant quelque chose d’inattendu dans ses filets : une sirène. Il tente de la garder en vie, rêve qu'elle devienne une vraie femme, mais celle-ci agonise lentement. Alors, un ivrogne du port (Harry Townes) lui donne une potion qui devrait opérer la métamorphose. Mais au petit matin, le résultat n’est pas tout à fait celui espéré. Et la fable vire à l’horreur.

En moins d’une demi-heure, ce téléfilm crée une bonne atmosphère de port noyé dans la brume, croque des personnages parfaitement campés, surtout par Whitman remarquable en marin amer et déplaisant, rongé par la solitude. Les quelques plans sur la sirène, délibérément flous et décadrés, entretiennent habilement le mystère et la frontière entre fantasme et réalité.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 07:49

Épisode de la 1ère saison de « NIGHT GALLERY », la série de Rod Serling, moins connue que « THE TWILIGHT ZONE » mais couvrant le même territoire, « THE DOLL » reprend le thème de la poupée maléfique déjà exploré dans la série-culte de l’auteur dans un épisode avec Telly Savalas.

NIGHT GALLERY silva

De retour des Indes, un vieux colonel anglais découvre que sa nièce qu'il élève, a reçu une poupée par la poste. Un vieux jouet tout pourri qui semble avoir une emprise sur elle. En fait, l’objet était destiné au militaire : c'est un rebelle qui la lui a fait parvenir. La poupée est habitée par un esprit vengeur car le ‘native’ veut venger l’exécution de son frère. Le sujet est tiré par les cheveux, mais les comédiens sont excellents et la chute très sympathique. Sans compter que le look de la poupée est assez angoissant, tout à fait digne des classiques de la Hammer.

Henry Silva, coiffé d’un turban, apparaît dans deux séquences dans le rôle de l’Hindou rancunier. Son accent est impeccable et sa présence physique fait toujours merveille.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 16:13

MONTE WALSH (1)Bon ! On ne va pas encore s’agacer de la nécessité de remakes de bons films relativement récents, d’autant que « MONTE WALSH » est un pur chef-d’œuvre du crépuscule du MONTE WALSH (2)western. Pourquoi l’avoir refait trente ans plus tard ? On se dit d’abord que les auteurs sont peut-être repartis du roman. Et puisMONTE WALSH (3) les noms de Simon Wincer (« LONESOME DOVE ») et Tom Selleck sont tout de même des gages de qualité.

Mais non ! Le nouveau « MONTE WALSH » ressemble énormément au film de William Fraker. En moins lyrique, en moins débraillé, en plus scolaire pour tout dire, mais ce sont les mêmes films. La seule vraie – mais profonde – différence est que le second n’a pas la chance d’avoir Lee Marvin à son générique. Celui-ci trimbalait avec lui son grain de folie, son désespoir truculent qui manquent cruellement à son successeur.

Pourtant, ce remake ne manque pas de qualités. La photo est splendide, les décors sont extrêmement réalistes et Wincer traduit avec émotion les ultimes soubresauts du Far-West de légende. Mais on aurait aimé de vraies variantes, des options scénaristiques MONTE WALSH (4)radicalement différentes pour prendre ce téléfilm en considération. Séquence après séquence, dialogue après dialogue, on a toujours la sensation de revoir le film de ’71. En moins bien.

Selleck, sobre et massif, est impeccable, mais comment lutter contre le fantôme de Marvin ? Isabella Rossellini vaut bien Jeanne Moreau par contre et Keith Carradine est d’une justesse épatante. On reconnaît également George Eads, futur héros des « EXPERTS » dans le rôle du trop nerveux ‘Shorty’.

Le seul conseil qu’on pourrait donc donner à l’amateur curieux de westerns, incapable de résister à des paysages grandioses et de belles chevauchées, est de n’avoir jamais vu le « MONTE WALSH » original. Là, peut-être qu'il pourra goûter pleinement les indéniables plaisirs de ce remake soigné mais… résolument inutile.

MONTE WALSH

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 09:25

Entre 1966 et ’68, et le temps d’une centaine d’épisodes de 26 minutes, la série « BATMAN » créa une addiction à travers le monde. Traitée sur un mode délibérément comique et BATMANclownesque (ce que n’a jamais été la BD d’origine de Bob Kane), la série créa un univers coloré, les bagarres étaient émaillées de grosses onomatopées en surimpression et nos héros Batman (Adam West) et Robin (Burt Ward) étaient deux idiots sentencieux et ultra-sérieux, parfaitement hilarants.

Lisible à deux niveaux, pour les gamins amateurs de comics et leurs parents sensibles à l’humour ‘camp’, la série accueillit de nombreux invités qu’on ne s’attendait certes pas à trouver là et qui donnèrent par leur seule caution, du cachet à l’entreprise : Frank Gorshin (inoubliable Sphynx), Burgess Meredith (le Pingouin), Cesar Romero (le Joker), George Sanders, Otto Preminger et Eli Wallach (jouant tous trois Mr. Freeze), Anne Baxter, Julie Newmar (magnifique Catwoman), Victor Buono, Roddy McDowall, Van Johnson, James Brolin, Bruce Lee (dans son rôle de ‘Cato’), Shelley Winters, Vincent Price, le pianiste Liberace, Woody Strode, Carolyn Jones, le récemment disparu Cliff Robertson, Andy Devine, Michael Rennie, Rob Reiner, Elisha Cook, Jr., Joan Collins, Ertha Kitt (autre version de Catwoman), Pierre Salinger, Ida Lupino et son mari Howard Duff, Zsa Zsa Gabor, William Smith (dans le rôle de… Adonis !). Parmi les réalisateurs, retenons les noms de Tom Gries et Richard C. Sarafian. On soupçonne la chose d’avoir très bien vieilli… au énième degré.

Alors pourquoi n’aurait-on pas droit à une intégrale en DVD, un de ces jours ? WHAM !!!

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:21

Réalisé par Don Medford, « A MOUTHFUL OF DUST » est un épisode de la 1ère saison de « SUR LA PISTE DU CRIME » dont l’unique intérêt est d’avoir annoncé avec trois années d’avance le classique « WILLIE BOY », dont Robert Blake sera également la vedette.

L’action se situe dans une réserve Apache. Alejandro Rey surprend un homme blanc en train de violer sa squaw et l’étrangle. Il compte sur l’aide d’Efrem Zimbalist, Jr. qui fut son capitaine en Corée, pour le sortir de là. Mais celui-ci ne peut se rendre à la réserve et Rey prend la fuite. Enfin arrivé, Zimbalist doit subir les foudres de Blake, le frère du fugitif. Alors commence une longue traque dans le désert pendant laquelle le fuyard retourne à « l’état sauvage » (la preuve : il enlève sa chemise !). Le scénario est valable, mais le traitement complètement dénué d’humour ou de profondeur psychologique date terriblement la série. Sans compter que les agents du FBI sont définitivement les héros les plus sinistres de l’Histoire de la télé U.S. !

FBI blake

Intéressant malgré tout, de voir Blake qui a à peu près le même look que dans le film d’Abraham Polonsky, jouer la mauvaise conscience du héros. On reconnaît également R.G. Armstrong, l’acteur qui a incarné le plus de shérifs de mémoire de cinéphile, ainsi que Richard Farnsworth qui apparaît le temps de se faire étrangler et de prendre un coup sur le crâne.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 09:00

Étonnant, vu l’extraordinaire et persistante popularité de Robert Conrad, que sa première série HAWAIIANTV « THE HAWAIIAN EYE » n’ait jamais connu d’édition DVD et n’ait même jamais été diffusée en France.

Elle dura pourtant quatre saisons d’une trentaine d’épisodes chacune, sur la chaîne ABC. Aux côtés d’Anthony Eisley, Grant Williams et Connie Stevens, Conrad y incarnait Tom Lopaka, un ‘privé’ installé à Honolulu et qui officiait à partir de son QG dans un grand hôtel touristique.

La série dura de 1959 à 1963 et installa le jeune comédien comme une valeur sûre du petit écran. Parmi les réalisateurs, on peut retenir les noms d’André de Toth, Howard W. Koch ou Jesse Hibbs.

« THE HAWAIIAN EYE » accueillit de nombreuses ‘guests’ : Karen Steele, Don Gordon, Efrem Zimbalist, Jr., Shirley Knight, Paul Picerni, la vénérable Fay Wray, Barbara Luna, Troy Donahue, Mary Tyler Moore, John Marley, Stella Stevens, Warren Oates, Frank DeKova, Peter Breck, Brad Dexter, Lee Van Cleef, Dyan Cannon, Victor Buono, Jeanne Cooper, le débutant Jack Nicholson, Dorothy Provine, Mariana Hill, Marie Windsor, Edd Byrnes, James Best, Victor French, etc.

 

Son invisibilité laisse perplexe…

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 06:42

La première saison de « DEXTER » était stupéfiante par sa thématique même : une série TV qui prenait un serial killer pour héros « positif », en lui donnant un rôle de ‘vigilante’, exécutant d’autres tueurs en série ! Il fallait déjà s’habituer à ce postulat encore plus culotté que celui de « THE SHIELD » qui elle, nous obligeait à prendre fait et cause pour un ripou sans foi ni loi. La saison 2 confrontait Dexter à son frère encore plus ravagé que lui. La 3, DEXTER 5lui faisait rencontrer Jimmy Smits, en qui il croyait trouver un « copain de tuerie ». Dans la 4, il rencontrait une sorte de modèle en John Lithgow : un serial killer parfaitement intégré à la société.

Et dans la 5, l’impossible quête de Dexter Morgan vers la normalité se poursuit avec la rencontre de Julia Stiles (qu’on n’a jamais vu meilleure), victime rescapée d’une bande de sadiques, déterminée à se venger de ses bourreaux. L’âme-sœur de Dexter ? Alors que la cinquième année marque souvent l’essoufflement des meilleures séries, celle-ci est un véritable redémarrage. La précédente tirait un peu à ligne et diluait son propos, mais tout cela n’est qu’un mauvais souvenir : la cinquième de « DEXTER » est probablement la meilleure de toutes.

Admirablement scénarisée, filmée au cordeau et interprétée avec une rare intensité, elle confronte Michael C. Hall (de plus en plus intérieur et dense) au remords, à la culpabilité de n’avoir pas pu sauver sa femme, assassinée à la fin de la saison précédente. Il va chercher la rédemption en se faisant justicier et en tombant amoureux de cette inconnue « née dans le sang », comme lui et portant en elle ce « sombre passager » qui la fait basculer dans la folie meurtrière. Hélas, ce joli couple de serial killers méticuleux et ultra-pro ne durera que le temps d’une sanglante vengeance. Car la disciple de Dexter ne portera pas sa malédiction à jamais. Haletante, truffée de coups de théâtre et de ‘cliffhangers’ diaboliques, cette saison atteint la perfection, arrive clairement à maturité. Jennifer Carpenter est extraordinaire en fliquette obstinée. La scène où elle coince les justiciers à travers un rideau opaque est d’une totale ambiguïté : a-t-elle reconnu son frère ? A-t-elle passé un point de non-retour ? On reconnaît Peter ‘Robocop’ Weller, vieilli et émacié dans un rôle de flic corrompu et vicieux. Attendons maintenant la prochaine saison, en espérant que les auteurs n’aient pas mis la barre trop haute avec celle-ci.

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