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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:40

DESPERATE (2)« DESPERATE » a tous les atours d’un ‘film noir’ et fut même tourné pendant l’âge d’or du genre, mais au fond, ce n’en est pas réellement un. Pourtant Anthony Mann, avant sa période western, signa quelques fleurons de ce sous-genre du polar pendant les années 40, mais le scénario de celui-ci tient plutôt de l’engrenage et du thriller traditionnel. Le DESPERATE (1)protagoniste n’est pas victime du destin, du moins pas très longtemps. La femme n’a rien de fatale, c'est une gentille épouse enceinte et plutôt un boulet qu’autre chose. Les méchants ne sont que des brutes imbéciles et comble des combles, on a même droit à une ‘happy end’ presque décevante de banalité.

C'est bien réalisé et surtout photographié, avec une belle maestria des clairs obscurs, le rythme est parfaitementDESPERATE soutenu, mais les péripéties semblent artificielles, les réactions des personnages ne sont pas toujours très logiques. Dans le rôle principal du jeune camionneur innocent fuyant la police et les gangsters, Steve Brodie, excellent second rôle, n’est pas très passionnant et manque du fatalisme d’un Mitchum ou de la hargne d’un Lancaster, figures de proue de ce genre de films ces années-là. Face à lui, Raymond Burr avec son visage encore mince et son corps déjà éléphantesque, compose un caïd malsain à souhait comme il savait si bien les incarner avant de devenir le « Mr Propre » des séries TV. À noter que le flic d’abord odieux, puis plus amical est campé par un certain… Jason Robards. Qui n’est autre que le père du futur ‘Cheyenne’ de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

« DESPERATE » est une série B plutôt bien fichue et produite, qui ne laissera probablement aucun souvenir marquant, hormis peut-être ce mariage tchèque tout à fait incongru en son milieu.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 10:42

En 1965, Donald Sutherland a trente ans. Il a tourné quelques téléfilms anglais, des petits rôles dans des films d’horreur de série B. Pour sa première grosse production U.S., il apparaît quelques (brèves) secondes dans « AUX POSTES DE COMBAT ! », un film de sous-marin signé James B. Harris.

SUTHERLAND dur

Face à Martin Balsam, le futur Casanova de Fellini joue un des médecins de l’hôpital militaire, affublé d’une teinture blonde, de grosses lunettes qui le rendent pratiquement méconnaissable.

Les balbutiements d’une longue carrière qui est toujours en plein essor.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 06:00

QUAND LA FEMME (1)Est-ce le titre ? La présence de Bernard Blier, Sophie Daumier et Jean Lefèbvre au générique ? L’utilisation de l’argot des années 50 ? Toujours est-il qu’on a la sensation que « QUAND LA FEMME S’EN MÊLE » est une comédie policière à la Michel Audiard.

En fait, il n’en est rien. C'est une pure ‘série noire’ à peine égayée par quelques répliques amusantes à l’emporte-pièce et des accents parigots à couper au couteau. Guerre des gangs à Pigalle, vengeance, escroquerie à l’assurance, tueurs à gages, tout y est et le scénario est d'ailleurs plutôt bien agencé. Bien sûr, c'est terriblement daté, mais le film n’est jamais ennuyeux, jamais ridicule et se laisse regarder avec un certain plaisir.

C'est dû en grande partie à une distribution de premier ordre : Jean Servais, icône du film noir hexagonal est impeccable en gros dur fatigué. Edwige Feuillère toujours aussi distinguée, n’est par contre pas idéalement castée dans un rôle à la Arletty. C'est dans les rôles secondaires qu’on s’amuse le plus : Pierre Mondy joue (déjà) les flics obstinés, Bruno Cremer est parfaitement glauque et inquiétant en homme de main blond et sadique. Quelle présence, déjà !

QUAND LA FEMME

Et la cerise sur le gâteau, c'est la toute première apparition à l’écran d’un Alain Delon de 22 ans dans un joli rôle de porte-flingue naïf mais hyper-efficace.

En quelques séquences, toute la mythologie future de l’acteur est déjà esquissée : le métier de tueur, la séduction physique et même la fin tragique. Étonnant. Une sorte de mini-samouraï, en somme. À noter que Jess Hahn apparaît en gangster, postsynchronisé sans son accent yankee.

On est loin des classiques de Becker ou Melville, mais l’un dans l’autre, c'est une plutôt heureuse surprise.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:48

On connaît essentiellement Everett McGill pour son rôle de cromagnon dans « LA GUERRE DU FEU », mais il prête ses traits rudes et simiesques à des méchants mémorables : l’officier raciste de « YANKS », le maton borné de « BRUBAKER », un des habitants de la planète « DUNE », le militaire sans humour dans « LE MAÎTRE DE GUERRE ».

McGill est le héros de guerre dans « LES LAURIERS DE LA GLOIRE », le prêtre éborgné dans « PEUR BLEUE », le méchant qui balance Leiter aux requins dans « PERMIS DE TUER » et le tueur fou dans « LE SOUS-SOL DE LA PEUR », le ‘bad guy’ teint en blond de « PIÈGE À GRANDE VITESSE », le vendeur de tondeuses dans « UNE HISTOIRE VRAIE ».

MCGILL

Il apparaît non-mentionné au générique de « PETITS MENSONGES ENTRE FRÈRES », en prêtre lors d’une séquence. À noter que dans « Ô’ BROTHER » des frères Coen, George Clooney se nomme… Everett McGill !

À la TV, on le voit en garagiste marié à une foldingue dans la série « MYSTÈRES À TWIN PEAKS ».

Aujourd'hui il fête ses 66 ans et n’a pas tourné depuis 1999. Happy birthday, Everett.

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:26

LORDS FLATBUSH2 (1)Étrange de porter un regard nostalgique sur un film des seventies qui lui-même porte un regard nostalgique sur les fifties. C'est pourtant bien le cas de « LES MAINS DANS LES POCHES », une sorte de mélange entre « AMERICAN GRAFITI » et « MEAN STREETS », LORDS FLATBUSH (1)tout habité de la mythologie des ‘blousons noirs’ et de l’Actors Studio.

Le budget minuscule se fait sentir dans la laideur de la photo charbonneuse, un nombre exagéré de plans flous ou mal cadrés et une prise de son à la limite de l’amateurisme. Mais par ces défauts, le film acquiert une sorte d’authenticité crue et sans aucun glamour bidon. Non, semblent dire les auteurs : ceLORDS FLATBUSH2 n’était pas mieux avant ! Le scénario – ou ce qui en tient lieu – suite les déambu-lations de quatre « loulous » de Flatbush, quatre crétins immatures et braillards qui ne pensent qu’à peloter les filles dans les drive-ins et accessoirement les mettre enceintes. Le fait que les comédiens soient tous un peu âgés pour leurs personnages de lycéens les rend encore plus pathétiques et ringards. À leur tête, le bellâtre Perry King en séducteur à la petite semaine, la mèche en accroche-cœur. On reconnaît Henry ‘Fonzie’ Winkler jouant le moins bête du groupe. Mais c'est Sylvester Stallone qui décroche la timbale dans le rôle le plus fouillé.

Grand dadais castagneur, il est poussé au mariage par sa petite amie. Comme Brando dans LORDS FLATBUSH2 (2)« SUR LES QUAIS », il élève des pigeons et cache un caractère doux et poète sous ses allures de docker. Un an avant « ROCKY », Stallone affirme une personnalité originale et intéressante. La longue scène où il est obligé d’acheter une bague de fiançailles ruineuse à sa copine est excellente et vaut à elle seule qu’on voie le film. Car « LES MAINS DANS LES POCHES » n’est qu’un tout petit machin à peine écrit, salement filmé et qui semble tourné le week-end par une bande de potes faisant partie du même fan-club de James Dean. Mais le complétiste de ‘Sly’ y trouvera largement son compte. Sans oublier la toujours très ravissante Susan Blakely en petite « bourge » qui sait échapper à temps aux étreintes sordides du pauvre Perry King.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:28

« WWW » ne manquant jamais une occasion de célébrer un heureux évènement, se devait de vous faire partager sa fierté : aujourd'hui, le ‘Blog du West’ vient de passer le cap du quart de million de visiteurs (uniques), autrement dit des 250.000 visiteurs.

250.000 amoureux du western d’abord, puis progressivement du « cinoche » dans son sens le plus large, qui sont venus faire un tour – et même plusieurs – sur « WWW » depuis sa création le 14 juin 2009.

D’où cette illustration allégorique, tout en finesse exquise et en poésie délicate, où trois des figures de proue du blog affichent leur détermination (virile) à poursuivre le combat.

À bientôt donc, pour le demi-million…

VISTIEURS 250000

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU BLOG
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 05:48

Michael Dunn est un des seuls acteurs « de petite taille » à avoir fait une carrière conséquente aux États-Unis dans les sixties. Subtil et surprenant il a marqué une petite trentaine de films et téléfilms de son empreinte.

Il est le spectateur des misères humaines à bord de « LA NEF DES FOUS », un indic de Richard Widmark dans « POLICE SUR LA VILLE », le vigile de « BOOM », le confident dans « BIG BOY » et un malfaiteur dans le film français « TROP PETIT, MON AMI ».

DUNN

Mais Dunn reste en mémoire pour la série « LES MYSTÈRES DE L’OUEST », où il incarne le machiavélique Miguelito Loveless, qui mène la vie dure à James West. On le revoit Dunn en extra-terrestre de la planète Platonius dans un « STAR TREK » et en co-équipier du privé Richard Boone dans « GOODNIGHT MY LOVE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 77 ans. Happy birthday, Miguelito.

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 05:45

Écrit par Marcel Achard et réalisé par le régulièrement bon Pierre Chenal, « L’ALIBI » est un ‘film noir’ à la française, relatant la vengeance d’un médium qui assassine un rival et la ALIBImanipulation diabolique du commissaire chargé de l’enquête pour le coincer.

Le scénario est à la fois alambiqué et parfaitement lisible, le charme venant des personnages tous très bien dessinés et identifiables au premier coup d’œil. Il faut dire que le réalisateur a casté des comédiens extrêmement typés et des actrices au visage marquant. À commencer par l’héroïne Jany Holt, une entraîneuse aussi naïve que rouée, qui sert d’alibi au meurtrier mais se retrouve vite face à un dilemme impossible.

Dans une ambiance de boîtes de nuit, de week-ends à la campagne, de voyous à casquettes surnommés ‘Jojo’, de factotums inquiétants, « L’ALIBI » s’est bien patiné avec les années, mais demeure toujours attractif et amusant. Ainsi, le plan d’infiltration organisé par le flic parvient-il encore à surprendre quand il est révélé en milieu du scénario. C'est Louis Jouvet, le seul, l’unique, qui incarne ce tireur de ficelles élégant et sardonique. Il joue de son œil de reptile et de sa diction particulière avec une classe inouïe et il est pour beaucoup dans le plaisir qu’on a à suivre le film. Face à lui, Erich Von Stroheim joue l’assassin avec un indéfinissable accent anglo-germanique et un cabotinage millimétré. Parmi les seconds rôles, retenons la très belle Florence Marly qui fera une brève carrière à Hollywood par la suite.

ALIBI (1)

Rapide, efficace, sans aucune prétention, « L’ALIBI » est un bon polar ‘vintage’, qui offre deux ou trois face à face Jouvet/Stroheim qui sont de purs régals pour qui aime les comédiens – et surtout les personnalités – d’envergure.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 17:10

ILE TRESOR (2)« L’ÎLE AU TRÉSOR » de R.L. Stevenson a été bien souvent adapté à l’écran. Mais il est très étonnant que ce soit un téléfilm qui se soit le plus rapproché de l’œuvre originelle. Déjà, il faut bien dire qu’on a du mal à considérer cela comme un téléfilm à proprement ILE TRESORparler, tant les moyens sont visiblement considérables et vu le soin extrême apporté au moindre détail vestimentaire ou linguistique. Fraser Heston (fils de…) n’a jamais fait preuve d’un immense talent de réalisateur, mais ce film-là laisse sans voix et demeurera sans doute son chef-d’œuvre.

Dès les premières images, le ton est donné : photoILE TRESOR (3) magnifique, volontiers sombre, musique enveloppante, volonté de réalisme et grands numéros d’acteurs. Le vaisseau ‘Hispaniola’ est splendide, les trognes des marins semblent sortir de gravures anciennes et le souffle de la grande aventure ne fait qu’enfler. Le jeune Christian Bale a l’âge du rôle, alors que Jim a souvent été incarné par des enfants. Sa relation à ‘Long John’ Silver en est donc enrichie. Celui-ci aussi, est enfin incarné comme il aurait dû l’être : Charlton Heston – dans le plus beau rôle de sa fin de carrière – ne cherche pas à le rendre sympathique ou même ‘bigger than life’. Silver est une fripouille sanguinaire et sans pitié, à l’intelligence aiguë mais pervertie. Aux côtés de ce beau duo, on reconnaît Oliver Reed tonitruant dans le rôle (trop court) de Billy Bones, Christopher Lee bride sur le cou en pirate aveugle et Pete Postlethwaite. Richard Johnson, fidèle partenaire de Heston est un formidable marquis, enthousiaste et inexpérimenté.

ILE TRESOR

« L’ÎLE AU TRÉSOR » est donc ce qu’on peut appeler une heureuse surprise, une réussite pratiquement sans défaut, qui respecte sa source littéraire tout en l’enrichissant par la beauté de ses décors, de ses cadrages. Et on ne peut que respecter l’auteur pour n’avoir pas cédé au sentimentalisme hollywoodien, en décrivant un Jim Hawkins mûr avant l’âge, aussi calculateur et endurci que les adultes qui l’entourent et en montrant un Silver plus humain que pittoresque.

 

À NOTER : Le film vient de sortir en DVD en zone 1, dans une copie 16/9 irréprochable. Et avec – joie ! – des sous-titres français. Indispensable.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 12:26

« WWW » a récemment parlé de l’ouvrage consacré à « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » signé Philippe Ortoli et particulièrement d’une théorie quant à la séquence où ‘Harmonica’ déchire la robe de Claudia Cardinale, dans un simulacre de viol aux multiples interprétations.

Nous avons vu l’importance que peut avoir un simple regard dans les films de Sergio Leone. Un coup d’œil d’une demi-seconde qui équivaut à plusieurs pages de dialogue explicatif.

Dans cette fameuse scène du « pseudo-viol », il en est un de Charles Bronson, qui est un petit chef-d’œuvre de concision : alors qu'il arrache les dentelles de la fameuse robe et que le public incrédule, voit son héros devenir un vulgaire agresseur sexuel, Bronson plaque Claudia d’une seule main en s’acharnant sur ses tissus. C'est alors qu'il lève légèrement la tête et jette un bref coup d’œil vers l’extérieur. Et ce simple moment change radicalement le sens de ce qu’on est en train de voir : d’abord, on comprend qu'il n’est pas intéressé sexuellement par la jeune femme, ensuite qu'il manigance quelque chose et finalement qu'il a repéré une menace, là dehors. On comprendra dans une minute le but de la manœuvre.

HARMONICA REGARD

Magnifique association d’un réalisateur s’exprimant exclusivement par l’image et d’un acteur minimaliste, maîtrisant à la perfection le moindre clignement de paupière pour un maximum d’expressivité.

Encore une raison d’admirer « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

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Published by Fred Jay Walk - dans A PROPOS DE SERGIO LEONE
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