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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 16:05

8 IRON MEN (2)Le principal intérêt de « EIGHT IRON MEN » est d’être le tout premier rôle principal de 8 IRON MEN (1)Lee Marvin, à peine une année après ses débuts à l’écran. Il n’y tient pas vraiment la vedette, puisque tous les personnages ont un temps de présence à peu près équivalent, mais il occupe tout de même l’écran du début à la fin. Et avec une présence et une autorité que devraient lui envier bien des novices !

Réalisé par l’inégal Edward Dmytryk, ce film de guerre raconte la journée d’une escouade planquée dans les ruines d’une ville bombardée. Les hommes s’ennuient, radotent, perdent la boule et la tension monte quand l’un d’eux ne rentre pas de patrouille, coincé dans un trou plein d’eau par un sniper. Faut-il désobéir aux ordres et aller le8 IRON MEN (3) chercher ? Faut-il l’abandonner à son sort ? Le scénario tiré d’une pièce de théâtre est terriblement statique. Ça parle sans discontinuer et les rares aérations sont affligeantes : on voit les fantasmes de deux des soldats, des saynètes ridicules et se voulant comiques, les montrant aux bras de pin-ups énamourées. Une abomination certaine-ment due à la patte de quelque ‘executive’ exigeant des femmes au générique (et sur l’affiche !).

Si les ‘comic reliefs’ – l’aldrichien Nick Dennis inclus – cabotinent à outrance et rendent le film légèrement pénible, Richard Kiley est très bien en soudard rendu cinglé par l’attente, à l’extrême limite de 8 IRON MENdevenir psychopathe. Et Marvin se taille la part du lion en sergent rugueux et discipliné, tiraillé entre l’obéissance aveugle et la camaraderie. Le film se clôt sur un gros-plan de l’acteur, jetant un dernier coup d’œil à cette maison dévastée où il vient de passer deux semaines et crachant un grand jet de salive en direction de la caméra. Du grand Lee Marvin.

Les décors sont minimalistes mais évocateurs, quelques répliques font mouche, le dilemme parvient à maintenir l’attention jusqu'au bout, mais « EIGHT IRON MEN » peine à décoller et à passionner vraiment. À ranger néanmoins dans la filmo WW2 du grand Lee, avec « ATTAQUE », « 12 SALOPARDS » et « THE BIG RED ONE ».

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 05:29

Vincent Gardenia est un comédien de second plan, vu dans de nombreux petits rôles tels que le barman de « L’ARNAQUEUR », le caïd Dutch Schultz dans « MAD DOG COLL », avant de se faire remarquer la décennie suivante en flic enrhumé dans « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », rôle qu’il reprend dans le n°2, même s’il s’agit de sa plus mauvaise prestation.

Il joue le coach râleur de « BANG THE DRUM SLOWLY », le père dans « PETITS MEURTRES SANS IMPORTANCE », le shérif incompétent de « SPÉCIALE PREMIÈRE », le flic obsédé par les chapeaux dans « LE CIEL PEUT ATTENDRE », le fleuriste rapiat de « LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS », le barman de « L’AMOUR EST UNE GRANDE AVENTURE », le père de famille volage de « ÉCLAIR DE LUNE » qui demeure son plus subtil travail.

GARDENIA

On l’aperçoit dans des thrillers ‘spaghetti’ comme « BIG RACKET » où il joue l’oncle Pepe ou dans le plus sérieux « LUCKY LUCIANO », en général U.S.

À la TV où il fut très actif, on le voit en procureur ambitieux dans un « GUNSMOKE », incarnant Hoover dans « KENNEDY », dans le rôle de Frank Lorenzo dans la sitcom « ALL IN THE FAMILY », en retraité émouvant dans « AGE-OLD FRIENDS » et en pionnier du cinéma dans « THE DREAM MERCHANTS ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 92 ans. Happy birthday, Vincent.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:29

« JENNY » est un épisode de la 9ème saison du « VIRGINIEN », alors rebaptisée « THE MEN FROM SHILOH » et il attire l’intérêt du cinéphile grâce à la présence comme ‘guest stars’ de vedettes des fifties comme Janet Leigh et John Ireland.

Notre ami James Drury retrouve par hasard une « ex » en détresse, la toujours belle Janet (notons que dans un épisode plus ancien, on apprenait qu'il était sorti avec Gena Rowlands, le veinard !) et prend la diligence avec elle. Mais des hors-la-loi attaquent celle-ci et assiègent les passagers dans le désert. Notre Virginien préféré apprend alors que son ancienne chérie est la femme d’un braqueur, qui voyage aussi avec eux, mais incognito et que les agresseurs veulent récupérer un butin enfoui depuis des années.

SHILOH leigh

Le suspense est mou et statique, les situations sans réelle progression dramatique, mais on est là pour voir Janet Leigh est celle-ci n’a rien perdu de sa beauté délicate et de l’expressivité de son visage. Face à elle, Ireland joue le chef des méchants, une brute bornée comme il en jouait souvent alors dans les ‘spaghetti westerns’. Notons la présence de la jeune Jo Ann Harris, la révélation de « LES PROIES », jouant ici une oie blanche pleine de peps.

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Published by Fred Jay Walk - dans Série : "LE VIRGINIEN"
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 05:50

Vic Tayback est encore un de ces comédiens familiers à tout le monde, mais dont personne ne connaît le nom. Il a beaucoup tourné, essentiellement des petits rôles et des ‘guests’ télé, et il est mémorable pour être le premier comédien à apparaître dans « BULLITT ».

Spécialisé dans les personnages de mafiosi ou de « beaufs » vindicatifs, on l’a aperçu dans « L’EMPEREUR DU NORD », « DON ANGELO EST MORT », « PAPILLON » en sergent, « ALICE N’EST PLUS ICI » en patron de ‘diner’, un personnage qu'il retrouve dans la sitcom « ALICE » inspirée du film, pendant 200 épisodes.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 82 ans. Happy birthday, Vic.

TAYBACK

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 05:59

Diane Keaton, comédienne excentrique des seventies, fut d’abord la muse de Woody Allen, puis celle de Warren Beatty. Elle est surtout connue pour le rôle de Kay, la femme malheureuse de Michael Corleone dans la trilogie du « PARRAIN ». Depuis quelques années, elle se consacre à des comédies grand public sans grand intérêt.

Le rôle de sa vie, l’inoubliable « ANNIE HALL » va bientôt et ENFIN sortir en Blu-ray.

Aujourd'hui, elle fête ses 66 ans. La-dee-dah, Diane.

KEATON

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 05:37

Barbara Rush est une belle et sensible jeune première des années 50, vue en squaw dans « TAZA, FILS DE COCHISE », en princesse craquant pour Jack Palance dans « EL TIGRE », en bourgeoise dans « LE BAL DES MAUDITS », en épouse trompée dans « LIAISONS SECRÈTES », en femme du vieux banquier dans « HOMBRE ».

Pendant les sixties, elle se tourne vers la TV et devient l’épouse du lieutenant Gerard dans « LE FUGITIF » et tient un rôle récurrent dans « PEYTON PLACE ». Elle a tourné pour le petit écran jusqu’en 2007 et fête aujourd'hui ses 85 ans. Happy birthday, Barbara.

RUSH

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 05:52

Après un bref comeback pendant les fêtes, Charley va devoir retourner à la dure réalité de son déménagement. Il ne fera que de petits coucous sporadiques jusqu’à la fin janvier où tout sera – comme prévu – rentré dans l’ordre.

ACTUBLOG

Ce qui ne l’empêche pas de jouir d’un repos mérité et même de s’endormir paisiblement sur ses lauriers d’autosatisfaction : en effet, pour célébrer la nouvelle année, « WWW » a battu hier tous ses records d’affluence depuis sa création, en attirant pas moins de 959 visiteurs uniques qui ont consulté 2339 pages !

Encore bonne année, amigos !

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 05:15

Acteur tout d’un bloc aux manières machistes et volontiers menaçantes, Robert Loggia sévit depuis les fifties : le maître chanteur de « MARQUÉ PAR LA HAINE », le syndicaliste assassiné de « RACKET DANS LA COUTURE » et tourne des séries B en vedette : le pilote de « THE LOST MISSILE », mais ne trouve le succès qu’avec les cheveux gris dans des rôles de quinquas bourrus auxquels il donne un relief unique.

Loggia brille dans « S.O.B. » en avocat véreux, « PSYCHOSE 2 » où il tente de guérir Norman Bates (le naïf !), « OFFICIER ET GENTLEMAN » en marin père de Richard Gere, « SCARFACE » en caïd de la coke détrôné, « L’HONNEUR DES PRIZZI » en fils business man du parrain, « C’EST LA VIE ! » en prêtre, « LES ENVOÛTÉS » en flic parano, « BIG » en directeur d’une fabrique de jouets, « LA CHANTEUSE ET LE MILLIARDAIRE » en ‘mogul’, « INNOCENT BLOOD » en mafioso vampirisé.

LOGGIA

Il est un hors-la-loi dans « BELLES DE L’OUEST » (où il pastiche allègrement le Lee J. Cobb de « L’HOMME DE L’OUEST »). On le revoit en général fidèle à son président dans « INDEPENDENCE DAY », en mafieux obsédé sexuel dans « LOST HIGHWAY », en homme de confiance dans « LA PROPOSITION », en directeur d’une chaîne de TV dans « THE HOLY MAN », en cuistot italien fan de Sinatra dans « DROIT AU CŒUR ».

Le meilleur rôle de sa carrière, Loggia le trouve dans « À DOUBLE TRANCHANT » où il joue l’enquêteur au langage de charretier au service de l’avocate.

À la TV il est le héros de la série « NINE LIVES OF ELFEGO BACA » en aventurier de l’Ouest, joue un flic dans « T.H.E. CAT » et tient le rôle-titre de « MANCUSO FBI », du ‘Big Brother’ de la minisérie « WILD PALMS ». Robert Loggia a incarné un bookmaker ringard dans « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », un lieutenant de cavalerie dans un « GUNSMOKE », un mafieux jaloux dans un « STARSKY & HUTCH », un Arabe fourbe puis le boss d’une équipe de patineurs dans « L'HOMME QUI VALAIT 3 MILLIARDS », un officier israélien dans « RAID SUR ENTEBBÉ », Sadat dans « A WOMAN CALLED GOLDA », un méchant PDG dans « AFTERBURN », un caïd dans « LES SOPRANO », un juge dans la série « QUEENS SUPREME ».

Aujourd'hui, il fête ses 82 ans et n’arrête pas de tourner. Happy birthday, Bob.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:14

LYLAH CLARE (1)Franchement, il est très difficile de savoir par quel bout prendre un film comme « LE DÉMON DES FEMMES ». Assassiné par la critique à sa sortie, admiré par les fans de Robert Aldrich comme un film ‘camp’, inscrit en bonne place dans l’hilarant ouvrage « BAD MOVIES WE LOVE » comme un summum de ringardise et de mauvais goût, ce film surLYLAH CLARE LYLAH CLARE (3)Hollywood est un peu tout ça en même temps.

On trouve des influences flagrantes de classiques comme « SUNSET BOULE-VARD » (la maison-mausolée, le thème de l’impossible comeback), de « LA COMTESSE AUX PIEDS NUS » (l’exploration de la faune hollywoodienne de l’intérieur, la présence d’Italiens), mais aussi de « SUEURS FROIDES », ne serait-ce que par la composition de Kim Novak qui tient exactement le même genre de double rôle qu'elle avait joué une dizaine d’années plus tôt pour Hitchcock.

Le film est fascinant et perturbant parce qu'il contient autant de moments brillants que de plantades embarrassantes. Ainsi l’idée de doubler Novak avec une voix rauque et masculine LYLAH CLARE (2)à l’accent allemand provoque-t-elle des éclats de rire. Par moments, on pense à « L’EXORCISTE » ! C'est une façon bien grossière d’aborder la perte d’identité et le glissement de personnalités. La comédienne n’ayant jamais été un modèle de finesse, elle frise plus d’une fois le ridicule qui tue. Si Aldrich voulait faire penser à Dietrich ou Garbo, c'est raté !

« LE DÉMON DES FEMMES » est de plus plombé par un ton aigre et revanchard guère agréable. Il faut toute l’énergie du cher Ernest Borgnine pour faire passer le portrait-charge du ‘mogul’, un porc illettré et vulgaire dont l’œil ne brille que lorsqu’il flaire les dollars. Et la caricature de Louella Parsons est vraiment sans nuances.

Cela fait beaucoup de défauts pour un film avec un tel potentiel. Mais dans la colonne des bonnes raisons de le voir malgré tout, on louera la beauté des décors et de la photo de Joe Biroc, certaines répliques qui font mouche et la toute dernière séquence : une pub démentielle passant à la TV, montrant des chiens appâtés par une gamelle servie par une gentille ménagère, et devenant littéralement enragés. Le film se clôt là-dessus et laisse sur un malaise tangible. Dommage que le film tout entier ne ressemble pas à cela !

À noter qu’on aperçoit brièvement George Kennedy – non-mentionné au générique – jouant le partenaire de Lylah Clare dans un ancien film noir & blanc projeté par Peter Finch.

 

LYLAH CLARE (4) 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:16

Écrit par un nombre imposant de scénaristes (parmi lesquels Boileau-Narcejac et Gérard Oury), « UN TÉMOIN DANS LA VILLE » est un curieux suspense nocturne au concept difficile à mettre en place : un homme assassine sa maîtresse et il est acquitté. Il est ensuite lui-même tué par le mari de sa victime. Mais celui-ci (Lino Ventura) est aperçu par un chauffeur de taxi. Le tueur va passer tout le reste du film à traquer l'homme qui pourrait l’identifier.

On le voit, le démarrage est déjà laborieux et le reste de l’action piétine terriblement : notre assassin hésite à pousser le témoin sous un métro et lui colle ensuite aux basques, histoireTEMOIN VILLE-copie-1 de remplir les 90 minutes réglementaires. Si on ajoute à cela deux comédiens italiens jouant des français et notre ami Daniel Ceccaldi – dans un petit rôle – jouant un… Italien, on comprend que tout cela soit un peu confus.

Pourtant, le film n’est pas dénué de qualités. La mise en scène quasi-documentaire permet de voir un Paris désert, arpenté par quelques rares véhicules. Et Ventura joue un drôle de personnage : les auteurs mettent un point d’honneur à expliquer son comportement par la « folie » : c'est un ex-boxeur qui a pris trop de coups. Voilà pourquoi il est devenu psychopathe. Mâchoires serrées, œil glacial, silhouette cubique, le grand Lino fonce droit devant, sans tenir compte qu'il est difficile de ressentir une quelconque empathie pour une brute épaisse dénuée de compassion. C'est pourtant lui le personnage central de « UN TÉMOIN DANS LA VILLE », ses partenaires transalpins mal doublés, ne faisant absolument pas le poids. On demeure donc constamment extérieur à l’action et un certain ennui finit par s’installer. Quand arrive le final tragique et inévitable, on ne peut que bâiller avec indifférence.

Alors on peut sourire devant l’étalage de « technologie de pointe » : les radio-taxis qui s’unissent pour capturer le meurtrier et regretter l’absence d’un personnage central auquel on aurait pu s’identifier un tant soit peu.

Après coup, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec certains polars coréens récents, également construits autour d'une chasse à l'homme urbaine...

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