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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 09:11

Comment ne pas fêter l’anniversaire de Lance Henriksen ? L'homme capable d’incarner aussi bien des androïdes que des chasseurs de serial killers, l’inquisiteur Torquemada ou… Charles Bronson ?

Cette année 2012, pourtant loin d’être achevée, il est déjà apparu dans 15 films et va allègrement sur les 200. Et ce n’est apparemment pas près de ralentir.

Aujourd'hui, il fête ses 72 ans. Happy birthday, Lance.

HENRIKSEN

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 07:33

Votre serviteur, Fred Jay Walk, a vécu une drôle de semaine. Elle avait démarré avec la décision tardive de visionner (enfin) « INVICTUS » après des mois de tergiversation. Résultat : une traumatisante déconfiture. Ce qu'il ne vous avait pas dit, le Fred, c'est qu’un autre DVD attendait sagement sur la même étagère depuis bien longtemps : « MINUIT À PARIS » de Woody Allen.

Fan de la première heure, amoureux de « ANNIE HALL », « UNE AUTRE FEMME », « CRIMES ET DÉLITS » ou « HANNAH ET SES SŒURS », le Fred avait vu son admiration MIDNIGHT PARISpour le new-yorkais fondre progressivement comme neige au soleil et un vieux pressentiment l’empêchait de visionner son opus parisien. Mais quoi… Il faut être brave !

« MINUIT À PARIS » est tout ce qu’on pouvait redouter qu'il soit. Un robinet d’eau tiède pour touristes américains d’un certain  âge, un guide touristique délibérément naïf à la poésie de carte postale.

Le rôle principal (et omniprésent) est tenu par l’agaçant Owen Wilson qui – comme Kenneth Branagh et d’autres avant lui – se lance dans une imitation laborieuse de son réalisateur. On le voit déambuler d’un décor à l’autre, croiser dans un Paris fantasmé, les mânes d’Hemingway, Dalí (numéro totalement grotesque d’Adrien Brody), Scott et Zelda Fitzgerald, expliquer ce qu’on aurait préféré comprendre tout seul… Les rôles féminins sont écrits avec misogynie (la fiancée tête-à-claques) ou platitude (l’égérie des années 20) et au bout du compte, le Woody a troussé cette minuscule fable esthétisante, pour en conclure qu'il ne faut pas vivre dans le passé, mais plutôt jouir du présent. Il n’a pas tort, mais en assumant sa nostalgie passéiste, il nous offrait des films comme « RADIO DAYS » ou « ZELIG » au lieu de… ça.

Plutôt bien accueilli par la critique – même française – « MINUIT À PARIS » marque, espérons-le, l’hommage d’un cinéaste ébloui par la capitale, dont il ne propose qu’une vision superficielle « pour l’exportation », plutôt qu’un tarissement alarmant d’inspiration.

Dans le film, Marion Cotillard, jeune femme des ‘twenties’ rêve du Paris de 1900, tandis qu’un Paul Gauguin rêve de celui de 1870. En professant, ô combien explicitement, qu'il faut vivre avec son époque, Woody nous laisserait-il entendre qu'il faut préférer « MINUIT À PARIS » à « MANHATTAN » ? Ça file le vertige…

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 17:44

PIT (1)Inspiré d’Edgar Poe, mais également truffé de références plus ou moins conscientes à « NOTRE DAME DE PARIS », « LE PUITS ET LE PENDULE » est une série B signée par un cinéaste inégal, mais qui garde une place à part dans le cœur du cinéphile amateur de bizarreries, grâce à son ineffable « RE-ANIMATOR ». Situé dans l’Espagne de l’Inquisition, PIT (2)ce film surprend d’emblée par son aspect hétéroclite : les décors ultra-fauchés font un peu SFP, le ton oscille entre le réalisme ‘gore’ et la parodie façon ‘Monty Python’, certains comédiens font rigoureusement n'importe quoi, se vautrant dans la plus totale clownerie, alors qu’un Lance Henriksen incarne Torquemada comme si sa vie en dépendait.

Le film laisse une sensation d’impro permanente, d’écriture au fil de la plume, comme si Stuart Gordon essayait de faire plusieurs films en un. Et pourtant, on ne sait par quel maléfice, on finit par prendre plaisir à regarder cette bouffonnerie pseudo-médiévale, où les tortures atroces succèdent aux plans de nudité (gratuite, évidemment), où on fouette des squelettes, où on coupe des langues au ciseau, où une sorcière se gave de poudre à canon avant de monter au bûcher, pour mieux exploser à la figure de ses bourreaux. À ce point de manque de complexe et de joyeux je-m’en-foutisme, cela devient franchement sympathique.

Henriksen donc, campe un inquisiteur étonnant. Le crâne rasé, les mouvements saccadés, reptiliens, l’œil exorbité à rendre jaloux Klaus Kinski, il hante le film de sa composition fiévreuse et hallucinée où perce parfois une pointe d’autodérision. Du grand art ! À ses côtés, des jeunes premiers insipides, mais aussi Mark Margolis en exécuteur aux mains percées (littéralement), Jeffrey Combs le re-animator en personne et aussi Oliver Reed qui apparaît dans une courte séquence en envoyé du Pape emmuré vivant. Un clin d’œil à ce qu'il avait subi dans « LES DIABLES » ?

PIT

« LE PUITS ET LE PENDULE » n’a rien d’un bon film, mais c'est indéniablement un vrai plaisir coupable, fait par des galopins qui auraient tant aimé avoir quelques millions de dollars de plus, pour pouvoir donner vie à leurs ambitions. Tel quel, cela fait sourire et… c'est déjà pas si mal.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 09:22

GUESS (2)Il faut se projeter dans le temps et l’espace et s’imaginer dans l’Amérique pré-1968, pour commencer à se rendre compte de l’impact qu’a pu avoir un film comme « DEVINE QUIGUESS (1) VIENT DÎNER ? » et le courage qu'il a fallu avoir pour le mettre en production.

Dans le fond uniquement, bien sûr : une jeune femme de bonne famille de San Francisco présente son fiancé à ses parents. Seul souci mineur : il est noir, ils sont blancs. Et même si le père est libéral et intelligent, il va devoir faire un long chemin pour accepter la chose. Ça, c'est pour le fond, parce que pour ce qui est de la forme, Stanley Kramer, totalement préoccupé par son sujet, le délaisse royalement. C'est du théâtre filmé, bavard à l’extrême, dont la « découverte » sur la baie et le pont ne cherche même pas à cacher qu'il s’agit d’une toile peinte. On assiste donc à un long dialogue entre les protagonistes, tous trop beaux pour être vrais. Le problème est que, désireux d’être bien compris, Kramer leur fait répéter quatre ou cinq fois la même chose mot GUESSpour mot, et qu’à la fin, Spencer Tracy va jusqu'à résumer tout ce qu’on vient de voir, pour s’assurer que tout le monde a bien suivi !

Le film est donc vieillot, lourdingue, politiquement très correct et pas spécialement bien interprété. Tracy s’en sort le mieux. Dans son ultime rôle, il apparaît amaigri, visiblement malade, mais a toujours cette petite flamme d’humanité qui n’appartenait qu’à lui. Merci d’être là ! Katharine Hepburn passe tout le film les yeux embués de larmes et la voix chevrotante. Sidney Poitier se débat avec un rôle aseptisé à l’excès, mais a heureusement un excellent face à face avec son père, tout aussi intolérant que les « caucasiens ». La jeune Katharine (aussi) Houghton irrite par son jeu appliqué et simpliste.

Il faut donc apprécier « DEVINE QUI VIENT DÎNER ? » pour avoir le courage de ses opinions, pour poser de vrais problèmes sans faux-fuyants et fermer les yeux sur sa lourdeur, son manque d’ambiguïté et son look très « Au Théâtre Ce Soir ».

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:32

« WWW » doit des excuses à Clint. Clint Eastwood, bien sûr. On se connaît depuis tellement longtemps, qu’on peut bien être un peu familier ! On l’a découvert dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », puis année après année, décennie après décennie, on ne l’a plus perdu de vue. Y a-t-il un seul film de ou avec Eastwood qu’on ait loupé ? Aucun. Pas un seul ! On a même visionné « TARANTULA » ou « BRISANTS HUMAINS » où il n’apparaît que dix secondes. C'est dire si on l’aime, Clint.

Alors voilà… On s’excuse parce que si on avait déjà eu du mal à tenir le choc de « AU-DELÀ », on n’avait jusqu'ici jamais eu le courage de regarder « INVICTUS » son opus précédent qui trônait sur une étagère depuis plus d’un an, comme un reproche, comme un remords. Après tout, c'est un Eastwood ! Ça ne peut pas être COMPLÈTEMENT nul ! Courage, Fred…

INVICTUS

Alors ? Résultat des courses ? Non, ce n’est pas nul. Pas vraiment. On dirait un bon gros téléfilm des familles, propret et bien-pensant, soigné et scolaire. Peinard, quoi. Tellement peinard, que le scénario va jusqu'à éviter les vrais conflits entre personnages. Le président Mandela ? Tout le monde l’aime et l’idolâtre. Le capitaine de l’équipe de rugby ? Un brave garçon qui bée d’admiration devant le grand homme. Ça avance à pas lents, pachydermiques, au rythme de Morgan Freeman qui n’évoque pas réellement Mandela, mais fait penser à un imitateur doué qui ne s’est pas trop foulé. Mandela est sage. Mandela est docte. Mandela a bien du courage. Viva Mandela !

Pourquoi s’excuser, me direz-vous ? Parce que pour la première fois depuis son premier rendez-vous avec le grand Clint dans une salle obscure, l’ingrat et oublieux Fred Jay Walk – honte sur lui et sur sa descendance – n’a pas eu le courage et l'abnégation de terminer « INVICTUS ». Il s’est arrêté à la moitié, exténué, tombant de sommeil, découragé. Et pire, il s’est juré qu'il ne remettrait jamais ce pensum dans son lecteur de DVD. Ce ‘post’ n’est donc pas une critique du film (il faut toujours avoir vu un film dans son entier), mais une mea culpa.

Pardon, Clint. À la prochaine…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:04

« MANHUNT » est un film norvégien, mais il aurait parfaitement pu être américain ou anglais. L’action se passe en 1974 sans qu’on ne sache très bien pourquoi. Pour justifier MANHUNTl’absence de téléphones portables, peut-être, qui permettraient aux djeuns d’appeler du secours ? Toujours est-il que quatre post-ados s’en vont passer quelques jours dans une maison de campagne (n’ont-ils donc pas vu « EVIL DEAD » ?) et qu’en chemin, ils sont pris à partie par des ploucs à moitié dégénérés qui vont les utiliser comme gibier dans une partie de chasse en forêt.

Depuis « LES CHASSES DU COMTE ZAROFF », les films de chasse à l'homme sont devenus un sous-genre en soi. Et celui-ci s’inscrit dans une tradition de séries B fauchées, axées sur le suspense, le ‘gore’ et le retour à la sauvagerie primitive. Comme d'habitude, une héroïne se détache du lot et comme dans « THE DESCENT » ou « EDEN LAKE » se métamorphose en guerrière ensanglantée et couverte de boue pour éliminer ses poursuivants.

Le problème de « MANHUNT » n’est pas tant son image HD très vilaine, son dialogue pauvret et sa faible caractérisation de personnages (un macho, un geek, une casse-pieds, etc.), mais l’absence d’empathie pour tous les protagonistes. On les voit se faire flinguer, poignarder et même éviscérer sans que cela ne suscite la moindre émotion. Même chose pour notre héroïne, dont le périple laisse indifférent.

Alors on peut trouver quelque intérêt dans des moments de tension éprouvants (les canons du fusil de chasse dans la bouche, les caresses au couteau), apprécier le travail sur la bande-son, mais « MANHUNT » n’est qu’un ‘survival’ parmi tant d’autres, que rien ne distingue vraiment. À part la langue…

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 11:46

DW5 UK DVD (1)Aujourd'hui, « WWW » a deux nouvelles pour ses fidèles visiteurs fans de Charley Bronson (c'est un pléonasme), une bonne et une mauvaise : la bonne, c'est que nos voisins anglais DW5 UK DVD-copie-1ont entrepris d’éditer en DVD l’intégrale de la série « DEATH WISH », qui a toujours connu de gros problèmes de censure, là-bas. S’ils sont disponibles depuis longtemps chez nous et/ou aux U.S.A., il en est un qui n’a jamais connu de transfert décent, c'est le dernier : « LE JUSTICIER : L’ULTIME COMBAT ». Aux États-Unis on a eu droit à un Pan & Scan antédiluvien et à peine digne d’un DVD-R enregistré à la maison. En France, plus récemment, à une copie délavée au format respecté mais en 4/3.

La bonne nouvelle donc, c'est que le transfert anglais est impeccable : le format 1.85 :1. est respecté, il est en 16/9 et dûment remastérisé. Autrement dit, impossible de voir le film dans des meilleures conditions en ce moment. On vous l’avais dit, que c'était une bonne nouvelle !

La mauvaise nouvelle – et là, nos amis britons n’y sont pour rien – c'est que le film, qu'il soit en Pan & Scan, en 4/3 ou en 16/9 est toujours aussi irrémédiablement mauvais, bâclé, irregardable. Et que sorti des complétistes obsessionnels (on en connaît, on en connaît, on ne citera pas de noms…) de l’ami Charley, il vaut mieux oublier ce n°5 et faire comme s’il n’avait jamais existé.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 16:20

RAZORBACK (2)À l’époque de sa sortie, « RAZORBACK » avait fait illusion et avait même laissé espérer que son réalisateur Russell Mulcahy allait faire une belle carrière de faiseur d’images visionnaire à la Ridley Scott. Presque 30 ans plus tard, qu’en reste-t-il ? Pas grand-chose, RAZORBACK (1)hélas. Un manifeste de l’esthétique des eighties qui prête à sourire : la photo ultra-clipée, qui fait ressembler les nuits dans l’outback australien à des discothèques enfumées, les séquences d’action tellement storyboardées qu'elles en deviennent figées et maladroites, sans compter bien sûr, le brushing inaltérable du comédien principal, aussi inexistant que les figurants du cru !

Pourtant, le premier quart est alléchant : une héroïne new-yorkaise luttant pour la cause animale, débarque pour faire un reportage dans l’Australie profonde. Là, elle sera attaquée par les ploucs locaux échappés d’un mauvais « MAD MAX » et surtout par un énorme sanglier qui la bouffe toute crue. Elle disparaît donc, comme Janet Leigh dans « PSYCHOSE » avant elle, laissant la place à son fiancé qui arrive à son tour et fait la connaissance d’un vieux chasseur obsédé par la bestiole, tel un capitaine Achab de Prisunic.

Voilà. Le scénario ne va pas plus loin que cela. Pour le reste, c'est une succession de plans à la courte focale, d’attaques tellement mal filmées et montéesRAZORBACK qu'elles sont à peine lisibles et de contrejours ridicules. Parfois, la caméra capte – presque sans le faire exprès – une ambiance de terre ocre, désolée, de carcasses d’animaux suintantes, de chaleur accablante, qui font regretter le film que cela aurait pu être en de meilleures mains. Car Mulcahy sait faire des plans mais pas des séquences et « RAZORBACK » a beaucoup trop vieilli pour qu’on y prenne encore un quelconque plaisir.

Reste quelques images qui rappellent « OUTBACK », des décors bien choisis et la conclusion qui s’impose : il y a définitivement des films qu'il faudrait ne jamais revoir !

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 06:55

NELL (2)Sur le thème toujours payant de « l’enfant sauvage », « NELL » avait tout sur le papier, pour n’être qu’un gros mélo hollywoodien bien-pensant, offrant un rôle à Oscar à sonNELL (1) actrice principale. Mais par on ne sait trop quel miracle, le résultat comme en État de Grâce, défie les pronostics et s’avère être une œuvre délicate et émouvante, tout en n’évitant jamais les grosses ficelles et même certaines lourdeurs.

Pourquoi ? On peut y voir deux raisons : d’abord l’interprétation stupéfiante de Jodie Foster – alors dans la meilleure période de sa carrière d’actrice – qui adopte une gestuelle, un langage complètement recréés et s’impose dans un personnage de sauvageonne à la fois inquiétant et touchant, animal et poétique.  L’autre raison de la fascination qu’exerce le film est certainement l’image signée du grand Dante Spinotti, ciselée et envoûtante qui transcende le sujet et en fait un vrai film « de cinéma ».

Bien sûr, Michael Apted n’évite pas totalement les scories du film de studio : les petits voyous du village manifestement introduits dans le scénario pour créer une « menace » et un danger, semblent faiblards et superflus et la séquence au tribunal à la fin, jure par sa naïveté « capraesque ». Mais malgré cela, « NELL » est truffé de moments magiques autour de la cabane dans les bois, les flash-backs sur la sœur jumelle sont bien intégrés et la découverte progressive du langage de l’héroïne est parfaitement bien étudiée.

Face à une Jodie Foster écrasante, Liam Neeson NELLparvient à exister et à rendre crédible un personnage presque trop beau pour être vrai. La regrettée Natasha Richardson se sort au mieux du rôle le plus ingrat et faiblement écrit.

Il est certainement aisé de démolir « NELL » en quelques lignes et de n’en voir que les failles et les clichés. On peut aussi se laisser aller à sa petite musique et profiter du voyage. Au choix…

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 18:07

SPLIT (2)« LE CRIME, C'EST NOTRE BUSINESS » est typiquement le genre de film auquel « WWW » ne peut résister : un pitch de Richard Stark qui est un mélange des « 7 MERCENAIRES » (le recrutement de l’équipe) et de « ULTIME RAZZIA » (le braquage pendant un évènement sportif), la réunion de trois vedettes des « 12 SALOPARDS » et une SPLIT (1)brochette de seconds couteaux à n’en pas croire ses yeux.

On friserait l’extase. Mais le protagoniste est hélas, Jim Brown. Ex-footballeur physiquement impressionnant, mais ne dégageant aucune humanité, pas une once d’humour ou de vrai charisme. Il plombe gravement le film et s’avère incapable d’animer les séquences avec sa SPLIT (3)femme Diahann Carroll, qu’on dirait sorties d’un mauvais ‘soap’ télé. Probablement conscients de ses lacunes, les producteurs l’ont très bien entouré : Julie Harris surprenante en « cerveau » du coup, Ernest Borgnine revenant aux emplois de brute bornée de ses débuts. On le voit tabasser Brown dans une séquence évoquant « TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES ». Warren Oates est très bien en génie de l’électronique asthmatique, Donald Sutherland a une sacrée présence en flingueur énigmatique et Gene Hackman apparaît pendant les vingt dernières minutes en flic ripou mais intelligent. Autrement dit, que du très beau linge !

Tourné en CinémaScope, musiqué par Quincy Jones – on a même droit à quelques chansons légèrement hors-sujet – « LE CRIME, C'EST NOTRE BUSINESS » déçoit au bout SPLITdu compte. C'est une mécanique bien huilée, avec son lot de fusillades, de poursuites en voiture, d’érotisme soft et de coups de théâtre, mais à peu près dénuée d’âme et de sous-texte. Tous les personnages sans exception étant antipathiques, voire odieux, on suit cela d’un œil de plus en plus indifférent, sorti de sa torpeur grâce aux numéros de quelques cabotins qu’on aime de toute façon. La preuve par 9 que n’est pas Kubrick qui veut…

À noter – car c'est suffisamment rare pour s’en réjouir – qu’à l’heure où sont écrites ces lignes, la plupart des comédiens de ce film datant de plus de 40 ans, sont toujours de ce monde !

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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