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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 05:50

Vic Tayback est encore un de ces comédiens familiers à tout le monde, mais dont personne ne connaît le nom. Il a beaucoup tourné, essentiellement des petits rôles et des ‘guests’ télé, et il est mémorable pour être le premier comédien à apparaître dans « BULLITT ».

Spécialisé dans les personnages de mafiosi ou de « beaufs » vindicatifs, on l’a aperçu dans « L’EMPEREUR DU NORD », « DON ANGELO EST MORT », « PAPILLON » en sergent, « ALICE N’EST PLUS ICI » en patron de ‘diner’, un personnage qu'il retrouve dans la sitcom « ALICE » inspirée du film, pendant 200 épisodes.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 82 ans. Happy birthday, Vic.

TAYBACK

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 05:59

Diane Keaton, comédienne excentrique des seventies, fut d’abord la muse de Woody Allen, puis celle de Warren Beatty. Elle est surtout connue pour le rôle de Kay, la femme malheureuse de Michael Corleone dans la trilogie du « PARRAIN ». Depuis quelques années, elle se consacre à des comédies grand public sans grand intérêt.

Le rôle de sa vie, l’inoubliable « ANNIE HALL » va bientôt et ENFIN sortir en Blu-ray.

Aujourd'hui, elle fête ses 66 ans. La-dee-dah, Diane.

KEATON

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 05:37

Barbara Rush est une belle et sensible jeune première des années 50, vue en squaw dans « TAZA, FILS DE COCHISE », en princesse craquant pour Jack Palance dans « EL TIGRE », en bourgeoise dans « LE BAL DES MAUDITS », en épouse trompée dans « LIAISONS SECRÈTES », en femme du vieux banquier dans « HOMBRE ».

Pendant les sixties, elle se tourne vers la TV et devient l’épouse du lieutenant Gerard dans « LE FUGITIF » et tient un rôle récurrent dans « PEYTON PLACE ». Elle a tourné pour le petit écran jusqu’en 2007 et fête aujourd'hui ses 85 ans. Happy birthday, Barbara.

RUSH

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 05:52

Après un bref comeback pendant les fêtes, Charley va devoir retourner à la dure réalité de son déménagement. Il ne fera que de petits coucous sporadiques jusqu’à la fin janvier où tout sera – comme prévu – rentré dans l’ordre.

ACTUBLOG

Ce qui ne l’empêche pas de jouir d’un repos mérité et même de s’endormir paisiblement sur ses lauriers d’autosatisfaction : en effet, pour célébrer la nouvelle année, « WWW » a battu hier tous ses records d’affluence depuis sa création, en attirant pas moins de 959 visiteurs uniques qui ont consulté 2339 pages !

Encore bonne année, amigos !

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 05:15

Acteur tout d’un bloc aux manières machistes et volontiers menaçantes, Robert Loggia sévit depuis les fifties : le maître chanteur de « MARQUÉ PAR LA HAINE », le syndicaliste assassiné de « RACKET DANS LA COUTURE » et tourne des séries B en vedette : le pilote de « THE LOST MISSILE », mais ne trouve le succès qu’avec les cheveux gris dans des rôles de quinquas bourrus auxquels il donne un relief unique.

Loggia brille dans « S.O.B. » en avocat véreux, « PSYCHOSE 2 » où il tente de guérir Norman Bates (le naïf !), « OFFICIER ET GENTLEMAN » en marin père de Richard Gere, « SCARFACE » en caïd de la coke détrôné, « L’HONNEUR DES PRIZZI » en fils business man du parrain, « C’EST LA VIE ! » en prêtre, « LES ENVOÛTÉS » en flic parano, « BIG » en directeur d’une fabrique de jouets, « LA CHANTEUSE ET LE MILLIARDAIRE » en ‘mogul’, « INNOCENT BLOOD » en mafioso vampirisé.

LOGGIA

Il est un hors-la-loi dans « BELLES DE L’OUEST » (où il pastiche allègrement le Lee J. Cobb de « L’HOMME DE L’OUEST »). On le revoit en général fidèle à son président dans « INDEPENDENCE DAY », en mafieux obsédé sexuel dans « LOST HIGHWAY », en homme de confiance dans « LA PROPOSITION », en directeur d’une chaîne de TV dans « THE HOLY MAN », en cuistot italien fan de Sinatra dans « DROIT AU CŒUR ».

Le meilleur rôle de sa carrière, Loggia le trouve dans « À DOUBLE TRANCHANT » où il joue l’enquêteur au langage de charretier au service de l’avocate.

À la TV il est le héros de la série « NINE LIVES OF ELFEGO BACA » en aventurier de l’Ouest, joue un flic dans « T.H.E. CAT » et tient le rôle-titre de « MANCUSO FBI », du ‘Big Brother’ de la minisérie « WILD PALMS ». Robert Loggia a incarné un bookmaker ringard dans « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », un lieutenant de cavalerie dans un « GUNSMOKE », un mafieux jaloux dans un « STARSKY & HUTCH », un Arabe fourbe puis le boss d’une équipe de patineurs dans « L'HOMME QUI VALAIT 3 MILLIARDS », un officier israélien dans « RAID SUR ENTEBBÉ », Sadat dans « A WOMAN CALLED GOLDA », un méchant PDG dans « AFTERBURN », un caïd dans « LES SOPRANO », un juge dans la série « QUEENS SUPREME ».

Aujourd'hui, il fête ses 82 ans et n’arrête pas de tourner. Happy birthday, Bob.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:14

LYLAH CLARE (1)Franchement, il est très difficile de savoir par quel bout prendre un film comme « LE DÉMON DES FEMMES ». Assassiné par la critique à sa sortie, admiré par les fans de Robert Aldrich comme un film ‘camp’, inscrit en bonne place dans l’hilarant ouvrage « BAD MOVIES WE LOVE » comme un summum de ringardise et de mauvais goût, ce film surLYLAH CLARE LYLAH CLARE (3)Hollywood est un peu tout ça en même temps.

On trouve des influences flagrantes de classiques comme « SUNSET BOULE-VARD » (la maison-mausolée, le thème de l’impossible comeback), de « LA COMTESSE AUX PIEDS NUS » (l’exploration de la faune hollywoodienne de l’intérieur, la présence d’Italiens), mais aussi de « SUEURS FROIDES », ne serait-ce que par la composition de Kim Novak qui tient exactement le même genre de double rôle qu'elle avait joué une dizaine d’années plus tôt pour Hitchcock.

Le film est fascinant et perturbant parce qu'il contient autant de moments brillants que de plantades embarrassantes. Ainsi l’idée de doubler Novak avec une voix rauque et masculine LYLAH CLARE (2)à l’accent allemand provoque-t-elle des éclats de rire. Par moments, on pense à « L’EXORCISTE » ! C'est une façon bien grossière d’aborder la perte d’identité et le glissement de personnalités. La comédienne n’ayant jamais été un modèle de finesse, elle frise plus d’une fois le ridicule qui tue. Si Aldrich voulait faire penser à Dietrich ou Garbo, c'est raté !

« LE DÉMON DES FEMMES » est de plus plombé par un ton aigre et revanchard guère agréable. Il faut toute l’énergie du cher Ernest Borgnine pour faire passer le portrait-charge du ‘mogul’, un porc illettré et vulgaire dont l’œil ne brille que lorsqu’il flaire les dollars. Et la caricature de Louella Parsons est vraiment sans nuances.

Cela fait beaucoup de défauts pour un film avec un tel potentiel. Mais dans la colonne des bonnes raisons de le voir malgré tout, on louera la beauté des décors et de la photo de Joe Biroc, certaines répliques qui font mouche et la toute dernière séquence : une pub démentielle passant à la TV, montrant des chiens appâtés par une gamelle servie par une gentille ménagère, et devenant littéralement enragés. Le film se clôt là-dessus et laisse sur un malaise tangible. Dommage que le film tout entier ne ressemble pas à cela !

À noter qu’on aperçoit brièvement George Kennedy – non-mentionné au générique – jouant le partenaire de Lylah Clare dans un ancien film noir & blanc projeté par Peter Finch.

 

LYLAH CLARE (4) 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:16

Écrit par un nombre imposant de scénaristes (parmi lesquels Boileau-Narcejac et Gérard Oury), « UN TÉMOIN DANS LA VILLE » est un curieux suspense nocturne au concept difficile à mettre en place : un homme assassine sa maîtresse et il est acquitté. Il est ensuite lui-même tué par le mari de sa victime. Mais celui-ci (Lino Ventura) est aperçu par un chauffeur de taxi. Le tueur va passer tout le reste du film à traquer l'homme qui pourrait l’identifier.

On le voit, le démarrage est déjà laborieux et le reste de l’action piétine terriblement : notre assassin hésite à pousser le témoin sous un métro et lui colle ensuite aux basques, histoireTEMOIN VILLE-copie-1 de remplir les 90 minutes réglementaires. Si on ajoute à cela deux comédiens italiens jouant des français et notre ami Daniel Ceccaldi – dans un petit rôle – jouant un… Italien, on comprend que tout cela soit un peu confus.

Pourtant, le film n’est pas dénué de qualités. La mise en scène quasi-documentaire permet de voir un Paris désert, arpenté par quelques rares véhicules. Et Ventura joue un drôle de personnage : les auteurs mettent un point d’honneur à expliquer son comportement par la « folie » : c'est un ex-boxeur qui a pris trop de coups. Voilà pourquoi il est devenu psychopathe. Mâchoires serrées, œil glacial, silhouette cubique, le grand Lino fonce droit devant, sans tenir compte qu'il est difficile de ressentir une quelconque empathie pour une brute épaisse dénuée de compassion. C'est pourtant lui le personnage central de « UN TÉMOIN DANS LA VILLE », ses partenaires transalpins mal doublés, ne faisant absolument pas le poids. On demeure donc constamment extérieur à l’action et un certain ennui finit par s’installer. Quand arrive le final tragique et inévitable, on ne peut que bâiller avec indifférence.

Alors on peut sourire devant l’étalage de « technologie de pointe » : les radio-taxis qui s’unissent pour capturer le meurtrier et regretter l’absence d’un personnage central auquel on aurait pu s’identifier un tant soit peu.

Après coup, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec certains polars coréens récents, également construits autour d'une chasse à l'homme urbaine...

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 05:44

Voilà typiquement le genre de comédien que tout le monde a vu et revu un million de fois dans toutes les séries télé, les séries B, les ‘soaps’ et dont personne ne connaît le nom. Eh bien ce distingué gentleman à l’œil clair se nomme Jason Evers.

Son rôle le plus connu est celui du savant dans « LE CERVEAU QUI NE VOULAIT PAS MOURIR », mais il fut également un capitaine dans « LES BÉRETS VERTS », un des fils de Walter Brennan dans la série western « THE GUNS OF WILL SONNETT » et joua les médecins ou les politiciens dans la plupart des séries existantes.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 90 ans. Happy birthday, Jason.

EVERS

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 17:26

CAREY (2)Blake Edwards fut un auteur-réalisateur éclectique et prolifique, sans doute un peu surévalué, mais qui signa quelques réussites éclatantes et même un ou deux chefs-d’œuvre. On ne peut pas dire que « OPÉRATION CLANDESTINE » en soit un. Sur fond CAREY2d’avortements clandestins dans un hôpital de Boston, le film est un simple polar d’investigation dans lequel un médecin fraîchement débarqué de la Côte Ouest (James Coburn) joue les flics pourCAREY (3) innocenter un collègue injustement accusé de meurtre.

C'est longuet et bavard, extrêmement daté par les coupes de cheveux, la BO et les vêtements, mais pour le fan de Coburn, c'est un régal : omniprésent, l’acteur qui n’a jamais été aussi en forme, joue de son physique insolite, de sa séduction détachée et de sa démarche élastique, dans ce rôle de rebelle obstiné et insolent CAREYqu’on dirait taillé pour lui. Il forme un couple attachant avec la bellissime Jennifer O’Neill qui joue les décorations avec grâce. On reconnaît quelques seconds rôles qu’on aime comme Pat Hingle, totalement sous-employé en flic amorphe et Dan O’Herlihy en mandarin vaguement inquiétant, mais c'est le futur romancier Michael Blodgett qui s’accapare le dernier quart du film dans un rôle flippant à souhait de kiné psychopathe au physique d’éphèbe. La séquence où il masse douloureusement Coburn venu l’interroger frôle le SM !

Comme « MORT SUSPECTES » (également tiré d’un roman assez similaire de Michael Crichton) utilisera le trafic d’organes comme toile de fond à son suspense, « OPÉRATION CLANDESTINE » explore sans pousser très loin, la problématique de l’interruption de grossesse dans l’Amérique des seventies. Cela lui donne aujourd'hui un substrat historique indéniable.

CAREY (1)

Agréable à condition d’être prêt à affronter de nombreuses longueurs et un montage excessivement mou, « OPÉRATION CLANDESTINE » ne porte à aucun moment la signature de Blake Edwards, mais ne dépare pas dans sa filmo.

Et James Coburn avait vraiment une « gueule » insensée !

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JAMES COBURN
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 09:41

« THE MURDERER » est le titre « français » d’un film coréen connu ailleurs en tant que « THE YELLOW SEA ». Ce petit point d’Histoire étant établi, on est curieux de voir le second film de l’auteur de « THE CHASER », qui persiste dans le polar archi-noir et survitaminé. Car il est clair qu’aujourd'hui le renouveau du polar vient de Corée et que les cinéastes réinvententMURDERER avec audace les codes du genre, en y introduisant un désespoir et une ultraviolence qui n’appartiennent qu’à eux.

Comme dans « MEURTRE D’UN BOOKMAKER CHINOIS », le héros de « THE MURDERER » est un quidam qui doit accomplir un assassinat pour éponger une dette. Mais il va se retrouver pris dans un piège machiavélique et aller au bout d’un cauchemar sanglant. Le film est prenant et étouffant à souhait, le protagoniste attachant par la force des choses : comment ne pas prendre fait et causer pour un homme qui a TOUT contre lui ? Seulement le film dure 2 H 20 (et 16 minutes de plus dans son director’s cut !) et c'est beaucoup trop long pour un sujet aussi ténu. De fait, une certaine lassitude s’installe à cause de situations trop répétitives, de carnages tellement violents et systématiques qu'ils finissent par devenir routiniers. Bref, quelques coupes franches auraient été bienvenues. Sans compter que la résolution de la machination dans les dernières minutes, est quasiment incompréhensible.

Reste que « THE MURDERER » tient en haleine pendant les trois-quarts de son métrage et que les scènes d’action sont aussi originales que choquantes : seuls quelques flics inopérants utilisent des armes à feu. Les gangsters se battent au couteau de cuisine et à la hache. Le sang gicle par saccades, les os se brisent dans une orgie de brutalité qui frise la barbarie pure et simple.

Un cinéma extrême et sans tabou, dont les tics et les thèmes ne risquent pas d’être plagiés par les Américains (contrairement aux films de Hongkong) tant ils sont éloignés du « tous publics ». Déjà pas mal.

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Published by Fred Jay Walk - dans INCURSIONS ASIATIQUES
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