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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 19:30

QUINNÀ force, presque à l’usure, Anthony Quinn a fini par devenir un monument incontournable du cinéma U.S. et ce malgré une carrière erratique, une propension au cabotinage franchement éhonté, un retour progressif du vedettariat aux seconds rôles de saQUINN (1) jeunesse.

Acteur intense ou pénible gueulard, les avis sur Quinn ont toujours été partagés. Il débute en Indien : un Cheyenne dans « UNE AVENTURE DE BUFFALO BILL », Sitting Bull dans « LA CHARGE FANTASTIQUE » ou en corsaire chez son beau-père Cecil B. DeMille, il joue les innocents lynchés dans « L’ÉTRANGE INCIDENT » et trouve le succès en Italie grâce au rôle sublime de l’hercule de foire de « LA QUINN (2)STRADA ». Il poursuit une carrière internationale dans des compositions variées : le frère jaloux du rebelle dans « VIVA ZAPATA ! » qui lui vaut l’Oscar, un Quasimodo d’anthologie dans « NOTRE DAME DE PARIS » où Quinn joue en Français, le bandido tonitruant de « VAQUERO ! », un superbe et complexe Gauguin dans « LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH » qui lui vaut un second Oscar (toujours du second rôle), le pistoléro ambigu de « L’HOMME AUX COLTS D’OR », le hors-la-loi réglo dans « LA CHEVAUCHÉE DU RETOUR », le rancher macho du « DERNIER TRAIN DE GUN HILL », un de ses rôles les plus puissants, « REQUIEM POUR UN POIDS-LOURD » en boxeur sonné QUINN (4)(personnage créé à la TV par Jack Palance puis Sean Connery).

À partir des sixties, Quinn devient « l’Étranger » de service et joue à peu près toutes les nationalités : le bandit arabe truculent de « LAWRENCE D’ARABIE » avec un faux nez hideux, le résistant grec ombrageux dans « LES CANONS DE NAVARONE », le rôle-titre de « BARABBAS » où il crève l’écran. « ZORBA LE GREC » marque une étape dans sa carrière, en lui offrant son rôle le plus archétypique et en lui ouvrant les portes d’un vedettariat définitivement multinational, qui devait le mener à une impasse dans les seventies. Il reprendra le rôle vingt ans plus tard au théâtre, avec la même partenaire Lila Kedrova.

Quinn s’essouffle en numéros impudiques dans « LA BATAILLE DE SAN SEBASTIAN » en faux prêtre, « LA 25ème HEURE » en martyr hongrois de la WW2, « CYCLÔNE À LA JAMAÏQUE » en pirate bourru, « LES SOULIERS DE ST. PIERRE » en pape d’origine russe,QUINN (3) « DON ANGELO EST MORT » en parrain vieillissant, « A DREAM OF KINGS » en séducteur grec. Il se répète en traîne-savate Sioux dans « L’INDIEN », en flic dans « MEURTRE DANS LA 110ème RUE ». Il joue un flic de la DEA dans « MARSEILLE CONTRAT ».

Sa carrière s’éparpille dans d’insondables nanars : il joue Onassis dans « L’EMPIRE DU GREC » (puis quelques années plus tard le père de celui-ci dans le téléfilm « ONASSIS »), un vieux Basque dans « PASSEUR D’HOMMES », un bandit mexicain gâteux dans « LES RISQUES DE L’AVENTURE ». Il apparaît dans des séries B italiennes et des œuvres plus ambitieuses comme « L’HÉRITAGE » en patriarche usé.

Quinn doit attendre la fin des eighties pour se voir offrir des rôles dans des œuvres plus prestigieuses : il est un veuf italien radoteur dans « JUNGLE FEVER », un gangster amateur de spaghettis dans « LES INDOMPTÉS » et un caïd ignare dans « LAST ACTION HERO », le jardinier grec de « TA MÈRE OU MOI ! », le parrain dans « SOMEBODY TO LOVE », un riche propriétaire terrien dans « LES VENDANGES DE FEU ». Il achève sa longue carrière QUINN (5)en campant brièvement un caïd assassiné dans « MAFIA LOVE ».

Quinn trouve un de ses meilleurs rôles dans « REVENGE » où il incarne un riche malfrat mexicain, que l’acteur parvient à ne jamais rendre tout à fait haïssable.

À noter qu’il a enregistré dans les sixties un slow ironique : « I LOVE YOU », où il répond avec exaspération à une femme énamourée sur un rythme langoureux.

Octogénaire, Quinn a continué de faire des enfants, d’écrire ses mémoires, d’exposer ses toiles et sculptures et à parcourir le monde. Il joue même son propre rôle de star discutant avec des apprentis acteurs dans une pub pour Pizza Hut avant de s’éteindre en 2001, à l’âge de 86 ans.

À la TV, Quinn est un maire mexicain dans la série « THE CITY », Caiaphas dans « JÉSUS DE NAZARETH », un faible écrasé par sa femme dans « REGINA », il joue un patriarche mexicain dans « THE CHILDREN OF SANCHEZ », tient le rôle-titre dans un remake du « VIEIL HOMME ET LA MER », d’un propriétaire d’immeuble avare dans un « COSBY SHOW », de Zeus en personne dans la série « HERCULE », d’une vedette renouant avec une ex jouée par Katharine Hepburn dans « THIS CAN’T BE LOVE » et d’un parrain italien dans « GOTTI ».

 

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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