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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 10:04

Même si on a l’étrange sensation que « MANIPULATION » provient d’une faille temporelle datant des années 80, il n’en demeure pas moins un thriller psychologique bien fichu et assez prenant.

Aucune surprise à attendre, aucune réelle originalité à espérer, dans ce MANIPULATIONquasi-remake de « BAD INFLUENCE », mais un vrai sens du cadrage et surtout du montage et une photo glacée et hypnotique de Dante Spinotti. Dommage que le dernier quart du scénario parte en quenouille (d’où la présence d’une « fin alternative » dans le DVD, aussi peu convaincante que la définitive) et laisse une impression d’arnaque et de bâclage.

C'est Ewan McGregor qui tient le suspense sur les épaules dans un rôle difficile d’introverti solitaire découvrant les joies d’un ‘sex club’ : on appelle sur une ligne privée, on tombe sur une inconnue à qui on demande simplement : « Êtes-vous libre, ce soir ? ». Ce qui lui permet des ‘one night stands’ avec Charlotte Rampling ou Natasha Henstridge. Mais aussi Michelle Williams, dont il tombe amoureux, tombant dans les griffes d’un voleur pervers joué par Hugh Jackman.

Et c'est là que le bât commence à blesser. Car s’il est tout à fait convaincant en mutant griffu, Jackman manque sérieusement de perversité et d’ambiguïté pour tenir ce genre de rôle sorti d’un Patricia Highsmith. Ses relations avec McGregor perdent en finesse et en profondeur. Dommage…

Dans un cast riche de bons comédiens, on retiendra la toujours excellente Lisa Gay Hamilton, sous-employée en fliquette suspicieuse.

Pas désagréable le temps qu'il dure, « MANIPULATION » laisse l’impression d’avoir été tripatouillé par trop de mains différentes. Il y a quinze ans, c'est probablement Michael Douglas qui aurait tenu le rôle de Jackman et le film aurait été plus à sa place dans l’espace-temps. Aujourd'hui, c'est un objet curieusement désuet, décalé. Quant aux grosses « surprises » et coups de théâtre de la dernière partie, ils font sourire, tant ils sont téléphonés. Selon l’humeur…

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 09:12

Herbert Lom tourne depuis 1937. Il a plus de 110 films à son palmarès et a fait carrière en Angleterre. Sa spécialité : les nationalités les plus variées, les accents les plus délirants et surtout, l’œil qui frise.

On le connaît surtout pour son rôle d’inspecteur français exaspéré dans la ‘franchise’ des « PANTHÈRE ROSE » face à Peter Sellers. Lom était braqueur dans « TUEUR DE DAMES », marchand dans « SPARTACUS », il jouait Napoléon dans « GUERRE ET PAIX », milliardaire dans « DEAD ZONE ».

Aujourd'hui, il fête ses 94 ans. Happy birthday, Mr. Lom.

LOM anniv

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 07:17

Pour être parfaitement honnête, Cliff Robertson n’était l’acteur préféré de personne. Il a mené une carrière discrète, un peu terne, tenant la vedette de films de second plan, hormis de rares exceptions comme « CHARLY » qui lui valut l’Oscar ou « TROP TARD POUR LES HÉROS » d’Aldrich.

Il faisait partie de ces comédiens « neutres » américains, dans la lignée de Dana Andrews. On s’en souviendra surtout pour son rôle de gangster dans « LES BAS-FONDS NEW-YORKAIS » de Fuller, où il était excellent. Et plus près de nous, pour avoir incarné l’oncle de « SPIDER-MAN » dans la trilogie de Sam Raimi. On rêve de revoir la minisérie « INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE », dont il tenait la vedette aux côtés de Jason Robards.

Il vient de mourir à l’âge de 88 ans. R.I.P.

ROBERTSON RIP

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 14:23

JERRY TOM (1)Réalisé par l'acteur Canadien Saul Rubinek qui fut l'historien de « IMPITOYABLE »,  JERRY TOM« JERRY & TOM, VOLEURS DE VIES » est une étonnante et très plaisante surprise. Théâtral dans sa forme, le scénario fait penser à un film de Tarantino mâtiné du style de dialogue de David Mamet. La présence de comédiens fidèles à ce dernierJERRY TOM (3) comme Joe Mantegna, William H. Macy ou Sam Rockwell n'est probablement pas due au simple hasard.

Le thème du vieux tueur formant un disciple qui finit par le dépasser, n'est pas neuf et a été bien souvent rabâché depuis le film-étalon « LE FLINGUEUR ». Mais ce polar irréaliste, avançant par ellipses, baignant dans un humour froid, possède un ton bien à lui. Des personnages comme Charles Durning campant un vieux ‘hitman’ ayant à son actif la famille Kennedy et Elvis (sic !) sont irrésistibles. Mantegna trouve un de ses meilleurs rôles, en ‘mechanic’ calme et loyal, Rockwell est parfait en tête brûlée JERRY TOM (2)incontrôlable (il pense très sérieusement à buter son nourrisson qui pleure la nuit !) et Macy ne fait que passer en victime d'un « contrat ».

De bout en bout, « JERRY & TOM » est un film délectable, avec une vraie recherche dans les cadrages et dans les liaisons entre les séquences. Son meilleur atout est un dialogue au cordeau, sans effet superflu et une sorte de tendresse amusée pour des protagonistes monstrueux, mais non dénués de charme. C'est vraiment comme si Mamet s’était subitement découvert un sens de l’humour et du second degré.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 06:34

Le patronyme et l’air de famille ne trompent pas : Kate Burton est la fille du grand Richard. Et c'est – une fois n’est pas coutume – une excellente comédienne elle-même.

Elle fait carrière aux U.S.A. essentiellement à la TV. On l’a remarquée dans « LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN » et plus récemment dans « STAY » et « 127 HEURES », ainsi que dans des séries à succès comme « THE GOOD WIFE » ou « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE ».
Aujourd’hui, elle fête ses 54 ans. Happy birthday, Kate.

KBURTON anniv

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 14:00

COMEDIENS (2)« LES COMÉDIENS » inspiré d’un roman de Graham Greene et malgré son générique prestigieux et hétéroclite, ne parvient jamais à décoller et s’enlise tout doucement dans l’ennui le plus total.

Pourtant Peter Glenville, auteur du magnifique « BECKET » crée une atmosphère singulière de désolation et d'abandon dans son décor (tourné au Dahomey et en studio en France) COMEDIENShaïtien, digne d'une ville-fantôme. On a constamment la sensation d'une vaste scène de théâtre où s'agitent vainement des personnages dérisoires, voire pathétiques, comme Richard Burton hôtelier pleutre et franchement minable.

Hélas, presque trois heures de ce régime (oui, oui, trois !), c'est tout de même beaucoup demander et le personnage de Liz Taylor, visiblement gonflé au scénario pour faire une belle affiche, finit de plomber le film. Replète et pomponnée, l'actrice a rarement été plus mauvaise. Par contre, Alec Guinness quiCOMEDIENS (1) nage dans le Greene comme un poisson dans l'eau, est formidable en mercenaire ringard et mythomane. Les seconds rôles sont bien campés : Paul Ford et Lillian Gish en charmant vieux couple d'écolos yankee en goguette. Peter Ustinov par contre, très « tenu » (probablement trop !) par son réalisateur, dort littéralement debout.

« LES COMÉDIENS » se perd en séquences répétitives trop dialoguées, mais parvient à trouver de temps à autres le ton juste, comme lors du discours de Burton, face aux troupes dépenaillées de rebelles à la fin : un régal de dérisoire et de cynisme. Ou dans l'inquiétante séquence de l'enterrement interrompu, ou celle des rebelles fusillés en pleine nuit devant la population. Ce n’est pas vraiment un navet, c'est – comme disent justement les anglo-saxons – un ‘misfire’.

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 07:47

Il a déjà plus de cent films à son répertoire, mais Jeffrey Combs n’existe vraiment que pour son personnage de Frankenstein moderne dans la ‘franchise’ des « RE-ANIMATOR » qu'il jouait avec la délectation cabotine d’un Norman Bates dégénéré.

Il était drôle en agent du FBI fou à lier dans « FANTÔMES CONTRE FANTÔMES », mais n’a pratiquement tourné que des séries B (voire Z !) et des DTV.

Aujourd'hui, il fête ses 57 ans. Happy birthday, Jeff.

COMBS anniv

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:45

Curieux autant qu’étrange qu’un film aussi renommé que « FREUD, PASSIONSFREUD SECRÈTES » soit complètement inédit en DVD. Un acte manqué ?

Réalisé par John Huston en 1962, ce ‘biopic’ du père de la psychanalyse bénéficia curieusement de la participation de Jean-Paul Sartre au scénario, même s’il n’est pas mentionné au générique. C'était photographié par Douglas Slocombe et musiqué par Jerry Goldsmith. Mais la grande idée fut de donner le rôle-titre à Montgomery Clift. Avec son visage couturé, son regard hanté, l’ex-jeune premier tourmenté semblait être né pour jouer Sigmund. À ses côtés, une distribution anglo-française avec notamment Susannah York, David McCallum, Larry Parks, Susan Kohner, Eric Portman, Ferdy Mayne et Fernand Ledoux dans le rôle du Dr. Charcot.

On le sait, les films américains traitant du sujet vieillissent rarement bien et prêtent souvent à sourire. Mais avec Huston à la barre et Clift derrière la barbe de Freud, il n’est pas impossible que ce film-là ait bien passé l’épreuve des ans. On vérifie quand ?

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 06:03

Mario Adorf, acteur suisse-allemand au physique d’ogre, a plus de 200 titres à sa filmographie et ne donne aucun signe de ralentissement. Il a tout fait : des ‘spaghetti westerns’ aux téléfilms français, en passant par un Sam Peckinpah, des comédies italiennes, des polars allemands, un Billy Wilder, un Chabrol, la liste donne le vertige !

Aujourd'hui, il fête ses 81 ans. Happy birthday, herr Adorf.

ADORF anniv

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 05:47

Difficile de ne pas remarquer le physique étonnant de Michael Berryman, dû à une maladie génétique rare dans « LA COLLINE A DES YEUX » et sa sequel où il est un dégénéré cannibale nommé ‘Pluto’.

On l’aperçoit tout aussi insolite en pensionnaire apathique dans « VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU », en hors-la-loi dans « UN AUTRE HOMME, UNE AUTRE CHANCE », dans le rôle de Gluntz dans « LA FERME DE LA TERREUR », en voyou dans « ARMÉS POUR RÉPONDRE », en mutant dans « LES AVENTURIERS DE LA QUATRIÈME  DIMENSION » puis « UNE CRÉATURE DE RÊVE », ainsi que dans une multitude de séries Z comme « MUTRONICS » ou « LES BARBARIANS ».

BERRYMAN anniv

Berryman fait une apparition avec un masque à gaz dans une scène de « AGENT ZÉRO, ZÉRO ».

À la TV, on peut le voir dans le rôle de Van Helsing dans « LES CONTES DE LA CRYPTE », en guest dans « X-FILES » en gentil monstre ou « LES FAUX FRÈRES ».

Aujourd'hui, il fête ses 63 ans. Happy birthday, Pluto.

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