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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 18:40

COMANCHEROS (2)En revoyant « LES COMANCHEROS » on a la curieuse sensation de voir plusieurs films compressés en un seul. C'est dû d’abord à la construction du scénario, qui prend un temps fou à arriver au cœur de son sujet (pas avant le dernier quart, en fait) et se perd en COMANCHEROSdigressions ludiques, en conflits périphériques et en saynètes tragicomiques. Le meilleur exemple en est la séquence avec Lee Marvin, véritable « film dans le film », qui permet à l’acteur de composer un hallucinant COMANCHEROS (3)personnage de bandido querelleur et au crâne à moitié scalpé, bouffant tout et tout le monde sur son passage… Pour disparaître après quelques minutes sans crier gare ! La réalisation et même John Wayne se sont tellement effacés pour laisser le champ libre à Marvin, que le film met un certain temps à se remettre de son absence.

Il faut donc prendre ce film comme un récit picaresque, un peu fourre-tout, une sorte de bande-démo du genre. La sublime photo de William Clothier, les paysages désertiques et bien sûr la présence de John Wayne renvoient constamment à l’œuvre de Ford. Mais COMANCHEROS (1)Michael Curtiz ne se laisse guère aller à l’émotion ou la mythification. Il va droit devant, raconte ce qu'il a à raconter avec une efficacité sans défaut et un humour bon-enfant. Les Indiens eux, ivrognes glapissants et ridicules (le chef comanche en armure qui s’écroule plusieurs fois d’affilée, ivre-mort), n’ont pas encore droit à un traitement très objectif.

Ce qui fonctionne le mieux dans « LES COMANCHEROS » est son côté ‘buddy movie’ avant l’heure : le tandem Wayne-Stuart Whitman est très complémentaire et c'est tout à l’honneur du second de n’être jamais écrasé par son aîné et de ne jamais faire les pieds au mur pour tirer la couverture à lui. L’alchimie fonctionne toute seule, sans effort apparent.

COMANCHEROS (4)

Plus film d’aventures que western à proprement parler, « LES COMANCHEROS » est un plaisir pour l’œil, un film imparfait mais tellement mouvementé et plein de vie, qu’on ne garde finalement en mémoire que ses plus beaux morceaux de bravoure.

À noter que ‘Duke’ est surnommé « Big Jake » par plusieurs partenaires au cours de l’action. Ce qui deviendra le titre d’un de ses westerns de la décade suivante.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE LEE MARVIN
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